PRESENTATION DU DEPARTEMENT

 

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Le département de la Vienne de la région Nouvelle Aquitaine se situe dans la partie septentrionale de la région et voisine à l'Ouest avec le département des Deux-Sèvres, au Sud avec la Charente et au Sud-Est avec la Haute-Vienne.
Le département est créé en 1790 à partir d'une portion de la province du Poitou et d'une partie de l'Anjou avec le rattachement du Sud du Saumurois (région du Loudunais, dépendant du gouverneur de Saumur).Vienne position svg
Le Loudunais et le Mirebalais appartenaient auparavant à la province d'Anjou, depuis le milieu du Moyen-âge et sa conquête sur le comté de Poitiers. Loudun dépendait du gouverneur de Saumur, Mirebeau relevait de la Sénéchaussée de Saumur.
Le triangle Loudun, Mirebeau et Moncontour, constituant le Loudunais reste détaché du Poitou et dépendra du gouvernement de Saumur et du Saumurois jusqu'à la Révolution française et la création des départements français.
À sa création, le département est divisé en six districts : Loudun, Poitiers, Châtellerault, Civray, Montmorillon, Lusignan ; puis en cinq arrondissements : Poitiers, Châtellerault, Loudun, Montmorillon et Civray. En 1926, les arrondissements de Loudun et Civray sont supprimés. Le premier est rattaché à celui de Châtellerault et le deuxième rejoint celui de Montmorillon.

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Héraldique
De gueules au pal ondé d’argent, accompagné de cinq châteaux d'or maçonnés de sable et donjonnés de trois tourelles de même, ordonnés en sautoir et brochant sur le tout.
Sa devise est : Demain vous appartient !  Référence au Futuroscope, principal pôle économique du département.

Hydrographie
Le réseau hydrographique de la Vienne comprend 1500 kms de rivières principales.
Les rivières traversant le département sont : la Vienne d’où vient le nom du département, qui nait sur le Plateau de Millevaches et s'écoule sur un peu plus de 350 kms avant d'aller se jeter dans la Loire, le Clain, la Gartempe, la Clouere, la Blourde, la Palu, la Boivre, la Vonne, l’Auxance, la Creuse, le Salleron, l’Ozon, la Petite Maine, la Dive, la Benaize, la Sauves, la Luire, la Vendelogne, la Veude, la Petite Bloudre, le Négron, l’Asse, le Payroux, la Briande, l’Anglin, la Mable, le Transon, l’Esves.

Histoire
A la Préhistoire, ce territoire est occupé par les Pictes, tribu celte qui s’étend du Nord de la Loire jusqu’au Sud de la Charente et du Massif Central à l’Est jusqu’à l’océan.
Publius Crassus, en mars 58 avant J.-C. un des légats qui secondent César, pénètre le premier chez les Pictes, dont César plus tard incorporera le territoire dans l’Aquitaine. Grâce à leur force et à l’alliance avec les Romains, les Pictes créent une zone d’influence à Limonum (Poitiers), et y construisent la première forteresse.
Avec l’aide de saint Hilaire, premier évêque de la ville, Poitiers devient un foyer de la pensée Chrétienne et résiste à l’assaut de deux peuples germaniques : les Vandales en 406 et des Wisigoths vers 462.
Clovis iLe roi des Francs, Clovis (466/511, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 494 610 801 762 400 en 49ème génération) défait les Wisigoths lors de la bataille de Vouillé en 507 et réunit pour la première fois la Gaule franque et catholique.
Le VIème siècle voit l’arrivée de Radegonde (520/587) sur les terres poitevines. Fille du roi du Thuringe, elle devient contre son gré l’épouse du roi franc Clotaire Ier dit le Vieux (498/561) et ainsi reine franque. Après l’assassinat de son frère par son époux, elle se consacre à Dieu et établit la première abbaye pour femmes à Poitiers (l’église Sainte-Radegonde) dans le but d’aider les pauvres et les malades.
Plus tard, la région du Poitou s’expose à une large invasion musulmane avec à sa tête Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi (+732). Avec la bataille de Poitiers en 732, Charles martel 61 826 342 514 816 g46Charles de Herstal dit Martel (686/741, portrait de droite, mon ancêtre sosa n° 1 932 073 379 936 en 41ème génération) sauve la Chrétienté et marque une frontière entre l’Orient musulman et l’Occident chrétien. Grâce à cet événement, l’église catholique prend son essor et le Poitou bénéficie de nombreux monastères et abbayes.
Au IXème siècle, la France subit plusieurs tentatives d’invasions barbares : musulmans d’Espagne, Hongrois, Grecs et surtout les Normands. Pour arrêter la destruction, le comte Ramnulf II de Poitiers (850/890) défait les Normands près de Poitiers en 868 et bat aussi les Aquitains en récupérant leurs terres.
Au Xème siècle, Les succès militaires du comte Guillaume V d’Aquitaine dit le Grand (969/1030) permettent de constituer un véritable état Aquitain autonome face au pouvoir royal. Ces victoires consolident l’importance des comtes du Poitou devenant ducs d’Aquitaine.Sous l’égide de ces nouveaux gouverneurs, le Poitou se développe beaucoup et bénéficie de la construction de plusieurs édifices civils et religieux. Les conquêtes militaires apportent de l’argent et favorisent la construction et la rénovation des édifices (Charroux, Nouaillé, Saint-Savin, Fontevrault…).
Alienor d aquitaineAu XIIème siècle, Aliénor d’Aquitaine (1124/1204, portrait 2 de gauche), fille ainée du duc Guillaume X, hérite du comté de Poitou qu’elle gouverne au nom de son fils, Richard dit Cœur-de-Lion (1157/1199). Sous sa gouvernance la région connaît un grand essor : mise en place des chartes de commune pour alléger les taxes du roi anglais, fortification de la ville, rénovation et construction de nouvelles bâtisses (cathédrale Saint-Pierre,  salle des pas perdus au Palais de justice …). Les comtes de Poitou, à l’origine des familles héréditaires du trône royal, acquièrent de plus en plus de pouvoir et d’indépendance tout au long de ce siècle.
Jean sans terre 1A la fin de sa vie, Aliénor lègue son duché à Jean dit Jean sans Terre (1166/1216, portrait 2 de droite), son dernier fils. En 1204 le fief du Poitou est confisqué par le roi de France. Puis, les terres poitevines subissent plusieurs batailles de la Guerre de Cent Ans (de 1340 à 1453) dont la plus connue est la bataille de Nouaillé-Maupertuis en 1356 entre les Anglais et les Français. Il faut près d’un siècle de défaites et de victoires pour que le Poitou soit rattaché au royaume français et que l’unité de la France soit reconstituée. A la fin du siècle de guerre, Charles VII (1403/1461), devenu comte de Poitou en 1417, fait de Poitiers la capitale et y installe son Parlement jusqu’à la libération de Paris en 1436. C’est aussi à cette période que Jeanne d’Arc (1412/431) passe à Poitiers pour son premier interrogatoire dans le Palais de justice.
Au XVème siècle, l’université de Poitiers, créé en 1431, compte 4 000 étudiants parmi lesquels René Descartes, Pierre Ronsard ou François Rabelais.
Lors de la seconde moitié du XVIème siècle, la ville subit peu de changements, seulement une vaste construction d’hôtels particuliers à la Renaissance (Hôtel Fumé, hôtel Berthelot, hôtel Jean Baucé…).
Les Guerres de Religion opposant les Catholiques aux Protestants, détruisent et ruinent peu à peu le Poitou. La révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV (1638/1715) fait que de nombreuses élites protestantes émigrent vers l’Amérique du Nord jouant un rôle important dans la conquête du Nouveau Monde et la création de l’Acadie, colonie française au Canada.
A la fin du XVIIIème siècle, le Poitou accueille la Révolution Française avec enthousiasme. En 1790 sont créé le département de la Vienne avec 6 arrondissements : Poitiers, Châtellerault, Civray, Montmorillon, Lusignan, Loudun. A l’occasion du déplacement des autorités royales, on plante le premier arbre de la liberté en 1793 au parc de Blossac.
Au XIXème siècle, sous le Second Empire, on construit de nombreuses casernes à Poitiers qui en font une ville de garnison  (caserne Dalesme dans l’ancien monastère Montierneuf,  caserne Sainte-Catherine dans un ancien monastère également, le champ de tir à Vouillé..). Avec l’arrivée du chemin de fer, la gare de Poitiers est construite ainsi que l’hôtel de Préfecture de la Vienne dans le style Louis XIII.
La guerre de 1914-1918 prive le Poitou d’environ 5% de sa population et de nombreux agriculteurs poitevins migrent vers le Sud-Ouest lors de la période d’après-guerre.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale de 1939-1945, le département accueille beaucoup de réfugiés du Nord de la France et héberge même le gouvernement belge. L’avance des troupes allemandes place la Vienne en zone d’occupation. Ainsi, plusieurs camps de concentration sont construits autour de Poitiers et utilisés jusqu’à la Libération en 1944.Rene monory
Poitiers est un pôle important de la Résistance française qui débute en 1940 par les cheminots de Poitiers détournant des wagons de munitions vers la zone Sud. Lors du repli des troupes allemandes en 1944, la gare de Poitiers est presque complètement détruite par un fort bombardement. Le comité départemental de Libération s’installe à Poitiers le 5 septembre 1944.
En 1987, René Monory (1923/2009, portrait de droite) inaugure le Futuroscope, parc d’attractions et de spectacles basés sur le multimédia et les techniques cinématographiques innovantes (voir § Patrimoine/Tourisme).

Légendes :
La légende de sainte Radegonde

Sainte radegondeA Sainte-Radegonde, près de Thouars, le champ des étoiles, il y a près de 1500 ans. Un champ semblable à tous les autres, si ce n'est qu'il est parsemé ici et là de larges trous, vierges de tout brin d'herbe. Il suffit de s'accroupir pour faire parler la terre en la caressant du bout des doigts. « On peut ainsi regarder devant soi pendant dix minutes et ne rien voir. Et puis tout à coup, elles apparaissent à l'œil, comme miraculeusement... ». De petites étoiles, comme dispersées par une main magique, au milieu de milliers d'autres cailloux minuscules.
Une légende raconte que Radegonde de Poitiers, qui jouissait de cette terre en 550, se retrouva en fâcheuse posture. Poursuivie par les soldats de son époux, le roi Clotaire Ier qu'elle avait obtenu de quitter pour vouer sa vie à la prière et à la charité, la sainte reine implora Dieu de la sauver. C'est alors que les pommiers en fleurs courbèrent leurs rameaux pour cacher la fugitive aux yeux de ses poursuivants. La reine passa ainsi la nuit au milieu du verger. Le lendemain matin, Radegonde repartit libre, mais perdit son manteau bordé d'hermines et parsemé d'étoiles. On dit que depuis ce jour, ces dernières remontent à la surface…

La légende de la fée bâtisseuse Mélusine
Mélusine est la fille du roi Elinas et de la fée Pressine. L’année de ses 15 ans, elle décide de venger sa mère, trahie par son père et contrainte à trouver exil avec ses trois filles sur l’île d’Avalon. Quand Pressine apprend le méfait de sa fille, elle la maudit et fait en sorte que chaque samedi, les jambes de Mélusine se transforment en une monstrueuse queue de serpent. Image phpLe sort sera rompu si l’homme qui épousera Mélusine accepte de ne jamais la voir ce jour-là. Si par contre le futur époux de Mélusine l’aperçoit sous son apparence de serpente, elle sera condamnée à rester dragonne pour l’éternité.
Un jour, Mélusine dans la forêt de Lusignan, rencontre un seigneur poitevin parti à la chasse avec sa suite. Raimondin, charmé par la beauté de la jeune femme, la demande en mariage. Elle accepte sa proposition à une seule condition : ne pas chercher à la voir le samedi. Mais, quelques temps après leur mariage, l’époux de Mélusine manque à sa parole et la découvre dans sa chambre, le bas du corps transformé en serpent. Désespérée, la fée s’enfuit et disparait à jamais.
Mélusine aurait réalisé certaines constructions exceptionnelles dont le plus connu est le château de Lusignan. Pendant la nuit la fée transporte dans son tablier de gros blocs de pierres qui servent à ériger les bâtiments. On dit aussi qu’il lui arrive parfois d’en perdre quelques-uns en vol, ce qui explique la présence de divers blocs rocheux dans le paysage poitevin.

Patrimoine /Tourisme
Les châteaux :
Le château de Fougeret
à Quéaux (photo ci-dessous)
Situé en haut d'une falaise de 38 m, il domine la vallée de la Vienne. Il est cité en 1337 et il est, jusqu'à la Révolution Française, un lieu de Haute-Justice.
Sous le Second Empire, une campagne de restauration lui donne son aspect actuel lui conservant des éléments médiévaux. Son intérieur est très sophistiqué et répond aux styles néo-gothique et éclectique propres au XIXème siècle, notamment avec ses escaliers à la Chambord, ses fresques et ses cheminées.
Il possède un parc de 10 ha qui borde la Vienne et abrite des essences rares.
Depuis 2009, il fait l'objet d'importants travaux de rénovation, après avoir été laissé à l'abandon pendant près d'un demi-siècle.
Aujourd’hui, il accueille des hôtes et est présenté pour avoir des activités paranormales (reportage TF1 La soirée de l’étrange en 2010).
Il est inscrit aux Monuments Historiques en 2010.

Queaux vienne le chateau de fougeret

Le château de la Motte à Usseaux (photo ci-dessous)
Le premier seigneur avéré d'Usseau, Gosbertus, est cité en 1065, juste un an avant la conquête de l'Angleterre par Guillaume dit le Conquérant (1027/1087).
A la fin du XIVème siècle, le château est bien établi comme chastel et forteresse avec ses droits de basse, moyenne et haute justice. Il est la propriété d'un étrange personnage, Geoffroy le Meingre dit Boucicaut (+1432), Gouverneur du Dauphiné, qui a maintes péripéties plus ou moins glorieuses à son actif comme le siège du Palais du Pape Benoît XIII, Pedro de Luna, à Avignon. Son père, Jean Ier dit Le Brave (1316/1368) est Maréchal de France ainsi que son frère, Jean II (1366/1421).
Au décès de Geoffroy en 1432, sa veuve, Isabeau de Poitiers, fait aveu à Jean VII d'Harcourt, vicomte de Chatellerault, comte d'Harcourt et d'Aumale et dernier d'une lignée descendant des Normands.
Un des officiers de Jean VII d'Harcourt, Louis de Segrie, s'empare du château et commet de nombreux méfaits dans la région comme l’assassinat de Baudart, amant de sa femme, Isabelle de Poissy, dont il jette le corps au fond d'un vieux puits au pied du château. Le roi Charles VII (1403/1461) l'absout de tous ses crimes quelques années plus tard.
En 1449, le château devient propriété de Geoffroy du Bec (1385/1452), secrétaire de Charles VII.
La bâtisse originale est probablement détruite dans un incendie, la motte est alors dégagée et le nouveau château plus imposant est adossé à cette même motte.
Un peu plus d'un siècle plus tard, après les Guerres de Religion, Aimé Carré, membre d'une famille protestante importante de Châtellerault, en devient propriétaire.
Avant la Révolution Française, la dernière famille à le posséder est celle des Viart.
La Congrégation des Picpus en devient propriétaire en 1863, le transforme et le sauve de la ruine.
Transformé en entrepôt de grains au XXème siècle, il redevient habitable de nos jours et offre des chambres d’hôtes.
La motte est toujours présente et constitue aujourd’hui un jardin suspendu, appelé Haute-Cour, cœur vivant de l’ensemble.
Baudart, le revenant, parfois s’échappe du vieux puits dans lequel il a été jeté il y a plus de 500 ans.

Usseaux vienne le chateau de la motte

Le château d’Angles-sur-Langlin (photo ci-dessous) est situé sur un promontoire qui surplombe l'Anglin. Il est attesté en 1025. Le donjon et la chapelle sont du XIIème siècle.
Il est acheté par l'évêque Guillaume de Bruges à la famille de Lezay à la fin du XIIIème siècle.
Guichard III, seigneur d'Angle, est nommé sénéchal de Saintonge durant la Guerre de Cent Ans puis maréchal d’Aquitaine quand le Poitou devient anglais en 1356. Le château est repris aux anglais sans combat par Bertrand du Guesclin (1320/1380) en 1372.
Au XVème siècle, les évêques y effectuent d'importants travaux. Hugues de Combarel fait construire le château neuf et Guillaume de Charpagne qui lui succède poursuit les travaux.
L'édifice est construit en calcaire, pierre de taille, moellon et enduit partiel, avec un toit à longs pans, recouvert de tuiles plates, et décoré d'une sculpture représentant les armes du roi, les armes de Hugues de Combarel et celle de Guillaume de Charpagne.
Durant les périodes troublées des XVIème et XVIIème siècle, il est pris par les protestants, par les ligueurs, les royaux puis les frondeurs et délaissé ensuite par les évêques.
Devenu carrière publique à la Révolution, il est acheté en 1923 par la Société des Antiquaires de l'Ouest, puis par la commune en 1986. Aujourd’hui il n’en reste que les ruines.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1926.

Angles sur l anglin vienne le chateau fort

Mais encore : le château de la Bonnetière à La Chaussée, inscrit aux Monuments Historiques en 1987 ;  le château de Clairvaux à Scorbé-Clairvaux est classé en 1929 ; le château-Couvert à Jaunay-Clan est inscrit en 1984 ; le château du Fou à Vouneuil-sur-Vienne est classé en 1953 ; le château de la Mothe-Chandeniers à Trois-Moutiers est construit au XIIIème siècle ; le château de Ternay, construit au XVème siècle, est inscrit en 1994 (écuries) et classé en 1996 (aile orientale et cuisine Nord)…

Les édifices religieux :
CharlemagneL’Abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe (photo ci-dessous) est fondée au début du IXème siècle, sous le règne de Charlemagne (747/814, portrait ci-contre, mon ancêtre sosa n° 483 018 361 096 en 39ème génération).
En 1010, Aumode, comtesse du Poitou et d'Aquitaine, fait un don considérable à l'abbaye pour le salut de son âme et celui de sa famille, qui permet de construire l'église abbatiale actuelle. La construction et la décoration durent de 1040 à 1090.
Au XIIIème siècle, le comte Alphonse de Poitiers (1220/1271), frère de Louis IX dit Saint-Louis (1214/1270), finance la construction des bâtiments conventuels.
La Guerre de Cent Ans sonne le glas de la prospérité du monastère qui change plusieurs fois de main. En 1371, Edouard Plantagenêt dit le Prince Noir (1330/1376) met à feu et à sang le monastère.
Durant les Guerres de Religion, catholiques et protestants se disputent sa possession. Elle est dévastée d'abord par les Huguenots en 1562 et 1568 qui incendient les stalles médiévales, les deux orgues, les reliques, les archives et la charpente, puis, ensuite, par l'armée royale en 1574.
 Vers 1600, un des abbés laïcs, le vicomte de la Guerche, fait démanteler les bâtiments, pour en vendre les pierres.  Une grande partie des bâtiments conventuels et le cloître disparaissent.
À partir de 1611, l’abbé Henri de Neuchèze, chasse les moines, et s’installe dans l’abbatiale dont il fait son logis. Il en est, à son tour, chassé sur ordre du roi Louis XIII en 1640.
Entre 1682 et 1692, commencent la restauration de l'abbatiale et la construction de nouveaux bâtiments conventuels.
En 1792, l'église abbatiale devient église paroissiale et les quatre derniers moines quittent l'abbaye. Les bâtiments conventuels deviennent logement d'instituteur, gendarmerie jusqu'en 1971, et le cloître devient le théâtre de fêtes révolutionnaires.
En 1820, la foudre détruit en partie la flèche du XVème siècle, située au-dessus de la tour-porche qui s'effondre sur la toiture de l'abbatiale.
Dès 1836, Ludovic Vitet (1802/1873) et Prosper Mérimée (1803/1870), inspecteurs généraux des Monuments Historiques, entreprennent la sauvegarde des bâtiments. Pendant 10 ans, Prosper Mérimée se bat pour la protéger de la destruction ou de la détérioration.
En 1840, l’église est classée et de nombreuses restaurations des maçonneries sont entreprises. En 1849, elle est considérée comme provisoirement sauvée.
En 1877, la flèche est reconstruite.
De 1967 à 1974, des restaurations sont effectuées, sur la voûte de la nef et sur ses peintures, dans les cryptes, le chœur et sur la tribune.
En 1983, elle est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco car elle abrite un ensemble de peintures murales romanes très complet, bien conservé et unique en Europe.

Saint savin sur gartempe vienne l abbaye

L'Abbaye de l'Etoile (photo ci-dessous) à Archigny, doit son nom à son fondateur, Isembaut de l'Etoile,  qui crée au XIIème siècle, un ermitage au lieu dit Font-à-chaux sur les terres de Monsieur de Cenvis, seigneur de Chauvigny.
L'ermitage devient en 1124 une communauté bénédictine qui s'agrége à l'ordre de Citeaux en 1145.
Ruinée par la Guerre de Cent Ans, le régime de la commende, les guerres de religion, l'abbaye est vendue à la Révolution comme Bien National et devient une exploitation agricole en 1792.
Grâce à un des commendataires, chanoine de la cathédrale de Québec, l'abbaye participe à l'accueil des familles acadiennes installées par le Marquis de Pérusse des Cars.
L’abbaye cistercienne est classée aux Monuments Historiques en 1990.

Archigny vienne l abbaye de l etoile

Le pieuré de Laverré et ses jardins (photo ci-dessous) à Aslonnes où aurait vu le jour saint Lubin (évêque de Chartres) à la fin du Vème siècle. Un oratoire y aurait été consacré.
La première mention du prieuré date de la fin du XIIème siècle. C’est une dépendance de l'abbaye de Nouaillé jusqu'à la Révolution.
Il est alors vendu au fermier exploitant une partie des terres des moines. Souvent revendu au cours des XIXème et XXème siècles, il tombe progressivement en ruine et sa restauration est l'œuvre du propriétaire actuel.
Le domaine comprend à l'Est des dépendances, un imposant pigeonnier. Entouré de douves franchies par un pont de pierre, le prieuré se compose d'un corps de logis flanqué d'une tour carrée. Il compte plusieurs salles dont l'oratoire voûté en berceau et éclairé par une fenêtre en arc trilobé. Certaines ouvertures chanfreinées remontent au XVIème siècle mais il a été fortement remanié comme l'atteste un oculus au meneau en forme de lys reposant sur une croix de Malte datée du XVIIème. Deux portes en plein cintre remontent à 1720. Une porte charretière a été remplacée par une fenêtre dans la chapelle transformée en grange au XIXème ou au début du XXème siècle. Une tourelle en encorbellement accolée à la tour et coiffée d'un dôme a disparu au début du XXème siècle.
Le prieuré est entouré par un jardin labellisé Jardin Remarquable créé par les propriétaires actuels.

Aslonnes vienne le prieure de laverre

Ou encore : L’église Saint-Pierre à Bonneuil-Matours, l’église Notre-Dame-la-Grande et le Baptistère de Poitiers,  l’Abbaye de Nouaillé-Maupertuis,  l’église de Lencloître, l'église Saint-Jacques de Châtellerault,  les vestiges de la célèbre Abbaye Saint-Sauveur à Charroux…

L'Art Roman du Poitou
La puissance économique de la région permet le développement d’un nouveau style architectural : l’Art Roman.
Les artisans, stimulés par les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, créent des monuments novateurs servant de modèles aux pays voisins. L’architecture romane se distingue par une technique sculpturale qui montre la plasticité et la lumière intense de la pierre calcaire. Cet art des premiers siècles du Moyen-âge porte l’empreinte non seulement de l’influence latine ou romane mais encore grecque et byzantine. La terre poitevine garde plusieurs exemples de ce style architectural dont l’abbaye de Ligugé, l’église Saint-Pierre-les-Eglises à Chauvigny, l’abbaye de Saint-Savin et ses anciennes peintures murales ou encore l’église de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.

Le site gallo romain de Sanxay (photo ci-dessous) situé à une trentaine de kilomètres au Sud-Ouest de Poitiers, compte parmi les sites archéologiques majeurs de l’antique province d'Aquitaine. Nichée dans un méandre verdoyant de la vallée de la Vonne, cette petite ville gallo-romaine s'étendait sur plus de 25 ha et a été occupée du Ier au IVème siècle.
1500 ans après son abandon, le site renaît au travers des fouilles conduites par le Père Camille de La Croix qui, de 1881 à 1883, met au jour l'ensemble des monuments de la vie publique ainsi qu'une partie des bâtiments d'habitation. Les apports récents de l’archéologie permettent de considérer qu’un site d’une telle ampleur constituait une ville à part entière et regroupait l'ensemble des activités et des installations propres aux espaces urbains.
Il conserve les vestiges des trois principaux monuments publics représentatifs de la période gallo-romaine : Un théâtre, adossé à flanc de coteau, dont la capacité d'accueil est estimée à environ 6500 spectateurs ; un complexe thermal, dont les murs et certains bassins chauffés conservent des élévations supérieures à 3 m ; un sanctuaire de 6000m² composé d’un temple octogonal à galerie périphérique cruciforme ceinturé par d'imposants portiques.
Cet ensemble, en parfait état de conservation, est considéré par de nombreux spécialistes comme l'un des fleurons de l'archéologie gallo-romaine.

Sanxay vienne le site gallo romain

Le Futuroscope (photo ci-dessous) est situé sur les communes de  Chasseneuil-du-Poitou et de Jaunay-Clan à 10Kms de Poitiers. Il  est créé par le Conseil Général de la Vienne en 1987, sous l'impulsion de son président René Monory.
Cette cité du futur est un parc de loisirs à thème technologique, scientifique, d'anticipation et ludique, dont les attractions mélangent approches sensorielles et projections d'images.
Il est le 2ème parc de loisirs français pour ce qui est de la fréquentation totale avec près de 50 millions de visiteurs depuis son ouverture.

Jaunay clan vienne le futuroscope

Les ponts anciens inscrits à l’inventaire national des Monuments Historiques, tels : le pont de Béthines des XIIIème et XIVème siècles, le pont de Bonnes du XIXème siècle, le pont sur la Charente à Chatain, le pont Camille de Hogues à Chatellerault des XIXème et XXème siècles, le pont Henri IV à Chatelleraullt du XVIème et XVIIème siècle, les ponts de Cheneché du XVIIème siècle, le pont des Vallières à Chenéché du XIIIème siècle, le pont gallo-romain dit pont de la Reine Blanche à Curçay-sur-Dive, le pont Saint-Sylvain à L’Isle-Jourdain du XIXème siècle, le pont de Millac datant de l’Antiquité, le pont Vieux à Montmorillon du XVème et XVIème siècle, le pont de Saint-Savin du XIIIème siècle (photo ci-dessous)

Saint savin vienne le pont du xiieme siecle

 

 

Dans ce département, 2 villes ou villages, ont été témoin de la vie

(naissance, baptême, mariage, décès, inhumation…)

de 2 lointains ancêtres du Xème au XIIème siècles

Vienne carte cantons 2015

Le département et ses cantons (2015)

 

 

 

 


 


Sources
Sites et photo : Wikipedia,
Le château de la Motte,  Les édifices religieux, Saint-Savin, Tourisme Vienne.com.

Vidéo : YouTube

Date de dernière mise à jour : 02/08/2017