Clamecy

Clamecy adm

Au centre du Haut Nivernais, cette petite cité médiévale, ancienne capitale du flottage du bois, cernée par les eaux de l’Yonne, du Beuvron et du Canal du Nivernais, déploie le charme de son patrimoine architectural.

600px blason comte fr nevers svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur semé de billettes d'or sans nombre, au lion de même, armé et lampassé de gueules brochant sur le tout.
Le premier qui porte ce blason et l’utilise sur son sceau est Guillaume IV, comte de Nevers et d’Auxerre et seigneur de Clamecy. C’est pourquoi les villes d’Auxerre, de Clamecy et de Nevers possèdent le même blason.
Au XIIIème siècle, les sceaux de la prévôté de Clamecy comportent un écu semé de billettes au lion brochant. Deux exemplaires, de 1286 et de 1296, en sont connus. Ce blason est utilisé par la ville de Clamecy jusqu’à la Révolution Française, qui proscrit en 1790 l’usage des armoiries.
Par décret du 17 mai 1809, Napoléon autorise les villes à reprendre des blasons : Clamecy obtient l’autorisation de reprendre le sien en 1811.

Toponymie

La ville est mentionnée pour la première fois en 634 sous le nom de Clamiciacus.

Hydrographie

Clamecy domine la vallée de l'Yonne, et est située à son confluent avec le Beuvron.
La ville est au bord d'un bief important du canal du Nivernais.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le site est habité dès la période gallo-romaine. Vers le Xème siècle, les comtes de Nevers font élever un château fort (devant l’actuel Hôtel de ville).
Guillaume II de Nevers, comte de Nevers et d’Auxerre, fonde l’hôpital de Panténor sur la rive droite de l'Yonne.
Son petit-fils, Guillaume IV de Nevers (1130/1168), comte de Nevers, Auxerre et Tonnerre, lègue l’hôpital de Panténor et son église à l’évêché de Bethléem en Palestine.
En 1213, Hervé IV de Donzy (1173/1222), comte de Nevers, accorde aux Clamecycois leurs premières franchises.
En 1223, l’évêque de Bethléem, chassé de Palestine, vient s’installer à Panténor où il établit son siège épiscopal. Panténor prend le nom de Bethléem, qu'il porte encore de nos jours en tant que quartier de Clamecy. L’évêché de Bethléem demeure à Clamecy jusqu’en 1801, et une cinquantaine d’évêques s’y succèdent.
La collégiale Saint-Martin est bâtie au XIIIème siècle, face au château, au milieu d’une ville protégée par des remparts.
Les comtes de Nevers établissent dans la commune un atelier monétaire.
Au XIVème siècle, Clamecy est plusieurs fois rançonnée ou ravagée : en 1323 ; en 1360. La ville est occupée par des soldats en 1401 et en 1442. Après ces troubles, Clamecy retrouve le calme.
À partir de 1497, la collégiale Saint-Martin est dotée d’une tour monumentale, en gothique flamboyant.
À partir du XVIème siècle, Clamecy connaît une certaine prospérité grâce à l’activité du flottage du bois, qui consiste à ravitailler Paris en bois de chauffage, en utilisant les cours d’eau reliant Clamecy à la capitale. Le bois coupé dans les forêts du Morvan permet de constituer des radeaux, dits trains de bois, que des flotteurs conduisent à Paris.Rogerducdebellegarde
Vers 1640, Roger II de Saint-Lary (1563/1646, portrait 1 de droite), duc de Bellegarde, un des grands personnages de la Cour, est disgracié et se retire à Entrains puis à Clamecy où un hôtel particulier lui est construit.
Jules mazarinEn 1659, Jules Raymond Mazarin dit le cardinal Mazarin (1602/1661, portrait 1 de gauche) achète le Nivernais au duc de Gonzague et devient ainsi duc de Nivernais, titre qu’il transmet à ses successeurs qui le portent jusqu’à Louis Philippe Jules Barbon Mancini-Mazarini (1716/1798, portrait 2 de droite), et viennent occasionnellement visiter Clamecy.
Au XVIIème siècle, de nouvelles communautés religieuses s’installent à Clamecy : les Récollets, dont l’église est consacrée en 1636, puis les sœurs de la Providence.
Louis jules mancini mazariniLa Révolution est bien accueillie à Clamecy. La ville est cependant agitée par une émeute de flotteurs au printemps de 1792. Joseph Fouché (1759/1820, portrait 2 de gauche), duc d’Otrante, vient à Clamecy du 15 au 17 août 1793 où il poursuit notamment l’entreprise de déchristianisation. Joseph foucheClamecy connaît la Terreur, avec son lot d’arrestations arbitraires et plusieurs exécutions.
En 1800, la ville devient siège d’une sous-préfecture, d’un tribunal de première instance et d’une justice de paix. En 1815, la ville subit l’occupation étrangère.
Au cours du XIXème siècle, l’activité du flottage du bois diminue progressivement, concurrencée par l’usage du charbon. Les flotteurs de Clamecy provoquent régulièrement des grèves.
Lorsque Charles Louis Napoléon Bonaparte dit Napoléon III (1852/1870) fait le coup d’État du 2 décembre 1851, une partie des Clamecycois, assistés par de nombreux habitants des communes environnantes, provoque du 5 au 7 décembre une insurrection qui fait des morts tant du côté des insurgés que des forces de l'ordre. La révolte est durement réprimée par le Pouvoir, plus d'un millier d'émeutiers sont emprisonnés et, pour certains, déportés.
Sous le Second Empire, de 1859 à 1861, est menée une politique de travaux, avec la construction d’un Palais de Justice, d’un nouvel Hôtel de Ville et d’une Halle.
La ligne de chemin de fer de Clamecy à Auxerre est inaugurée en 1870.
Au début de la IIIème République, en 1876, est fondée une société savante, la Société Scientifique et Artistique. La même année est créé un musée.
En 1877, l’activité du flottage s’achève avec le départ du dernier demi-train de bois pour Paris.
Au début du XXème siècle, les travaux d’embellissement se poursuivent, avec le comblement d’un bras du canal à l’emplacement duquel est tracée l’avenue de la République. L’immeuble de la Caisse d’Epargne est bâti à partir de 1907.
Plus de 200 Clamecycois meurent pendant la Première Guerre Mondiale, ce qui creuse un déclin démographique déjà amorcé depuis le début du siècle.
La ville regagne des habitants dans les années 1920 et 1930.
Une nouvelle faïencerie est créée.
L’église Notre-Dame de Bethléem est construite en ciment armé de 1926 à 1927.
La Société des Produits Chimiques de Clamecy, qui a succédé en 1927 à l’usine de carbonisation du bois, est alors un employeur important.
Le 16 juin 1940, Clamecy est occupée par l’armée allemande. Le 18 juin 1940, la commune est le théâtre d’un massacre de prisonniers de guerre par l’Occupant : 41 prisonniers de guerre, appartenant aux régiments de tirailleurs africains, sont exécutés après l’attaque par l’un d’eux d’un officier allemand. Un 42ème, blessé, s’échappe mais est repris et exécuté plusieurs jours après. 2 autres tirailleurs sont fusillés par les Allemands à Clamecy, à La Rochette, en juillet. Dans les environs, les résistants sont actifs au sein du Maquis du Loup. L’occupant quitte Clamecy le 19 août 1944.
Dans les années 1950 et jusqu’à la fin des années 1960, la Société des Produits Chimiques de Clamecy emploie 600 ouvriers et constitue une sorte de ville dans la ville. Clamecy connaît une certaine reprise démographique dans les années 1970.

Seigneurs et gens de noblesse    Voir § "Mes ancêtres" en bas de page.

Chroniques communales

Clamecy, capitale du flottage du bois

Au début du XVIème siècle, l’épuisement des forêts en région parisienne oblige la capitale à se tourner vers le Morvan pour s’approvisionner en bois de chauffage. Le bois, coupé en hiver, est vendu à la Toussaint suivante à des marchands forains dont la marque est martelée aux deux extrémités des bûches. Il est ensuite jeté dans les ruisseaux. C’est le petit flot. On parle alors de flottage à bûches perdues. Arrivé vers l’Yonne, il est sorti de l’eau et empilé provisoirement pour y être jeté au printemps suivant, c’est le grand flot. Parvenu aux abords de Clamecy, le bois est tiré de l’eau, trié par marque et empilé dans les ports par les ouvriers flotteurs, où il est revendu à des marchands de bois de Paris. Les bûches sont ensuite liées de façon à former des trains, radeaux de bois atteignant jusqu’à 75 m de long sur 4,5 m de large qui descendent l’Yonne puis la Seine.
Les quantités de bois transporté ne cessent d’augmenter et le flottage est à son apogée à la fin du XVIIIème siècle. Son déclin s’amorce au cours du XIXème siècle avec le transport par péniche et l’avènement du charbon qui supplée le bois de chauffage. Le dernier demi train de bois part de Clamecy en 1876, et le dernier grand flot arrive à Clamecy en 1923.
Les flotteurs habitent dans les faubourgs, notamment celui de Bethléem dit Beyant, sur la rive droite de l’Yonne. Les maisons, petites et basses, avec de petits jardins attenants, sont imbriquées les unes dans les autres et desservies par d’étroites ruelles. L’habitation, simple et modeste, comporte généralement 2 pièces : une cuisine avec un poêle, une chambre où dorment parents et enfants, et un grenier.
Le travail des flotteurs, auquel participent femmes et enfants, est rude. Il faut tirer, trier et empiler les bûches selon les marques.
Le dernier train parti, c’est la morte saison jusqu’au grand flot suivant. Les ouvriers connaissent une période de chômage en été durant lequel ils s’affrontent lors de joutes nautiques. Le vainqueur, le roi sec, devient le chef des flotteurs pour l’année.
Les flotteurs forment une véritable corporation qui a pour patron saint Nicolas. La confrérie existe toujours. Elle fait partie de l’association internationale des flotteurs et radeliers.

La gare de Clamecy

Dès 1846 il est envisagé de relier Auxerre à Nevers par un chemin de fer en passant par Clamecy. La déclaration d'utilité publique d'une ligne d'Auxerre à Nevers, passant par ou près de Clamecy, a lieu le 14 juin 1861.
Établie à 161m d'altitude, la gare de Clamecy est située sur la ligne de Laroche-Migennes à Cosne.
Ancien important nœud ferroviaire, la gare est l'origine des lignes de Clamecy à Gilly-sur-Loire  et de Clamecy à Nevers.
En 2001, l'ancien buffet de la gare en mauvais états est démoli.
En 2008, le Conseil Régional de Bourgogne inaugure la rénovation de la gare et notamment de son ancien bâtiment voyageurs.

Patrimoine

Autour de la collégiale et de l’Hôtel de Ville s’étend le centre-ville qui correspond au périmètre de la cité autrefois entourée de remparts et dont l’ancienneté et l’homogénéité lui valent d’être classé secteur sauvegardé en 1985.
Au bord de ses rues souvent en pente s’élèvent encore quelques maisons à colombages, dont la plus célèbre est celle dite du Tisserand. Une autre maison en pierre, dite du saint accroupi, s’orne sur sa façade d’un personnage sculpté. On y battait monnaie au Moyen Âge.
La maison du Chapitre Saint-Martin, proche de la collégiale, présente pour sa part des colombages et des parties en pierre. Ces très anciennes demeures voisinent avec des immeubles bâtis entre le XVIIème siècle et le XIXème siècle. Certains s’ornent encore de portes à heurtoirs et de balcons en fer forgé.
La ville compte aussi quelques remarquables hôtels particuliers : l’hôtel More de Tannerre, rue Bourgeoise, construit sous Louis XIV, dont les vastes caves servent aujourd’hui de lieu d’exposition ; le magnifique hôtel Frottier, rue du grenier à sel, du milieu du XVIIIème siècle, est précédé d’une cour intérieure ; la médiathèque, ancienne école royale d’artillerie, qui s’élève au bas de la rue, est de la plus pure disposition classique ; l’hôtel de la Caisse d’Epargne, construit de 1907 à 1909 et inauguré en 1910, apporte entre ces deux édifices une couleur de pierre plus claire et une richesse de sculptures destinée à traduire la puissance financière de l’établissement.
L’avenue de la Gare est bordée, quant à elle, de plusieurs belles demeures édifiées à la fin du XIXème et au début du XXème siècle par la bourgeoisie locale.
Entre l’Yonne et le chemin de fer, s’étend la principale usine de Clamecy, appartenant maintenant au groupe Solvay.

L’obélisque ou colonne des insurgés, monument de pierre, qui rappelle la résistance locale au coup d’État du 2 décembre 1851, elle commémore la répression de cette insurrection.

L’ancien château comtal des seigneurs de Clamecy, transformé au fil du temps, a finalement disparu. Il n’en reste aujourd’hui que les caves, visibles depuis la rue du Vieux-Château.
A son emplacement est construit, de 1859 à 1861, un imposant Hôtel de Ville en pierre de taille, comportant au rez-de-chaussée  la Halle où se tient le marché.

Le château de Pressures, fief dépendant de la châtellenie de Clamecy, maison forte citée en 1389, est située au fond de la vallée du Sauzay, dont elle défend autrefois l'accès. Pendant la Révolution Française, le château est transformé en prison.
De plan rectangulaire, il est entouré de douves en eau de plus de 8m de large, franchissables par un pont du XVème siècle au Nord-Est. Il donne accès à une porte cochère, au milieu d'une tour carrée, qui débouche dans la cour d'honneur. Une demi-tour circulaire, reliant un corps de logis, se trouve à sa droite. Une tour rectangulaire est située à l'Ouest de la plateforme.

Le parc Vauvert et son château
Au XVIème siècle, le terrain et une métairie appartiennent à plusieurs propriétaires et le château n'est pas encore construit.
Le 10 novembre 1697, la grange, la maison d'habitation et les terrains sont vendus à M. Rioult de Douily, maître des requêtes et conseiller au Parlement de Paris. Dès 1700, il entreprend de construire le château en style classique et de l'agrémenter d'un jardin à la française, avec plantation de tilleuls et d'ifs.
L'histoire du château, prison et abri pour les soldats de 1794 à 1795, connait un changement marquant lors de son acquisition par un riche marchand de bois à Clamecy, M. Guingat. Celui-ci, homme d'affaires avant tout, vend les arbres plantés, supprime les plates-bandes de fleurs et plante des fruitiers à la place.
En 1875, Théodore Tenaille-Saligny (voir § «personnages liés à la commune») redonne au jardin son esprit d'antan.
Depuis 1943, le château et le parc appartiennent à la Ville.

L’ancien Couvent des Récollets a complètement disparu après la Révolution Française.

L'ancienne collégiale Saint-Martin, principal monument de la ville, dont le vaisseau, gothique bourguignon, date du XIIIème siècle.  Elle voisine initialement avec le château des comtes de Nevers et comporte une façade élancée et une puissante tour flamboyante hérissée de gargouilles.
À chœur et déambulatoire carrés, précédés d'une tribune. La tour a été construite en gothique flamboyant de 1497 à 1515 et la façade occidentale a été remaniée à partir de 1515. La collégiale est classée monument historique. Elle contient un orgue Cavaillé-Coll de 1864, classé monument historique.

Romain rollandLe musée d'Art et d'Histoire Romain Rolland, est installé dans l'ancien hôtel du duc de Bellegarde, maison natale de Romain Rolland (1866/1944, portrait de droite) et celle de son grand-père maternel Edme Courot (1815/1900).
Il possède des collections d'archéologie locale, de peintures, d'affiches, de faïences, de souvenirs de Romain Rolland et une évocation du flottage du bois.

L'église Notre-Dame de Bethléem, située le long du canal du nivernais, s'élève à l'emplacement d'une précédente église dédiée à Notre-Dame de Bethléem également, construite en 1869 et démolie en 1926.
L’église actuelle est construite de 1926 à 1927 en ciment armé et s'inspire de l'architecture byzantine pour rappeler qu’après la disparition du royaume latin de Jérusalem en 1225, 50 évêques de Bethléem se succèdent à Clamecy jusqu'à la Révolution Française.
Une partie de son mobilier, notamment celui du chœur, est également en ciment armé. Sous le chœur se trouve une crypte ornée de peintures murales réalisées dans les années 1950 par l'abbé Nicolas Boon, ancien vicaire, et Robert Pouyaud.
Le culte n’est plus célébré dans la nef de l’église depuis 1966, et la ville de Clamecy a acquis le monument auprès de l’association diocésaine de Nevers en 2002.
Elle est inscrite aux Monuments Historiques en 2000.

La chapelle des évêques de Bethléem, des XIIème et XIIIème siècles, est vendue comme Bien National à la Révolution. Il en reste aujourd’hui trois travées voûtées d'ogives, reconverties en salle de restaurant.
Elle est inscrite aux Monuments Historiques. 

La médiathèque François-Mitterrand est installée dans l'ancienne Ecole Royale d'Artillerie datant du XVIIIème siècle.

L'Homme du Futur, sculpture de César, est installée en juillet 1987 au carrefour Misset.

Personnages liés à la commune

Éléonore de Grandmaison (1620/1692), nièce de la duchesse d'Aiguillon et petite-nièce du cardinal de Richelieu, est née vers 1620 à Clamecy et décédée le 22 février 1692 à Québec (Canada). Elle est un personnage historique d'importance en Nouvelle-France, à la fois, seigneuresse et femme d'affaires avertie. Elle laisse une très nombreuse descendance, tant en France, qu'en Amérique.

André Giroud de Villette (1752/1787), né à Clamecy le 17 décembre 1752 et décédé à Paris en 1787. C’est un des deux premiers hommes à avoir volé, le 19 octobre 1783, dans une montgolfière. L'événement se passe à la Folie Titon, alors Manufacture Royale des papiers peints, dans l'actuelle rue de Montreuil à Paris, avec Pilâtre de Rozier.

Pierre Étienne Despatys de Courteille (1753/1841), député du Tiers état des bailliages de Melun et Moret-sur-Loing aux États généraux de 1789. Il est né en 1753 à Clamecy, issu de la bourgeoisie de robe, il commence sa carrière comme avocat. Il décédé le 19 décembre 1841 à Melun (Seine-et-Marne).

Louis Charbonnier (1754/1833) général français de la Révolution et de l’Empire, né le 9 octobre 1754 à Clamecy et décédé le 2 juin 1833 à Clamecy.
Issu d'une famille dont le père est cordonnier, il s'engage enfant au 49e régiment d'infanterie de ligne. En 1771, il entre sous le nom de Fleur d'orange dans le Régiment de Vintimille, mais dès la prise de la Bastille en 1789, déserte. Il passe en Suisse puis rentre à Clamecy où il est nommé capitaine de la Garde Nationale, puis capitaine d’une compagnie au 1er bataillon de volontaires de la Nièvre. Chef de bataillon début 1792 et lieutenant-colonel en septembre de la même année, il prend part aux bataille de Jemappes et de Neerwinden. En 1793, il est promu au grade de général de brigade, puis général de division en 1794, il prend le commandement de l'Armée des Ardennes le 27 janvier suivant. Il fait incendier l'abbaye de Lobbes ainsi que l'abbaye d'Aulne et sa riche bibliothèque.
En 1794, réformé et mis à la retraite, il rentre à Clamecy, où il fait figure de notable.
En 1796, dans des conditions mal définies, il réintègre l’armée avec le grade de commandant. En 1800, il recouvre son grade de général de brigade et commande à Liège, puis à Maastricht, où il est encore en 1814. Après les Cent-Jours, il est définitivement mis à la retraite,  fait chevalier de la Légion d'honneur en 1803 et officier de l'Ordre en 1804.
Il fait partie des 660 personnalités à avoir leur nom gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris.
Rentré dans la vie civile après Waterloo, il meurt à Clamecy le 2 juin 1833, où il est enterré.

Étienne Jean François Parent  dit Bias Parent (1754/1802) est un homme politique révolutionnaire nivernais, né à Clamecy le 19 septembre 1754 et mort à Dornecy le 16 septembre 1802. D’abord assez modéré, il devient sous la Terreur un ardent Jacobin.

Pierre François Jean Bogne de Faye (1778/1838), diplomate et homme politique français, est né le 5 octobre 1778 à Clamecy et décédé le 30 juillet 1838 dans la même commune.

Edouard seguinÉdouard Séguin (1812/1880, portrait 1 de gauche), médecin psychiatre, auteur et pédagogue français, est né le 20 janvier 1812 à Clamecy et décédé le 28 octobre 1880 à New York. Il est à l'origine, en France puis aux États-Unis, de l'éducation des personnes handicapées mentales, surtout connu, dans les deux pays, pour ses travaux avec des enfants ayant des troubles cognitifs.

MariedavyEdme Hippolyte Marié-Davy (1820/1893, portrait 1 de droite), scientifique et inventeur français, né à Clamecy le 28 avril 1820 et décédé à Dornecy le 26 juillet 1893. Il fait ses études à Clamecy puis à Moulins. Il apporte de nombreuses contributions en météorologie, en électricité et est l'auteur de plusieurs inventions.Tenaille saligny theodore

Étienne Philippe Théodore Tenaille-Saligny (1830/1889, portrait 2 de gauche), homme politique français, sénateur de la IIIème République, maire du Ier arrondissement de Paris, est né le 22 février 1830 à Clamecy et décédé le 24 mars 1889 à Paris.

Gabriel alapetiteGabriel Alapetite (1854/1932, portrait 2 de droite), avocat de formation, préfet, ambassadeur et ministre plénipotentiaire, est né à Clamecy le 5 janvier 1854 et décédé à Paris le 22 mars 1932.

Alain colasAlain Colas (1943/1978, portrait 3 de gauche) navigateur français, est  né le 16 septembre 1943 à Clamecy. Ses parents, Roger (1907/1993) et Fernande Colas dirigent la faïencerie de Clamecy.
Il remporte la Transat anglaise en 1972, obtient le record du tour du monde à la voile en solitaire en 1973 sur Pen Duick IV rebaptisé Manureva. Il est l'initiateur de la construction du grand monocoque Club Méditerranée avec lequel il termine 5ème de la Transat anglaise en 1976.
Il disparait en mer le 16 novembre 1978 au large des Açores au Portugal lors de la première Route du Rhum.
Sa disparition est entourée de mystères car aucun élément d'une épave n’est retrouvé.

et d’autres personnages encore ...

Hameaux, lieux dits et écarts

Bagatelle, Beaugy, Beaulieu, Bethléem, La Postaillerie, La Varvoille, Sombert, Pressures, Moulot, Les Perrières, etc...

Evolution de la population

Clamecy demo

Nos lointains ancêtres de Clamecy ...

13 naissances/baptêmes et 17 décès/inhumation y sont enregistrés :

Clamecy ancetres 1Clamecy ancetres 2Clamecy ancetres 3

Carte de Cassini

Clamecy cassini

 

 

 


 

 

Sources
Sites et photo : Wikipedia, Mairie.

Date de dernière mise à jour : 29/01/2018