Saint-Pierre-de-la-Fage

Saint pierre adm

Petit village situé à 11 Kms de Lodève et 41 Kms de Montpellier, à proximité du Cirque du Bout du Monde sur le Causse du Larzac.

St pierre blasonHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à deux clefs d'azur passées en sautoir, cantonnées de quatre menhirs de sables.

Drapeau francais fond blancHistoire

Occupation Préhistorique : Des cavités situées dans les falaises, six grottes conservent encore des restes préhistoriques (vases, bols, marmites, jattes).

Septembre 1944 durant la seconde Guerre Mondiale, des pillages (vols d’argent, chevaux, bicyclettes, matériel de culture, denrées, vêtements…) ont lieu dans toutes les maisons du village lors du stationnement, de 11h à 17h, d’une colonne allemande composée d’environ 1500 hommes (Source : Déclaration et procès-verbal de gendarmerie).

Les seigneurs

La Baronnie de Clermont possédaient Parlatges, Foziéres, Canet, le rocher des deux vierges, Puilacher, Tressan, Nébian, Liausson, Brignac, Lacoste, Saint Guiraud, Saint Feux (Avisacio). L'importance de ces domaines prouve que les premiers Guilhem de Clermont étaient très puissants.
En 1242, Maffred  est seigneur de Parlatges et de Villecun.
Béatrix Maffred, dame de Parlatges, épouse en 1411 Rigaud de Roquefeuil. Son fils Guillaume de Roquefeuil épouse Vaurie de Maffred, dame de Parlatges, qui donne naissance à Jacques de Roquefeuil qui devient seigneur de Parlatges. Guillaume de Roquefeuil décède en 1495.
L'évêque de Lodève reçoit l'Hommage de tous les nobles de son diocèse possesseurs de fiefs. Il est coseigneur de Salasc, Soubès, Arboras et Saint-Pierre-de-la-Fage.

Le hameau de Parlatges

Il est situé presque à égale distance de Lodève et de Saint-Guilhem-le-Désert. Un castrum y est mentionné en 1101, donné par Pierre Guilhem à l’abbaye de Gellone.
Il est réuni, pour le spirituel, à Saint-Etienne-de-Gourgas, avant d’être érigé en succursale de Saint-Pierre-de-la-Fage par ordonnance royale du 15 juin 1846.
Plusieurs orthographes ont été adoptées pour écrire le nom de Parlages, Partlages ou Parlatges, dont l’étymologie reste incertaine. En occitan parlatge peut se traduire par langage, l’existence d’un pèlerinage spécial pour la guérison miraculeuse des personnes souffrant de troubles de la parole est mentionné dans le procès-verbal de la visite pastorale de Plantavit de la Pause en 1631.
L’église Sainte-Marie de Parlatges, vraisemblablement attachée au château, est signalée dans la liste synodale du diocèse en 1252, puis dite paroissiale dans l’inventaire de l’évêque Briçonnet en 1331.
Les descriptions du château (dont ne subsiste aujourd’hui qu’un mur) et du retable (conservé dans l’église) sont inexistantes.

Chroniques communales

Les inondations 2014 et 2015

Les violents orages de septembre et octobre 2014 ont dégradé et littéralement “troué” une portion de l’autoroute A75, coupée dans les deux sens, entre Lodève et Clermont l’Hérault. Plusieurs routes départementales sont endommagées comme la RD25 entre Saint-Pierre-de-la-Fage et Soubès du fait d’éboulements rocheux.
Saint pierre de la fage herault parlatges inondations 2015En septembre 2015, Saint-Pierre-de-la-Fage est de nouveau touché par des pluies violentes et des coulées de boue.
Le pont qui permet l’accès au hameau de Parlatges a été dégagé par les habitants, aidés de forestiers-sapeurs du Caylar (photo ci-contre). Mais la Primelle l’a très endommagé. La Primelle, généralement un  filet d’eau irriguant un long vallon planté de milliers d’arbres et dévalant de Saint-Pierre-de-la-Fage pour alimenter la Lergue, est devenu une grosse rivière aux eaux laiteuses roulant sur des tonnes de cailloux et de roches inexistantes deux heures avant (Source : « Le Midi Libre »).
25 militaires de la sécurité civile ont été dépêchés dans le secteur du Lodévois pour participer aux actions de nettoyage des cours d'eau et réparer les dégâts. Les militaires se sont d'abord occupés d'une première zone au niveau du Puech. Mais le gros du chantier se situe entre Saint-Pierre-de-la-Fage et Saint-Etienne-de-Gourgas, vers le hameau de Parlatges. Aujourd'hui, le paysage est dévasté par les rochers et les branches charriés par l'eau. Ils s'attaquent principalement à la soixantaine d’embâcles,  barrages naturels formés par l'accumulation de terre, de rochers et de bois. En cas de nouvelles fortes pluies, ils pourraient causer de nouvelles inondations.  Par équipe de six, les militaires les enlèvent à la main. Un travail de fourmi quand on sait que ces embâcles mesurent facilement 2m. Il faut un à deux jours de travail pour les défaire, les trier et brûler par petits tas le bois (Source : « France Bleu »).

Patrimoine

Le moulin de Saint Pierre du XIXème siècle, édifié à 620m d'altitude, domine la forêt domaniale de Parlatges. Ce moulin à farine recensé en ruine dès 1830 a été restauré en 2005. C’est un des rares moulins d'autrefois réhabilités du plateau du Larzac. Il fonctionne par des moyens traditionnels et produit de la farine à l'ancienne que chaque visiteur peut emporter en petits sachets offerts gracieusement.

La lavogne a été restaurée récemment.

Le château de Parlatges du XVIIème siècle dont il ne reste qu’un mur.

La chapelle Notre-Dame de Parlatges, chapelle caussenarde typique située en contrebas des falaises bordant le plateau calcaire, domine sur un petit promontoire, le vallon encaissé qui mène à Soubès. Mentionnée comme fortifiée au XIIème siècle, elle a subi diverses modifications au cours de l'histoire.
L’attention se fixe sur le retable de Parlatges en 1911, par l’arrêté ministériel du 30 septembre qui le classe monument historique sous cette description " Scènes de la vie du Christ, bas-reliefs, et la Vierge et l’Enfant, statue pierre, XIVème siècle. "
Lorsqu’il s’intéresse à la chapelle de Notre-Dame de Parlatges, le sculpteur lodévois Paul Dardé, 1888/ 1963, est un artiste célèbre, lauréat du prix national des Beaux-Arts en 1920, qualifié par les journalistes parisiens de successeur de Rodin et de nouveau Michel-Ange. Il ambitionne de devenir, dans l’Hérault, architecte des Monuments Historiques.
En novembre 1922, il écrit au sujet du retable de Parlatges à Léonce Bénédite, conservateur du Musée du Jeu de Paume : " Je fais des plans également pour la petite église du village de Parlatges … La petite église est actuellement bâtie avec des matériaux romans, gothiques, etc. .... Il y a un petit retable qui date du VIème siècle, mais qui a été remanié aux XIIIème et XVIIIème  siècles. Le clocher seul est solide, mais toute l’église est prête à s’effondrer. Alors je fais un petit projet d’église romane, réalisable pour les fonds de la commune et des fidèles qui y viennent en pèlerinage. Je vous le ferai parvenir quand il sera au point. "
Le sculpteur est reçu le 13 mai 1923 par l’administration des Monuments historiques pour être entendu à ce sujet. Mais ce n’est qu’après sa participation à l’Exposition internationale des arts décoratifs en 1925, sa mise en faillite et la vente aux enchères de son atelier en 1926 que Dardé, vivant alors à La Vacquerie, entreprend de travailler effectivement à valoriser, selon son goût, cette œuvre médiévale.
En juin 1929, Oudot de Dainville, archiviste de l’Hérault et inspecteur des antiquités, effectue le récolement des objets classés et passe par l’église de Parlatges. Devant la " mise en valeur " du retable par Dardé, son effroi est total : " J’ai constaté que le retable avait été l’objet d’un badigeon qui n’est utilisé que pour la peinture des charrettes. Les personnages eux-mêmes ont été recouverts d’un ton d’ocre délavé. Quant à la Vierge, elle était remplacée par une statue informe, qu’on avait essayé d’assortir au fond par le même badigeon. De la Vierge primitive, il ne reste, gisant sur le sol, que deux fragments : la tête et la partie de la poitrine où le fermoir unit les bords du manteau. Cette tête n’est d’ailleurs point en son état primitif : avant le bris de la statue, un goujat avait essayé de modifier le caractère de la figure du XIVème siècle ; il avait bridé les yeux, aminci les ailes du nez, busqué celui-ci, épaissi les lèvres et amenuisé le menton, si bien que telle qu’elle est actuellement, elle pourrait fort bien servir d’enseigne à une fumerie d’opium (…). De l’enquête à laquelle je me suis livré, il résulte que c’est un sieur Dardé, originaire de la région, auteur de médiocres sculptures à Lodève, à Montpellier et dans les environs, qui se serait permis, fin 1927, cet acte qui semble inimaginable de la part d’un artiste. » L’affaire s’arrête là, les modifications sont irréversibles.
A propos de sa rétribution, Dardé publie " Pour les travaux de l’autel, y compris la consolidation de la fenêtre de l’abside, j’ai touché exactement 1.600 francs ; tout juste de quoi payer le ciment employé, et les journées du manœuvre. "
La réfection de la toiture se termine en janvier 1929.

La forêt domaniale de Parlatges,  située sur le rebord méridional du Causse du Larzac, est très belle. Elle a été en partie reboisée en pins noirs d’Autriche, érables et chênes caducs. Ce reboisement a permis de lutter contre l'érosion des flancs de la Serre de Mélanque, au voisinage d'anciennes terrasses d'olivettes, de plantes de moyenne montagne et d'orchidées.
Les vues vers le Nord (cirque du Bout du Monde, Larzac) comme vers le Sud (Salagou) sont magnifiques. Malheureusement, cette forêt est aussi une forêt d’exploitation, régulièrement ravagée et défigurée par la création de pistes et par la réalisation de coupes claires sans égard vis-à-vis des sentiers et des chemins de randonnées existants.

Hameaux, lieux dits et écarts

Parlatges, Le Nombril, le Mas de Bedos.

Evolution de la population

En 1880, le hameau de Parlatges à lui seul compte 205 habitants.

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Nos ancêtres de Saint-Pierre-de-la-Fage et Parlatges…

Naissance/baptême :
BOURRIE Jean Fulcrand (sosa 48G6) le 29 mars 1833.

Unions/Bans :
BOURRIE Jean Fulcrand (sosa 48G6) bans publiés le 25 décembre 1859 et mariage avec TABARIE Jeanne Philippine (sosa 49G6) le 4 février 1860.
Ci-dessous leurs signatures en 1860.

                                                    Bourrie jean 1860Tabarie jeanne 1860

Wp 20140508 003 5370bb01ab9d1Décès/inhumations :Saint pierre de la fage herault plaque auguste bourrie
BOURRIE Louis (sosa 96G7), époux de COMPAN Catherine (sosa 97G7) le 6 février 1847 au hameau de  Parlatges. Il était cultivateur (cité en 1813), cabaretier (cité en 1823), agriculteur (cité en 1829 et 1833), brigadier des Ponts-et-Chaussées (cité en 1846) et cantonnier (cité en 1847).
Ci-dessous (1) sa signature en 1838.
COMPAN Catherine (sosa 97G7) épouse de BOURRIE Louis (sosa 96G7) le 14 février 1861. Elle était aubergiste (cité en 1859).
Ci-dessous (2) sa signature en 1860.
BOURRIE Auguste (hs) figure parmi les 7 soldats de Saint-Pierre-de-la-Fage morts pour la France 1914/1918 dont le nom est gravé sur la plaque du monument aux morts (photo ci-contre, sa tombe au cimetière de Parlatges ci-dessous).

                                           Bourrie louis 1838   Compan catherine 1860

Domiciles :
BOURRIE Jean Fulcrand (sosa 48G6) et TABARIE Jeanne Philippine (sosa 49G6) en 1833.
BOURRIE Louis (sosa 96G7) et COMPAN Catherine (sosa 97G7) au recensement de 1836 avec leurs 4 enfants : Roze (19 ans), Séverin (17 ans), Constance (11 ans) et Fulcrand (3 ans). Ils étaient aubergistes et tenaient le restaurant-bar du village.

Saint pierre de la fage herault plaque auguste bourrie 1

      


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Le retable de la chapelle Notre-Dame de Parlatges, Les seigneurs.

 

Date de dernière mise à jour : 30/10/2015