Pernant

Pernant adm

Petit village situé entre la ville de Soissons et le village d'Ambleny, il occupe une cuvette en longueur.

Drapeau francais fond blancHistoire

L'occupation très ancienne du site est attestée par la découverte en 1961, dans une ballastière, d'une nécropole datant de la «Tène» (Second âge du fer).
Une tombe à char (mode d'inhumation remarquable du Premier âge du fer celtique qui consistait à enterrer le défunt avec un char de guerre) y a été étudiée.
Au XIIème siècle, Pernant a été mentionné sous la graphie «Parnant».
En 1255, le roi Saint Louis affranchit tous ses hommes de corps habitant Pernant, à les conditions de lui payer chacun la somme annuelle de 12 deniers parisis, et de ne se mettre, par mariage ou autre, sous la domination d'aucun autre seigneur faute de retomber aussitôt en servitude.

Seigneurs et gens de noblesse

1178 : Guy de Parnant, chevalier, seigneur de Pernant.
1185 : Ebale de Parnant, chevalier, seigneur de Pernant.
1190 : Jean de Parnant et Robert de Parnant, chevalier, seigneur de Pernant.
1226 : Guy II de Parnant, chevalier, seigneur de Pernant. Il était oncle de Thomas de Montgobert et fonda une chapelle à Pernant en 1230.
1247 : Robert de Parnant, seigneur de Pernant.
1264 : Jean de Montgobert, originaire du Cambraisis, seigneur de Pernant et Saint Martin, capitaine d'Honnecourt. Son épouse est Marie d'Hénin avec qui il aura au moins 3 enfants : Louis, Nicolas et Jacqueline (femme de Gaucher de Fontaines).
1560 : Nicolas de Gonnelieu, seigneur de Pernant, lieutenant de 50 hommes d'armes des ordonnances. Son épouse est Catherine de Bossebec qui lui apporta Autrèches et lui donnera au moins 2 enfants : Jean et François.
1604 : Jean de Gonnelieu, vicomte de Pernant, Autrèches et autres lieux. Son épouse est Madeleine de Bourbon-Vendôme en novembre 1593. Il aura au moins 3 enfants : Jérôme, Marie (femme de Léonor du Bose, seigneur de Rudepont) et Charlotte (religieuse à Soissons).
Vers 1640 : Jérôme de Gonnelieu, seigneur de Pernant et Autrèches, fils du précédent. Ses épouses sont Françoise de Blou de Laval et Elizabeth Anne de Brouilly. Il aura au moins 3 enfants : Françoise (femme de …de Gedoyen), Elizabeth Anne et Marie Anne (femme de … de Harlus, seigneur de Givray).
164. : … de Gedoyen, seigneur de Pernant par sa femme, chevalier, capitaine d'un régiment, tué à Landrecy en 1655.
1655 : Joachim de Gedoyen, seigneur de Pernant, lieutenant-colonel du régiment d'Etampes, chevalier de Saint Louis, major de Soissons, mort en 1731.
1780 : M. Dupleix, seigneur, intendant de Bourgogne.

Patrimoine

L’église Saint-Léger, qui date du XIIème siècle, était Romane à l'origine, puis a successivement été complétée par des parties Gothiques. Autrefois, elle avait deux cloches et était coiffée d'une flèche qui fut détruite pendant la Première Guerre mondiale.
C’est un édifice d'aspect extérieur assez sobre, bâti sur une colline dominant le village, qui est accessible par une rampe de pierre. Le bâtiment en croix latine est composé d'une nef avec deux bas-côtés, et d'un transept dont la partie Sud est prolongée par une petite salle réservée à l'abbé. La croisée du transept est surmontée par une basse mais imposante tour-clocher. À l'Est, au-delà du transept, le chœur peut faire penser, de par ses petites dimensions, à un cul-de-four. La façade orientée vers l'Ouest est percée d'une lourde porte en bois ne servant qu'aux grandes cérémonies, l'entrée se faisant par une petite porte sur le côté Sud.
L'intérieur ne comporte aucune statuaire à part une statue de la Vierge au-dessus des fonts baptismaux.
Dès l'entrée dans la nef (assez spacieuse, et pouvant accueillir la majorité des habitants du village), on remarque le plafond en bois à la place d'une voûte, bois devenu très fragile avec le temps. Au-dessus de ce plafond se trouve un grenier maintenant dangereux et désaffecté. À droite et à gauche se trouvent deux petits bas-côtés au plafond de bois et percés de fenêtres en verre transparent donnant beaucoup de lumière en cas de soleil. Sur leur mur est accroché un « chemin de croix ».
Au bout de la nef se trouve une grille en fer forgé datant des alentours de 1710, reliant deux des quatre piliers soutenant la tour. Sous cette dernière se trouve l'autel, simple table recouverte d'une nappe. Le plafond de la croisée du transept est une voûte dont la clef est peinte.
Le transept est occupé par un petit autel pour chacun de ses côtés, et le transept Sud est rattaché à une petite sacristie. Au-delà de la croisée du transept se trouve le chœur assez petit ayant une voûte en pierre lui servant de toit et des vitraux colorés datant d'avant 1914. On y trouve aussi un autel désaffecté, mais sculpté.
Elle est classée au titre des monuments historiques en 1920.

Le château ou donjon se dresse sur un promontoire dominant la vallée. Dans son sous-sol, d'anciennes carrières ont été transformées en dépendances souterraines. La construction du château date probablement du début du XIVème siècle. Il est construit en pierres de taille et se compose d'un bâtiment sur plan carré (qui possédait un toit aigu en ardoises) fortifié de quatre tourelles d'angle. A l'Ouest, un petit corps de logis a été rajouté au XVIème siècle (en grande partie démoli en 1918). On ne trouve plus trace des murailles d'enceinte. Des remparts et des douves entouraient plusieurs hectares de terres sur les plateaux, et des tours de guets étaient placées au-dessus des murailles côté village, dominant ainsi toute la vallée jusqu'à l'Aisne.
Il fut habité par plusieurs membres de la famille des Bourbons qui le délaissèrent vers la Révolution. Il fut ensuite occupé par des bourgeois jusqu'à la guerre de 1914-1918.
Au cours de la Première Guerre mondiale, le château est partiellement détruit par l'artillerie allemande.
En 2011, le nouveau propriétaire, Franklin Hoët, commence sa restauration.
Il est inscrit aux Monuments Historiques en 1926 et classé en 2007.

La croix du cimetière date du XIVème siècle et est classé au titre des Monuments Historiques en 1937.

Le monument aux morts  est un parallélépipède de pierre, surmonté d’une statue d'un soldat semi-allongé agonisant.

La borne d'arrêt de l'ennemi placée au lieu même où, pendant la Première Guerre mondiale, les soldats français  aidés des pernantais ont arrêté l'armée allemande. Lors de l'Occupation, la borne ayant déplu aux nazis, fut dynamitée. Ses restes ont été retrouvés et assemblés, et ont pris place dans l'enclos du monument aux morts, près de l'église en 2008.

Evolution de la population

 Pernant demo

Nos ancêtres de Pernant …

Naissance/baptême :
BARBE Nicolas (sosa 132G8) vers 1758.

Décès/inhumation :
DE CIRY Cécile (sosa 265G9), épouse BARBE, avant 1783.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015