Quincy-Landzécourt

Quincy adm

Bien que niché au creux de collines champêtres et bucoliques, Quincy-Landzécourt se trouve au cœur d'une région fortement urbanisée riche de plus de trois millions d'habitants dans un rayon de 100 kms.
Ce petit village appartient à la Lorraine gaumoise (voir § dans page Chauvency-Saint-Hubert).
Les  rivières La Chiers et le Loison ainsi que le ruisseau de la Charponterie sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

Drapeau francais fond blancHistoire

Autres noms 
Quincy : Choinse  en 634 ; Quinciacum en 770 dans le cartulaire de Gorze ; Qinciacum en 1157 ; Quincey en 1571 ; Quaincy en 1656.
Landzécourt : Landrezécourt en 1573 ; Landrezicourt en 1576 ; Landrececourt  et  Landrezeicourt au XVIIème siècle ; Langicour en 1700 ; Lanzécourt en 1760.

Les archives de Quincy ont partiellement disparu, sans doute au cours des guerres, Landzécourt a conservé ses registres depuis 1868.
Une activité importante existe aux époques gallo-romaines et franques mérovingiennes. Un certain nombre de vestiges l’atteste : urnes funéraires pillées découvertes en bordure du bois La Grosse Haie, morceaux de tuiles très épaisses et plates… Vers 1970, un exploitant découvre les vestiges bien conservés d'une villa, semi enterrée, on y accédait par 5 escaliers, les murs étaient bien faits, jointoyés symétriquement. Le Syndicat d'Initiatives de Montmédy assure le déblaiement et se propose de la couvrir pour assurer sa sauvegarde, mais, son président quitte Montmédy et son successeur laisse péricliter l'affaire ; les murs se désagrègent et tout est perdu.  Au lieu dit Chauffour, il existe des traces de construction datant sans doute de la même époque ; selon des photos aériennes, il semble qu'à cet endroit, il y aurait eu plusieurs immeubles. Vers 1947, dans le jardin d’une ferme, on découvre les fémurs de 5 personnes alignées soleil levant, l'un de ces fémurs conserve la trace d'une ancienne fracture bien ressoudée et dans la tombe une petite urne en cuir bien conservée, sans couvercle, est retrouvée. Il s'agit probablement de guerriers de l'époque franque. Quelques années plus tard,  2 cercueils constitués de pierres assemblées, des traces d'ossement et une seraxamaxe (genre d'épée en fer de 35cms environ) bien conservée, sont mis à jour. En 1956, au lieu dit La Fosse, une urne funéraire contenant certains ossements partiellement calcinés d'une personne jeune (les cartilages n'étant pas encore soudés) est découverte, il peut s'agir des ossements d'un jeune chef de l'époque gallo-romaine âgé de moins de 18 ans. Cette urne contient également des vases en terre, des fibules ainsi que les restes endommagés par les intempéries d'un vase en verre d'une extrême finesse de couleur violette, l'anse est fixée par des tiges de cuivre. 5 autres urnes vides constituées de plusieurs pierres rapportées sont mises à jour dans les environs.
En 1657, le rattachement de Montmédy à la France a lieu sous Louis XIV ; sans aucun doute Quincy et Landzécourt sont libérés de la colonisation espagnole par la même occasion.
Avant 1790, Quincy fait partie du Diocèse de Trèves, archidiaconé de Longuyon, doyenné de Juvigny avec Landzécourt comme annexe. Sur le plan matériel et administratif, Quincy appartient au Clermontois, baillage de Varennes, prévôté de Stenay.
Pas de renseignement sur la Révolution mais il semble que cette époque troublée se soit passée sans incident notoire.
En 1791, L'abbé Lambert Bauda, curé de Quincy, prête serment constitutionnel, mais refuse celui du 18 fructidor de l'an V.
Lors du recul des armées impériales, Landzécourt fournit, et sans doute Quincy également, des denrées alimentaires et du fourrage à Marville pour le ravitaillement des troupes royales.
Pendant le XIXème siècle, la population est importante ; c'est sans doute pendant cette époque que les nombreux murs de jardin et autres sont édifiés.
En 1927, l'Est Électrique installe l'électricité dans le village et prend le relais du courant fourni par la dynamo installée au moulin pendant la guerre par les allemands.
En 1932, l'eau potable, qui ne dessert que les abreuvoirs depuis 1903, est installée chez le particulier. Landzécourt installe la distribution de l'eau dans le quartier bas, partant de la fontaine publique.  Le quartier haut n’est desservi en eau potable qu’après la fusion avec Quincy en 1957.
En 1934, faisant suite à la ligne Maginot, la tête de pont de Montmédy est fortifiée ; elle comprend  4 ouvrages principaux : Velosnes où la plus grosse partie des réservistes de Quincy est mobilisé, Thonnelle, Le Chenois à Thonne-le-Thil et La Ferté. Ces ouvrages, reliés par un réseau de téléphone souterrain dont le poste de commandement est situé à Landzécourt, ne sont pas terminés au début de la guerre.
En 1949, un pont dit travée d'Arromanches, ayant servi au débarquement allié en Normandie en 1944, est installé à Quincy. Longue de 24m elle pesait 28 tonnes. Cinquante ans plus tard, elle est ramenée dans sa Normandie d’origine où on la retrouve aujourd’hui au musée d’Arromanches.
En 1957, Les villages de Quincy et de Landzécourt, séparés par le pont sur le Loison, sont réunis en une même commune.

La Première Guerre Mondiale

Les villages de Quincy et de Landzécourt sont presque voisins, ils subissent la guerre de la même façon et sont libérés ensemble le 11 novembre 1918.
En 1915, tous les ponts de la Chiers sont détruits de même que le tunnel de Montmédy (les ponts de l'Othain et du Loison restent intacts ainsi que le viaduc de Thonne-les-Prés). L'armée allemande met en place une voie ferrée Montmédy-Verdun. Plus tard, la voie est déplacée et plusieurs années après la guerre le tunnel est restauré.
Les services de ravitaillement fonctionnent mal et l'armée doit recourir aux réquisitions des hommes trop âgés ou trop jeunes pour porter les armes, avec chevaux et voitures pour assurer les transports. Certains de ces requis se replient avec l'armée, mais l'ensemble de la population reste sur place et subit une occupation qui devient très sévère dès le milieu de 1915. Impossible à la population de se rendre d'un village à l'autre notamment.
Les terrains sont exploités par les allemands et à leur profit. L'exploitation est placée sous le contrôle d'une unité, dont certains de ses membres séjournent à Quincy durant plusieurs années.
Chaque matin, les hommes valides et les jeunes gens doivent se rendre à l'appel avant de participer aux travaux de la ferme allemande, conduisant les attelages, s'occupant des travaux habituels selon les saisons et s'occupant du bétail dont une bonne partie est regroupée à la ferme Saint Martin. Les femmes et les jeunes filles participent aux binages ainsi qu'aux travaux de fenaison et de moisson, de même qu'à la récolte des pommes de terre et des betteraves ; les enfants d'âge scolaire doivent participer aux diverses cueillettes.
Le komprinz 1919Les troupes reçoivent des renforts en provenance d'Allemagne ou du front russe afin de renforcer les unités qui remontent en ligne, certaines reviennent à Quincy jusqu'à trois fois, car contrairement à l'armée française qui défile devant Verdun, la 5ème armée allemande est le fer de lance de la bataille. Son chef, le Kronprinz (photo ci-contre), mène joyeuse vie à Stenay au château des Tilleuls.  Certains anciens se souviennent l’avoir vu à Chauvency-Saint-Hubert dans une longue voiture découverte ou bien traversant Quincy à cheval.
Deux avions allemands sont abattus à Quincy, l'un au lieu-dit Le Violon, le second dans sa chute percute la côte au-dessus de la rue Basse de Landzécourt.
Après quatre années, les allemands se replient lentement et Quincy se retrouve en pleine zone de combat lors de l'armistice ; les batteries américaines tirent sur le village. La population se terre. Les allemands occupent encore le Bois de Fays et le Bois Robert alors que les américains sont en lisière de la Grosse Haie. Les combats sont très meurtriers et continuent jusqu’à 10h30 le 11 novembre, le cessez le feu a  lieu à 11h.
Quincy et Landzécourt perdent 6 de leurs enfants et une victime civile au cours de cette guerre.

La Seconde Guerre Mondiale

30 hommes sont mobilisés à Quincy et à Landzécourt.
Le 46ème d'Infanterie de Paris cantonne à Quincy, des éléments du 3ème Génie à Landzécourt, précédant le 232ème régiment d'Artillerie.
Le 10 mai, 5 avions allemands rasant les toits survolent Quincy et au cours de la journée de nombreux bombardiers.
Le 11 mai 1940, la population évacue le village. Pour gagner Tailly à 20 Kms, les habitants doivent passer par Mouzay, le château de Charmois, Lion-devant-Dun, Milly-sur-Bradon, Sassey, Villers-devant-Dun, Andevanne  et Tailly, soit une cinquantaine de kilomètres. Le 13 mai, la population reprend la route vers le Sud. Carignan est en flamme, les allemands approchent de la Meuse qu'ils franchissent le soir même. Certaines personnes sans attelage, sont embarquées à Dun-sur-Meuse en direction de la Charente (département d'accueil pour la Meuse), des femmes et des enfants embarqués à Sommepy (Marne) suivent la même destination.
Dès l'armistice du 24 juin, chacun s'efforce de regagner Quincy, ceux qui ne sont pas trop loin y arrivent, les autres en sont empêchés car les allemands ont institué une zone interdite englobant la Meuse avec l'intention d'annexer cette zone en cas de victoire définitive.
Une batterie est installée à la sortie du village vers Saint-Martin, une seconde à la sortie côté Bois Robert, une pièce de marine est placée entre les deux premières maisons côté Saint-Martin. Ce sont les départs des coups tirés par ces pièces qui provoquent des dégâts importants aux maisons environnantes.
Aucun pont, si petit soit-il, n’est épargné, le pont de Quincy subit le même sort. Sa destruction n’a pas d’incidence sur l'avance ennemie mais  gêne considérablement la population. Une passerelle est établie en aval du pont sur le Loison détruit, mais elle est recouverte à la moindre crue. Le passage s’effectue donc en barque.
Une quinzaine de soldats sont tués dans les environs. Ils sont enterrés à côté du cimetière communal où leurs corps sont relevés vers 1960.
Un officier est exécuté près du cimetière comme espion, il ne s'agit en fait que d'un homme devenu amnésique.
Une famille qui a déjà perdu deux de ses fils en 1914-1918 paye le même tribut en mai et juin 1940.
Trois jeunes gens du village disparaissent également.
18 mobilisés sont faits prisonniers et, en 1945 à la fin des combats, 13 sont encore en captivité.
En 1942, plusieurs jeunes du village sont requis pour le travail obligatoire en Allemagne, l'un d'eux, y trouve la mort, les autres rentrent en 1945 avec les prisonniers militaires.
La libération de Quincy connait des moments tragiques : début août, 7 jeunes sont massacrés dans les bois de la Grosse Haie, non loin de la Fontaine d'Argent où ils se ravitaillent en eau.
Au moment de la débâcle, plusieurs unités allemandes font étape à Quincy. A la suite d'un mauvais renseignement, 17 jeunes braves du maquis des bois de Montmédy viennent attaquer Quincy, croyant y trouver 2 officiers et leurs ordonnances. Ils se heurtent, l’arme à la bretelle, à une unité de l'Afrika-Korps, composée de plus de 400 hommes. Les allemands ouvrent le feu : le sergent F.F.I., commandant le détachement (23 ans) est tué, 2 sont  blessés et pendus face à la Mairie, leurs corps restent exposés 3 jours (18 et 21 ans). Ils sont enterrés à Quincy, leurs corps sont  exhumés peu après pour  rejoindre leurs villages respectifs. 10 otages sont enfermés dans un local de la Mairie, devant être exécutés si une nouvelle attaque se produit ; ils ne sont relâchés que 3 jours plus tard avec 10 volontaires du village venus les remplacer, ce qui fait dire à un officier allemand : "volontaire de la mort, encore jamais vu ça". Il ne s'agit pas de troupes SS et Quincy s'en tire sans effusion de sang, tous les allemands ne sont pas des criminels…
Le 6 septembre 1944, les troupes allemandes quittent définitivement le village.

Seigneurs  et gens de noblesse

Les deux manoirs de Chauffour et de Saint-Martin appartiennent aux descendants de Philippe de Louppy,  d’une part : Arnould, son fils, écuyer, et Jehan, son neveu, sires de Mont-Saint-Martin ; et d’autre part : Jehannot et Menissier, frères, écuyers, sires de Chauffour.
En 1287, ils se réunissent tous les quatre à Clarambauld pour affranchir Mont-Saint-Martin, Chauffour et Quincy et pour placer leurs bourgeois sous la sauvegarde de leur prince Thiebault II, comte de Bar et de Stenay.
En 1323, Mont-Saint-Martin et Quincy sont aux mains de Jeoffrois  IV de Dun-Aspremont (époux de Marguerite du Saulcy de Jametz), de Jehan II du Chaufour et d’Adam de Boulain.
Vers 1420, Mont Saint-Martin est désert, il n’y reste que la petite église. La famille dite de Mont-Saint-Martin s’est retirée dans la vieille tour de Louppy du château bas.
En 1415, le Chauffour voit son manoir rasé pour expiation des méfaits de Jehan, son seigneur. Les domaines sont transmis à la famille d’Allamont par la dernière descendante Philippine.
La famille de Quincy persiste jusqu’à la fin du XVIème siècle. En 1421, on trouve Pierre de Quincy, écuyer et en 1452, Robert de Quincy, prévôt de Dun, clerc-juré et receveur de Stenay.
En 1441, Jehan d’Aspremont, seigneur de Remenoncourt et en 1456, Jacques d’Aspremont, son fils, dénombrent pour la moitié de la terre de Quincy. Par la suite cette moitié et les droits y afférents sont transmis aux comtes de Rougrave. La même année, Jehan de Noire Goule (ou Noire Fontaine) et Tassinot de la Porte dénombrent pour l’autre moitié de Quincy ainsi que Thierry (époux d’Alix de Rochefort), André d’Haraucourt, Anne de Brandenbourg (épouse du comte Jean VII).
Jehan 1er d’Allamont, dernier gouverneur espagnol de la citadelle de Montmédy et valeureux défenseur de la place-forte en 165 pendant la bataille l’opposant à Louis XIV,  fils de Jacquemin, gouverneur de Verdun, et de Philippine de Chauffour.
François d’Allamont et ses sœurs, Louise et Marguerite sont indivisionnaires de Quincy.
En 1612, François 1er d’Allamont, gouverneur-capitaine-prévôt de Dampvillers, dénombre pour 1/3 de Quincy.
Vers 1650, Florimond d’Allamont, petit-fils du précédent, vent ses droits sur Quincy et Chauffour à Jean Limbert, seigneur de Flabeuville.
La Lorraine passe à la France en 1657, Stenay et sa prévôté passe sous  la domination du prince de Condé qui exerce le droit de retrait féodal de Quincy et Chauffour. La terre est vendue à Jacques Maclot, seigneur de Baâlon en 1700, qui la revent en 1701 à Louis de Pouilly, seigneur de Ginvry, dans la descendance duquel elle est encore au moment de la Révolution.

La villa publica du comte de  Boson

Le comte de Boson de Quincy est le fils du comte d’Ardenne, Bavin, un des  leudes les plus puissants de la Cour d’Austrasie, abbé laïc, gouverneur de la villa regia de Stenay en 770, chère aux premiers mérovingiens d’Austrasie. Sa villa publica était à Quincy (Source : Manuel de la Meuse, Histoire de Montmédy et des localités meusiennes de l’ancien comté de Chiny, de 1861). En 700, elle est ainsi décrite :

Villa

Chroniques communales

Les métiers à Quincy et Landzécourt

Quincy  dispose de 3 cafés possédant chacun un jeu de quilles qui crée une animation les dimanches d'été. Un dispose d'une salle de bal où  de nombreux jeunes des environs viennent danser, les bals sont très animés surtout celui de la Saint-Martin (fête patronale). Depuis 1977, il n'existe plus aucun café à Quincy.
Un boulanger de Brouennes établit un dépôt de pain, avant 1914, au café-épicerie Molitor. En 1912, un jeune boulanger construit un fournil, hélas il est  tué au cours de la guerre. Sa veuve, remariée avec M. Craffe, poursuit son activité entre les 2 guerres.
Il y a également 2 cordonniers (une demi-douzaine d'artisans travaillent pour les ateliers de Montmédy et Jametz et fabriquent aussi bien des chaussures de travail que des chaussures habillées), un bourrelier, des tailleurs d'habits, des menuisiers,  des couvreurs ainsi que des maçons ; toutes ces personnes dans l'ensemble possèdent des terres et du bétail, et s'entraident avec les cultivateurs ; l'hiver, tous les manouvriers se transforment en bûcherons. Tous ces corps de métiers ont aujourd’hui disparu.
La forge Molitor, plusieurs générations de cette famille, construisent batteuses, charrues, houes, herses, etc…  ainsi que charrettes et chariots et entretient, en plus du ferrage des chevaux, tout le matériel agricole. Pendant l'hiver, ils façonnent entièrement à la main, par centaines, les haches et serpes, lesquelles bénéficient d'un renom qui dépasse le cadre local et même régional ; l'atelier existe encore au cours des années 1960.
Un atelier de charronnage, plusieurs à certaines époques, fabriquent pour la partie bois tous les outils indispensables à l'agriculture ainsi qu'à l'entretien des locaux d'habitation et d'exploitation, en harmonie avec la forge communale, l'un ne se concevant pas sans l'autre. Le dernier charron exerce son activité jusqu'après la dernière guerre.
En 1932 toujours, il y a 26 cultivateurs. 25 foyers, en outre, possèdent quelques hectares de terre et de 2 à 5 bovins. Ces derniers confient le travail des terres et les transports des récoltes, bois, fumier aux cultivateurs ; en échange, ils participent aux divers travaux saisonniers, binages, fenaison, moisson, récoltes de pommes de terre, betteraves ; chaque cultivateur a son ou ses manouvriers, les comptes se règlent une fois l'an au cours d'une veillée.
L'élevage chevalin est florissant, en plus des travaux de la ferme effectués avec les chevaux, il existe de nombreuses poulinières (un débouché en chevaux de 3 ans à destination de la Champagne est assuré), de même l'armée est friande de chevaux ardennais pour son artillerie. Avec l'apparition des tracteurs, dont le premier à Quincy date de 1945, le cheptel chevalin a diminué progressivement jusqu'à sa disparition complète.
Par contre, le cheptel bovin a considérablement augmenté, le lait constituant l'une des ressources principales des agriculteurs. L'élevage ovin qui a disparu a fait sa réapparition, on observe la présence d'élevages d'une certaine importance.
L'élevage du porc est aussi très important.

La grande lessive

LavandieresA Quincy comme ailleurs, la lessive s'effectue 1 ou 2 fois par an, le linge après avoir été décrassé à la fontaine publique, est placé dans un grand tonneau spécial, recouvert sous une toile de protection d'une épaisse couche de cendres de bois copieusement arrosée avec de l'eau bouillante avant d'être transporté à nouveau à la fontaine pour y être lavé et rincé. C'est un travail très pénible (les laveuses travaillent à genoux) qui bien souvent est encore aggravé par les intempéries, car quel que soit le temps, une lessive commencée doit être terminée.
Cette méthode de lavage, plus ou moins perfectionnée au cours du temps, est pratiquée jusqu’après la Première Guerre Mondiale : le linge sale passant ainsi, en plusieurs jours, de l’enfer (passage dans le cuvier) au purgatoire (séance de battoir au lavoir ou à la rivière), puis au paradis (rinçage, séchage, repassage et blanchiment).

Patrimoine

Les moulins. L'un, dit le moulin Le Marchal sur le Loison, l'autre dit moulin de la Crouée sur le ruisseau de l'Aunois qui alimente deux étangs, sont aujourd’hui disparus, il reste toutefois des caves où les soldats au cours de l'hiver 1939-1940 enterraient les chevaux morts.
Le premier moulin est ancien, il figure aux archives de Landzécourt en 1824. Il a deux vocations, l'une axée sur la farine panifiable, l'autre sur la mouture destinée aux animaux. Il est actionné par une roue alimentée par l'eau du Loison retenue par un barrage qui existe encore aujourd’hui. En 1934, M. Le Marchal, qui maintient son activité jusque la guerre de 1939-1945, remplace la roue par une turbine. Le meunier exerce en plus un commerce de grains et issues, en passant dans les villages pour y collecter le grain et fournir la farine et les issues aux boulangers et aux particuliers.
Au cours de la guerre 1914-1918, les allemands installent une dynamo  actionnée par la roue du moulin, sauf pendant le crues, qui apporte la lumière électrique au village pendant la durée de la guerre et jusque 1928, où l'Est Électrique, devenu EDF, installe une ligne à haute tension, ce qui permet en plus de la lumière d'obtenir la force motrice, permettant ainsi d'actionner les batteries jusqu'alors entraînées par les manèges à chevaux.

Le cimetière. Dans les terrains proches de la ferme Saint Martin, des fragments d'ossements humains sont découverts. Les habitants de Quincy étaient autrefois enterrés à Saint Martin ; le chemin qui monte à la ferme conserve le nom de "la ruelle des Morts. Ces ossements proviennent vraisemblablement des vestiges du cimetière transféré à Quincy en 1826.
En 1855, le cimetière situé près de l'église, est transféré où il se trouve actuellement et où les cholériques étaient déjà enterrés auparavant.

La Mairie école, modernisée en1956, est reconstruite sur l'emplacement de l'ancienne.

Le cadran solaire à chiffres romains (rue de la Vaux) date de 1701. Sa corniche moulurée permet de rejeter l’eau de pluie.

La porte piétonne (rue de l’Eglise) dont l’année de construction, An 9, apparaît dans cinq anneaux entrelacés avec, au centre, un motif floral. Le chaînage d’angle gauche est doté d’un cadran solaire abîmé par les éclats d’obus durant la seconde guerre mondiale.

Certains linteaux de porte datés, en majorité du XIXème siècle.

L’église Saint-Martin d’origine  gallo-romaine, est mentionnée en 624 entourée d'un cimetière, elle est sise à Saint-Martin. Au XVIIème siècle ce n’est plus qu'une chapelle.
Elle est reconstruite en 1738 (il reste dans le chœur des traces de construction plus anciennes de l'époque ogivale). En 1845, une maison est achetée pour son agrandissement. Le chœur, restauré en 1738, est conservé. Le clocher est détruit vers 1865 par la foudre.  La tour de l’église est ornée de trois cadrans d’horloge réalisés par Bodet en 1910. Trois petites cloches de 1930, situées à l’extérieur, servent de sonnerie.
Landzécourt ne possède ni église ni cimetière mais il existait autrefois une chapelle dédiée à Saint Maurice. Le curé de Quincy y célébrait la messe une fois par semaine.

La fontaine Saint-Maurice  (rue Basse à Landzécourt) selon la tradition populaire, l’eau de la fontaine, permettrait de soigner les maladies des yeux. Jusqu’en 1900, les mères venaient y tremper leur linge dans l’espoir d’une guérison.

Le pont. De nombreuses palabres eurent lieu entre Quincy et Landzécourt afin de remplacer la passerelle par un pont, mais il fallut plus de 20 ans de démarches avant que le pont ne soit construit en 1875. Le passage de la rivière par les animaux et voitures s'effectuait par un gué situé en aval du moulin dénommé Long-Wé.
La construction du pont est payée par moitié par chaque commune, en 1905, Landzécourt est libéré de l'emprunt contracté.

Les ruines d'une petite chapelle au lieu dit Saint-Martin, oratoire primitif de l'ancienne Villa Publica du Comte Bozon (voir § dans Histoire).

Hameaux, lieux dits et écarts

Autrefois, Le Chauffour, un écart Long Wemoul (maison isolée) est mentionné à 1 km du village.
Aujourd’hui,  la ferme Saint-Martin, Le Moulin de la Crouée, Landzécourt.

Evolution de la population

En 1570, on compte à Quincy 100 communiants et 27 ménages.
En 1670, 10 ménages à Landzécourt.
En 1788, 55 feux à Quincy.
En 1791, 45 citoyens actifs et 18 citoyens actifs à Landzécourt.
En 1804, 373 habitants à Quincy et  93 à Landzécourt.

Quincy demo

Nos ancêtres de Quincy-Landzécourt …

Naissances/baptêmes :
FRENOIS Henry (sosa 338G9) le 21 juin 1695.
FRENOIS Jacques (sosa 676G10) vers 1650.
FRENOIS Jean (sosa 1352G11) vers 1620.
GENOTEL Jean dit La Neuville (sosa 2790G12) vers 1610.
HAZARD Marguerite (sosa 1353G11) vers 1624.

Unions :
CHARPENTIER Florentin (sosa 1358G11), veuf de TOUSSAINT Louise (sosa 1359G11), second mariage avec ARNOULD Marie (hs), le 17 janvier 1695.
FRENOIS Henry (sosa 338G9) avec JACQUEMIN Claire (sosa 339G9), le 27 janvier 1722. Leurs signatures ci-dessous (lui en 1747, elle en 1722).
FRENOIS Jean (sosa 1352G11) avec HAZARD Marguerite (sosa 1353G11) vers 1650.

                Frenois henry 1747      Jacquemin claire 1722

Décès/inhumations :
AUBERTIN Catherine (sosa 1355G11) veuve de GILLET Pierre (sosa 1354G11), le 23 octobre 1709.
CHARPENTIER Anne (sosa 679G10) épouse de JACQUEMIN Jean (sosa 678G9), le 23 avril 1745.
FRENOIS Jacques (sosa 676G10) époux de GILLET Idelette (sosa 677G10) le 21 novembre 1712. Il était manouvrier. Sa signature ci-contre en 1687.Frenois jacques 676g10 1687
FRENOIS Jean (sosa 1352G11) époux de HAZARD Marguerite (sosa 1353G11) le 1er novembre 1683.
GEORGE Jeanne (sosa 2715G12) épouse de PIERRE Jean (sosa 2714G12) le 30 juin 1697.
GILLET Idelette (sosa 677G10) veuve de FRENOIS Jacques (sosa 676G10) le 22 février 1733.
GILLET Pierre (sosa 1354G11) époux d’AUBERIN Catherine (sosa 1355G11) le 14 août 1691.
HAZARD Marguerite (sosa 1353G11) veuve de FRENOIS Jean (sosa 1352G11) le 20 octobre 1712.
PIERRE Jean (sosa 2714G12) époux de GEORGE Jeanne (sosa 2715G12) après 1697.
THIERY Jean (sosa 5620G13) époux d’ERRARD Alysson (sosa 5621G13) le 8 avril 1684.

 

 


 

 

Sources
Sites et photos
 :
Wikipedia, Souvenirs de François Grandpierre, Le comte de BozonLa villa publica de Boson, Les seigneursOffice de Tourisme Transfrontalier du Pays de Montmédy.

 

 

Date de dernière mise à jour : 04/12/2015