PRESENTATION DU DEPARTEMENT

 

Bas rhin 67 logo 2015Bas rhin adm

Le département du Bas-Rhin de la région Grand-Est fait partie de la région historique et culturelle d'Alsace avec le département du Haut-Rhin. Il est limitrophe des départements du Haut-Rhin, des Vosges, de Meurthe-et-Moselle, de la Moselle, ainsi que de l'Allemagne.

Création du département
Le 4 mars 1790 à partir de la moitié Nord de la Province d'Alsace (Basse-Alsace).
Les limites du Bas-Rhin sont modifiées à de nombreuses reprises :
En 1793, il absorbe les territoires suivants, nouvellement annexés par la France : le comté de Sarrewerden (Bouquenom et Sarrewerden rattachés à la Moselle de 1790 à 1793), le comté de Drulingen,la seigneurie de Diemeringen, la seigneurie d'Asswiller (domaine de la famille de Steinkallenfels) et plusieurs communes du Palatinat.
En 1795, la région de Schirmeck (qui ne parle pas l'alsacien) lui est retirée (district de Sélestat) et rattachée aux Vosges (district de Senones).
En 1808, des territoires à l'Est du Rhin lui sont rattachés, en particulier la ville de Kehl.
En 1814, à la suite du premier Traité de Paris, il gagne des territoires au Nord de la Lauter, provenant de l'ancien département du Mont-Tonnerre, notamment la ville de Landau, mais il perd tous les territoires à l'Est du Rhin.
En 1815, à la suite du second Traité de Paris, il perd tous les territoires au Nord de la Lauter et le département est occupé par les troupes badoises et saxonnes de juin 1815 à novembre 1818. Obersteinbach est une commune de Moselle en 1793, puis est transférée au Bas-Rhin en 1833.
En 1871, il est annexé par l'Allemagne (par le Traité de Francfort) et devient alors le Bezirk Unterelsass au sein du Reichsland Elsaß-Lothringen.Bas rhin adm
En 1919, il redevient français (Traité de Versailles) et garde les territoires que l'Allemagne a pris au département des Vosges en 1871 (canton de Schirmeck et canton de Saales).
De 1940 à 1944, le Bezirk Unterelsass est rétabli pendant l'occupation allemande.
En 1944, Kehl lui est de nouveau rattaché avant d'être rétrocédé à la RFA en 1953.
En 1982, le département est inclus dans la région Alsace nouvellement créée.
Le 7 avril 2013, à la suite d'un référendum, rejet de la création d'une collectivité unique en Alsace par fusion de la région Alsace et des deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

Blason departement fr bas rhin svg

 

Héraldique
De gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même.
Ce blason se rattache étroitement à l'histoire de la Basse-Alsace. Il apparaît pour la première fois en 1262 sur un sceau des comtes de Werd, originaires de Wœrth près d'Erstein, qui sont devenus landgraves (titre de noblesse équivalent à celui de comte) de la Basse-Alsace en 1156.

Droit local
Les périodes d'annexion de droit (1870-1918) et de fait (1940-1944) de l'Alsace et de la Moselle à l'Allemagne ont eu des conséquences administratives dont les prolongements se font sentir encore de nos jours. L'Alsace-Moselle, qui désigne les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, conserve de cette période un régime juridique spécifique en France. Le conserve certaines dispositions mises en place par les autorités allemandes.

Langue
Au début du XIXème siècle, l'alsacien est encore l'idiome des habitants du département, à l'exception de dix à douze communes, qui elles parlent le  patois Lorrain, considéré à l'époque comme une espèce de dialecte romance. En 1802, le français est parlé par plus d'un tiers de la population bas-rhinoise et la moitié de celle-ci comprend cette langue.
En 1860, l'écrivain Jules François Félix Husson dit Champfleury (1821/1889) indique que le dialecte alsacien du Bas-Rhin est moins dur que celui du Haut-Rhin, mais que tout deux ne sont pas toujours compris par les allemands d'Allemagne.En 1826, Jean Frédéric Aufschlager (1766/1833) indique que les habitants des cantons méridionaux du département ont un langage presque aussi rude que ceux du Haut-Rhin, que celui-ci devient plus doux dans les cantons du milieu. Il mentionne que le langage alsacien présente une quantité d'idiotismes qui varient de village en village, que la ville de Strasbourg a son dialecte particulier et que les gens instruits parlent aussi l'allemand standard.

Histoire
Le territoire du département du Bas-Rhin prend, au Moyen-Age les noms de Nordgau et de Basse- Alsace, et est habité primitivement par une peuplade de la nation celtique.
Au temps où César visite cette limite de la Gaule, une partie de la confédération des Médiomatrices, dont la capitale Divodurum (Metz) y forme quelques établissements dont les principaux sont Argentoratum (Strasbourg), Brocomagus (Brumat), Helvetum (Elle ou Schlestadt), Altitona (Hohenbourg). Ce ne sont encore que des bourgades composées d’habitations chétives et dispersées au hasard, mais qui servent de retraite à des guerriers de haute stature, robustes et infatigables. Les Médiomatrices bravent deux fois les armées de César, en 56 et 52, mais après la destruction d’Alise et la ruine des efforts de Vercingétorix pour rendre les Gaulois à la liberté, leur soumission est complète.
Quelques années plus tard, les Nemètes et les Triboques, réussissent à s’établir vers Spire et vers Strasbourg dans la basse Alsace. Malgré cet établissement des Germains, les Romains restent maîtres de l’Alsace ; mais pour se prémunir contre une nouvelle invasion, ils élèvent sur les bords du Rhin et aux défilés des Vosges des retranchements coupés par des tours élevées et par des camps environnés d’énormes murailles de pierre ; il reste des vestiges de ces travaux gigantesques (Hohenbourg).
Pendant deux siècles, l’Alsace, qui forme la Première Germanie, jouit d’une tranquillité seulement troublée vers l’an 70 par la révolte de Civilis. Cette période voit s’élever des villes nouvelles ; les anciennes cités s’agrandissent, les institutions se développent et donnent à une contrée jusque-là barbare les premiers éléments de la civilisation.
Le christianisme est apporté en Alsace par saint Materne sous le règne de l’Empereur Constantin. Julien retarde par ses victoires la grande invasion, il défait en 357 les Lètes aux environs de Strasbourg, mais après sa mort, les Alains, les Suèves, les Vandales, les Huns, les Francs se jetent sur la Gaule.
En 407, la plupart des villes de l’Alsace, les premières exposées aux hordes envahissantes, sont détruites et la province entière est enlevée sans retour aux Romains. Les ravages, les famines, les épidémies se succèdent et dépeuplent la contrée.
En 451, Attila détruit tout sur son passage. Les Francs s’emparent de la Première Germanie.
Clovis iThierry ier de france 247 305 400 881 200 g48Clovis (466/511, portrait 1 de gauche, mon ancêtre sosa n° 494 610 801 762 400 en 49ème génération) à sa mort laisse à son fils Thierry 1er (485/534, portrait 2 de droite, mon ancêtre sosa n° 247 305 392 631 856 en 48ème génération) cette partie de ses États sous le nom de Royaume de Metz. Clotaire 1er dit Le Vieux (498/561) réunit en 558 toute la monarchie franque et lègue à son tour Metz ou l’Austrasie à son fils Sigebert (535/575). Les intrigues de la reine Brunehaut (547/613) épouse de ce dernier, agitent l’Alsace de 600 à 613.
L’Alsace est érigée en Duché en faveur d’Athic ou d’Adalric dont la fille Odile, célèbre pour sa piété, fonde près de Hohenbourg le monastère qui porte son nom.
Louis 1er le pieux ou le debonnaire 241 509 180548 g38Lothaire 1erLouis dit le Débonnaire ou le Pieux (778/840, portrait 2 de gauche, mon ancêtre sosa n° 241 509 172 492 en 38ème génération) inclus le territoire de l’Alsace dans la part de l’empire qu’il assigne à son fils Lothaire Ier (795/855, portrait 2 de droite, mon ancêtre sosa n° 241 509 172 490 en 38ème génération) au Traité de 817.  
En 855, sous Lothaire II (835/869) l’Alsace est comprise dans la Lotharingie. Ce prince constitue cette Province en Duché et la donne à un de ses bâtards, Hugues. A sa mort, Charles II dit le Chauve (823/877, portrait 3 de gauche, mon ancêtre sosa n° 120 754 590 274 en 37ème génération) et Louis dit le Germanique (806/876, portrait 3 de droite, mon ancêtre sosa n° 1 932 073 568 262 en 41ème génération)  se partagent ses États par le Traité de Mersen en 870, et Louis devient maître de l’Alsace.
Charles le chauveLouis ii le germanique 1 932 073 568 262 g41En 888, Arnoul de Carinthie (850/899), proclamé roi d’Allemagne, s’empare de l’Alsace et la donne avec la Lorraine à son fils naturel Zwentibold (870/899). En 899, le fils légitime d’Arnoul, Louis dit l’Enfant (893/911) est âgé seulement de six ans, il est incapable de lutter contre l’agrandissement du pouvoir féodal, qui prendt en Alsace, sous son règne, une extension encore plus grande que dans le reste de l’empire carolingien. Charles III dit le Simple (879/929, portrait 4 de gauche, mon ancêtre sosa n° 60 377 293 128 en 36ème génération) dispute aux empereurs allemands la possession de cette province qui finit par rester à ces derniers.
En 917 et 926, les Hongrois dévastent l’Alsace. L’empereur Henri Ier dit l’Oiseleur (876/936) réunit cette contrée à la Souabe et la donne, avec le titre de duché, à Hermann.Louis iv d outremer de franceCharles iii le simple
L’un des derniers Carolingiens, Louis IV dit d’Outre-mer (920/954, portrait 4 de droite, mon ancêtre sosa n° 30 188 646 564 en 35ème génération), essaye en vain de reprendre l’Alsace.
A la mort d’Othon III (980/1002), quatre prétendants se disputent l’empire, parmi eux Hermann, duc de Souabe et d’Alsace qui, pour se venger de ses adversaires qui trouve un appui dans les populations de l’Alsace et dans la ville de Strasbourg,  brûle la capitale de son duché et ravage tout le territoire.
Rodolphe de Rheinfelden (1025/1080)  est élu par les Grands de l’empire, duc de Souabe et d’Alsace, mais la bataille de Mersbourg lui est fatale.
Frédéric II de Hohenstauffen (1194/1250) est maître de la Souabe et de l’Alsace.
La peste ravage toute cette partie de l’empire.  Un grand nombre de fondations pieuses datent de cette époque.
Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090/1147) est duc d’Alsace. Son frère, Conrad III (1093/1152) est appelé en 1130 au trône impérial. Cette élévation des Hohenstauffen donne un nouvel éclat à l’Alsace. Haguenau, construit par Frédéric le Borgne, devient l’une des principales résidences impériales.
Frédéric Barberousse (1122/1190) succède à Conrad III en 1152, et donne l’Alsace  à son fils Frédéric.
A cette époque les deux Alsaces ont pour gouverneurs chacune un landgrave (comte), chargés de l’administration de la justice.
L’héritier de l’empereur Conrad, fait prisonnier par Charles d’Anjou, est décapité en 1268. Pendant cette confusion la plupart des Grands se rendent indépendants et les principales villes du Rhin, Strasbourg, Schlestadt, Haguenau, Wissembourg forment entre elles une confédération pour les intérêts de leur commerce et bientôt quelques-unes, telles que Strasbourg et Haguenau deviennent presque complètement indépendantes.
Rodolphe de Habsbourg (1218/1291), qui termine le grand interrègne en 1273, visite l’Alsace et lui donne pour landgrave son fils, Rodolphe.
L’Alsace se soulève contre l’Empereur Adolphe de Nassau (1250/1298), parvient à le renverser et lui substitue Albert Ier qui gagne la bataille de Göllheim le 2 juillet 1298, au cours de laquelle Adolphe trouve la mort.
Strasbourg secoue entièrement le joug de l’aristocratie et établit dans ses murs une sorte de constitution républicaine sous la protection de l’empire.
En 1375, un seigneur français, Enguerrand de Coucy prétend faire valoir ses droits à la possession du duché d’Alsace ; il se met à la tête des bandes d’aventuriers qui ravagent le pays, et met les deux landgraviats à feu et à sang.
La paix ne se fait qu’en 1429, et est suivie de la ligue de dix villes, Haguenau, Strasbourg, Schlestadt, Wissembourg, Obernheim …. Ces cités prennent une part active à la Guerre des Suisses contre Charles dit le Téméraire  (1433/1477).
Les guerres occasionnées par la réforme s’annoncent par plusieurs soulèvements populaires en Alsace : la ligue du Soulier puis le soulèvement des Rustauds en 1525, les anabaptistes viennent ensuite et proclament l’égalité de tous les hommes.
Le protestantisme fait des progrès. Calvin, chassé de Genève, vient en 1538 à Strasbourg et fonde l’Église française réformée. Les troubles religieux sont le premier prétexte à la Guerre de Trente ans et l’Alsace a sa part de désordres et de misères pendant cette période.
En 1637, le duc de Saxe-Weimar bat près de Strasbourg l’armée impériale. Les deux landgraviats sont conquis et cédés à la France par la paix de Westphalie. Strasbourg seule conserve sa liberté mais la perd après le Traité de Nimègue, en 1679.
Malgré sa réunion à la France, l’Alsace reste allemande jusqu’en 1789.
Le Bas-Rhin voit passer le général Jean Victor Marie Moreau (1764/1813) Kehl et Huningue sont le premier théâtre des opérations lorsqu’il lit la célèbre campagne d’Allemagne.
L’Alsace se distingue en 1814 par sa fidélité à l’empereur Napoléon.
En 1815, le général Jean Rapp (1773/1821), presque sans soldats, fait soutenir aux habitants de Strasbourg un blocus de trois mois.
A la fin du XIXème siècle, le département du Bas-Rhin est l’un des premiers parmi les départements manufacturiers de France.

Patrimoine/Tourisme
Les musées de Strasbourg :
- Le musée alsacien : musée d’art et traditions populaires. On y découvre une importante collection d’objets utilitaires, décoratifs ainsi que des costumes qui retracent la vie quotidienne en Alsace des XVIIIème et XIXème siècles.
- Francois de rohanLe musée d'art moderne et contemporain : situé en plein cœur de la ville, le musée abrite près de dix-huit mille œuvres.
- Le musée Tomi Ungerer : présente une importante collection de dessins, archives, jouets et revues donnés à sa ville natale par le dessinateur français Tomi Ungerer. Il accueille également des expositions temporaires.
- Le Palais de Rohan : construit entre 1731 et 1742 à la demande de François Armand, prince de Rohan, cardinal de Soubise (1717/1756  portrait ci-contre) et évêque de Strasbourg, qui en fait sa résidence principale au cœur historique de la ville. Il accueille à présent les musées des Arts Décoratifs, d'Archéologie ainsi que des Beaux-Arts.

Les châteaux :
Le château fort du Haut-Koenigsbourg d’Orschwiller (photo ci-dessous), construit sur un éperon rocheux dont les murailles épousent la forme des rochers,  est un ancien château fort du XIIème siècle, profondément remanié au XVème siècle.
CharlemagneEn 774, Charlemagne (747/814, portrait de droite, mon ancêtre sosa n° 483 018 361 096 en 39ème génération) fait don du Stophanberch ou Staufenberg (nom du col où le Haut-Kœnigsbourg est construit) et des terres attenantes au Prieuré de Lièpvre.
En 1079, Frédéric Ier de Souabe (1050/1105) est nommé duc de Souabe par l'Empereur du Saint-Empire romain germanique Henri IV (1050/1106). Il fait construire le château Stauf sur le mont Hohenstaufen près de Göppingen.
Afin de renforcer le pouvoir des Hohenstaufen en Alsace, son fils, Frédéric II de Hohenstaufen dit le Borgne (1090/1147) duc de Souabe, crée une ligne de défense en faisant construite de nombreux châteaux et certains sur des terres ne lui appartenant pas. C’est ainsi que le château  du Haut-Kœnigsbourg  est bâti en toute illégalité sur les terres confiées aux moines de l'abbaye de Lièpvre.
En 1147, Eudes de Deuil (1110/1162), abbé de Saint-Denis, presse Louis VII dit Le Jeune (1120/1180)  d'intervenir auprès du roi des Romains, Conrad III de Hohenstaufen (1093/1152), second fils de Frédéric Ier de Souabe, afin de réparer cette injustice.
À cette date, le site comporte deux tours permettant de surveiller la route d'Alsace du Nord au Sud, l'une appartient à Conrad III, l'autre à son neveu Frédéric III de Souabe dit Barberousse (1122/1190), futur empereur du Saint-Empire romain germanique.
Le nom de Königsburg (château du roi) apparaît en 1157.
Dans la première moitié  du XIIIème siècle, profitant de l'affaiblissement des Hohenstaufen, les ducs de Lorraine prennent possession du château qui est confié aux sires de Rathsamhausen puis aux Hohenstein qui y règnent jusqu'au XVème siècle.
Devenu un repaire de chevaliers brigands, le château est conquis et incendié en 1462 par une coalition regroupant les villes de Colmar, Strasbourg et Bâle.
Les vestiges du Haut-Kœnigsbourg sont alors confiés à la famille Thierstein, qui fait bâtir un bastion formé de deux tours d'artillerie et d'un mur-bouclier, dotés de murs puissants. La basse cour est protégée par deux tours en fer à cheval et des courtines avec des murs épais. Le château est entouré d'un premier mur de protection afin de gêner la mise en batterie de l'artillerie ennemie.
Maximilien ier d autriche 1459 1519En 1517, le dernier des Thierstein, croulant sous les dettes, s'éteint. La famille n'ayant pas de descendance, Maximilien Ier d’Autriche (1459/1519, portrait de gauche), empereur des Romains, rachète le château.
En 1633, durant la Guerre de Trente Ans, le Haut-Kœnigsbourg, qui n'est plus qu'une forteresse délabrée, est assiégé et prise après 52 jours de siège, par les Suédois. Peu de temps après, la forteresse est détruite par un incendie. Le château est alors laissé à l'abandon.
Guillaume ii de hohenzollernEn 1865, le site et ses ruines sont rachetés par la commune de Sélestat. En 1871, l’Alsace, par le Traité de Francfort, devient allemande. En 1899, la commune de Sélestat offre le château à Frédéric Guillaume Victor de Hohenzollern ou Guillaume II (1859/1941, portrait de droite), dernier empereur allemand et dernier roi de Prusse.
De 1901 à 1908, la restauration du château fort commence. L'objectif de l’architecte, Bodo Ebhardt, est de le restaurer tel qu'il se présentait aux alentours de 1500. Guillaume II vient régulièrement visiter le chantier, il loge dans la gare de Saint-Hippolyte reconstruite spécialement pour l'accueillir en 1903.
Pour le Kaiser, ce château marque la limite occidentale de l'Empire allemand.
À l'issue de la Première Guerre Mondiale en 1919, le château devient possession de l'État français lors de la restitution de l'Alsace-Lorraine. Cependant, le blason de Guillaume II est toujours visible au sein du château. La propriété du château du Haut-Kœnigsbourg est transférée par l'État au Conseil Général du Bas-Rhin en 2007.
Les ruines du château sont classées aux Monument Historiques en 1862. Ses abords en 1930. Le pavillon de la Source construit en 1903, en 1991. Puis en 1993, l’intégralité est classée de même que les ruines du château de l'Oedenbourg ou Petit-Kœnigsbourg.
Le 16 décembre 2011, la toiture du château subit des dommages lors du passage de la tempête Joachim.

Orschwiller bas rhin le chateau du haut koenisgsbourg

Le château du Fleckenstein de Lembach (photo ci-dessous) est un château fort semi-troglodyte, érigé au XIIème siècle au sommet de pitons de grès rose. Il est attesté en 1165.
Il fait partie d'une série de châteaux qui surveillent la route entre Bitche et Wissembourg.
Ce fief appartient aux barons de Fleckenstein jusqu'en 1720.
Lembach bas rhin le chateau de fleckenstein blasonsLes armes de Frédéric de Fleckenstein et celles de sa seconde femme, Catherine de Cronberg (photo ci-contre), ornent la tour d'escalier.
En 1680, les troupes Françaises reçoivent l'ordre de détruire tous les sites pouvant servir de refuge aux maraudeurs ou devenir des points d'appui pour les ennemis du royaume. En 1689,  le général Ezéchiel de Mélac (1630/1704), commandant des troupes de Joseph Pons de Guimera, baron de Monclar (1625/1690), lieutenant-général de Louis XIV, s'acharnent à détruire à coups de canons et d'explosifs les forteresses voisines dont le château de Fleckenstein qui est ruiné.
Le fief passe aux Vitzthum d'Egersberget.
En 1812, les ruines sont rachetées par un particulier, Louis Apffel (1777/1847), puis il passe au général Olivier Harty (1746/1823), baron de Pierrebourg. En 1919, l'État le possède, puis en 1958,  le Syndicat d'Initiatives de Lembach.
Les parties les plus anciennes, romanes, sont les escaliers creusés à même le rocher, les pièces troglodytiques et la citerne sommitale.
La tour du puits est constituée d'une partie inférieure du XIIIème siècle, surmontée de constructions des XVème et XVIème siècles.
Un ingénieux système de collecte des eaux de pluie alimente une citerne et un monte-charge. Par la partie supérieure du boyau sont acheminées les charges vers le sommet du château. La partie inférieure forme le puits traditionnel où l'on puise l'eau, le tout a une hauteur d'environ 75 m.
La légende raconte quele seigneur des lieux ayant décidé de faire creuser le puits fait appel à plusieurs puisatiers qui échouent dans leurs tentatives. Un jour, un homme se présente et lui promet de trouver de l'eau. Il commence le travail et jour après jour le puits s'enfonce dans les entrailles du roc. Cela dure plusieurs mois. Un jour, il invite le seigneur à descendre avec lui au fond du puits car il y a trouvé de l'eau fraiche et abondante. Au fur et à mesure de la longue descente, la chaleur devient infernale et le puisatier est pris d'un rire inquiétant. Tout à coup, le sire de Fleckenstein voit d'énormes flammes  comme celles de l'enfer. Il comprend que l’homme est le Diable. Il crie le nom de Dieu et le Diable se jette dans les flammes. Les serviteurs le hissent hors du puits et on jette de l'eau bénite dans les profondeurs. 
Il reste à l'intérieur des murs d'enceinte : la basse cour, une tour carrée, des galeries creusées dans le rocher ainsi que des salles comme celle des Chevaliers.
La porte intérieure de la basse cour est datée de 1407 et la porte extérieure de 1428.
Il ne reste que des vestiges des murailles, tours, courtines, fossés, barbacane défendant le château, traces d'un donjon carré, caves, murs du logis et tourelle d'escalier, prison creusée dans le rocher et la salle des archives dont la porte est ornée des écus des Fleckenstein.
Il fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1898.

Lembach bas rhin le chateau de fleckenstein

Le château de Lichtenberg (photo ci-dessous), forteresse imposante située sur une colline qui domine le village. Il se distingue des autres châteaux des Vosges du Nord par son histoire longue de sept siècles, l'importance de ses vestiges et la qualité exceptionnelle de son environnement paysager.
Au tout début du XIIIème siècle, un imposant donjon domine déjà la parcelle de terre, sur laquelle le château est construit, certainement usurpée à l'abbaye de Neuwiller-les-Saverne par la Famille de Lichtenberg.
Vers la fin du XVIème siècle, ses propriétaires, les comtes de Hanau-Lichtenberg, font transformer le château en une puissante place-forte et s'attachent à faire entrer dans leur demeure les décors somptueux de l'art de la Renaissance : fenêtres en oculus à la manière italienne, pilastres cannelés, frontons, volutes et cariatides viennent orner les imposantes façades de grès rose.Marechal de crequy
Un siècle plus tard, en 1678, le château est assiégé par les troupes françaises du maréchal François de Blanchefot de Créquy de Bonne (1625/1687, portrait de gauche), marquis de Marines, celui-ci après deux jours de siège écrit à François Michel Le Tellier de Louvois (1641/1691) : Le château de Lichtenberg est plus difficile à prendre qu'il n'y paraissait et d'autant plus que l'artillerie n'y sert pas à grand-chose. Après 8 jours de siège, la forteresse capitule. Place royale, elle est intégrée dans la ligne de défense de la frontière Nord-Est du royaume de France, et ce, jusqu'au siège suivant.
Au soir du août 1870, la forteresse tombe sous le feu de l'artillerie wurtembergeoise, après une résistance de 3 jours. Un gigantesque incendie la réduit à l'état de ruine.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1878.

Lichtenberg bas rhin le chateau

Mais encore ...  le château de la Petite-Pierre, le château du Haut-Barr, le château de Diedendorf, le château d'Andlau, le château de Kintzheim…

Les édifices religieux :
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, chef-d'œuvre de l’art gothique. Mesurant 142 m de haut, du parvis au sommet du clocher, elle est considérée comme la deuxième plus grande cathédrale de France, après celle de Rouen. Son horloge astronomique d’époque Renaissance et dont le mécanisme date de 1482 est un chef-d’œuvre ; le mont Sainte-Odile, haut lieu spirituel toujours vivant. Culminant à 764 m, cette montagne vosgienne est surmontée par un couvent fondé par Sainte-Odile, patronne de l’Alsace (photo ci-contre).

La cigogne
Cigogne blancheLa cigogne blanche, grande espèce d'oiseaux échassiers de la famille des Ciconiidés dont le  plumage est principalement blanc, avec du noir sur les ailes. Les adultes ont de longues pattes rouges et un bec rouge long et droit, et mesurent en moyenne 100 à 115cms  du bout du bec au bout de la queue, avec une envergure comprise entre 155 et 215cms . C'est l’oiseau emblématique de l’Alsace.
Une célèbre légende du Nord de l'Europe conte que la Cigogne blanche est chargée d'apporter les bébés aux jeunes parents.Lles changements dans les méthodes agricoles et l'industrialisation ont conduit au déclin et à la disparition locale de l'espèce en Europe aux XIXème et XXème siècles. Les programmes de conservation et de réintroduction dans toute l'Europe ont abouti à la reprise de la nidification de la Cigogne blanche en France. Elle est désormais protégée et fait partie intégrante du paysage. On peut l'apercevoir la plupart du temps, sur les toits des édifices publics et de plus en plus sur les habitations.

Le costume traditionnelCostume alsacien
Le costume traditionnel alsacien est l’un des symboles de la région. Même s'il reste composé le plus souvent d’une coiffe noire et d’une jupe rouge, symboles de l’Alsace, il existe une multitude d’autres tenues qui varient selon les villages mais aussi selon le statut social de la personne. Aujourd’hui pratiquement disparu, on peut encore le voir dans certains villages lors de diverses manifestations et grâce aux groupes folkloriques.

 

 

Dans ce département, 29 villes ou villages

ont été témoin de la vie (naissances/baptêmes/unions/décès/inhumations…)

de  128 ancêtres du XVIème au XIXème siècle

 

Bas rhin carte cantons

 

Le département du Bas-Rhin et ses cantons (2016)

 

 

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Le blog de Dartagnans, La France Pittoresque, randoalsacevosges.
Vidéo : YouTube, Jean-Marc Coquelle.

 

Date de dernière mise à jour : 16/07/2017