PRESENTATION DU DEPARTEMENT

 

Essonne 91 logo 2015Sans titre

 

Le département de l’Essonne de la région Ile-de-France est intégré à l’agglomération parisienne. Il tire son nom de la rivière Essonne dont le cours traverse le territoire jusqu’à la confluence avec la Seine. Il est créé en 1968 par démembrement de l’ancienne Seine-et-Oise.Langfr 280px departement 91 in france 2016 svg
Il est limitrophes des départements des Yvelines, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de la Seine-et-Marne, du Loiret et de l’Eure-et-Loir.

600px blason departement fr essonne svgHéraldique
D’azur à la bande ondée d’argent, accompagnée en chef d’un besant éclatant de dix huit rais chargés de vingt trois besants de taille très inférieure et en pointe d’un semé de fleurs de lys, le tout d’or.
Le semé de fleur de lys d’or sur fond d’azur est repris de la région et ancienne province d’Île-de-France, la bande ondée d’argent symbolise le cours de la Seine et le besant éclatant au rais chargées de besants évoque un atome (pour rappeler l’importance de la recherche, notamment nucléaire, avec la présence des sites du commissariat à l'énergie atomique de Saclay et Bruyères-le-Châtel, du Génopole à Évry et du Synchrotron soleil à Saint-Aubin).

Toponymie
Le nom de la rivière Essonne vient du nom de la déesse gauloise des rivières, Acionna, vénérée dans l’Orléanais où le cours d’eau prend sa source.

Hydrographie
Le fleuve la Seine forme une boucle de l’Est au Nord,  ses affluents sont : l’Yerres, l’École, l’Essonne, l’Orge et la Bièvre et ses sous-affluents : le Réveillon se jette dans l’Yerres ; la Juine, grossie par la Louette et la Chalouette, se jettent dans l’Essonne ;  la Renarde ;  la Rémarde, alimentée par la Prédecelle, la Salmouille et l’Yvette, alimentée par la Mérantaise, le Vaularon et le Rouillon se jettent toutes dans l’Orge.
Plusieurs lacs et étendues d’eau, naturels ou artificiels, sont aussi répartis sur le territoire : le lac de Viry-Châtillon, le lac de Draveil et le lac de Vigneux-sur-Seine.
Assurant la régulation et la retenue des eaux, le lac de Saulx-les-Chartreux et les étangs de Saclay constituent aujourd’hui des espaces protégés. Le lac de Vert-le-Petit, le lac de Tigery, l’étang de la Veyssière, l’étang de Trévoix et la fosse Montalbot caractérisent eux aussi le patrimoine hydrique du département.
Le département est traversé du Sud au Nord par l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui est chargé, par son prolongement formé par les aqueducs d'Arcueil et de Cachan et le réservoir de Montsouris, d’alimenter Paris en eau potable. Son parcours, entièrement souterrain, démarre à Soisy-sur-École, traverse les communes de Champcueil, Chevannes, Mennecy, Ormoy, Villabé, Lisses, Courcouronnes, Ris-Orangis, Grigny, Viry-Châtillon, Savigny-sur-Orge et Paray-Vieille-Poste où il quitte le territoire départemental en passant sous l’aéroport de Paris-Orly.

Histoire
Le territoire est occupé de façon certaine dès le Néolithique (voir lien Echelle des Temps), comme en témoignent les découvertes de silex taillés et l’élévation de menhirs comme dans la forêt de Sénart à Brunoy.
À l’époque gauloise, le territoire est à la frontière des domaines des Parisii au Nord, des Carnutes au Sud-Ouest et des Sénons au Sud-Est. Des premières villes commencent à se démarquer, dont Dourdan, réputée pour son activité de poterie.
L’invasion romaine permet l’édification d’une multitude de villa rustica sur les plateaux dominant les riches vallées. D’autres villages se transforment en oppidum à la croisée des routes, tel Arpajon.
Milly-la-Forêt devient, par la volonté de Dryus, un centre druidique au IIème siècle avant J.-C..
La région de Dourdan subit l’autorité du roi païen Dordanus au IVème siècle.
Au VIème siècle s’achève l’évangélisation du territoire, avec l’édification en 600 d’une première église à Corbeil-Essonnes et le développement à Palaiseau d’un abbaye sous l’impulsion de sainte Bathilde et saint Wandrille.
En l’an 604 se déroule la première bataille d’Étampes entre Clotaire II (584/629), roi de Neustrie et Thierry II (580/613), roi de Bourgogne allié de Thibert II (585/612), roi d’Austrasie.
À partir du VIIIème siècle, la plupart du territoire est intégré au Domaine Royal français, les rois disposant des lieux et distribuant les terres à leurs vassaux.
Commence au Xème siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme à Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil-Essonnes et La Ferté-Alais.
À partir du XIème siècle, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde à Longpont-sur-Orge devient la première étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.
Robert ii le pieux 60 377 287 612 g36Robert II dit Le Pieux (972/1031, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 3 773 580 960 en 32ème génération) construit le château d'Étampes vers 1020.
En 1131 se déroule le Concile d’Étampes.
Louis vi le gros 943 395 188 g30Louis VI dit Le Gros (1081/1137, portrait de droite, mon ancêtre sosa n° 471 697 620 en 29ème génération) à la suite de nombreux déboires avec les seigneurs de Montlhéry, démantèle le château  au XIIème siècle (mais épargne la tour) et réduit à néant la puissante famille de Montlhéry.
En 1258 est scellé le Traité de Corbeil, fixant les limites territoriales entre le royaume de France et le royaume d'Aragon.
Philippe II dit Philippe Auguste (1165/1223) construit le château de Dourdan au XIIIème siècle.
En 1298, le domaine d’Étampes est érigé en comté, créant la lignée des comtes puis ducs d’Étampes.
Au XIIème siècle, les Grands moulins de Corbeil deviennent moulins du Roi.
D’importantes commanderies templières s’installent à Étampes, Longjumeau, Chalou-Moulineux, Auvernaux, organisant de vaste domaines agricoles prospères.
En 1305, le Traité d'Athis-sur-Orge est signé, il intègre au royaume de France les villes de Lille, Douai et Béthune.
En 1346, Philippe VI de Valois (1293/1350) signe l’ordonnance de Brunoy, considérée comme le premier acte juridique en français ayant trait au développement durable.
La Guerre de Cent Ans, cause des ravages et des massacres sur le territoire, comme l’incendie en 1360 de l’église Saint-Clément d’Arpajon par les troupes d’Édouard III d'Angleterre (1312/1337), brûlant vifs 800 habitants.
En 1371, Milly-la-Forêt est ravagée par Édouard Plantagenêt de Woodstock dit le Prince noir (1330/1376).
Entre 1353 et 1355, Paris frappé par la peste noire utilise les coches des bateliers de Corbeil, les corbeillards, pour évacuer les cadavres, donnant ainsi naissance au mot corbillard.
En 1465 a lieu la bataille de Montlhéry entre Louis XI de France (1423/1483) et Charles de Valois dit le Téméraire (1433/1477).
Le début de la Renaissance voit le développement commercial de la région, avec l’édification de halles à Milly-la-Forêt au XVème siècle puis Dourdan, Arpajon et Méréville au XVIème siècle. Dans le même temps, la fixation du pouvoir royal à Paris puis Versailles et les apanages que constituent les villes de Dourdan et Étampes, offertes en présents aux favorites Anne de Pisseleu (1508/1580) et Gabrielle d'Estrées (1573/1599), entraînent l’établissement de châteaux, construits pour les courtisans et les magistrats parisiens.
En 1568 la Paix de Longjumeau est signée, concluant la seconde Guerre de religion.
En 1590, lors du siège de Paris, Corbeil, prise par Alexandre Farnèse (1545/1592), permet le ravitaillement de Paris, bloqué par les troupes d’Henri IV de Bourbon (1553/1610).
En 1628, la ville d’Essonne est ravagée par un incendie, provoqué par une nouvelle explosion du moulin à poudre.
En 1652, en pleine Fronde, la seconde bataille d’Étampes mène à la victoire d’Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611/1675) qui a stationné ses troupes à Arpajon.
Le XVIIIème siècle voit la région s’équiper de plusieurs Hôtels-Dieu à Milly-la-Forêt, Dourdan et Arpajon, de relais de poste sur les routes de Fontainebleau et Orléans.
La Révolution Française, modifie relativement peu le quotidien des habitants. Un fait-divers marque cependant cette période, l’assassinat à Étampes du maire Jacques Guillaume Simoneau (1740/1792), entraînant la création par l’Assemblée Législative d’une Fête de la Loi sur tout le territoire.
Peu touché par les conflits en dehors de l’occupation prussienne en 1870, le territoire profite du XIXème siècle pour bénéficier d’une modernisation importante, avec la création de plusieurs lignes de chemin de fer, plusieurs villages devenant alors un lieu de villégiature pour les riches bourgeois parisiens et les artistes.
Au début du XXème siècle, le département devient un des berceau de l’aviation, Viry-Châtillon accueillant en 1909 le premier aéroport organisé du monde à Port-Aviation. En 1910 Louis Blériot (1872/1936) et Maurice Farman (1877/1964) ouvrent des écoles sur l’aérodrome d'Étampes-Mondésir. Brétigny-sur-Orge dispose dès 1938 de la base aérienne 217, lieu de nombreux records.
Autre site emblématique, l’autodrome de Linas-Montlhéry créé en 1924 reste le lieu des plus célèbres courses automobiles jusque dans les années 1960.
Relativement épargné par les deux conflits mondiaux, malgré la présence du camp de concentration de Linas-Montlhéry construit en 1940 par les nazis pour l’enfermement des Tsiganes, le futur département connait, dès les années 1950, une forte poussée démographique, touché comme ces voisins par l’édification de bidonvilles aux portes de Paris, situation plus tard aggravée par la nécessité d’héberger les nombreux rapatriés d’Algérie venus s’installer dans la région.
Ces bouleversements démographiques entraînent le redécoupage administratif.

Patrimoine /Tourisme
Le château- fort de Montlhéry du XIème siècle (photo ci-dessous) est érigé vers 991 pour Thibaud de Montlhéry (970/1031), premier seigneur du lieu, par la fortification de la butte d'une motte castrale, composée d'une tour de bois protégée par une enceinte.
Son fils, Gui Ier de Montlhéry (1031/1095) fait bâtir le prieuré Saint-Pierre et l'église Notre-Dame. Il épouse Hodierne de Gometz, dame de Gometz, qui fait construire le monastère de Longpont. Leurs enfants, Milon Ier de Montlhéry dit Le Grand devient vicomte de Troyes et Gui Ier de Rochefort dit Le Rouge devient Philippe ier de france 943 395 240 g30comte de Rochefort. Tous trois sont liés au roi des Francs  Philippe Ier (1052/1108, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 943 395 240 en 30ème génération) jusqu'en 1107, date de  l'annulation du mariage de Lucienne de Rochefort, sa fille, avec Louis VI dit Le Gros (mon ancêtre § précédent), héritier du trône.
En 1096, Milon Ier et son fils Gui II, son frère Gui de Rochefort et son neveu Hugues de Crécy partent pour la Première croisade. Mais Gui II de Montlhéry dit Gui Trousseau se déshonore en s'enfuyant devant Antioche. Il est contraint en 1104 d'abandonner son château au roi en échange du mariage de sa fille Élisabeth de Montlhéry ( -/1141) avec Philippe de Mantes (1092/après 1133) frère de Louis VI.

Montlhery essonne le chateau la tour

Le château-fort de Dourdan (photo ci-dessous) dont les vestiges se dressent dans l'ancienne province de Hurepoix (qui se caractérise au Moyen-âge par une forêt dense, conservée encore aujourd'hui), date du début du XIIIème siècle.
Hugues dit le Grand (898/956) fait construire un castelet en bois (à environ 100 m au Nord-Ouest de l'actuel château) où il meurt. La construction perdure et Louis VII (1120/1180) en fait une de ses résidences de chasse. Entre 1220 et 1222, un nouveau château est construit à la demande de Philippe II dit Philippe-Auguste à l'emplacement du château capétien.
Il est classé au titre des Monuments Historiques en 1964.

Dourdan essonne le chateau fort

Le château-fort d’Etampes, du XIIème siècle, dont ne subsiste aujourd'hui que le donjon appelé depuis Tour de Guinette (gravure vers 1410 et photo ci-dessous).
Un premier château est construit à la demande de Robert II dit le Pieux (mon ancêtre § précédent).
Le donjon est édifié vers 1140 à la demande de Louis VII dit Le Jeune (1120/1180). À la fin du XIIème siècle, Philippe II dit Philippe-Auguste (1165/1223) fait édifier une enceinte carrée reliée par une passerelle puis une deuxième enceinte. De 1201 à 1213, le donjon sert de prison à son épouse, la reine Ingeburge de Danemark (1174/1236), sacrée Reine de France le 15 août 1193 et répudiée le 5 novembre de la même année.
En 1589, Henri IV (1553/1610) autorise les habitants à démanteler le château pour utiliser les pierres. Seul le donjon subsiste.

Etampes essone le chateau feodal gravureEtampes essone le chateau feodal la tour guinette

La ville d’Étampes bénéficie du label Villes et pays d'art et d'histoire.
Les remparts de Corbeil-Essonnes du Moyen-âge.
Les châteaux de l’époque Renaissance : le château de Chamarande du XVIIème siècle (photo ci-dessous), le château du Marais au Val-Saint-Germain  du XVIIIème siècle, le château de Courson à Courson-Monteloup du XVIIème siècle ou le château de Courances du XVIIème siècle…

Chamarande essonne le chateau


Les lieux de culte, tel la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Longpont-sur-Orge du XIIème siècle ou la Collégiale Notre-Dame-du-Fort à Étampes du XIème siècle, la cathédrale Saint-Exupère de Corbeil-Essonnes du XIVème siècle ou l’église Saint-Germain-l’Auxerrois de Dourdan du XVème siècle mais aussi l’église orthodoxe Notre-Dame-de-la-Dormition de Sainte-Geneviève-des-Bois du XXème siècle...
Le pont des Templiers à Longjumeau, daté du XIIIème siècle, l’un des plus vieux ponts d’Île-de-France.
Les halles de Dourdan, Arpajon du XVIème siècle, Milly-la-Forêt du XVème siècle et Méréville du XVIème siècle.
Les demeures bourgeoises : le Temple de la Gloire à Orsay du XIXème siècle (photo ci-dessous), la propriété Caillebotte à Yerres.

Orsay essonne le temple de la gloire


Les maisons d’artistes : celles de Victor Hugo à Bièvres, d’Alphonse Daudet à Draveil, de Claude François à Dannemois (photo ci-contre) et de Tsugouharu Foujita à Villiers-le-Bâcle.
Les lavoirs comme celui de La Ferté-Allais.Dannemois essonne le moulin de claude francois
Les forêts (ceinture verte d’Île-de-France) : la forêt de Dourdan et celle d’Angervilliers, puis la forêt de la Roche Turpin, la forêt du Belvédère, la forêt des Grands Avaux et la forêt de Milly-la-Forêt qui rejoint la forêt de Fontainebleau à l’Est. Au Nord du département, la forêt de Verrières et la forêt de Sénart forment deux espaces préservés en bordure de la première couronne parisienne. Les forêts de Palaiseau, du Rocher de Saulx et de Bellejame complètent ces massifs.
Plusieurs arboretums et parcs : l’arboretum Vilmorin, l’arboretum municipal de Verrières-le-Buisson, l’arboretum de Segrez à Saint-Sulpice-de-Favières et le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles à Milly-la-Forêt.
Le parc de Jeurre à Morigny-Champigny, le parc de Chamarande, le parc du château de Courances, le parc de Courson et le parc du château à Saint-Jean-de-Beauregard.
La base de plein air et de loisirs d'Étampes et la base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises au Nord.
Deux espaces renommés occupent aussi une part importante du territoire : la Vallée de Chevreuse suit le cours de l’Yvette jusqu’à Palaiseau et le Parc Naturel Régional du Gâtinais français englobe 28 communes du département entre les vallées de l’Essonne et de l’École.
Au total, 51 châteaux et 94 monuments religieux, répartis sur le territoire, bénéficient d’un classement ou d’une inscription aux Monuments Historiques.

 

Dans ce département, 2 villes

ont été témoin de la vie  (naissances/baptêmes/unions/décès/inhumations…) 

de 2 lointains ancêtres des Xème et XIème siècles

 

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Le département et ses cantons (2015)

 

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia
Vidéo : YouTube.

 

Date de dernière mise à jour : 30/07/2017