Tournemire

Tournemire adm

Non loin de Roquefort sur Soulzon, au pied du Causse du Larzac, le cirque de Tournemire se trouve juste derrière le village du même nom. Un sentier permet de grimper sur le plateau et de profiter de la magnifique vue plongeante sur le cirque.
Le village est traversé par le Joulbas et le Brias qui forment, en se rejoignant la rivière du Soulzon.

Drapeau francais fond blancHistoire    

Seigneurs et gens de noblesse
La famille de Tournemire est une famille de la noblesse française subsistante. Elle est mentionnée dans le Rouergue, à partir du XIIème siècle. À cette époque, les Tournemire formaient déjà plusieurs branches qui avaient fait souche dans plusieurs châteaux, notamment dans le Cantal.
Une famille Jourdain ou de Jourdain, seigneur de Tournemire (Aveyron) a porté le nom de Jourdain de Tournemire, puis de Tournemire.

Chronique communale

Une station expérimentale à Tournemire

En 1992, l’IPSN (Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire) a acquis la station expérimentale de Tournemire, dans laquelle était mené des expérimentations depuis 1989 afin d’acquérir des connaissances méthodologiques et phénoménologiques sur ce type de roche, potentiellement intéressant pour un futur stockage de déchets radioactifs, mais jusque-là très peu étudié en France.
Situé dans l'ancien tunnel ferroviaire, de près de 2Kms de long, creusé entre 1882 et 1888, ce laboratoire grandeur nature est utilisé à des seules fins de recherche scientifique et technique. Ce tunnel centenaire traverse la formation argileuse Jurassique du Toarcien (voir "Echelle des Temps"). La couche argileuse, composée d’argilites et de marnes, s’est déposée en domaine marin il y a environ 180 millions d’années. Située entre 200 et 250m de profondeur, elle mesure 250m d’épaisseur et est encadrée par des formations calcaires dans lesquelles circulent des aquifères. La présence d’une faille régionale hydrauliquement active et de failles plus locales, constituent des conditions extrêmes pour l’évaluation des propriétés de confinement d’un milieu argileux à l’échelle de millions d’années.

L'occitanosaurus tournemirensis

Occitanosaurus tournemirensisUn squelette fossilisé de plésiosaure a été découvert en 1986 par un jeune garçon qui cherchait des fossiles dans les ravines des marnes toarciennes du cirque de Tournemire.Plesiosaure
C'est le seul squelette complet trouvé ailleurs qu'en Angleterre et en Allemagne. Il montre que dès le Toarcien, au Jurassique inférieur, les élasmosaures sont déjà bien différenciés au sein des plésiosaures et que durant le Jurassique, deux formes différentes d'élasmosaures nageaient dans les mers européennes : microcleidus, dans le bassin anglais, et occitanosaurus, dans les bassins des causses et aquitanien.
Ce reptile marin de 4m, âgé de 180 millions d’années, conserve le souvenir des mers chaudes qui occupaient alors l’espace des causses au Jurassique, ère secondaire.
Il est visible au Musée de Millau et des Grands Causses.

Patrimoine

L'église Saint-Martin de Lodies, construite à la fin du XVIIIème ou au début du XIXème siècle.
Le couvent des Sœurs de Notre-Dame, construit au XIXème siècle à l'emplacement d'un château du XIIème siècle.
Les religieuses s'y installent en septembre 1823. Le couvent a compté parmi ses élèves Emma Calvé, célèbre chanteuse d'opéra.
Pendant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, il servit d'hôpital.
Vers 1930, le château est agrandi par ses nouveaux propriétaires, la famille Montcalm.
La gare de Tournemire-Roquefort, à 497m d'altitude, est mise en service le 18 octobre 1874 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne lorsqu'elle ouvre à l'exploitation le tronçon du Bousquet-d'Orb à Millau. L'embranchement de Tournemire à Saint-Affrique est également mise en service à cette date. La grande halle qui recouvrait les quais est détruite dans les années 1950. Aujourd'hui, c'est une gare de voyageurs d'intérêt local qui dispose de deux quais, d'un passage planchéié et d'un abri.
Le dolmen de Coste-Plane, daté du Néolithique.
Le cirque de Tournemire.
La grotte du Brias. Une petite entrée au fond NE du cirque mène à la rivière souterraine du Brias captée pour l'adduction d'eau de Tournemire. Un premier siphon puis 600m de galeries aboutissant à un second siphon, une courte galerie exondée bute au pied d'un puits remontant. Au total 3900m de galeries dont 1020m de siphons ont livré des vases gallo-romains. Il est probable que ce lieu fut un lieu de culte à l'âge du fer.
ChordeumaLa grotte de Matharel du Bajocien (voir "Echelle des Temps"). Deux entrées superposées dans une faille et une vaste galerie de 400m, a été utilisée en cave à fromage jusqu'à la Seconde guerre Mondiale. Cette grotte a  livré le myriapode Chordeuma (ci-contre).
La grotte-ossuaire des Auglans attribuée à l'Enéolithique à 200m de Matharel au pied des falaises du Larzac. Petite excavation circulaire de 2m de diamètre se poursuivant par un couloir trés étroit, a livré une trentaine de squelettes.

Hameaux, lieux dits et écarts

Les Arnals, ferme du XIXème siècle située sur la corniche du plateau du Larzac à proximité de jasses de parcours, est indéniablement liée à l'exploitation des ressources du causse. Des chanfreins, observés sur les encadrements des ouvertures de la partie centrale, laissent supposer une datation plus ancienne. Les deux extensions Est et Ouest sont plus récentes.
Les Fournials, et une ferme datant vraisemblablement du XIXème siècle, aujourd'hui utilisée comme gite touristique.
Le Puech Peyroux et son bâtiment médiéval qui conserve encore une ouverture cintrée et chanfreinée au rez-de-chaussée ainsi que les vestiges des cordons d'imposte et les traces de baies géminées à l'étage. Le cordon régnant au niveau supérieur atteste de la conservation quasi entière des maçonneries médiévales.
La demeure a connu diverses transformations notamment à l'époque moderne : l'arc du rez-de-chaussée semble avoir été modifié mais surtout au cours du XIXème siècle où l'ensemble des baies rectangulaires de l'étage ont été percées à l'emplacement des baies médiévales. Divers aménagements peuvent être datés du XXème siècle, époque à laquelle les toitures ont été refaites.
Le Mas Allègre dont le compois de 1674 atteste l'existence. La maison actuelle, située au Sud de la propriété, et ses prolongements correspondent vraisemblablement au noyau du XVIIème siècle. La date 1887, lisible sur un montant de la grange actuelle, confirme l'extension de la ferme.
(Source : Patrimoine Midi Pyrénées.fr)
Auglans, Belle Campagne, Campredon...

Evolution de la population

Tournemire demo

Nos ancêtres de Tournemire...

Baptèmes/naissances :
RAMES Pierre (sosa 6612G13) vers 1605.
VERNET Estienne (sosa 13298G14) vers 1625.
VERNET Jean (sosa 26596G15) vers 1600.
VERNET Marie (sosa 6649G13) à une date inconnue.

Union :
VERNET Estienne (sosa 13298G14) et FABRE Izabeau (sosa 13299G14) vers 1645.

Décès/inhumations :
de PLIEUX Madeleine (sosa 26597G15) épouse de Jean VERNET, le 9 avril 1684.
VERNET Pierre (sosa 53192G16) après septembre 1624. Il était l'époux de Catherine CARRIERE.
VERNET Estienne (sosa 13298G14) le 9 avril 1684, le même jour que son épouse Madeleine de PLIEUX, il est inhumé le 11 avril.
FABRE Izabeau (sosa 13299G14) épouse d'Estienne VERNET, le 18 septembre 1694.
VERNET Jean (sosa 26596G15) le 2 mars 1673. Il était Bourgeois et l'époux de Madeleine de PLIEUX.

Voir aussi pages sur le village voisin de Roquefort-sur-Soulzon.

 

Date de dernière mise à jour : 05/07/2015