Beuzeville-la-Guérard

Beuzeville adm

Petit village du Pays de Caux. La grande ville la plus proche est Dieppe à 40,38 Kms au Nord-Est à vol d'oiseau.

Drapeau francais fond blancHistoire

Bosevilla en 1177 et 1189.
L'origine du nom provient du latin Boso qui signifie villa ou domaine, suivi du nom germanique la Guérard, surnom provenant des premiers seigneurs du lieu.
A l'époque romaine, le site est traversé par une voie reliant Lillebonne à Boulogne par Grainville-la-Teinturière.

Seigneurs et gens de noblesse

En 1370, un sire de Beuzeville est tué pendant la campagne menée par Du Guesclin qui chasse les Anglais du Pays de Caux.
En 1572, noble homme Nicolas de la Mare, est seigneur de Montlévesque et Beuzeville en partie, sa fille Marie épouse Pierre des Champs, écuyer seigneur de Grengues et de Loriot.
Puis, noble homme Antoine des Champs, écuyer, seigneur de Grengues, de Montlévesque et Beuzeville en partie, époux de Marie Le Grand et Marie de Bailleul.
En 1598, noble homme Charles des Champs, écuyer, est seigneur du Boishébert, de Beuzeville et autres lieux. Il épouse en 1586 Suzanne le Bouteiller.
En 1622, Antoine des Champs, écuyer, est seigneur de Boishébert, Beuzeville et autres lieux. Il est le fils du précédent et épouse en 1633 demoiselle Françoise de Pelletot.
En 1637, Jean Baptiste des Champs, chevalier et noble seigneur, est seigneur du Boishébert, de Beuzeville et autres lieux. Fils du précédent, âgé de 2 ans et 9 mois, est mis sous tutelle. Il sert en qualité de Volontaire au régiment du roi. Il est l’époux de dame Elisabeth Bretel.
En 1667, Raoul des Champs, fils du précédent, est seigneur du Boishébert, de Beuzeville et autres lieux.

Charlotte francoise auber de theuvilleLa marquise Charlotte Jacqueline Françoise de Manneville, 1731/1794, fille de Charles Louis Comte de Manneville et de Charlotte Françoise Auber de Theuville (photo ci-contre), cousine de la duchesse de Rochechouart, est dame de Beuzeville-la-Guérard.
Elle épouse en 1754, René Henri Edouard de Colbert, 1706/1771, 2ème marquis de Maulévrier, chevalier de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, veuf en première noce de Charlotte Eugénie de Fiennes.
Elle est exécutée le 8 thermidor de l’an II (26 juillet 1794) à la barrière du Trône à Paris, à l’âge de 63 ans, victime de la Révolution française. 
"Que pouvait-on reprocher à cette grande dame au déclin d'une vie toute de bonté et de charité ?...  Aussitôt reconnue quand elle paraît sur l'échafaud, des cris s'élèvent. Non, pas cela ! Pas elle ! Elle est trop bonne ! Relâchez-la ! Imperturbable, le bourreau échancre sa chemise, l'allonge sur le billot. Silence total. Alors il arrive ce qu'on n'avait jamais vu pendant tous ces massacres et qui ne se répètera pas, quelque chose qui se faisait avant la Révolution : la foule des spectateurs, les badauds, les voyeurs, les excités, les tricoteuses, tous se mettent à genoux et entonnent le Salve Regina." (Source : Geneanet « Pierfit »).
Elle est inhumée au cimetière de Picpus de Paris XIIème (chapelle et plaque ci-dessous).

           Chapelle picpusPicpus  

Patrimoine

L'église Notre-Dame du XIème siècle est de plan allongé avec une tour-clocher du début XVIIIème siècle. Sa nef romane en brique et silex du XIème siècle, a quatre travées percée de baies en plein cintre soutenus par des contreforts. Le chœur à fond plat du XIIème siècle est composé de deux travées en grès et en silex à ouvertures gothiques. L’édifice est coiffé d’un toit à longs pans en ardoise. A l’intérieur une pierre du XVIIème siècle et plusieurs statues du XVIème siècle.

Le manoir est une maison forte du XVIème siècle. Silex, brique et grés, matériaux de la région, donnent à cette construction, malgré un appareillage quelques peu disparate, une allure de grande noblesse. On remarque en particulier une moulure de style gothique au-dessus de la porte d’entrée ainsi qu’une petite meurtrière cruciforme qui en assure la défense. On distingue aussi l’emplacement des douves, et on reste surpris, côté Nord, par cette haute tourelle qui fait corps avec le bâtiment. A l’origine, les seigneurs étaient des gens du cru, et si l’on soupçonne une importante occupation ecclésiastique avant la Révolution de 1789, il est certain que ce manoir est caractéristique de l’architecture traditionnelle cauchoise. A l’intérieur, les murs nus de briques rouges et les grosses poutres apparentes ainsi que la cheminée dans la pièce principale avec ses deux colonnes en pierre soutenant un épais linteau de chêne et sa haute hotte en briques, sont là pour le prouver. Dans le creux de cette cheminée, on aperçoit sur le côté une curieuse niche qui devait sans doute abriter une petite statue de saint. Si le mobilier actuel n’est pas exclusivement cauchois, il est d’un goût très sûr, et l’on distingue notamment une très belle horloge de plancher du XVIIIème siècle, typique cauchoise et, dans le couloir d’entrée qui mène jusqu’à l’escalier à vis de la tourelle, une bonnetière du pays.
Aujourd’hui ce manoir est une maison d’hôtes.

Deux calvaires et plusieurs belles demeures répartis dans le bourg et les différents hameaux.

Evolution de la population

Beuzeville demo

Hameaux, lieux dits et écarts

La Forière, le Nuisement, le Parquet, Rougemont, Petit Rougemont.

Nos ancêtres de Beuzeville-la-Guérard …

Décès/inhumations :
DUHAMEL Nicollas (sosa 2046G11), époux de TIRVERT Marie (sosa 2047G11), le 2 février 1748.

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Communauté de Communes Cœur de Caux.
Livres, revues et documents : Patrimoine normand n° 34 de sept.2000.
Armorial général, ou Registres de la noblesse de France, n°5, Paris.

 

Date de dernière mise à jour : 24/04/2016