Aux pays de mes ancêtres

Beaugency

 

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Aaabeaugency 45 geoDans la Vallée des Rois, entre Beauce et Sologne, d’Orléans à Blois, la Loire est une reine. La vallée de la Loire a été fréquentée par de nombreux rois de France qui prenaient plaisir à y séjourner. C’est un des rares sites au monde, classé par l’UNESCO au Patrimoine Mondial.
Beaugency, vieille ville médiévale, inscrite parmi les 100 plus beaux détours de France, a gardé le charme d'une cité médiévale prestigieuse.
La ville possède le label Ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil National des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.

Aaabeaugency 45 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Fascé d'or et d'azur de six pièces, semé de fleurs de lis de l'un à l'autre.
Un autre blasonnement a existé : De gueules, à la tour d'or.

La devise de la ville est la suivante : Manibus date lilia plenis.

 Toponymie 

Balgentiacus ou Balgentius = nom latin.
Balgentiaco au VIIème siècle ; Baugencicenses en 1075 ; Hainricus de Balgentiaco en 1076 ; Simon Baugenciacensis en 1149 ; De Balgenciaco en 1106 ; Baugentiacus au XIIème ; Bosci de Jenci en 1210 ; Simonis de Bauganciaco, super terra de Baugenciaci en 1317 ; Johan de Baugenci l’ainzné en 1345 ; Baugency en 1359, 1367, 1483, 1526, 1581, 1582 ; Balgency en 1376 ; Jehan de Boisgency en 1408 ; Beaugenci en 1740.

 Hydrographie 

La Loire traverse la commune ainsi que l'Ardoux qui constitue la limite Sud de la ville et divers petits cours d'eau dont le Ru.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

Le site de Beaugency a connu une occupation humaine précoce. Un atelier moustérien, datant de l'époque de l'homme de Néandertal, est découvert sur la butte des Hauts-de-Lutz.
Des traces d'occupation gauloise sont observées dans ce même lieu. Le nom latin de la ville, Balgenciacus, révèle l'existence d'un domaine rural gallo-romain développée à proximité immédiate de la Loire, sur un éperon.
Des monnaies du Xème siècle, mentionnent un castrum, ville forte ou forteresse carolingienne.
Sous l'autorité des seigneurs (voir § suivant), la cité connait un essor remarquable. La ville forte se développe autour du château et s’entoure d’un triple système d'enceintes, la dernière est édifiée entre 1118 et 1130 et intègre un espace de plus de 20ha dont la ville ne sort pas avant le XXème siècle.
Au XIIème siècle, la première enceinte comporte : un donjon, nommé tour César ; un logis seigneurial, transformé au XVème siècle pour devenir le château Dunois ; une église collégiale devenue abbatiale au XIIème siècle nommée église Notre-Dame de Beaugency ; une abbaye de chanoines, à laquelle l'abbatiale est rattachée ; un pont sur la Loire, atout considérable permettant le développement d'une économie d'échange fructueuse.
Philippe ier de france 943 395 240 g30Deux conciles ont lieu à Beaugency : en 1104, le roi Philippe Ier (1052/1108, portrait de gauche) est sommé - sans succès - de se séparer de son épouse illégitime Bertrade de Montfort (1070/1117) ; en 1152, le roi Louis VII dit le Jeune (1120/1180) obtient l'annulation de son mariage avec Aliénor d'Aquitaine (1122/1204).
En 1428, les Britanniques par une offensive sur la vallée de la Loire prennent possession de Beaugency qui devient la propriété du comte de Salisbury. En 1429, Jeanne d arc 1Jeanne d'Arc (1412/1431 portrait de droite) libère la ville au cours de la bataille de Beaugency.
En 1562, la ville est prise et pillée par les Protestants. En 1568, tous les édifices religieux sont incendiés par les Huguenots.
Durant la Révolution Française, l’église paroissiale Saint-Firmin est détruite.
De 1790 à 1795, la ville est chef-lieu de district.
En 1846, la ville est un relais de voitures de poste très important, le chemin de fer arrive et 350 personnes travaillant à l'entretien des chevaux et des relais doivent se reconvertir.
En 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols, fuyant devant les troupes du général Francisco Franco (1892/1975), arrivent dans le Loiret.
En 1944, tous les ponts sur la Loire sont bombardés, la ville est gravement touchée, 64 morts civils sont recensés.

Seigneurs et gens de la noblessePhilippe le bel

La Dynastie des seigneurs de Beaugency apparaît au début du XIème siècle en même temps que celle des comtes de Blois dont ils sont les vassaux. Leur forteresse résiste aux tentatives d’empiétement des rois de France dont le domaine jouxte la terre de Beaugency, jusqu'en 1292, date à laquelle le roi Philippe dit le Bel (1268/1314 portrait de droite) se rend acquéreur du lieu.
Mes ancêtres sont seigneurs de Beaugency de 1033 à 1118 puis leur descendance jusqu’en 1292 (voir tableau en bas de page).

La Légende de la Maille d’Or

Vers l'an 850, Simon Ier de Beaugency, atteint d'une maladie grave, est mourant. Un matin, il sent une odeur douce et agréable qui flotte sur la ville et, à l'instant, il est guéri. Quelques jours plus tard, il apprend que le jour même de sa guérison miraculeuse, le clergé d'Amiens a découvert les restes de saint Firmin et que, à cette occasion, une odeur douce et agréable s'est répandue sur la ville. Simon est convaincu que sa guérison est liée à cette découverte.
Il fait don de sa seigneurie au clergé d'Amiens qui le laisse en gérance à ses descendants à la condition que le seigneur de Beaugency vienne rendre hommage à Amiens chaque année et donne une Maille d'Or (pièce d'or) destinée à financer des étudiants d'Amiens. Si le seigneur ne verse pas cette Maille d'Or, les étudiants d'Amiens sont en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant loger et nourrir aux frais de la ville. Au XVIème siècle, Jean Calvin (1509/1564), alors étudiant en théologie à Amiens, vient à Beaugency avec d'autres étudiants réclamer ce versement.

 Patrimoine 

Les vestiges de l'ancienne enceinte de la ville datant du XVIème siècle subsistent sur la place Nationale.
À l’époque médiévale, le site castral est entouré d’un fossé et d’une muraille. Une collégiale est édifiée en 1030 non loin du donjon, dans l’enceinte du château fort.
La construction du pont sur la Loire est supposée entre 1120 et 1130. La tête de pont fortifiée repose sur les quatre premières archères incluant un pont levis, des tours abritant les chapelles Saint-Jacques et Saint Antoine, et une tour-porte de ville donnant sur la rue menant directement à la porte principale du château.
En 1767, les fortifications romanes et les quatre premières arches du pont, décrite dans le testament de 1149 du seigneur Simon II de Beaugency (+1153), sont détruites pour élargir le passage entre la route d’Espagne, la Sologne et la ville.
Les vestiges de l’ancienne enceinte sont inscrits à l'inventaire des Monuments Historiques en 1944.

La porte de la tour de l'horloge du XIème siècle, est l’ancienne tour-poche de la seconde enceinte de la ville, située à proximité du carrefour le plus animé où s’effectuent le change des monnaies au Moyen Age, puis les ventes publiques jusqu’au XVIIIème siècle. Elle abrite l’horloge municipale depuis 1511 et est classée aux Monuments Historiques en 1922.

Le château fort médiéval du XIème dont il ne reste aujourd’hui que le donjon, tour quadrangulaire d’architecture romane, aussi connue sous le nom de Tour César, construite entre 1015 et 1030 par mon ancêtre Lancelin Ier (1025/1060) seigneur de Beaugency.
Le donjon est classé aux Monuments Historiques en 1840.

Le château Dunois fait partie des châteaux de la Loire.
La construction de la forteresse médiévale remonte au XIème siècle. Le logis seigneurial est situé dans un bâtiment subsistant de la forteresse, très postérieur au donjon.
D’abord propriété des seigneurs de Beaugency puis des rois de France en 1292 lorsque le dernier seigneur de la Maison de Beaugency, Raoul II, le vend au roi Philippe IV dit le Bel.
La chapelle Saint-Georges du XIVème siècle, recouverte d’une charpente lambrissée, surmonte l’entrée principale du château. La Porte de la Barrière fait communiquer la forteresse avec la ville basse.
Charles ier d orleans 1394 1465Jean de dunois 1402 1468En 1422, Charles Ier d’Orléans (1394/1465 portrait 1 de gauche) l’offre en dot à son demi-frère, Jean de Dunois (1402/1468 portrait de droite) dit le bâtard d’Orléans, compagnon d’armes de Jeanne d'Arc qui entreprend des travaux importants, avec son épouse Marie d’Harcourt (+1464), en faisant bâtir une demeure seigneuriale sur les ruines du château médiéval.
Le petit-fils de Jean de Dunois, le cardinal Jean d'Orléans-Longueville (1484/1533), archevêque de Toulouse, y fait aussi quelques travaux entre 1518 et 1524 : construction de l’aile Ouest face au logis de Dunois appelée aile Longueville, d’un oratoire orné de fresques. des voûtes dans l’escalier à vis, ainsi que des cabinets voûtés au rez-de-chaussée et à l’étage. Un jardin est ajouté sur le fossé au pied du logis puis est transformé en terrasse en 1525.
Le roi François Ier (1494/1547) vient en visite à Beaugency en 1519, alors que le château est en travaux et que le nouveau logis est en construction. Il séjourne dans une chambre à côté du garde-manger, au rez-de-chaussée. Il est de nouveau reçu en 1526 et en 1536, 3 ans après le décès de l’archevêque.
Henri iiiEn 1586, Catherine de Médicis (1519/1589) réclame le château pour elle et son fils, le roi Henri III (1551/1589 portrait  2 de gauche).
A la Révolution Française, le château est confisqué à la Famille d’Orléans et est vendu comme Bien National, une partie des bâtiments est louée, l’autre vendue.
Le Conseil Général du Loiret, nouveau propriétaire du château depuis 1837, transforme le château en dépôt de mendicité de 1839 à 1923. Pour approvisionner le dépôt en pain, une boulangerie, dont le four est encore visible, est mise en place.
Le château est classé aux Monuments Historiques en 1926.
En 1927, le musée Régional de l’Orléanais s’installe dans l’édifice. Puis en 2013, le Département le vend à une famille privée qui possède également le château de Meung-sur-Loire.
En 2012, le château subit de nombreux travaux pour rouvrir au public en 2014, après 11 ans de fermeture. Une quinzaine de pièces sont reconstituées sur la base d’analyses de documents d’archives historiques comme la salle des Gardes dans laquelle l’armure de Jean de Dunois est reproduite à l’identique, le vestiaire des chevaliers avec son atelier de réparation d’armures, la cuisine, la chambre, la librairie, l’oratoire ou encore la chapelle. Le jardin suspendu et la plupart de ces pièces se visitent.
En 2018, le château est fermé au public par manque de fréquentation et il est mis en vente.

L'Hôtel de Ville, bel exemple de l’architecture civile de la Renaissance, est édifié vers 1526 en pierre calcaire tendre. Sa façade associe des formes architecturales médiévales à des décors inspirés de la Renaissance française et italienne. Les armoiries, représentant les emblèmes de la Famille Dunois/d’Orléans-Longueville, intègrent la Salamandre du roi François Ier. La salle d’honneur du 1er étage est ornée de magnifiques tapisseries datant du XVIIème siècle.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1840.

Le clocher Saint-Firmin, dernier vestige de l'ancienne église romane du XIème siècle, remaniée à la Renaissance et détruite à la Révolution Française. renferme un carillon.

Sous le porche du clocher, bâti en 1533 par Jean II d’Orléans-Longueville, passait une rue allant de la Loire au marché. Le portail d’entrée, en anse de panier offre un encadrement de style gothique flamboyant. Trois fois par jour, le carillon du XVème siècle joue l’air du carillon de Vendôme. Cette chanson remonte à la période la plus noire de la Guerre de Cent Ans, une seule strophe a résisté au temps : Mes amis, Que reste-t-il à ce Dauphin si gentil ? Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme !

L'église Notre-Dame est élevée vers 1030 au temps de mon ancêtre, le seigneur Lancelin Ier.
Les biens de l'abbaye Notre-Dame sont accaparés par les seigneurs de Beaugency puis restitués aux chanoines de l'abbaye entre 1104 et 1108 par l'un d'eux, mon ancêtre Raoul 1er (1068/1130). Cette restitution est confirmée en 1126 par l’évêque, Jean d’Orléans dit Flora.
En 1140, l'église primitive est transformée et devient l’abbatiale romane actuelle.  La tour Sainte-Anne, au Nord de la façade Ouest, est réparée vers 1336.
En 1568, l’abbaye est victime des Guerres de Religion et ravagée par un incendie, elle reste en ruines. En 1646, avec l’arrivée des chanoines génovéfains, elle est restaurée, une nouvelle charpente est installée et couverte d'ardoises.
En 1665, une voûte lambrissée est posée sur l'ensemble, puis en 1683, l'escalier et la voûte de la tour Sainte-Anne sont détruits et une couverture en plomb est posée sur son dôme.
A partir de 1858 et jusqu'à la fin du siècle, l'église, sous l'impulsion des curés de la paroisse, reçoit un décor aujourd’hui disparu. En 1874, une nouvelle sacristie est édifiée.
En 1920, les sœurs de la Charité aménagent une partie des bâtiments conventuels en lycée pour jeunes en difficulté.
Les différents corps de bâtiments sont aujourd'hui éclatés en plusieurs établissements : l'abbatiale Notre-Dame tient lieu d'église paroissiale ; l'ancien espace du cloître et l'une des tours d'enceinte, la tour du diable, appartiennent au lycée de l'Abbaye ; l'ancien dortoir est transformé en hôtel.
L'ancienne abbatiale est classée au titre des Monuments Historiques en 1862 et en 2006.

Le couvent des Ursulines
En 1647, sous l'impulsion d'Anne Tardif, novice du couvent des Ursulines d’Orléans puis supérieure de la communauté, la première pierre d’un couvent est posée, il se termine en 1660 et a pour mission d'instruire les petites filles de Beaugency et des environs dans la foi catholique et lutter contre le protestantisme.
Le bâtiment du pensionnat, élevé en dehors de la clôture, est achevé en 1699.
En 1700, les sœurs obtiennent l'autorisation de commencer la construction de leur nouvelle église sous l'invocation de Sainte-Marie des Anges. Les travaux s'arrêtent en 1703 la laissant inachevée.
En 1771, le grand portail est dressé.
En 1793, le couvent est vendu comme Bien National et racheté par les sœurs qui reviennent à Beaugency en 1803. Ces rachats s'étalent jusqu'en 1847, date à laquelle elles redeviennent propriétaires de deux granges édifiées rue Porte Tavers sur l'emplacement de l'aile Nord inachevée du cloître. Elles en bouchent les portes côté rue et en ouvrent d'autres sur la cour. L'une de ces granges est conservée et l'autre est transformée en parloirs.
En 1853, la maison de l'aumônier est édifiée.
En 1877, elles font construire un grand bâtiment à usage de classes, en dehors de la clôture.
La chapelle est divisée en deux parties au XXème siècle.

L’église Saint-Etienne, primitivement église du Saint-Sépulcre, est édifiée hors les murs du bourg entre 1030 et 1050 par les fidèles, sur un cimetière appartenant aux chanoines de l'église collégiale Notre-Dame. Elle est achevée et voûtée par mon ancêtre le seigneur, Lancelin II, entre 1070 et 1080, époque de sa dédicace par Rainier de Flandre, évêque d'Orléans. Lancelin la donne à l'abbaye bénédictine de la Trinité de Vendôme qui fait construire un prieuré autour.
Elle est construite sur un plan en croix latine avec un grand transept. Le clocher primitif est bâti au XIIème siècle à la croisée du transept.
Un document de 1628 signale son cloître et un ensemble en très mauvais état. Le comble est réhaussé et la charpente restaurée au XVIIème siècle.
Elle est vendue comme Bien National en 1791. Elle sert de grenier à blé, de cellier, de débarras et de dépôts jusqu’en 1992.
Considérée comme l'église voûtée la plus ancienne de France, elle est classée aux Monuments Historiques en 1840 et reconvertie par la ville, à laquelle elle est louée, en magasin sous l’appellation Magasins de Saint-Etienne.  Des cartes postales du début du XXème siècle montre qu'elle constitue un support publicitaire particulièrement apprécié.
Elle est rachetée pour le franc symbolique par la commune en 1992, restaurée en 1999 et aménagée en vue de recevoir des expositions temporaires et servir de salle de conférence. Des vitraux du maître verrier Jean Dominique Fleury sont mis en place à cette occasion.

L’église Saint-Claude, au hameau de Vernon, simple chapelle à l’origine construite en 1527, à la suite d'une permission accordée par le seigneur, Jean d'Orléans-Longueville, aux habitants du bourg.
En 1567, elle subit, comme l'ensemble des églises de Beaugency, les       des Protestants. Elle est reconstruite en 1604.
En 1734, de grosses réparations sont faites sur la charpente, le pignon, les trois baies cintrées de l'abside sont bouchées, un autel-retable est installé, la baie axiale est repercée d'une nouvelle baie cintrée plus petite.
En 1847, la chapelle devient paroisse jusqu'en 1974.
La chapelle est agrandie vers 1868 et consacrée en 1870.
La nouvelle abside est orientée au Nord et l'ancien vaisseau unique devient le transept du nouvel édifice.

La chapelle Saint-Michel est située au-dessus du vallon qui traverse la ville. Elle est construite au XVème siècle et détruite en 1863 pour laisser la place à un abattoir municipal, puis à un centre technique, construit avec les matériaux de l'ancien édifice. Aujourd’hui le site est désaffecté et en friche.

Templier 3La Maison du Temple, située à l’angle de la rue du puits de l’ange et de la rue du traîneau, date du XIIème siècle et est contemporaine du porche de l’église abbatiale. C’est le plus ancien édifice civil de la ville.
La Maison du Temple est citée dans une charte de Simon, seigneur de Beaugency, relative à un droit de botage (droit sur le vin vendu en tonneau) et de tavernage (droit sur le vin vendu en taverne).
Elle est membre de la Commanderie Saint-Marc d’Orléans et possèdent La Vilette (une ferme et 50 arpents de terre) et Le Mont de Cravant.

Mais encore : l’hospice du XIIème siècle, inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1929 ; la prison des XIVème et XVème siècles dont la façade est inscrite en 1933 ; les halles de la place du Petit marché de 1880 ; le bâtiment de la Caisse d'Epargne achevé en 1903 ; la maison de la Pyterie du XVème siècle où logèrent les chanoines de l'abbaye Notre-Dame de 1586 à 1626 ; l'Hôtel de la Croix d'Or du XVème siècle, partiellement inscrit en 1947 ; l'Hôtel Tarat du XVIème siècle …

 Personnages liés à la commune 

Éliézer de Beaugency (XIIème siècle), rabbin et exégète juif, y est né.

Lambert Daneau (1530/1595), juriste et théologien calviniste, descendant d’une famille anoblie par le roi Charles VII (1403/1461). Très tôt orphelin, il est confié aux soins d’un tuteur qui le fait étudier le droit à l’université d'Orléans sous Anne Du Bourg, jeune conseiller au Parlement de Paris, qui a le courage de plaider la cause des protestants, en présence du roi Henri II, devant le parlement de Paris, et est immédiatement arrêté et exécuté en 1559. Témoin de la mort héroïque de ce dernier, Lambert Daneau veut approfondir les doctrines de cette religion. En 1560, il renonce à la jurisprudence pour se vouer à la théologie où il fait de si grands progrès qu’il passe pour un des plus savants théologiens de l’Église protestante de France.

Jacques alexandre cesar charles 1746 1823Jacques Alexandre César Charles (1746/1823 portrait de droite), physicien, inventeur et l'un des premiers aéronautes français. Il est né et décédé à Beaugency, sa maison natale est toujours visible au 15 rue Porte-Vendômoise.
Il épouse en 1804, à 57 ans, une femme créole beaucoup plus jeune que lui, Julie Bouchaud des Hérettes (1784/1817) qui devient la muse d’Alphonse de Lamartine (1790/1869). Il est un mari plein de sollicitude envers sa pauvre Julie toujours malade et la laisse entretenir avec Lamartine une correspondance assidue entre octobre 1816 sur les bords du Lac du Bourget où elle soigne sa tuberculose et 1817 où elle décède à Paris.

Pierre Jean Louis Ovide Doublet (1749/1824), homme politique et écrivain, fils de Jean Doublet, jardinier et de Jeanne Désir, il nait à Beaugency dans une famille modeste. Il est baptisé à l'église paroissiale Saint-Firmin. Élevé dans un établissement religieux, il semble se diriger vers la prêtrise et est envoyé à Rome. Mais il entre dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte. En 1779, il entre comme soldat au régiment d'infanterie de l'Ordre et yl accède au grade de premier sergent en 1782.

Edwige feuillereEdwige Louise Caroline Cunati-Koenig dite Edwige Feuillère (1907/1998 portrait de gauche), comédienne de théâtre et de cinéma. Considérée comme l'une des actrices les plus importantes dans l'histoire du cinéma et du théâtre.
En 1937, elle achète un domaine à Beaugency où elle installe ses parents.
Elle est Grand Officier de la Légion d’honneur et Commandeur des arts et des lettres. Récipiendaire de la Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite, elle reçoit un César d’honneur en 1984 et un Molière en 1993 pour sa pièce-monologue Edwige Feuillère en scène.
Dotée d’un fort joli coup de plume, elle signe trois livres, Les feux de la mémoire, Moi, la Clairon et A vous de jouer.
En novembre 1998, très affaiblie, elle apprend le décès de Jean Marais, elle en a tellement de chagrin qu’elle prend à son tour le grand départ à Boulogne-Billancourt pour rejoindre très vite son Jeannot que l’on inhume ce jour-là. Elle repose dans le cimetière communal de Beaugency.

et bien d’autres encore …

 Hameaux, lieux dits et écarts 

Vernon, Garambault, Bel-Air, Les Chaussées, Les Hauts-de-Lutz, Saint-Michel, la Chataigneraie.

 Evolution de la population 

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 Mes ancêtres de la noblesse liés à Beaugency ... 

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  Carte de Cassini 

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Sources
Sites et photo : Wikipedia, Châteaux de FranceVisite de la ville de Beaugency.

Date de dernière mise à jour : 10/01/2020