Aux pays de mes ancêtres

Courtenay

 

1 courtenay 45 adm

 

1 courtenay 45 geoCommune de la région naturelle du Gâtinais, située à 26 kms de Montargis et de Sens, mitoyenne de l'Yonne et de la Bourgogne sur sa limite Est.
La commune est jumelée avec Waldshut-Tiengen (Allemagne).

1 courtenay 45 blason1 Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Écartelé d'azur à trois fleurs de lys d'or et aussi d'or à trois tourteaux(1) de gueules.
Armes de la 1ère Maison de Courtenay, dont plusieurs membres ont été sacrés empereurs latins d’Orient.

 Hydrographie 

La Cléry traverse le village d'Est en Ouest.
Une série d'étangs et de mares se trouve dans le Sud de la commune, situés pour la plupart sur le cours du ru des Haies de la ville, d’autres sur le cours du ru de Sainte-Anne ou du ru du Pont de Pierre, affluent en rive droite du ru de Piffonds.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

A l’époque Gallo-romaine, un établissement rural (villa et ses dépendances) est implanté près de la voie antique qui relie Montbouy à Sens, via Triguères et Courtenay.
Vers 1000, mon ancêtre Athon de Château-Renard (992/1045) profite de la guerre de succession de Bourgogne entre Robert II dit le Pieux (972/1031) et Otte-Guillaume de Bourgogne (960/1026) pour s'emparer d'une terre sur laquelle il fait bâtir le château de Courtenay.
Chevalier hospitalierEn 1189, Élisabeth de Courtenay (1127/1205) donne cent sous de revenus annuels aux Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les Chevaliers sont établis à Monthézard, donation du seigneur de Courtenay pour les remercier de leur vaillance pendant les croisades. Ils possèdent des hostels dans Courtenay, où ils reçoivent des voyageurs. Le domaine devient une commanderie et prend le nom de l’Hopitau puis au XVIIIème siècle Commanderie de Montézat.
La foire de Saint-Barthélémy a lieu près de l’Hopitau. Elle est déplacée au XIIIème siècle par Baudouin II (1217/1273) alors seigneur de Courtenay.
En 1429, Jeanne d’Arc (1412/1431) passe par Courtenay.
A partir de 1790, la commune est rattachée au district de Montargis et au canton de Courtenay.
En 1801, Courtenay est rattachée à l'arrondissement de Montargis.
En 1939, un centre d’accueil est ouvert à Courtenay pour accueillir des réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République espagnole devant les troupes du général Francisco Franco.

Seigneurs et gens de la noblesse

La seigneurie de Courtenay est bordée au Nord par la voie romaine de Sens à Orléans passant par Château-Landon ; au Nord-Ouest par les vicomtés du Gâtinais ; au Nord-Est par les vicomtés de Sens ; à l'Est par le cours de l'Yonne ; au Sud par la seigneurie de Toucy et la famille de Donzy.
Elle pour fondateur aux alentours de l’an 1000, mon ancêtre, Athon de Château-Renard (992/1045) fils de Renard II de Sens (962/1007). Son fils, Josselin de Courtenay (1034/1086) lui succède (voir tableau en fin de page).

Puis suit leur descendance : Miles de Courtenay (+1138) ; Renaud de Courtenay (1100/1194) ; Elisabeth de Courtenay (1127/1205), héritière de la seigneurie, épouse Pierre Ier de France (1126/1183), 6ème fils de mon ancêtre le roi Louis VI dit le Gros (1081/1137).
Pierre II de Courtenay (1165/1219) épouse en 1184 Agnès Ière de Nevers (1170/1193), comtesse héritière de Nevers, Auxerre et Tonnerre, riche mariage arrangé par le roi Philippe II dit Auguste (1165/1223). En 1199, une guerre l'oppose à l'un de ses vassaux, Hervé IV de Donzy (1187/1222), battu à Cosne-sur-Loire, il est fait prisonnier et n'est libéré qu'en échange du mariage d'Hervé avec sa fille, Mathilde de Courtenay et de la cession du comté de Nevers. Pierre II et ses fils Robert et Baudouin, acteurs principaux de la 5ème croisade, sont empereurs de Constantinople jusqu’en 1261.
Catherine de Courtenay (1274/1307), impératrice titulaire de Constantinople, fille de Philippe Ier de Courtenay (1243/1283) et petite-fille de Baudouin II de Courtenay (1217/1273), épouse Charles de Valois (1270/1325), ensemble ils possèdent les terres de Courtenay, Chantecoq et Piffonds en 1303.
Philippe VI de Valois (1293/1350), fils du premier mariage de Charles, accède au trône en 1328 et les terres de Courtenay, Chantecoq et Piffonds passent dans le domaine royal. Les enfants de Philippe de Valois devant un douaire à leur belle-mère Blanche de Navarre (1331/1398), lui donnent la jouissance de ces trois terres qui sont ensuite occupées par des gendarmes sous la conduite d'un certain Jean d'Andrezel. Puis, elles échoient en viager à Charles V dit le Sage (1331/1398), fils aîné du roi Jean II dit le Bon (1319/1364), pour être ensuite délaissées au profit de Jean de Mareuil en récompense de services.
En 1395 elles sont attribuées à la reine Isabeau de Bavière (1371/1435).
Charles iii de navarreJean v de bretagneEn 1408, elles passent dans le domaine public des rois de Navarre.
En 1410, Charles III de Navarre (1361/1425 portrait de gauche) en donne la pleine propriété à son neveu le duc Jean V de Bretagne (1389/1442 portrait de droite).
Les terres de Courtenay, Chantecoq et Piffonds sont alors dissociées du duché de Nemours.
Le roi Charles V reçoit l'hommage pour les terres de Courtenay en 1414.
En 1420, Jean V de Bretagne les donne à son frère Richard de Montfort (1395/1438), comte d'Étampes et de Vertus.
Catherine de Bretagne (1428/1476), fille du précédent, épouse en 1438 Guillaume VII de Chalon-Arlay (1415/1475) prince d'Orange, et reçoit Courtenay en dot.
Leur fils, Jean IV de Chalon-Arlay (1443/1502), prince d'Orange, hérite de ces terres qu’il vend à Jean de Cottier, vice-président de la chambre des Comptes, qui les revend en 1485 à Antoine de Chabannes (1408/1488), comte de Dammartin, sire de Saint-Fargeau par spoliation de Jacques Cœur (1395/1456).
Son fils, Jean  de Chabannes (1464/1524), seigneur de Vandenesse, en fait l'aveu au roi en 1500.
Sa fille, Avoye de Chabannes, en fait don à sa nièce Françoise d'Anjou-Mézières qui épouse en premières noces en 1516 Philippe de Boulainvilliers (+1536).
Charles ix 1550 1574En 1563, le roi Charles IX (1550/1574 portrait de droite) érige Courtenay en comté, comme domaine privé.
En 1611, Jacques Delaguesse, procureur général du roi, obtient un arrêt selon lequel les terres de Courtenay, Chantecoq et Piffonds font partie des domaines royaux. Les terres passent ensuite à Charles de Rambures (1572/1633) qui épouse en 1620 sa cousine Renée de Boulainvilliers, dame de Courtenay, et en porte l'hommage au roi en 1619.
La Maison capétienne de Courtenay tombe peu à peu dans l’oubli et s’éteint en 1768. Elle laisse cependant une branche anglaise qui existe toujours, et dont les descendants viennent parfois se ressourcer dans le berceau de leurs ancêtres.

 Patrimoine 

Le château et les remparts du XIIème siècle dont il ne reste que la grosse tour appelée Courtine. La rue des Marronniers actuelle est le fossé comblé du château. 

La chapelle Saint-Jean
Le domaine de la Commanderie de l'Hôpitau possède une chapelle où, pendant six siècles, est exposée la statue en bois de Saint-Jean Baptiste, presque grandeur nature, qui porte sur son socle la date de 1180.
En 1758, Pierre Tarin (voir § Personnages liés à la commune) propriétaire du domaine, fait ériger l'édifice actuel près d'une source se déversant dans la Clairis.
La statue est toujours visible dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul.
Une restauration de la chapelle a lieu en 2012.

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est construite au XVIème siècle, sur les ruines d'une église romane du XIème siècle, détruite par les Anglais en 1358. De l’église primitive ne reste que le clocher qui est restauré sur trois de ses côtés en 1973.
Un porche abrite autrefois l'entrée, il est supprimé en 1826 et remplacé l’année suivante par un portique au-dessus de la porte centrale. Il est restauré en 2011 à l'identique, couleur sang-bœuf.
A l'intérieur, les voûtes d’où 6 lustres de cristal descendent, datent de 1858. Elles reposent sur 8 piliers en pierre de taille couronnés de chapiteaux. Dans la nef centrale se trouve, une chaire en bois sculpté, installée en 1737 et dans une des chapelle, un tableau représentant Saint Vincent dans son cadre en bois sculpté du XVIIème siècle. L'orgue de la tribune est construit en 1903 et restauré en 2005. Le retable se compose de boiseries Louis XIII, les parties saillantes sont soutenues par des colonnes torses vert foncé autour desquelles s'enlacent des lianes aux feuillages dorés. Ce retable sert de cadre à un tableau représentant le mariage de la Sainte Vierge restauré en 2009. 

La Halle aux grains
Avant la Révolution Française, une halle au blé en bois sur pilier de pierre est édifiée au milieu de la place du marché. Le seigneur y perçoit un droit de minage sur la vente du blé.
Vers 1800, une nouvelle halle en pierre est construite.
En 1861, quelques maisons sont démolies dont celle où est né Aristide Bruant pour l'agrandir.

La Place du Gentilly, appelée Notre Dame au début du XIXème siècle, se situe sur l’emplacement de la petite église primitive Saint-Nicolas, puis église Notre-Dame.
Lors de la Révolution Française en 1793, elle est vendue aux enchères, puis démolie en 1806.
En 1821, le roi Louis XVIII autorise la vente de l'emplacement à la ville, qui en fait une place publique. 

Le lavoir rue des ponts, adossé à une habitation privée, est construit à la fin du XVIIème siècle. Il occupe un seul côté de la rivière et l'on y pénètre par un escalier.
Dans sa forme actuelle, il est construit en 1910 avec des moyens financiers très limités puis restauré en 2004, il retrouve les matériaux nobles de son origine.

 Personnages liés à la commune 

Jacques rene tenon 1724 1816Jacques René Tenon (1724/1816 portrait de droite en 1812) chirurgien, il passe sa jeunesse à Courtenay puis étudie la médecine à Paris. Il est associé à l’hôpital de la Salpêtrière pendant plusieurs années et, en 1757, obtient la chaire de pathologie du Collège de chirurgie. En 1759, il devient membre de l' Académie Française des Sciences. En 1788, il puiblie le Mémoire sur les Hôpitaux de Paris dont la publication est un catalyseur pour le remplacement de l'Hôtel-Dieu de Paris notoirement surpeuplé, insalubre et sujet aux incendies.
Un hôpital parisien porte son nom.

Pierre Tarin (1725/1761), médecin et anatomiste, né à Courtenay, est propriétaire de l’Hopitau, ancienne commanderie des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il participe à L'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et laisse de nombreux ouvrages sur l’anatomie.

Valéry Paul Rolier (1844/1918), ingénieur des Arts et Métiers, est né à Courtenay. Il est nommé capitaine dans Paris assiégé par les allemands lors de la Guerre Franco-Prussienne de 1870. Porteur d'un courrier urgent pour l'Armée de la Loire, il s'envole en ballon de la gare du Nord et atterrit en Norvège. Cet exploit inspire Jules Verne pour son roman, l’Ile mystérieuse

Aristide bruantAristide Louis Armand Bruant (1851/1925 affiche de gauche), chansonnier et écrivain, est né à Courtenay. Il débute au cabaret vers 1870 en achetant Le Chat Noir qui devient le Mirliton. Il est un des poètes de l'argot du début du XXème siècle. La fortune récompense son travail et après une dizaine d'années, il s’offre un château à Courtenay en 1896.
Il décède à Paris d’une angine de poitrine et repose au cimetière de Subligny dans le caveau familial.

Adrien Lucet (1858/1916) né à Courtenay, est diplômé de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort. Il exerce d'abord comme vétérinaire dans le Loiret puis devient assistant à la chaire de pathologie comparée au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1907. Il est élu à l'Académie de médecine en 1910. Puis, succède à Maurice Caullery en 1916 à la présidence de la Société Zoologique de France.

René Louis Baron (1944/2016) est un  inventeur et auteur-compositeur-interprète. Il débute à 14 ans comme clarinettiste de jazz puis entame un parcours de chanteur de scène en 1978. À partir de 1980, parallèlement à son récital de poésies chantées, il fait appel à l'informatique pour enregistrer ses musiques de films, de scène et d'illustration musicale. En 1989, il commence des recherches en musique algorithmique et en intelligence artificielle musicale et en 1998, dépose un premier brevet sur la composition musicale automatique et cohérente à l'Institut National de la propriété industrielle.
En 2009, il acquiert et restaure La Castelaine de Courtenay.

 Hameaux, lieux dits et écarts 

La commune comprend un grand nombre de fermes isolées, hameaux et lieux-dits, ainsi que des lotissements modernes de maisons individuelles généralement situées dans des bois.

Brinvilliers, Chasseval, Vaulxfins, La Jacqueminière … déjà fiefs du domaine seigneurial.
Ou encore … La Courtoiserie, le domaine de Sainte-Anne, la Garenne, la Pâturette, la Tuilerie, le Bois de l’Amour, le Four à Chaux, la ferme des Piats, le Parc, le Pêcheur, Liffert…
La Maison de Courtenay laisse aussi son nom dans l’histoire d’autres lieux environnants : Abbaye de Fontainejean à Saint-Maurice-sur-Aveyron, Champignelles, Bléneau, Chevillon, Château de Druye-les-Belles-Fontaines

 Evolution de la population 

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 Mes ancêtres de la noblesse liés à Courtenay ... 

Courtenay 45 ancetres

 Carte de Cassini 

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Notes : 
(1) Tourteaux ou Besant, pièce de monnaie ronde d'or ou d'argent, frappée autrefois à Byzance (Istanbul).


Sources
Sites et photo : Wikipedia.

Date de dernière mise à jour : 21/01/2020