Ancourteville-sur-Héricourt

Ancourteville adm

Petite commune du Pays de Caux, entouré par les communes de Sommesnil, Cliponville et Cleuville, Ancourteville-sur-Héricourt est situé à 125m au-dessus et  à 2 kms au Sud-Ouest d'Héricourt-en-Caux la plus grande ville à proximité (936 habitants en 2013).
C'est aujourd'hui un village agricole qui vit principalement de la polyculture et de l'élevage.
La commune a reçu le prix d'excellence de fleurissement départemental.
La fête du village est célébrée le premier dimanche du mois d'août à l'occasion de la Fête de la Moisson.

Drapeau francais fond blancHistoire

La première mention d'Ancourteville remonte à 1024.
Ancourteville, tient son nom du Latin "villa" domaine rural et du nom propre scandinave Asketill qui signifie le Domaine d'Asketill.
Autres noms de lieux cauchois contenant le même anthroponyme scandinave : Ancretiéville-Saint-Victor et Anquetierville.

Entre 1031 et 1060, fief de la châtellenie de Cleuville et d'Estoutteville, Ancourteville est cédée par charte d’Henri 1er, roi de France, aux religieux de Longueville.
Au XIIème siècle, deux zones sont attestées : le centre bourg avec l'église Sainte-Marie et le clos paroissial, et le hameau du Catelet où il y avait probablement dès 1223 une maison forte.
Sur un aveu de 1688 du duché d’Estoutteville, un 8ème du fief d’Ancourteville, anciennement nommé fief Quintin puis fief d’Ancreteville, relève de la baronnie de Cleuville.

Chroniques communales

Faits divers : Une tête d’ange pour un crime horrible en 2004
Pierre, 14 ans, élève de 3ème, abat son père, sa mère, son petit frère, et blesse sa sœur dans la maison familiale d’Ancourteville (proche de celle de mes grands parents) avec le fusil de chasse du père de famille. L’adolescent livre aux gendarmes le scénario tragique et horrifiant du drame qui s’est produit entre 15h et 17h30 le mercredi 27 octobre 2004.
Après le déjeuner familial, le père part au travail, la mère sort avec le petit frère Louis âgé de 4 ans, alors que Marion, la sœur, se rend à la danse. Pierre reste seul chez lui, fait ses devoirs, quand d'un seul coup, il avoue avoir l'idée de tuer ses parents.
Il va alors chercher le fusil de chasse de son père  et s'installe l'arme en main dans le salon devant le dessin animé Shrek. Il se rend ensuite dans un appentis à l'extérieur de la maison et charge le fusil.
La mère et le petit Louis reviennent de promenade, l'adolescent se saisit de l'arme et tire deux fois sur sa mère, puis conduit son petit frère au premier étage de la maison, lui donne des crayons de couleur et redescend au rez-de-chaussée pour traîner le corps inerte dans la salle de bain. Il va chercher deux cartouches supplémentaires. Sa sœur rentre à son tour après son cours de danse, elle veut se rendre dans la salle de bain, Pierre s'interpose. La petite fille se réfugie dans l'arrière-cuisine, il lui tire dessus et la blesse à l'abdomen. Le calme revenu, Pierre retourne dans le salon. Mais alerté par les bruits, Louis se présente en haut des escaliers et se met à hurler. L'adolescent lui tire dessus. Pendant ce temps, Marion, blessée mais consciente, se réfugie dans la salle de bain pour s'y enfermer et découvre le corps sans vie de sa mère. Thierry, le père, rentre du travail. Il subit le même sort que sa femme, il s'écroule au sol, atteint de deux décharges de plomb.
Pierre prend alors son sac à dos, ferme la maison à clef et s'enfuit à vélo. La jeune Marion est parvenue à se rendre chez un voisin proche pour donner l'alerte. De son côté, Pierre appelle les gendarmes d'une cabine téléphonique à 15kms de chez lui, où il est finalement interpellé.
Les experts psychologiques et psychiatriques de la Cour de Cassation concluent que l’adolescent souffrait au moment des faits d'une altération importante de ses facultés mentales mais pas d'abolition de son discernement et qu’il est pénalement responsable.
Le horsain avec e salinger et jm flagothierIl est condamné en 2005 à 18 ans de réclusion criminelle par le tribunal pour enfants de Rouen. Ecroué initialement dans le quartier des mineurs à la prison de Rouen, il a à la suite de sa condamnation été transféré à Fleury-Mérogis, puis à Val-de-Reuil.

Ancourteville et le cinéma
En 1997, des scènes du film Le Horsain de Philippe Venault avec Emmanuel Salinger (image ci-contre) ont été tournées dans l'église avec la participation de certains habitants du village.

Patrimoine

L'église paroissiale Notre-dame-de-la-Nativité, autrefois église Sainte-Marie, présente tous les charmes d’une église de campagne : son cadre, les couleurs de ses matériaux, brique et silex. La nef unique, le chœur, le clocher-porche ont été successivement reconstruits au XVIIIème siècle. Le chœur et le clocher sont en brique tandis que la nef est en silex. En 2013, le campanile est remplacé. À l’intérieur, les statues en bois polychrome sont du XVIIème siècle, la poutre de gloire et les fonts baptismaux du XVIème siècle, les panneaux en bois datent de la Renaissance. A  l’extérieur,  lecadran solaire et le calvaire sont du XVIème siècle.

Le cimetière entoure l’église (lieu ou repose un grand nombre de mes ancêtres dont, entre autres, ma grand-mère maternelle, mon oncle et ma tante…)

Le calvaire de la croix Beaunay

Un colombier de plan carré, vestige des anciens privilèges seigneuriaux abolis à la Révolution.

De nombreux «fossés », talus plantés d’arbres de haut jet, formant brise-vent autour des fermes sont les témoins du paysage traditionnel du Pays de Caux.

Plusieurs maisons cauchoises en colombages, parfois coiffées de chaume sont remarquables, tout comme quelques habitations de briques, silex et pierre dont un petit manoir, le Catelet.

Hameaux, lieux dits et écarts

La Côte Saint-Laurent (qui monte d’Héricourt), le Mont Hélin, la Fosse Clochon, le Câtelet, la Croix Beaunay, la Passée, les Petites Cours, le Franc-Bosc.

Evolution de la population

Ancourteville demo

Nos ancêtres d’Ancourteville...

Wc 2Après la seconde guerre mondiale, Auguste Eugène François  GRANSARD et Henriette Madeleine Mathilde LEMONNIER achète une maison en brique à Ancourteville. Elle est minuscule : une pièce sert d’entrée/cuisine/salle-à-manger et donne accès par une porte basse à la  seconde pièce servant de chambre commune. Le sol est pavé irrégulièrement.  Attenant, un cellier où l’on conserve le cidre, les pommes et la nourriture Garde manger 1dans un garde-manger aéré (image ci-contre). A proximité, une cabane en bois, où une planche trouée sert de WC et ressemblait beaucoup à celui ci-contre. Sur le devant un petit jardinet et la pompe à eau.
Cette maison aurait servi de prison temporaire à un habitant voisin criminel au début du XXème siècle, c’est peut-être la raison pour laquelle elle comporte de solide barreaux en fer à ses fenêtres...
Elle est ravalée vers 1969 la porte extérieure du cellier est remplacée par une fenêtre et la chambre est agrandie.
Pour mes frères et sœur et moi-même, ce sont avant tout les souvenirs d'enfance, les vacances et week-ends de petits parisiens passées à la campagne, à partager les jeux des enfants du voisinage, à profiter de mémé Madeleine et de ses petits plats (son bœuf bourguignon, ses confitures, son gâteau de riz, ses tartes... ). Sans oublier le cidre et le calva du "pé" Fernand Quaisse (cousin éloigné et voisin) qu'il nous remet solennellement avant notre retour vers Paris, dans d'anciennes bouteilles de bière ou de Martini soigneusement enroulée dans du papier journal !
Pompe a eau ancienneEn 1969, après le décès de mémé Madeleine, son fils Pierre et sa femme Oulita héritent de la maison et achètent celle voisine où ils s’installent dix ans plus tard à leur retraite. La petite maison est modernisée et transformée en chambre d’ami.
En 1972, ma sœur Monique et son époux Ermanno Trapani font construire, sur le terrain mitoyen, une maison qu'ils revendront une quinzaine d'années plus tard.
En 1978, mes parents, Marcelle Renée et Maurice Bourrié, font construite à leur tour dans le lotissement communal, une maison pour leur retraite. Ils y vivent de 1979 à  1992, date à laquelle ils revendent la maison pour se rapprocher de moi.
Puis en 2000, mon frère Alain Magdelaine hérite des maisons … mais les temps sont durs, il n’arrive plus a en assurer l’entretien. La maison et les terres sont vendues.
Il ne reste plus, à présent, que le cimetière à Ancourteville pour nous rapprocher de nos ancêtres. Voir le diaporama en bas de page.

Naissances/baptêmes :
BONDE Marguerite Cécile Marie (sosa 507G9) le 18 avril 1748.
DEMEILLIER Marie Flore Catherine (sosa 253G8) le 27 janvier 1780.
LEMERCIER Anthoine Augustin (sosa 252G8) le 5 mai 1779. Son baptême est célébré le lendemain.
LEMERCIER Cyrille Augustin (sosa 126G7) le 15 janvier 1807.
LEMERCIER Vénérande Hirma (sosa 63G6) le 11 juin 1846.
LEMONNIER Alexandre Adolphe Modeste (sosa 62G6) le 7 septembre 1846 au domicile de ses parents.
Lemonnier madeleine jeune filleLEMONNIER Henriette Madeleine Mathilde (sosa 15G4), le 14 février 1894.
Ma grand-mère maternelle (sa photo ci-contre), est née de père inconnu, pourtant elle se souvient avoir rencontré plusieurs fois ce père étant enfant, il était marchand de drap à Elbeuf, il n'a jamais vécu avec sa mère qui avait 18 ans au moment de sa naissance. Il a été tué à la guerre de 1914-1918. Elle a été élevée par ses grands parents Vénérande et Alexandre LEMONNIER.
LEMONNIER Hirma Blanche Marie (sosa 31G5) le 5 novembre 1875.
NOEL Jeanne (sosa 2041G11) vers 1675.
TROTEL Angélique Désirée (sosa 127G7) le 28 mars 1811 née de père inconnu.
TROTEL Angélique Marie (sosa 255G8) le 19 avril 1784.
TROTEL Charles (sosa 1020G10) le 11 novembre 1707.
TROTEL Charles Nicolas (sosa 510G9) le 24 juillet 1746.
TROTEL Jacques (sosa 2040G11) vers 1673.

Unions :
BONDE Martin (sosa 1014G10) avec HANGARD Marie Marguerite (sosa 1015G10) le 27 juin 1746. La signature de Martin en 1775 dans le diaporama ci-dessous.
DEMEILLIER Charles (sosa 506G9) et BONDE Marguerite Cécile Marie (sosa 507G9) se fiancent le 17 septembre 1775 et se marient le lendemain.
LEMERCIER Anthoine Augustin (sosa 252G8) avec DEMEILLIER Marie Flore Catherine (sosa 253G8) le 25 novembre 1805.
LEMERCIER Cyrille Augustin (sosa 126G7) avec TROTEL Angélique Désirée (sosa 127G7) le 20 janvier 1837.
LEMONNIER Alexandre Adolphe Modeste (sosa 62G6) avec LEMERCIER Vénérande Hirma (sosa 63G6) le 16 février 1874.
TROTEL Charles (sosa 1020G10) le 13 janvier 1737 avec DELAMARE Marie Anne (hs) qui meurt avec son enfant en accouchant en décembre de la même année. Il épouse en seconde noces le 1 février 1740, DAVOURIE Austreberthe (sosa 1021G10).
TROTEL Charles Nicolas (sosa 510G9) et GUEROULT Suzanne Geneviève (sosa 511G9) se fiancent le 12 février 1775 et se marient le lendemain.
TROTEL Jacques (sosa 2040G11) avec NOEL Jeanne (sosa 2041G11) le 30 avril 1697.

Décès/inhumations :
BONDE Marguerite Cécile Marie (sosa 507G9) à une date inconnue.
BUQUET Léocadie Joséphine (sosa 125G7), veuve de LEMONNIER Donatien Modeste (sosa 124G7), le 27 mai 1898. Elle était tisserande.
DAVOURIE Austreberthe (sosa 1021G10), veuve de TROTEL Charles (sosa 1020G10), le 5 novembre 1796.
DEMEILLIER Charles (sosa 506G9), époux de BONDE Marguerite Cécile Marie (sosa 507G9) le 21 octobre 1793. Il était domestique.
DEMEILLIER Marie Flore Catherine (sosa 253G8), épouse de LEMERCIER Anthoine Augustin (sosa 252G8), le 24 septembre 1831. Elle était fileuse.
LEMERCIER Anthoine Augustin (sosa 252G8), veuf de DEMEILLIER Marie Flore Catherine (sosa 253G8), le 24 juillet 1854 en son domicile. Il était tisserand et journalier.
LEMERCIER Cyrille Augustin (sosa 126G7), époux de TROTEL Angélique Désirée (sosa 127G7), le 29 novembre 1859. Il était journalier et tisserand.
LEMERCIER Robert Nicolas (sosa 504G9), veuf de TALBOT Marie Magdeleine (sosa 505G9), le 1 juin 1800. Il était laboureur. Sa signature en 1799 dans le diaporama ci-dessous.
LEMERCIER Vénérande Hirma (sosa 63G6), veuve de LEMONNIER Alexandre Adolphe Modeste (sosa 62G6), après 1932. Sa maison, ses photo dans le diaporama ci-dessous.
LEMONNIER Alexandre Adolphe Modeste (sosa 62G6), époux de LEMERCIER Vénérande Hirma (sosa 63G6), le 17 janvier 1931. Il était charpentier. Sa photo, son oraison funèbre, sa tombe dans le diaporama ci-dessous.
Après avoir pris part à une partie des faits de la guerre 1870-1871, il est fait prisonnier à Metz et passe 9 mois dans les geôles allemandes dont il garde un très mauvais souvenir.
Il fait partie de la Sté des Anciens Combattants d'Ancourteville, section de l'Union Nationale des Combattants. Il est décoré de la Croix de Guerre 1870-1871.

LEMONNIER Donatien Modeste (sosa 124G7), époux de BUQUET Léocadie Joséphine (sosa 125G7), le 28 novembre 1875. Il était charpentier. Sa signature en 1846 dans le diaporama ci-dessous.
LEMONNIER Henriette Madeleine Mathilde (sosa 15G4), veuve de GRANSARD Auguste Eugène François (sosa 14G4), le 7 novembre 1969 à l’hôpital de Créteil (Val de Marne) d’un cancer généralisé, elle est inhumée au cimetière d’Ancourteville le même jour dans la tombe de ses grands parents. Elle était gardienne d’immeuble au 48 rue du Dessous-des-Berges à Paris 13ème. Sa photo, sa maison, sa tombe dans le diaporama ci-dessous.
NOEL Jeanne (sosa 2041G11), veuve de TROTEL Jacques (sosa 2040G11), le 29 avril 1754.
TROTEL Angélique Désirée (sosa 127G7), veuve de LEMERCIER Cyrille Augustin (sosa 126G7), le 17 avril 1872. Elle était tisserande.
TROTEL Angélique Marie (sosa 255G8), épouse de CARPENTIER Jean Baptiste Charles (hs), le 19 octobre 1867. Elle était bobineuse et fileuse.
TROTEL Charles (sosa 1020G10), veuf de DELAMARE Marie Anne (hs) et époux de DAVOURIE Austreberthe (sosa 1021G10), le 9 avril 1765. Il était laboureur. Sa signature en 1740 dans le diaporama ci-dessous.
TROTEL Charles Nicolas (sosa 510G9), époux de GUEROULT Suzanne Geneviève (sosa 511G9), le 25 avril 1804. Il était compagnon siamoisier et tisserand.
TROTEL Jacques (sosa 2040G11), époux de NOEL Jeanne (sosa 2041G11) le 16 février 1728.
TALBOT Marie Magdeleine (sosa 505G9), épouse de LEMERCIER Robert Nicolas (sosa 504G9), le 29 mars 1800.

Domiciles  :
LEMERCIER Anthoine Augustin (sosa 252G8) avec DEMEILLIER Marie Flore Catherine (sosa 253G8) en 1807 et en 1854 lors de son décès.
TROTEL Angélique Marie (sosa 255G8) en 1811 chez ses parents.
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) et GRANSARD Marcelle Renée (sosa 7G3) de 1979 à 1992 après leur retraite.
GRANSARD Marcelle Renée (sosa 7G3), ma mère,  et son frère Pierre de 1927 à 1931 environ. Photo dans le diaporama ci-dessous.
Marcelle et Pierre ont été élevés à Ancourteville par "Maman Léontine", son époux Cyril Côté et leurs deux fils Paul et Julien (Paul épousera par la suite une cousine de Madeleine, Jeannette Texier).
En 1926, Pierre Gransard qui a  2 ans est souffrant (ganglions aux poumons), la vie au grand air lui est recommandée. Ses parents, Madeleine et Auguste, qui ont déjà perdu un enfant en 1920, font partir Pierre, avec sa sœur, pour qu'il ne s'ennuie pas, à Ancourteville chez une nourrice agréée, Léontine Coté, voisine et amie des grands parents Vénérande et Alexandre Lemonnier. Marcelle et Pierre vivent chez eux durant environ 7 ans, ils vont à l'école du village, Marcelle y passe son certificat d'études primaires et y fait sa première communion. Durant cette période, Pierre revient fréquemment à Paris passer des examens médicaux, mais Marcelle ne voit ses parents (surtout son père) que très peu, il n'y a pas encore les congés payés ! Elle se souvient être revenue une fois à Paris pour une visite médicale. En retournant à l'école, à la suite de ce voyage, elle se vante auprès de ses camarades d'avoir été "Porte d'Italie" et d'avoir vu "des champs de macaronis". La maîtresse lui fait copier x fois "il n'y pas de champs de macaronis à Paris"...

Autre :
GRANSARD Marcelle Renée (sosa 7G3) Première communion le 2 juillet 1933. Photo dans le diaporama ci-dessous.

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Communauté de Communes « Cœur de Caux ».

Il était une fois... nos ancêtres d'Ancourteville

Date de dernière mise à jour : 16/04/2016