Mélagues

Melagues adm

Mélagues est la commune la plus au Sud de l'Aveyron, très isolée dans la vallée du Nuéjouls au pied des Monts de Lacaune.
La commune est limitrophe de la ligne de partage des eaux Méditerranée-Atlantique, les eaux de surface de la Nuéjouls vont à l'Atlantique, leurs eaux d'infiltration vont à la Méditerranée.

Drapeau francais fond blancHistoire

Jusqu'à la Révolution, les paroisses de Mélagues et Saint-Pierre-des-Cats faisaient partie intégrante de la communauté de Brusque, érigée ensuite en marquisat de Brusque-Fayet. La paroisse de Saint-Benoît-d'Arnac était une annexe de Saint-Pierre-des-Cats.
Après la Révolution, la commune comprenait les territoires des communes actuelles d'Arnac-sur-Dourdou et de Tauriac-de-Camarès. C'est en 1872 que la commune de Mélagues fut scindée et que furent créées les communes d'Arnac-sur-Dourdou et de Tauriac-de-Camarès.

Mélagues au XIXème siècle

Mélagues connaît son apogée durant le XIXème siècle, avec les villages de Tauriac et Arnac, elle comptait environ 2000 habitants.
Les commerces foisonnaient avec trois hôtels-restaurants, deux laiteries mais aussi des commerçants ambulants (deux épiciers, un boucher, deux boulangers et un marchand de fruits et légumes).
La commune avait son propre prêtre qui dirigeait les offices ainsi qu’une école avec une classe de garçons et une de filles. La fonction religieuse rythmait la vie du village, notamment avec la messe du dimanche.
Les exploitations agricoles étaient environ au nombre de trente. Elles étaient assez petites et pouvaient s’étendre sur une dizaine d’hectares avec un petit troupeau de brebis, un lopin de terre, un jardin potager auxquels venaient s’annexer les terrains communaux.
Les machines agricoles étaient encore rudimentaires. On utilisait la faux pour le foin, la faucille pour les céréales et on battait le grain avec un fléau. Les travaux étaient assistés par un attelage de bœufs ou de vaches. Par exemple, la ferme de Marcou était considérée comme relativement grande puisqu’elle s’étendait sur une trentaine d’hectares, sans compter les terrains communaux et le bois. De plus, elle comptait un troupeau de vaches, et un de brebis, autre preuve de richesse.
Pour les travaux exigeant une importante main d’œuvre comme la fenaison ou le battage, on faisait appel à des journaliers qui venaient de petits villages du Nord de l’Hérault. On les payait rarement en argent. En échange de leur travail, ils se voyaient offrir quelques sacs de blé ou de pommes de terre. Cette économie de troc avec l’Hérault s’effectuait aussi pour les produits agricoles de la montagne que l’on échangeait contre le vin ou le charbon du bassin houiller de Graissessac. Les rapports marchands étaient beaucoup moins fréquents qu’aujourd’hui.

Chronique communale

La grotte « l’Aven des Perles », le trésor de Mélagues

Située dans les zones karstiques des calcaires cambriens (Paléozoïque) de la Montagne Noire, la grotte s’ouvre dans un ravin situé au sud du Mont Marcou, sur la commune de Mélagues. Elle a été découverte en février 1977 par les spéléologues de la Section des Cadets de Brassac (Tarn) qui prospectaient dans la zone des pertes du ruisseau de Nuéjouls, affluent du Dourdou. L’orifice s’ouvre en bordure d’une doline située à proximité de la route. La cavité actuellement explorée présente des dimensions modestes : un dénivelé de 75m pour un développement n’excédant pas 500m. L’entrée en est fermée et cachée pour des raisons de sécurité mais surtout de confidentialité en raison de sa valeur.
En effet, rapidement explorée et protégée par une fermeture métallique, la cavité livrait une quantité exceptionnelle de « perles des cavernes » dispersées dans un ensemble de grandes salles situées sous la doline.
La variété des dimensions (5 à 60mm), des formes (sphères, toupies), dispositions isolées, dans une alvéole, en nids ou en nappes, constituent un ensemble en cours de concrétionnement.
Ces concrétions sont des pisolites, la grotte fait sa perle à partir d’un grain de sable – de la même manière que l’huître – que l’eau infiltrée, tombant du plafond, enveloppe peu à peu de dépôts provenant des matières minérales qui la composent. La perle tourne sur elle-même à chaque goutte et forme ainsi ses rondeurs.
La présence des perles est limitée dans la zone d’infiltration rapide de la cavité, dans les grandes salles situées 30 à 40m sous la doline. Ces salles présentent également de grandes coulées et massifs stalagmitiques, des gours et planchers.
Un ensemble de puits donne accès au réseau actif correspond à celui des pertes voisines du ruisseau de Nuéjouls dont les eaux sont capturées par la structure carbonatée de l’écaille tectonique de Mélagues. L’émergence principale est actuellement immergée dans le barrage d’Avène (résurgence des Douzes) dans la vallée de l’Orb. Elle constitue un remarquable exemple de capture des eaux du bassin atlantique vers la Méditerranée.
La cavité a été protégée pendant 25 ans par la discrétion des découvreurs qui ont toutefois assuré bénévolement et sans restriction l’accompagnement des visites des spéléologues désirant réaliser des photographies. La parfaite conservation du site était maintenue par le nombre limité de visites et par la présence de sable dolomitique autour des planchers stalagmitiques.
L’aven des Perles a fait l’objet d’un classement au titre de site naturel par arrêté ministériel du 26 avril 2002 en attendant sa probable et prochaine inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO. (Source : extrait d’un texte de Claude Brou)

Patrimoine

L'église Saint Martin est un édifice du XIXème siècle qui possède un  chœur à décor baroque.

Une mouline à fer fonctionnait au XVIème siècle au bord du Nuejouls. On utilisait le charbon de bois fabriqué dans les environs.

La chapelle de Saint-Pierre-des-Cats date du XIXème siècle et possède un clocher néo-roman.

La chapelle Saint Maurice-de-Cartayrade à Rials date du XIXème siècle et a fait l’objet d’une rénovation en 2009.

Le col du Thalis d’où l’on peut voir la Méditerranée au Sud (point de vue unique en Aveyron ) et le Mont Aigoual à l'Est.

Une croix de pierre très ancienne dont on ne connaît pas l’histoire exacte, sinon qu’elle est datée de 1621. Implantée autrefois dans l’ancien cimetière qui est devenu aujourd’hui le parvis de l’église.

Dans les années 1950, le quil (la tourelle) a été construite par le berger Léon Gastines, qui gardait le troupeau de brebis des Planquettes sur toute cette lande. Tout en surveillant son troupeau, pierre par pierre, au fur et à mesure, au fil des jours et des semaines, la tourelle a pris forme et est devenue un joli petit monument.

Hameaux, lieux-dits et écarts

Saint-Pierre-des-Cats, Labiras, Rials, Le Layrac, Le Guidon, Marcou, Saint-Maurice, Le Berthalays, Bobes, La Bonellerie, Cartayrade, Cayourtes, La Daguette, Fanjaud, La Lande, Marcou, Le Méjanel, Les Planquettes, Raunier, La Vayssède, Gasquet...

Evolution de la population

 Melagues adm

Nos ancêtres de Mélagues...

Naissances/baptèmes :
BONNEL Durand (sosa 26232G15) avant 1560 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.
BONNEL François (sosa 13116G14) avant 1580 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.
BONNEL Etienne (sosa 6558G13) vers 1600 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.
BONNEL Marthe (sosa 3279G12) vers 1640 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.

Unions :
BIROT Jacques (sosa 1596G11), premier mariage,  le 23 août 1707 avec Cécile RAMOND (hs).

Décès/inhumations :
BONNEL Durand (sosa 26232G15) avant 1608 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.
BONNEL François (sosa 13116G14) entre 1608 et 1615 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats. Il était forgeron et serrurier.
BONNEL Etienne (sosa 6558G13) avant 1666 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats. Il était bailly.
FUSIER Isabeau (sosa 6559G13) épouse BONNEL, entre 1666 et 1694 à La Lande de Saint-Pierre-des-Cats.

Domicile :
La famille BONNEL réside à Saint-Pierre-des-Cats sur au moins 4 générations.

 

Date de dernière mise à jour : 26/05/2015