Saint-Arnoult

Saint arnoult seine maritime adm

Petite commune du Pays de Caux située entre les deux grandes agglomérations de Rouen à 43 kms et Le Havre à 47 kms, elle est entourée par les villages de Vatteville-la-Rue, Anquetierville et La Frénaye.
La plus grande ville des environs, à 5 kms au Nord-Ouest, est  Rives-en-Seine.
Le fleuve La Seine, la Rivière Sainte-Gertrude sont les principaux cours d'eau qui traversent Saint-Arnoult.

Blason saint arnoult 76 svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D’azur aux trois chicots d’argent posés en fasce et rangés en pal

Drapeau francais fond blancHistoire

La commune est habitée dès l’époque Paléolithique (voir page Echelle des Temps), la découverte de nombreux outils atteste cette présence.
Si la voie romaine Lillebonne/Caudebec traverse la commune, il ne semble pas qu’elle soit à l’origine de son développement. La commune, couverte de forêts, commence son implantation au hameau de La Guerche sous l’impulsion des comtes d’Evreux, seigneurs de Villequier. Puis les moines de Saint Wandrille, implantés au lieu dit Royaumont, défrichent la partie Ouest, encouragés par le roi de France Saint Louis. Ce territoire est possession des comtes de Maulévrier.
Au XIIIème siècle la commune se développe autour de l’église actuelle rassemblant progressivement les habitants des différentes implantations.
Au cours de la Révolution Française, la commune porte provisoirement le nom de Montagne-sur-Seine.
Au XIXème la commune se nomme Saint-Arnoult-sur-Caudebec.

Seigneurs et gens de noblesse

Les comtes de Maulévrier puis la famille Sécart (1) au XVIIème siècle.
On trouve dans les officiers de la Chambre des Comptes en 1616 : Jean Sécart, seigneur d’Ausouville et de Saint-Arnoult, auditeur reçu conseiller maître des comptes le 20 décembre 1619 par la résignation d’Etienne Guérin, reçu en 1601. Son successeur est Jean Igou en 1629 (2).

Le culte de Saint Arnoult d’Yvelines

Saint Arnoult, saint patron du village, n’est pas l’évêque de Metz mais Arnoult des Yvelines. Né de parents appartenant aux Francs de haut rang, il reçoit le baptême des mains de saint Rémi, évêque de Reims.
Clovis le fait comte de Reims avant qu'il n'épouse sa propre nièce, Scariberge. Deux fils naissent de cette union. Puis, Arnoult se sépare de son épouse pour partir en pélerinage vers la Palestine, puis à Rome, puis à Toulouse et à Tours où il est déclaré évêque par acclamation. Il quitte néanmoins Tours pour reprendre sa vie de pèlerin et va prêcher en Espagne. Il revient finalement à Reims vers 533 où il est victime d'un attentat qui lui coûte la vie.

La légende raconte que Scariberge a commandité le meurtre de son mari. Pourtant, elle vit ensuite trois années de dévotion et de pauvreté, se retire dans la forêt d'Yvelines où elle fonde le monastère de Saint-Rémy-des-Landes avant de mourir et d’être canonisée.
Le chapitre de Tours réclame les reliques du saint, mais elles n’y parviennent jamais car le convoi ne peut payer la taxe du péage. Elles sont donc établies dans une forêt des Yvelines, qui prend le nom de Forêt de Saint-Arnoult et devient un lieu de culte.Ce culte se diffuse par la suite dans toute l'Île-de-France, en Normandie et en Bretagne.
On lui prête la faculté de rendre la vigueur aux enfants languissants et on l'invoque pour les petits enfants ayant des difficultés à marcher.

Patrimoine

L’église Saint Arnoult construite en pierre de taille au XIIIème siècle, est incendiée et reconstruite au XVIème siècle. Elle est dotée d'une nef, d'un transept et d'un Pie vichœur et connaît quelques remaniements aux XVIIIème et XIXème siècles.
Elle possède un plan en croix latine (bras du transept débordants), à trois vaisseaux, un chevet plat. Seul le clocher est d’origine, il est situé à la croisée du transept. Un vitrail est offert par les Dames du Pain Béni en 1900, il représente le Pape Pie IV, Giannangelo Braschi 1717/1799 (portrait ci-contre) agenouillé autour des cardinaux. Dans ses mains, le décret du 8 décembre 1870, symbole du dogme de l’Immaculée Conception proclamé le 8 décembre 1854.
Le chœur de l’église abrite une pierre de marbre recouvrant la tombe d’un seigneur-patron honoraire et bienfaiteur de l’église, Nicolas Sécart, écuyer, époux de dame Jacqueline de Peruel, mort en 1665. Une chapelle, reconvertie aujourd’hui en sacristie,  porte encore son nom.

La mairie est transférée en 1984 dans un manoir normand du XVIème siècle, ancienne demeure seigneuriale de la famille Sécart. L’architecture est typique du Pays de Caux.

Les vestiges du château-fort, fossés et enceintes.

Un manoir dont le corps principal du logis a été construit au XVIIème siècle et les  ailes remaniées au XVIIIème siècle.

St onuphreLa mare de Saint Onuphre*, ombragée d’arbres, objet d’un pèlerinage le 19 juin où une foule de pèlerins se baigne dans ses eaux boueuses.
Jusqu’en 1836, un feu est allumé le soir par le clergé qui arrive en procession, lorsque les flammes s’élèvent un pigeon blanc rase le bucher de ses ailes et tout le monde de croire que c’est le Saint-Esprit et de prétendre que des miracles ont lieu. Le curé d’alors, appuyé par la Force Publique, supprime ce feu de joie, source de superstitions populaires.
*Saint-Onuphre (portrait ci-contre) : saint guérisseur invoqué contre les douleurs et les rhumatismes, fut l'objet d'un pèlerinage important dans la région.

Le manoir de La Croix Blanche, sa chapelle construite au XIIIème siècle, le logis au XVIème siècle remanié et sa charreterie aujourd’hui transformée en gîte 2 épis appelé Le Prieuré.

La pierre tournante ou Roche du Pain Béni, de La Croix Blanche, sa forme particulière provient de l’érosion de la falaise dont elle s’est séparée par une brèche curieuse en forme de chaire à prêcher.
Il peut s’agir d’un dolmen remontant à la période Gauloise, lieu de culte celte. Plusieurs légendes ont encore cours aujourd’hui : L’une d’elles dit que cette pierre tourne le Vendredi Saint à midi quand l’Angélus sonne… mais chacun sait que le Vendredi Saint, les cloches sont en voyage à Rome

Le manoir de La Pépinière construit dans la première moitié du XVIIème siècle.

La borne fleurdelisée de l’ancienne forêt royale de La Pépinière.

Le calvaire du Gibet, des XVII ou XVIIIème siècles, doit son nom à l'existence en pleine forêt d'un gibet au XIIIème siècle, lieu d'exécution des condamnés à mort au titre du droit de haute justice possédé par le seigneur du baillage de Caudebec.
La croix actuelle a été offerte par le Rotary Club en 1994.

La ferme de La Grande Landrière du XVIIème siècle.

La croix de La Petite Landrière de la première moitié du XVème siècle, est refaite en 1990, suite à un accident de voiture.

Le colombier de la ferme de La Boulanguerie cylindrique, construit en brique et en pierre.

Le puits du Pied Bourdon construit au XIXème siècle.

Evolution de la population

En 1738, la commune compte 120 feux.

Saint arnoult seine maritime demo

Hameaux, lieux dits et écarts

Houquetot – La Boulanguerie – La Briqueterie – La Croix Blanche – La Grande Landrière – La Petite Landrière – La Haute Voie – La Masse – La Pépinière – La Vente – Le Bois du Parc – Le Clos Saint Arnoult – Le Croquet – Le Fond des Mares – Le Pied Bourdon – Le Puits Bourdon – Les Bosquets –Les Mares – Les Ruaux – Maison forestière de la Pommeraye – Montmeillier.

Nos ancêtres de Saint Arnoult …

Naissances/baptêmes :
FLEURY Françoise (sosa 1009G10) le 23 décembre 1698.

Unions :
FLEURY Noël (sosa 2018G11) et LE CAVELIER Anne Marie Madeleine (sosa 2019G11) le 25 juillet 1690.

Carte de Cassini

Saint arnoult seine maritime carte cassini

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Les 36000 communes françaises, Au détour du chemin.
Livres, revues et documents : Les églises de l’arrondissement d’Yvetot, par l’abbé Cochet, 1852.

(1) Pierre Seers (un québecois descendant de Misaach Sécart dit Seers arrivé en Nouvelle France en 1759 - mail du 25/1/2017).
(2) Archives Départementales de Seine Maritime, Cour des Aides et Chambre des Comptes (1440-1790) sous-série 3B.

 

 

Date de dernière mise à jour : 25/01/2017