Brusque

Brusque adm

Village pittoresque au confluent de deux vallées étroites et profondes, le Sanctus et le Dourdou, qui sont franchis par un pont de confluent.
Située sur une zone de transition entre la plaine de Saint-Affrique et les monts de Lacaune, la cité est dominée par la tour de l'ancienne église et les ruines du château féodal. Elle culmine avec le Merdelou, qui est le massif le plus élevé du sud-Aveyron et recèle plusieurs avens importants. L'aven naturel de Bouco-Payrol se prolonge par d'importantes galeries de mines ayant servi à l'exploitation du cuivre depuis le 1er siècle avant J.-C..
La partie haute du village appelée "le Castelat" représente la partie la plus ancienne avec ses rues étroites et tortueuses où les maisons sont étalées les unes au-dessus des autres.
Le climat se rapproche de celui de Lacaune, avec de très fortes précipitations d'avril à octobre, entraînant souvent de fortes crues.
Brusque est traversée par le Dourdou de Camarès.
La commune est limitrophe de la ligne de partage des eaux Méditerranée-Atlantique, située dans sa presque totalité du côté Atlantique.

Brusque blasonHéraldique

Blasonnement de la commune :
D'or aux deux chevaux affrontés de sable.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le nom de Brusque vient  de "bruscas" la bruyère.
Comme pour de nombreux villages du Rouergue méridional, les habitants de Brusque sont affublés d'un sobriquet collectif, en l'occurrence, lous porto faïsses de Brusco signifiant les porteurs de fagots de Brusque. Ce sobriquet évoque la difficulté des communications et la possibilité laissée aux habitants de la communauté, négociée dès l'avènement du Consulat, de se procurer du bois de chauffage dans la forêt de Maravable.
Brusque fut occupé par l'homme dès la Préhistoire (grotte sépulcrale de l'époque néolithique, oppidum de l'époque gallo-romaine et traces d'activité minière). Les terres de Camarès et de Brusque font partie du domaine du Pagus Rutenicus (du pays de Rouergue) dépendant de Raymond 1er de Toulouse.
En 833, Brusque est le siège d'une viguerie carolingienne (circonscription territoriale administrée par un viguier au nom et à la place du comte) indépendante de celle de Camarès, qui est signalée dans le cartulaire de l'Abbaye de Vabres. Le texte, rédigé en latin médiéval, fait état de la donation, en avril 883, par Bertheiz, veuve de Raymond 1er de Toulouse, comte de Rouergue, de sa "Curtis" d'Issis avec l'église de Saint Pierre et de Saint Hippolyte et de diverses manses, toutes identifiées comme étant au pays de Rouergue, dans les vigueries de Camarès et de Brusque. Ces domaines sont dans la mouvance du comté de Rodez. La viguerie de Brusque comprenait les territoires des actuelles communes de Arnac, Fayet, Mélagues, Tauriac, ainsi que Blanc (actuelle commune de Peux-et-Couffouleux). Cette dernière paroisse s'en détachera rapidement, tandis que les cinq autres resteront groupées jusqu'à la Révolution en une communauté unique, qui portera successivement les noms de baronnie de Brusque puis marquisat de Brusque-Fayet.
Brusque fut détaché au Xème siècle du comté de Rodez pour former partie de la vicomté d'Albi, domaine de la famille Trencavel.
L'industrie faisait l'importance de la localité.
En 1060, première mention du château : Raymond Bernard, vicomte d’Albi, Béziers et Nîmes, le donne en dot à sa fille.
Jusqu'au début du XIIème siècle, la terre de Brusque est donnée en fiefs qui s'émiettent et on trouve de nombreux co-seigneurs (jusqu'à 5 simultanément), portant le nom « de Brusque ».
Les Trencavel reprennent le territoire en main, par rachat, en 1156, tandis que la famille « de Brusque » se replie sur ses possessions de Blanc, dorénavant détaché du Brusquès.
Raymond vi comte de toulouseAvec la croisade des Albigeois, Brusque passa successivement aux mains de Simon de Montfort puis des comtes de Toulouse Raymond VI (ci-contre) et Raymond VII. Ce dernier accorda la constitution d'un consulat en 1244. Cette manœuvre visait sans doute à s'attacher la fidélité de la ville, pour contrer l'influence du sénéchal de Béziers, représentant le roi. En effet, à peu près à la même époque, le château de Brusque fut assiégé par les troupes royales.
On ignore à quelle date, antérieure à 1316, Brusque fut inféodé par le roi à la famille des Clermont-Lodève. La seigneurie restera dans les mains de leurs descendants jusqu'à la veille de la Révolution. Elle sera érigée en baronnie en 1367. Les Clermont-Lodève remettront parfois la gestion de Brusque à des vassaux, sans qu'on en ait la liste exhaustive.
En 1328, le roi Philippe VI concède aux habitants de Brusque le droit de tenir une foire.
Après la bataille de Poitiers en 1356,  Brusque avec tout le Rouergue passe sous obédience anglaise. La victoire de Bouchard VII de Vendôme à la bataille de Montlaur, en 1369, fit repasser la ville dans le giron français.
Dans la première moitié du XVIème siècle, Tristan II de Clermont-Lodève ou l'un de ses fils fit construire le château de Fayet, conçu comme résidence d'agrément occupant une place plus centrale dans leurs nombreuses possessions.
La propagation de la Réforme dans la Haute-Marche du Rouergue s'accompagna de graves troubles : l'implantation des églises réformées de Millau en 1561, Saint-Affrique en 1562, Camarès en 1563 s'effectua en force ; de nombreux villages eurent à subir siège ou exactions. Mais Brusque semble avoir traversé la période sans connaître d'acte de violence, et la communauté protestante y a vite grossi, en coexistence pacifique avec les catholiques. L'église réformée de Brusque est dans la dépendance de celle de Camarès jusque vers 1600, où elle prend son indépendance.
La baronnie de Brusque est érigée en marquisat en 1610.
Lors du traité de Paris en 1626, Louis XIII accorde quatre places-fortes aux protestants en Rouergue (et quatre seulement), dont Brusque. Quelques troubles accompagneront la révocation de l'Edit de Nantes.

Seigneurs et gens de noblesse

Il est peu probable que le bâtisseur de cet ouvrage militaire, que ce soit Aton II, Bernard-Aton III ou Raymond-Bernard Trencavel, y ait jamais résidé, de façon suivie, car Bernard II, leur devancier, avait déjà vu s'agrandir son domaine, par l'apport en dot, de la vicomté de Nimes, lors de son mariage avec Gauzie, héritière de ce fief. De même, son arrière petit-fils Raimond Bernard, en épousant Ermengarde de Carcassonne, avait ajouté à ses possessions les vicomtés d'Agde, de Béziers, de Carcassonne et du Razès. Brusque n'était donc, pour cette famille, qu'un ouvrage de défense parmi beaucoup d'autres, plus centraux et plus confortables.
Les six vicomtés, réunies sous l'autorité des Trencavel, se sont rapidement émiettées en co-seigneuries à la composition complexe et fluctuante, au cours des transmissions successorales, des alliances de voisinage ou autres transactions.
Guilherma, fille de Raymond Bernard de Trencavel, à l'occasion de son mariage avec un de ses cousins : Pierre Aton de la maison des vicomtes de Toulouse-Bruniquel, avait reçu en dot, en 1069, la moitié du château et du territoire de Brusque. L'autre moitié appartenait à Frotaire, évêque de Nîmes et frère du vicomte. 
Un acte de partage entre les fils d'Arnaud du Pont, passé en 1174, désigne comme ayant fait partie du domaine paternel, des biens situés dans les paroisses de Tauriac et de Fayet, notamment à la Dezoubre et, par conséquent, dans les limites de la viguerie de Brusque.
Le Cartulaire des Trencavel (recueil de chartes appelé  improprement cartulaire de Béziers) fournit de nombreuses indications sur le sort de la seigneurie, au XIIème siècle :
En 1129, on peut relever, parmi cinq co-seigneurs : les trois frères Bernard Bégon, Gaubert et Auger rendant hommage, pour le château de Brusque, à Pierre Aton, vicomte de Bruniquel, petit fils de Raymond Bernard Trencavel, par sa mère. 
Ce même acte fait allusion à la villa de Cantul, qu'il faut identifier avec le hameau voisin de Cantoul, situé sur l'actuelle commune tarnaise de Barre, et qui restera longtemps en concurrence avec les habitants de Blanc, pour l'exploitation des bois de la Thède. Dix ans plus tard, c'est Frotaire II, évêque de Nîmes (aussi un Trencavel), qui donne à fief à Adhémar Corvesinus, ce qu'il possède au château de Brusque et dans sa seigneurie.
Certaines attributions ne vont pas sans contestation, puisqu'en 1156, un arbitre tranche le différent qui s'était élevé entre Adémar et Arnaud, vicomtes de Bruniquel et Austor, fils d'Austor de Lunas au sujet du château de Brusque et son honneur estimé, à cette occasion, 6.500 sous melgoriens (où il est précisé qu'à Arnaud, prénom présumé faute du copiste, il faut, vraisemblablement substituer Armand).
En 1176, Bérenger Austor rend hommage à Roger de Béziers, fils de Saure, pour le château de Brusque.
En Novembre 1179, Roger, vicomte de Béziers et de Carcassonne donne en alleu à Raimond-Bérenger, illustre comte de Provence, les châteaux de Brusque, Louis antoine de gontaut birondel Pont et de Murasson. Le vicomte précise qu'en cas de transfert de souveraineté des comtés de Provence et de Millau, il continuerait à faire hommage à la Maison de Barcelone, pour ces trois forteresses, démontrant une fois de plus, les efforts des Trencavel pour échapper à la tutelle unique des comtes de Toulouse.
Vers 1600, la baronnie de Brusque passe par mariage à la famille d’Arpajon-Sévérac, qui semble avoir voulu garder une certaine neutralité en matière religieuse.
En 1633, le château est la propriété de Jacquette de Clermont qui y décède en 1659. Son époux, le duc d'Arpajon, le vendit au début du XVIIIème siècle.
En 1725, le maréchal Louis Antoine de Gontaut, duc de Biron (1701-1788) le détient (ci-contre). En 1789, juste avant la Révolution, sa veuve Françoise Pauline de Roye de La Rochefoucauld, marquise de Séverac (1723-1794) vend le marquisat de Brusque-Fayet à François de Nougarède. Tous ces seigneurs résidaient habituellement à Paris. Le château est progressivement délaissé au profit de celui de Fayet.

La famille de Barrau de Muratel

Elle est originaire de Brusque et de ses environs et mentionnée dans les écrits dès le XIVème siècle.
La famille de Barrau qui porta le nom de ses terres de Campouliès et de Muratel, est donnée par Hippolyte de Barrau comme originaire de la région de Brusque. La Maison de Barrau de Muratel subsiste de nos jours. Ses principaux personnages sont :

En 1508, on rencontre un important marchand de Brusque nommé Dardé Barrau, époux de Delphine de Montjézieu dont il a un fils Bernard, qui possédait des moulines de fer autour de Brusque, à Cambias et Arnac. Il est probable que Bernard de Barrau, qui suit, premier homme connu de la famille de Barrau de Muratel,  puisse être issu de ce personnage.
La famille entame un processus d'agrégation à la noblesse au XVIème siècle. Lors des grandes recherches sur la noblesse décidées par le roi Louis XIV, elle est maintenue noble sur preuves de 1536 et 1539.
En 1559, Bernard de Barrau achète la seigneurie de Muratel, il est seigneur de Campoulies, co-seigneur de Murrason (non loin de Brusque), et rend hommage au roi le 7 juin 1539.
Jean de Barrau, fils du précédent, est capitaine d'une compagnie de gens de pied puis commandant pour le service du roi dans le diocèse de Vabres dans la seconde moitié du XVIème siècle. En 1577,  il reçoit une lettre de félicitations du roi Henri III, il est qualifié de "bon sens, prudhommie, expérience aux armes, vie catholique et fidélité au service du roi".
En 1608, Antoine de Barrau, sieur de Campoulies, meurt dans la religion protestante. Il était l'époux depuis 1579 de Jaquette de Passieu.
En 1673, Jean de Barrau, hérite de la seigneurie de Campouliès et est fait seigneur de Lesties et de Muratel.
La famille fut maintenue noble le 21 mars 1699, le 4 juin 1701 et le 7 juillet 1716.
En 1789, ses membres prirent part à l'Assemblée de la noblesse pour la sénéchaussée de Castres.
François de Barrau de Muratel est garde du corps du roi Louis XVI (compagnie écossaise). Il est blessé lors des journées d'émeutes des 5 et 6 octobre 1789 devant Versailles. Il reçoit la croix de Saint-Louis pour récompense de son dévouement.
David Maurice Champouliès de Barrau de Muratel (1742-1828) est gouverneur de Lacaune (Tarn) en 1766, chevalier de Saint-Louis en 1782, lieutenant-colonel au Royal-Dragons en 1786, colonel du 1er régiment de Dragons en 1791, maréchal de camp en1792, se retire du service en 1793, attaché au bureau de la cavalerie du comité militaire en 1794.
Jeanne de Barrau de Muratel,  femme du précédent est mère de David Maurice Joseph Mathieu-de-Saint-Maurice, comte de La Redorte, général, Pair de France au titre héréditaire de baron en 1819, grand-officier de la Légion d'Honneur. Elle se remarie au conventionnel Louis Bernard de Saint-Affrique.
David Maurice de Barrau de Muratel est Saint-Cyrien, officier supérieur, chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur.
David Maurice Armand de Barrau de Muratel (1821-1899) est  maire de Viviers, vice-président du Conseil Général du Tarn, ornithologue, président de la Société littéraire et scientifique de Castres, membre de la Société de Géographie, de la Société Française de Physique en 1882.
Caroline de Barrau de Muratel (1828-1888), née Caroline Coulomb, épouse du précédent, est très engagée dans la défense des conditions de vie des femmes et des enfants.

Chroniques communales 

La grotte Notre-Dame

Une grotte est une cavité souterraine naturelle comportant au moins une entrée horizontale d’accès plus ou moins aisé, ce qui la distingue d’un aven, d’un gouffre, d’un abîme… Elle peut se former par érosion d’infiltrations d’eau, nappes ou rivières souterraines. Les hommes préhistoriques s’y sont parfois abrités ou bien en ont fait des lieux de culte chamanique jusqu’à les décorer de fresques. Plus tard, certaines grottes ont été aménagées en habitat troglodytique et ont parfois selon les régions du globe servi de cimetière. Elles ont aussi servi d’abri à des brigands et autres pirates sur les côtes d’où de nombreuses légendes de grotte au trésor. Elles ont aussi servi de caches pendant les guerres.
La grotte de la Baume est dédiée à Notre-Dame de Lourdes. C'est une grotte sépulcrale de l’époque néolithique très haute. Elle aurait servi de lieu de culte aux protestants durant les guerres de religion. Elle peut faire penser à la voûte d’une cathédrale mais évoque par sa « sauvage grandeur » la grotte de Massabielle à Lourdes. Une reproduction de la Vierge de Lourdes y trôned’ailleurs depuis que le révérend père Bregnard de la Compagnie du Saint Sacrement l’a offerte à la paroisse.
La propriétaire du lieu, Madame Rivemale (certainement une descendante de mes ancêtres Rivemale du hameau de Pressouyres)accorda toutes les autorisations nécessaires et les paroissiens ouvrirent largement leur bourse pour financer le projet qui est inauguré le 24 octobre 1943 par l’évêque de Rodez sous le nom de « grotte Notre-Dame ».

L’ermitage Thomas Becket

La chapelle de l’ermitage fut érigée au XIIIème siècle et dédiée à Saint Thomas Becket (1117-1170).
Thomas becketChancelier du Roi Henri II d’Angleterre, puis nommé par lui archevêque de Canterbury, Thomas Becket déclara alors : « Vous me haïrez bientôt Sire autant que vous m’aimez ! » De fait, il s’opposa au roi en défendant les droits de l’Eglise Romaine, allant jusqu’à prononcer son excommunication. En décembre 1170, quatre partisans d’Henri II vont assassiner Thomas Becket devant l’autel de sa cathédrale à Canterbury.
Thomas Becket n’a sans doute jamais fait le voyage jusqu’à Brusque mais, selon la tradition locale, la communauté se trouve depuis fort longtemps en possession de reliques du Saint, remises par un roi de France au seigneur de Brusque.
Plusieurs siècles durant, le 24 juin, ces reliques furent portées en procession sur une belle châsse placée sous un arc de triomphe richement décoré. On buvait l’eau de la source qui avait la réputation d’être bonne pour la peau et les yeux. La protection de Saint Thomas sur la paroisse semble avoir été particulièrement efficace lors de l’épidémie de choléra de 1854. La tradition demeure sous la forme d’un rassemblement annuel (sans les reliques).
Plusieurs ermites ont vécut en ces lieux. L’un des premiers connus fut Antoine Viguier en 1712, originaire de Rebourguil, le dernier Guilhaume Viala en 1855, originaire de Saint-Laurent d’Hérault.

Les inondations

Les crues historiques recensées dans les bassins du Dourdou sont les crues des 21 et 22 octobre 1779, 26 octobre 1886, 31 octobre 1892, 7 novembre 1907, 3 mars 1930, 22 octobre 1933, 7 décembre 1953, 2 octobre 1964, 8 novembre 1982, 27 septembre 1992, 18 octobre 1999.
3 mars 1930 : Une crue d’importance exceptionnelle dans le bassin du Dourdou (et dans tout le haut Languedoc) a ravagé la vallée du Dourdou. Cette crue a eu pour origine une averse méditerranéenne qui survenait après une extrême saturation des sols sur les plateaux enneigés de l’Espinouse et des Monts de Lacaune. Les données enregistrées font état de 350 à 450mm d’eau en 3 jours.
8 novembre 1982 : Une crue classée au 1er rang dans le bassin du Dourdou a entraîné une montée des eaux très rapide dans le bassin du Tarn et ses affluents notamment le Dourdou. On relève les records de pluies tombées en un jour le 7 novembre : 285mm à Fayet, 277mm à Brusque, 238mm à Fondamente, 205mm à Lacaune.
Plusieurs épisodes pluvieux de grande ampleur surviennent à plusieurs reprises, de façon rapprochée, dans le Sud de l’Aveyron au cours de ce même mois de novembre 1982, les pluies ont ainsi totalisé 410mm à Fayet et 430mm à Brusque.
Dans la vallée du Dourdou, le constat des dégâts matériels est accablant. Les dégâts causés à la voirie furent lourds : routes défoncées, canalisations mises à nu et percées, érosions de berges...
18 octobre 1999,
17 septembre 2014 : Déluge de pluie, des arbres sur la chaussée, des routes coupées, des villages inondés, les transports scolaires interrompus, les habitants évacués en urgence devant la montée des flots boueux… Des pluies diluviennes se sont abattues, sans discontinuer du mardi 16 au jeudi 18 sur le Sud-Aveyron. Brusque, comme une grosse partie des villages du Sud-Aveyron, a subit la crue du mercredi 17 septembre 2014. Le journal titre :  : « À Brusque, les hameaux de Cusses, de Viales ou encore de Pressouyres étaient, jeudi encore, particulièrement difficiles à atteindre. Il y a carrément un trou au milieu de la route.  Les dégâts sur la voirie départementale et communale sont tangibles. Les sols étaient secs, et ces inondations, conjuguées à une mini-tornade, ont entraîné une forte érosion. Les dégâts sont considérables ". Il serait tombé 250mm d’eau à Brusque dans la nuit du 16 au 17 septembre, un volume de précipitations énorme en si peu de temps.

Personnalités liées à la commune

Les frères Roque : Victor (1829-1896), Henri (1833-1911) et Xavier (1835-), natifs du hameau de Cusses, étaient négociants en Indochine. Victor, propriétaire avec Marcelin Larrieu des messageries fluviales de Cochinchine, est considéré en 1883 comme le négociant français le plus important du Tonkin.
« [...] Les amiraux qui dirigeaient la Cochinchine dans les années 1860 firent appel à des entrepreneurs européens pour organiser économiquement la nouvelle colonie, les Américains Spooner ou Delano, les Allemands Engler et Speidel ou le Britannique Hale, s’installèrent aussi vite à Saïgon que le girondin Alphonse Denis ou que les frères Roque accourus de Manille. [...]
L’approvisionnement des troupes fut la première activité des entrepreneurs européens de Cochinchine. Elle peut sembler bien modeste puisque les militaires n’ont jamais été plus nombreux que 3.500 ; mais, pour les entrepreneurs déjà présents dans la région, la présence de ces troupes représentait une aubaine extraordinaire.
Les messageries fluviales de cochinchineLes frères Victor et Xavier Roque possédaient des entrepôts à Manille depuis 1857. Dès le débarquement de Tourane (1858), Victor ravitaille le corps expéditionnaire en vivres et habillement depuis Manille, puis par Hong-Kong.
Les deux frères s’installent à Saïgon dès 1860 et y font venir le troisième, Henri. Victor s’occupe de l’approvisionnement du corps expéditionnaire avec l’aide d’Henri, installé à Hong-Kong.
Les trois frères pratiquent ensuite plusieurs métiers différents exploitation forestière, ateliers de réparation et de fabrication de chaloupes, fourniture de viande fraîche achetée au Cambodge et au Siam, fourniture de paddy pour les chevaux, farine, pain et biscuits, etc… Victor et Henri créent les Messageries à vapeur de Cochinchine avec Marcellin Larrieu en 1870, la participation financière de Jardine & Matheson et les subventions du gouverneur de Cochinchine jusqu’en 1882. [...] La conquête du Tonkin ouvre un nouveau marché aux commerçants cochinchinois. Victor Roque ravitaille l’expédition Rivière et signale au gouverneur de Cochinchine que les Anglais convoitent le gisement charbonnier de Hongay. [...]
Entré en France en 1862, Xavier Roque lance un projet de raffinerie de sucre après un contact avec Rouher. La sucrerie de Saïgon démarre en septembre 1862 dans un bâtiment prêté par l’amiral Bonard, mais l'entreprise se révèle un échec. » (Source : Etienne Denis « Bordeaux et la Cochinchine » 1965 et Georges Taboulet, BSEI 1941 3ème trimestre).

Xavier Coste (1852-1955), cordonnier du village, était le doyen des cordonniers de France à sa mort mais aussi un centenaire connu pour son braconnage intensif, jusqu'à l'âge de 98 ans dans le Dourdou. Il partagea sa longue vie entre Brusque, Autignac, St-Gervais et Fayet, où vivent maintenant sVictor felies descendants.

Jeanne Canac (1861-1952), femme écrivain, de son nom de plume Victor Féli.

Pierre martin valatPierre Martin-Valat (1929-2013), écrivain catholique français, est né à Brusque ou il a effectué ses études primaires chez les Pères du Saint-Sacrement jusqu'en classe de première. Il finit son cursus scolaire au lycée Saint Gabriel, tenu par les Jésuites, à Saint-Affrique, où il obtient son bac lettres puis une licence de lettres classiques et une licence d'Italien à la faculté de droit de Montpellier. Dès l’âge de 18 ans, il ne cesse d’écrire. En 1952, il épouse Antoinette Audouard avec qui il  a quatre enfants. En 1960, il enseigne les lettres à l'Institut Stanislas de Cannes. En 1961, il s’installe en région parisienne avec sa famille, où il enseigne les lettres dans deux lycées jusqu'en 1992. Il donne de nombreuses conférences sur le thème de Dante et de la nécessité d’étudier la Bible à titre culturel. En 1993, il prend sa retraite à Montpellier.
Il décède le 1er juin 2013 et est enterré à Brusque, le village de sa famille où il est né et a grandi (ci-contre).

André Gouzes est né à Brusque en 1Pierre bourguet943, religieux dominicain et musicien, c'est l'un des principaux auteurs actuels de chants liturgiques chrétiens et l'animateur de l'abbaye de Sylvanès.

Le pasteur Pierre Bourguet (1902-1984), issu d'une famille protestante originaire des Cévennes et installée à Brusque au début du XIXe siècle, Le pasteur Bourguet (ci-contre) a été Président de l’Église réformée de France, de 1955 à 1968, vice-président de la Fédération protestante de France, Président de la région européenne de l'Alliance réformée mondiale. Auteur de divers ouvrages d'art et de théologie (Le visage de Jésus, Opinions sur le Concile, La croix huguenote, Huguenots le sobriquet mystérieux, etc.), il était aussi un aquarelliste apprécié. Il résidait volontiers dans sa maison du Castellat à Brusque, où il est décédé.

Mère Marie-Basilie Carrière (1883-1966) née à Brusque, est religieuse en 1901 dans la congrégation des sœurs de la Sainte Famille. À l'âge de 16 ans, elle se sépare de ses parents Jean Carrière et Eugénie Delmas nés à Brusque. Après un an passé à Payrin, la jeune religieuse quitte la France pour l'Espagne et restera 24 ans dans ce pays qui lui fût si cher. C'est à Cordoue qu'elle a laissé le meilleur de sa jeunesse, de 1913 à 1925, puis de nouveau durant les années 1949 /1950 comme supérieure. En 1925, la direction de la Maison de Miranda de Ebro lui fut confiée. Elle n'y passa que deux ans, mais améliora considérablement les locaux. On la regardait comme une personne de grand jugement, comme une âme profondément surnaturelle aussi. À Miranda et plus tard à Cordoue, Mère Marie Basilie a laissé le souvenir d'une excellente supérieure très compréhensive, accessible, bonne et souriante et aimant le dialogue. En 1927, elle doit quitter ce pays qui était devenu le sien. Une année à Sannois, puis nouveau départ cette fois-ci pour l'Égypte. À Mansourah, où elle resta 7 ans, la révérende Mère fut aimée et appréciée. Quand Mère Marie Basilie arriva à Auch comme supérieure en 1935, la première impression qu'elle donna à la communauté fut celle d'une religieuse vraiment intérieure. À Finhan, la dernière maison où elle exerça son activité, elle laissa le souvenir d'une religieuse toute donnée au Seigneur. Elle devait ensuite passé 6 ans dans la maison de Sapiac avant son décès au couvent des Sœurs de La Sainte Famille à Montauban où elle repose depuis au petit cimetière des religieuses dans le jardin de l'institution.

Patrimoine

Le Château de Brusque ou castellas, mentionné pour la première fois en 1060, figure parmi les châteaux qui participèrent à la rébellion contre le comte de Toulouse en 1247. On trouve des traces de travaux d'entretien en 1464. Il fut abandonné après la Révolution, il n'en subsiste aujourd'hui que des ruines sur un piton qui domine le village et une tour romane.

La Maison Carrière est une belle demeure typiquement aveyronnaise construite en pierre. Cette maison construite pour la famille Carrière, s'élève dans le quartier du Castellat. Un beau jardin suspendu domine de sa hauteur la rivière Dourdou.

La tour Saint-Jacques dont le clocher est le dernier vestige de l'ancienne église qui avait elle-même succédé à l'église Saint Martin de Brusque Vieille, de l'autre côté de la vallée, qui a totalement disparu.

Le château de Castelnouvel est situé à 3Kms de Brusque. Son origine et son histoire ne sont pas connues. Il apparaît en 1630, propriété de Jean Boutes puis il devint propriété de la famille Fuzier.

Les ruelles tortueuses du vieux village, l'église Saint Martin, le pont-vieux, l’ancien ermitage dédié à Saint-Thomas Becket où coule une source, le temple protestant du XVIIIème siècle, les cabanes de pierre sèche du Haut Moyen Age, la grotte Notre-Dame, l’aven-mine antique de Bouche-Payrol sur la rive gauche du Dourdou entre Brusque et Ouyre... et

La forêt de Saint-Thomas, le Pic de Merdelou  (qui culmine à 1110m), les rochers de la Dent Saint-Jean et de la Fouace, le Dourdou...

Industries

Une mine d'argent était exploitée à Prat-Mansel jusqu’au début du XXIème siècle, ainsi que le buis des forêts pour en faire du charbon de bois.
On trouve la trace d’exploitation de marbre à Céras vers 1264.
La draperie et la chapellerie furent également importantes.
Des forges hydrauliques battaient le fer sur le Dourdou
Une mine de blende et une ancienne ardoisière.

Hameaux, lieux-dits et écarts

La commune de Brusque compte de nombreux hameaux.
En 1868, on comptait 7 villages de plus de 25 habitants, 6 hameaux de moins de 25 habitants et 23  lieux-dits qui sont des maisons isolées.
Les hameaux actuels sont au nombre de 11 : Brox, Cambias, Cribas, Cusses, La Devèze de Brusque, La Regagnerie, Le Crouzet, Mialet, Moulergues,  Saussières, Sials, Le Tannat, Viales... et Pressouyres où habitaient nos ancêtres.
Le domaine de Céras est devenu un village de vacances (VVF) centré autour d'un plan d'eau artificiel.

Evolution de la population

 Brusque demo

Nos ancêtres de Brusque...

Naissances/baptêmes :
BONNEL François (sosa 13116G14) à une date inconnue.
RIVEMALE André (sosa 6556G13) vers 1610.
RIVEMALE Antoine (sosa 3278G12) vers 1628.
RIVEMALE Marie (sosa 1639G11) vers 1666 au hameau de Pressouyres.
SAIGNES Bernarde (sosa 6557G13) avant 1610 au hameau de Pressouyres.

Unions :
RIVEMALE André (sosa 6556G13) vers 1630 avec Bernarde SAIGNES (sosa 6557G13).
RIVEMALE Antoine (sosa 3278G12) le 5 septembre 1666 avec BONNEL Marthe (sosa 3279G12).

Contrat de mariage :
PUECH Jean (sosa 1638G11) avec RIVEMALE Marie, le 4 juillet 1699, pardevant Maître VIGNES.

Décès/inhumations :
RIVEMALE André (sosa 6556G13) le 23 juin 1694.
RIVEMALE Antoine (sosa 3278G12) le 10 septembre 1693.
SAIGNES Bernarde (sosa 6557G13), épouse RIVEMALE, après 1666 au hameau de Pressouyres.
SAIGNES Pierre (sosa 13114G14) avant 1611.

Testament :
BONNEL François (sosa 13116G14) le 5 septembre 1608

 

Date de dernière mise à jour : 02/05/2015