Nolay

Nolay adm

 

Cité médiévale, station verte de vacances, Nolay, nichée dans une vallée entre vignobles et falaises, est situé à 60 Kms de Dijon et 18 Kms de Beaune.
Au cours des siècles, c’est un bourg prospère à la croisée de deux régions économiques : agricole et viticole.
Le vignoble, sur une falaise de calcaire de 40m de haut, est classé Hautes Côtes de Beaune.
Le sentier des Combes et des Crêtes, permet de profiter des paysages de falaises jusqu'au Cirque du Bout du Monde où nait une magnifique cascade de 25m de hauteur.
La cité est une ville attrayante avec ses petites rues médiévales bordées de maisons à pans de bois.
La commune est jumelée depuis 1966 avec Worms-Pfeddersheim, faubourg de Worms (Allemagne).

600px blason de la ville de nolay 21 svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes de sable, ordonnées 2 et 2 en chef l'une sur l'autre et 1 et 2 en pointe.

Hydrographie

La Cozanne, rivière issue à la fois d'une grotte et d'une cascade situées dans le calcaire bajocien du cirque du Bout du Monde sur la commune de Vauchignon, traverse 9 communes dont Nolay avant de se jeter en rive gauche de la Dheune. Elle a une longueur de 14,5 Kms.

Drapeau francais fond blancHistoire

Nolay est construit sur l'emplacement d'un site gallo-romain. Le bourg est cité pour la 1ère fois en 885. Après les invasions barbares, la ville se dote d'un château, situé à l'emplacement de l'actuelle place Carnot.
Au XVème siècle, ce château abrite les ducs d'Aumont. Il n'en reste pratiquement rien aujourd'hui, les derniers morceaux de tours et de remparts se cachent dans des propriétés privées.
Selon la légende, Nolay doit son nom aux noyers. Autrefois, ces arbres très nombreux, donnent une huile de noix de qualité grâce aux nombreux moulins installés sur la rivière la Cozanne.

Le Chemin de fer de Nolay
Dans les années 1860, un projet de construction d’une voie ferrée reliant Chagny-Etang via Nolay à Epinac et Autun est étudié. Le projet tient compte des mines de fer des environs de Nolay, de la houille à Epinac et du schiste bitumineux dans l’Autunois. Sur cette ligne quatre ouvrages d’art existent, sur le tronçon d'Epinac à Santenay : 2 tunnels et 2 viaducs (la Roche-à-Bec et Cormot).

La réception de la ligne dans sa totalité est effective en mai 1870.
En mai 1883, deux trains supplémentaires par jour sont mis en service pour assurer une correspondance avec ceux de Paris à l’aller comme au retour.

Un siècle plus tard, le 30 septembre 1979, la SNCF ferme la ligne Autun/Chagny pour le Service Voyageurs, le trafic marchandises subsiste jusqu’en 1987.

La cuisine médiévale
Dès l’époque romaine des cuisiniers se distinguent et laissent à la postérité quelques recettes écrites par eux-mêmes ou par des érudits gourmets.  Il en est de même au Moyen-âge puis à la Renaissance.
Si les seigneurs se nourrissent au quotidien souvent d’une façon très proche de celle du peuple, ils ont l’avantage de pouvoir utiliser plus de viande : estomac de porcs, oreilles et queues de porcs et sangliers, têtes de cabris et abats de mouton, mais aussi cygnes, cigognes, paons, grues, hérons, foulques, dauphins… Les viandes sont bouillies puis rôties par mesure d'hygiène. Les oiseaux sont reconstitués pour la présentation dans le plat. La viande et le poisson sont souvent présentés ensemble. Ils mangent avec les doigts dans le plat principal ou dans une écuelle partagée à l'aide d'un épais morceau de pain.
Preparation d un souper du moyen ageLes animaux de basse-cour, les œufs et le poisson, les escargots, les grenouilles, les laitages divers (fromage blanc, fromages, lait aigre), les huiles végétales et les graisses animales sont aussi accessibles aux plus pauvres  qui consomment beaucoup de céréales sous forme de bouillies, pouvant être relevées d’herbe sauvages ou cultivées, ou de pain (froment réservé aux élites) et des brouets, bouillons semi-liquides de légumes, pouvant aussi contenir du porc ou du sang, servis sur des tranches de pain épaisses servant d’assiettes.
Les fruits sont consommés en début de repas.
Les épices (cannelle, gingembre, girofle, safran muscade, poivre...) sont largement utilisées, à la fois pour prouver son statut social (elles viennent de très loin et coûtent très cher) mais aussi pour aider à faire passer des aliments pas toujours de première fraîcheur.
Le sel, soumis à l’impôt, est utilisé en grande partie pour la conservation.
La cuisson se fait dans l'âtre et dans le four à pain.
Les cuisiniers n'utilisent que des liaisons au pain pour les sauces permettant avec les saveurs acidulées de faire ressortir les parfums d'épice. La sauce verte, la plus connue, est composée de pain, verjus, persil, gingembre et vinaigre.
Nos ancêtres de cette époque apprécient les saveurs amères, aigres-douces, acides (verjus, vinaigre). Le principal verjus est celui au raisin. C'est un jus acide, extrait par pressage de raisin qui n'a pas encore mûri. Les fleurs sont également très utilisées.
Dans les maisons nobles, le service est fait "à la française" : les plats sont disposés sur les tables et chacun découpe ses propres morceaux.

Patrimoine

Au Moyen Age, Nolay et ses environs compte jusqu’à 15 chapelles. Il ne reste de nos jours à Nolay que la chapelle Saint-Pierre, la chapelle Saint-Philippe, dite également chapelle Saint-Jacques, et la chapelle Saint Vincent.

La chapelle Saint-Pierre de la confrérie Notre Dame du Chapelet et Saint-Joseph, fait autrefois partie d’un hôpital et d’une léproserie.
Elle est construite en 1517. Le mur du chevet ouvre sur un enclos, vestige de l’ancien cimetière qui entoure la chapelle. Le calvaire situé devant, est à l’origine au centre de ce cimetière.
Jusqu’au XVIIIème siècle, la rivière Cozanne passe devant.
Lors de la Révolution Française, elle est déclarée Bien National et devient propriété privée puis est transformée en abattoir.
En 1811, elle est achetée par la Famille Carnot qui transforme le clocheton en bulbe oriental.
En 1983, cette famille en fait don à la commune qui entreprend sa restauration jusqu’en 1995.
La chapelle, ainsi que la croix située devant, sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques en 1991.

L’église Saint-Martin est construite au XVème siècle sur les fondations d'une église romane.
Le clocher d'une hauteur de 38m soutient deux Jacquemarts, Jacquot et Jacquotte.
L'église s'effondre en 1641 et est reconstruite vers 1643.
Jusqu’à la seconde moitié du XIXème siècle, elle contient un retable du XVème siècle, classé aux Monuments Historiques en 1919. Il fait désormais partie des collections du Musée du Louvre et est exposé au Louvre-Lens.

La halle au grain du XIVème siècle est située au cœur de la cité. Une poutre de charpente porte la date de 1388. La robuste charpente en chêne, dont les piliers reposent sur des blocs de pierre, supporte une magnifique toiture en laves (ou lauzes bourguignonnes, roche calcaire stratifiée durcissant au soleil.
La production de l'industrie locale et des vignobles s'y échange contre grains, peaux et bétail du Morvan ou de l'Auxois. Les Halles proposent 2 marchés chaque semaine et 4 grandes foires chaque année.
Les fouilles, effectuées sous la halle en 1994, révèlent la présence d’un ancien four banal qui, pendant la durée de son fonctionnement, a provoqué plusieurs incendies de la charpente de la halle, et ont mis au jour des maisons préexistantes arasées (peste et guerre de 100 ans) sur lesquelles la halle est construite, ainsi qu’un tuyau en bois de la fin du XVIIIème siècle destiné à l’alimentation d’une fontaine devant l’église.
La halle est classée aux Monuments Historiques en 1907.

Les plus anciennes maisons, souvent anciennes échoppes dont certaines conservent les blasons des corporations, sont des bâtiments en pierre sur cave, élargis à l'étage par une avancée à pans de bois en surplomb sur la rue. Au Moyen Age, le marchand ouvre sa fenêtre du rez-de-chaussée pour servir ses clients et vit à l'étage.

mais aussi : la Maison à bossages datée de 1562 ;  les maisons aux multiples lucarnes ; la Maison à colonnes ; la Maison de la Charité, ancien hôpital du XVIIIème siècle ;  la cour de la maison des Tanneurs ; le Musée d’histoire et de paléontologie ; le vieux lavoir ; le dolmen de Champin du Néolithique, classé aux Monuments Historiques en 1911 ...

Personnages liés à la commune

Louis Anne La Virotte (1725/1759) est un médecin né 1725 à Nolay. Après avoir étudié la médecine à Montpellier, il s’installe et exerce à Paris, et est introduit au Journal des Savants par la protection du chancelier d’Aguesseau. Docteur régent de la Faculté de médecine, il est l’un des 18 censeurs royaux pour l’histoire naturelle, la médecine et la chimie, lorsqu’en 1757 il est attaché à l’armée de Westphalie ; l’année suivante il passe à l’hôpital de la Charité de Paris.

Lazare Carnot (1753/1823, portrait 1 ci-dessous), mathématicien, physicien, général des armées de la République. Membre de la Convention Nationale et du Comité de Salut Public, il est surnommé l'Organisateur de la Victoire  ou  le Grand Carnot. Directeur, il est ensuite comte de l'Empire. Son nom est gravé sous l'Arc de Triomphe.
Il nait à Nolay le 13 mai 1753. Il épouse Jacqueline Sophie Dupont de Maninghem (Pas-de-Calais). Ils ont 2 fils : Sadi Carnot (1796/1832, portrait 2 ci-dessous), physicien et ingénieur, l'un des pères de la thermodynamique et du moteur thermique, et Lazare Hippolyte Carnot (1801/1888, portrait 3 ci-dessous), homme politique, lui-même père de Marie François Sadi Carnot (1837/1894, portrait 4 ci-dessous), président de la République à la fin XIXème siècle.
Il meurt en exil à Magdebourg le 2 août 1823.

  Lazare carnotSadi carnotLazare hippolyte carnotMarie francois sadi carnotClaude marie carnot

Claude Marie Carnot de Feulins dit Carnot-Feulins (1755/1836, portrait 5 ci-dessus), est général des armées de la République, député à l'Assemblée Législative de 1791, membre de la Convention Nationale, député au Conseil des Anciens, membre du Tribunat, représentant à la Chambre des Cent-jours et ministre de l'Intérieur.
Il est le frère du précédent.
Il nait le 15 juillet 1755 à Nolay et meurt le 16 octobre 1836 à Autun (Saône-et-Loire).

Vivant Beaucé (1818/1876), peintre, dessinateur et dessinateur.
Il nait à Nolay et meurt le 17 mars 1876 à Paris.
En tant que peintre, il expose à Paris dès 1843. Il réalise les premières affiches lithographiées servant de réclame aux éditeurs. Il pratique la gravure sur bois et illustre de nombreux livres et des périodiques.

330px jean garchery 1932Jean Garchery (1872/1957, portrait de droite), homme politique, conseiller municipal de Paris, député de la Seine, militant dans plusieurs formations de gauche puis collaborationniste pro-allemand, nait le 1er janvier 1872 à Nolay.
Il milite dans un parti socialiste dès 1890 alors qu’il est employé,  sans doute le Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire de Jean Allemane, et  rejoint le Parti Communiste Français lors du Congrès de Tours en 1921.
Il est élu conseiller municipal de Paris en 1919 et fait partie des 102 signataires de la déclaration du comité pour la reconstruction de l’internationale.
En 1924, il est responsable de la commission de contrôle du PC, et en 1926 il est élu au sein du comité central.
Il meurt à Nice le 12 février 1957 à Nice.

Alice poulleauA damas sous les bombesAlice Marguerite Marie Poulleau-Guibon (1885/1960, portrait de gauche), écrivain, poète, historienne et géographe. Elle nait le 22 décembre 1885 à Nolay.
En 1916, elle est la première femme à être agrégée d’histoire et géographie. Pendant la Première Guerre Mondiale, elle est infirmière au lycée Carnot de Dijon, transformé en hôpital militaire temporaire. Elle obtient, en 1919, un poste de professeur à Alexandrie. Elle parcourt le Moyen-Orient. Elle est en Syrie pendant la révolte du peuple syrien contre le mandataire français. Pendant cette période elle écrit deux ouvrages : À Damas sous les bombes, interdit de diffusion dans les pays sous mandat français, et Sept histoires de Syrie. De retour à Nolay, elle travaille sur le domaine familial qu'elle dirige avec son père. Elle se marie en 1933, avec Georges Guibon, géographe et voyageur. Tous deux reprennent les voyages au cours desquels elle écrit, entre autres, pour la Société de géographie.
À partir de 1939 elle reste à Nolay, où elle poursuit ses travaux d'écriture.
Elle meurt le 20 novembre 1960 à Nolay.

Yves gardantYves Gardan (1925/2009, portrait de gauche), ingénieur aéronautique et constructeur d’avions, nait en 1925 à Nolay.
Il plonge dans l'aviation dès son enfance. À l'âge de 11 ans, il entre à l'École militaire préparatoire d'Autun.
En 1945, ingénieur calculateur au Ministère de l’Air, il est chargé de la vérification des dossiers de calcul des projets présentés au ministère dans le cadre de la relance de la construction aéronautique française. Il entre à la SIPA (Société Industrielle pour l’Aéronautique) en 1946. En septembre 1948, les Constructions Aéronautiques du Béarn voient le jour sur l'aérodrome de Pau-Idron, fruit de son association avec Max Laporte. Puis, il dirige le bureau d'études de la SIPA et finit  sa carrière en tant que sous-traitant aéronautique au sein de la SITAR (Société industrielle de tôlerie pour l’aéronautique et le matériel roulant).
Il meurt le 14 juillet 2009.

Hameaux, lieux dits et écarts

Beurtaux, Chapelle Saint-Philippe, Cirey, Croix Bouthenet, Dragny, l’Abbaye, le Moulin Blondeau, Les Menaults, Quart Joly, Renaud et Marine, Saigey.

Evolution de la population

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Nos lointains ancêtres de Nolay ...

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Carte Cassini

 

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Sources
Sites et photo : Wikipedia, Mairie de Nolay, Yves Gardan.

Date de dernière mise à jour : 06/01/2018