Besançon

Besancon adm

Capitale de la région historique et culturelle de Franche-Comté, située en bordure du Massif du Jura dans un méandre du Doubs, la cité joue un rôle important dès l’époque Gallo-romaine sous le nom de Vesontio, capitale des Séquanes.
Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d’elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse.
Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d’une qualité de vie reconnue.
La ville de Besançon est jumelé avec 13 collectivités territoriales étrangères.

600px blason ville fr besancon doubs svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'or à l'aigle de sable, tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes.
Ce blason est adopté en 1537. Il est en rapport avec les armoiries de Charles Quint qui comporte un aigle bicéphale. Les deux colonnes évoquent l’antique cité romaine Vesontio.

Devise : Utinam (Plaise à Dieu). La devise Deo et caesari fidelis perpetuo (Fidélité éternelle à Dieu et César) est substituée à la précédente en 1815 mais n’est employée que peu de temps avant que la devise Utinam soit reprise.

Toponymie

Une première mention écrite de la ville est Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Vesentionem au Ier siècle avant Jésus-Christ, Visontione par Ausone et Besantionem au IVème siècle par Ammien Marcellin.
Le nom de la ville  signifie  le domaine du (dieu) Vesontios  d'après Delamarre.
Au IVème siècle, un B remplace le V, le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243.
Durant le Moyen Âge, entre le IXème et le XIIème siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (la ville d’or) : présence d’or dans le lit du Doubs ? rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance ?...
À la Belle Époque, alors que la ville connaît une intense activité thermale, elle est nommée Besançon-les-Bains.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le passage des chasseurs-cueilleurs, remontant à 50 000 ans, durant la période du Paléolithique Moyen (voir pages « Echelles des Temps »), est attesté.
Des traces d'occupation du site dès le Néolithique le long du Doubs, sont mises au jour, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont (4000 ans avant J.-C. environ).
Au IIème siècle avant notre ère, l'oppidum est le centre économique de la Séquanie et à ce titre, est convoité par les Germains puis par les Éduens, avant que Jules César n'en fasse la conquête en -58 et décide d'en faire la capitale de la tribu gauloise des Séquanes ainsi qu'une citadelle militaire et un carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or et devient l'une des plus grandes villes de la Gaule Belgique, puis de la province de Germanie Supérieure.
En 68, elle est le théâtre de la bataille de Vesontio opposant Lucius Verginius Rufus (14/97), sénateur-consul, sous l'empereur Néron (37/68), à Gaius Julius Vindex (25/68), gouverneur de gaule lyonnaise soutenant le futur empereur Galba (+69).
Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre (les arènes de Besançon) pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs.
Parmi les vestiges les plus importants : la Porte Noire érigée vers 175 sous Marc Aurèle (121/180), les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimente Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre et les domus du Palais de Justice et du collège Lumière.
En 360, l'empereur Julien dit l’Apostat (331/363), de passage à Vesontio, décrit une bourgade ramassée sur elle-même, une cité sur le déclin qui n'est guère plus qu'un village.
Peu après la chute de Rome, Clovis Ier (466/511), roi des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachés au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans.
De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Francie médiane puis à la Lotharingie. À la mort de Lothaire II (835/869), il devient possession de Charles II dit le Chauve (823/877) en vertu du Traité de Meerssen en 870 et est intégré au royaume de France jusqu'en 879.
En 888, Eudes Ier de France (852/898), dans son entreprise de féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole, est rattaché au comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Ce comté a pour premier comte Otte Guillaume de Bourgogne (962/1026).
Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III dit le Pieux (966/1032), n'ayant pas de descendants mâles, lègue ses biens bourguignons à son neveu Henri II dit le Saint (973/1024), empereur du Saint-Empire romain germanique.
En 1032, comme tout le comté de Bourgogne, Besançon est rattachée au Saint-Empire romain germanique. L'archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins (1005/1066), grâce à l'appui de l'Empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après sa mort, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise.
Les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de 28 notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de 14 gouverneurs désignés par les notables. Besançon reste une ville libre pendant près de 400 ans. Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, en sont les protecteurs. C'est pour la cité une période de prospérité.
Charles QuintEn 1477, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire Germanique à la suite du décès de Charles de Valois-Bourgogne dit le Téméraire (1433/1477).
L'empereur Charles de Habsbourg dit Charles Quint (1500/1558, portrait de droite) fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas perrenot de granvelleNicolas Perrenot de Granvelle (1486/1550, portrait de gauche), devient chancelier de l'Empire en 1519 puis Garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le Palais Granvelle et l'Hôtel de Ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint.
La viticulture est à cette époque l'activité principale de la ville.
En 1575 a lieu la bataille de Besançon entre les protestants et les catholiques qui l’emporte.
Après une époque de progrès au XVIème siècle, la ville est marquée par les guerres et une grande misère au XVIIème siècle.
En 1631, la ville accueille à deux reprises le duc d’Orléans, Gaston de France (1608/1660), frère du roi et ennemi personnel du cardinal Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585/1642).
La Guerre de Dix Ans de 1635 à 1644, épisode bourguignon de la Guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère. La peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644.Grand conde
Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal, appartenant au roi d'Espagne, et Besançon, relevant du Saint-Empire, est accepté par les Bisontins en 1664. De 1664 à 1674, Besançon perd son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. Le 8 février 1668, l'armée de Louis II de Condé dit Le Grand Condé (1621/1686, portrait de droite) se voit ouvrir les portes de la ville après la capitulation des autorités locales. L'occupation française est mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin. L'amélioration des fortifications est entreprise : la première pierre de la citadelle est posée au Mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et d'importants travaux commencent autour de Charmont.
Siege de besancon en 1674Le 26 avril 1674, Condé est de retour et prend position devant la cité à la tête d'une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes. Au terme d'un siège de 27 jours auquel assistent Louis XIV, Vauban et Louvois (gravure de gauche), la citadelle tombe entre les mains des assiégeants le 22 mai. En 1677, Besançon devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole. Un grand nombre d'administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l'intendance, le parlement ou encore l'université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale. Le Traité de Nimègue du 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.
Le roi Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires. La citadelle est entièrement remaniée entre 1674 et 1688, d’autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. La construction de la citadelle coûte très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or.
Au XVIIIème siècle, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population, tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.
En 1790, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département.
Durant cette période, l'industrie horlogère s'installe dans la ville à la suite de la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés helvétiques. L'activité démarre difficilement.
En 1801 la ville retrouve son statut d’archevêché.
Sous la IIIème République, Besançon connaît une relative stagnation. L'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883. Devant faire face à la concurrence Suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXème siècle pour produire 635 980 articles en 1900. D'autres industries se développent à cette époque : les brasseries (dont la plus renommée est la brasserie Gangloff), les papeteries, la métallurgie… C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une Soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891.
A la fin du XIXème siècle, la ville s'invente une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains salins de la Mouillère. Le tourisme se développe et Besançon-les-Bains engendre la construction d'un établissement thermal, de l'Hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et de l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896.
En 1910, la ville est touchée par une terrible crue.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 et la ville se retrouve en zone occupée et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942, les Allemands ripostent par des arrestations et des éxécutions.
Le 6ème  corps de l'Armée Américaine prend possession de Besançon le 8 septembre 1944 après 4 jours de combats.

Patrimoine

Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis 1986 et possède des fortifications inscrites sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2008, au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban créé en 2005 à l'initiative de la ville de Besançon.
Le quartier Battant a fait l'objet d'un secteur sauvegardé de 30 ha en 1964 tandis qu'en 1994 est créé un secteur sauvegardé de 238 ha pour la Boucle et les zones d'accompagnement, l'ensemble constituant actuellement le second plus grand secteur sauvegardé de France.
Avec 188 édifices protégés au titre des Monuments Historiques en 2011, Besançon arrive en 12ème position des communes comptant le plus de monuments classés.
La ville propose une offre culturelle importante : 5 musées bénéficiant du label Musée de France ; de nombreux théâtres ; 22 salles de cinéma ; une salle dédiée spécifiquement à la musique ; un grand réseau de médiathèques...

Un patrimoine religieux

La cathédrale Saint-Jean, église, basilique et cathédrale carolingienne franc-comtoise, est construite dès le IIIème siècle puis reconstruite plusieurs fois, notamment aux IXème et XIème siècles. Elle comprend des parties romanes, gothiques et baroques. L'édifice est l'un des rares en France à comprendre deux chœurs opposés. Il recèle une trentaine de tableaux classés aux Monuments Historiques, une horloge astronomique considérée comme un chef-d'œuvre du genre, la Rose de Saint-Jean, un autel circulaire datant du XIème siècle entièrement réalisé dans du marbre blanc.
De nombreuses personnalités sont enterrées au sein du bâtiment, notamment des comtes de Bourgogne mais aussi des archevêques de la ville.
La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1875.
L’église  de La Madeleine, église-halle de style classique du XVIIIème siècle, située dans le quartier Battant, est reconstruite entre 1746 à 1766, par l'architecte bisontin Nicolas Nicole. Une de ses deux tours sert de perchoir au célèbre automate carillonneur Jacquemart. Sa toiture est composée de tuiles polychromes vernissées. Elle est classée aux Monuments Historiques en 1930 et abrite un orgue classé, ainsi qu'un musée de la vie passée du quartier de Battant.
L'église Saint-Pierre, située dans le quartier de la Boucle, est fondée au IVème siècle et reconstruite de 1782 à 1786 sur les plans de l’architecte Claude Joseph Alexandre Bertrand. La hauteur importante du clocher s’explique par son rôle de beffroi de l’Hôtel de Ville portant la cloche municipale et la loge du guetteur.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1942.
L'église Saint-Maurice est fondée au VIème siècle et reconstruite de 1711 à 1714 avec une façade de style jésuite surmontée d'un carillon.
L'église Notre-Dame correspond à l'ancienne abbaye bénédictine Saint-Vincent, fondée au XIème siècle. Elle devient l'église paroissiale Notre-Dame sous l’Empire. Sa façade est conçue en 1720 par l'architecte Jean-Pierre Galezot. On y distingue encore le grand portail d'entrée de l'abbaye et la tour des cloches du XVIème siècle. Elle occupée aujourd'hui par la Faculté de Lettres et Sciences Humaines.
L'église Saint-François-Xavier, ancienne chapelle du collège des Jésuites, est édifiée entre 1680 et 1688. Son plan est en forme de croix latine entourée de petites chapelles latérales. Elle est désaffectée en 1975.
L'abbatiale Saint-Paul, église de l’ancienne abbaye fondée vers 628 par saint Donat, archevêque de Besançon, est rebâtie aux XIVème et XVème siècles. Elle possède un beau vaisseau gothique.
La chapelle Notre-Dame-du-Foyer, autrefois chapelle du Couvent du Refuge, est construite de 1739 à 1745 par le Bisontin Nicolas Nicole  avant d'être rattachée à l'hôpital Saint-Jacques en 1802.
La basilique Saint-Ferjeux de style romano-byzantin, est construite sur la grotte des saints patrons de Besançon saint Ferjeux et saint Ferréol.
La chapelle Notre-Dame des Buis du XIXème siècle, domine la ville à 491m d'altitude.

La communauté protestante s'est vue affecter en 1842 l'ancien hospice du Saint-Esprit, aujourd'hui temple du Saint-Esprit,  édifice gothique du XIIIème siècle augmenté d'une chapelle au XVème siècle et privée de son clocher pendant la Révolution Française. Sa galerie de bois sculpté est le chef-d'œuvre d'un artiste anonyme et son portail néo-gothique est réalisé en 1841 par l'architecte Alphonse Delacroix à la place du vieux porche.

La communauté juive, en plein essor dans la ville au milieu du XIXème siècle, fait construire la synagogue de 1869 à 1871 sur des plans de l'architecte Pierre Marnotte. Son style Mauresque est inspiré de l'Alhambra de Grenade.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1984.

Un riche patrimoine architectural

La citadelle est construite par Vauban de 1678 à 1771.
L’Hôtel de Ville avec sa façade à bossages dans l’esprit des palais Renaissance Italienne, est édifié par l'architecte Richard Maire en 1573. Il est agrandi en 1582 pour y établir le tribunal et sa chapelle. Une grande niche dans la façade abrite jusque à la Révolution une statue en bronze de Charles Quint chevauchant un aigle à deux têtes. Il est classé aux Monuments Historiques en 1912.
Le Palais de Justice,à l’origine partie de l’Hôtel de Ville, dont la construction en 1582 est confiée à l'architecte Hugues Sambin.
Le Palais Granvelle, construit pas Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier et garde des sceaux de l'empereur Charles Quint, est un palais Renaissance du XVIème siècle qui abrite aujourd'hui le Musée du Temps. Il est classé aux Monuments Historiques en 1862.
L’Hôtel de l'Intendance, actuelle Préfecture du Doubs, est édifié de 1770 à 1778 à la demande de l'intendant Charles André Lacoré (1720/1784) sur les plans du grand architecte parisien Victor Louis. Il adopte le plan traditionnel des hôtels particuliers, avec une cour d'honneur présentant une façade composée de six colonnes ioniques surmontées d'un fronton.

Le centre ancien de Besançon comporte une trentaine d'hôtels particuliers des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, remarquables notamment par leurs façades en pierre de Chailluz bleue-grise et ocre, leurs cours intérieures et leurs escaliers extérieurs monumentaux.

L’Hôtel Mareschal, appartenant à une importante famille bisontine, la famille Mareschal. Incendié le 4 juin 1516, Guillaume Mareschal le fait reconstruire en 1532 avec une flore ornementale qui annonce la Renaissance.
L’Hôtel de Champagney, édifié rue Battant par Jacques Bonvalot, seigneur de Champagney, dont la construction date de la première moitié du XVIème siècle. Sa fille Nicole Bonvalot, veuve de Nicolas de Granvelle, fait remanier les locaux et aménager la cour de 1560 à 1565 par l’architecte Richard Maire. Ses quatre belles gargouilles ornant sa façade et sa cour intérieure  avec passage voûté d’arrêtes et galeries à colonnes de bois sont d'une grande beauté.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1966.
L’Hôtel des Bains est créé en 1890, il est le vestige d'un ancien complexe balnéaire luxueux comprenant un établissement thermal, un casino et l'hôtel, le tout entouré de jardins et de parcs.
L’Hôtel de Grammont est l’ancien hôtel du chambrier (trésorier de la chambre épiscopale) reconstruit au XVIIIème siècle. Actuellement, siège du Conseil Régional de Franche-Comté.
L’Hôtel Terrier de Santans est construit entre 1770 et 1772 par l’architecte Claude Bertrand pour le marquis Terrier de Santans, premier président au parlement.

D'autres, moins importants, mais remarquables néanmoins : les hôtels Michotey et son pavillon de musique décoré ; Chevanney ; Gauthiot d'Ancier ; Bonvalot ; du Bouteiller du XVIème siècle ; d'Anvers du XVIIème siècle ; de Camus ;  Terrier ; de Courbouzon ;  Magnoncourt ; de Clévans ;  Querret et de Rosières  du XVIIIème siècle.

Le Théâtre municipal est une commande de l’intendant Charles André Lacoré (1720/1784) conseiller au premier parlement de France, maître des requêtes au conseil d'état et président du Grand Conseil. Il est inauguré le 9 août 1784 par Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736/1818). D'une capacité de 2 000 places, c’est le premier au monde à posséder une fosse d’orchestre. En 1958, un dramatique incendie détruit totalement l'intérieur et la toiture. Les murs, dont la façade et ses six colonnes monumentales, sont les seuls témoins subsistant.
Le Kursaal est né de la volonté de proposer des animations et spectacles aux curistes de la station thermale de Besançon-les-Bains créée en 1891 et aux militaires en garnison dans la ville. Le Kursaal-Cirque ouvre ses portes dans la fin de l'année 1893 mais face aux difficultés financières du promoteur,  la ville s'en porte acquéreur en 1895 et le Kursaal devient alors la salle des fêtes de la ville. Il ferme en 1970 pour des raisons de vétusté, avant d'être rénové à partir de 1979 puis rouvert en septembre 1982. La salle principale présente deux balcons et un plafond en coupole décoré de très belles fresques évoquant les arts du cirque.
Le Casino municipal est installé dans un édifice de style Belle Époque, et inauguré en 1882.
Le Quai Vauban, ensemble monumental de maisons à arcades, est construit de 1692 à 1695.
L’Hôpital Saint-Jacques dont les travaux commencés en 1686 s’achèvent en 1702. Sa grille d'entrée monumentale, exécutée par le serrurier Nicolas Chapuis en 1703 est remplacée par une copie.
L’Observatoire astronomique est construit en 1883 et classé aux  Monuments Historiques en 2007.
Le café du Commerce, brasserie de la seconde moitié du XIXème siècle, possède un riche décor intérieur de style Belle Époque. Il est inscrit aux Monuments historiques en 1981.

Un patrimoine environnemental  avec 2 408 ha d'espaces verts, dont 2 000 ha de forêts, Besançon est reconnue comme la première ville verte de France avec ses 204 m2 d'espaces verts par habitant.

Personnages liés à la commune

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Besançon : parmi elles, on trouve des hommes de lettres tels que Jean-Jacques Boissard, Victor Hugo, Pierre Joseph Proudhon, Charles Fourier, Tristan Bernard et Charles Nodier, les inventeurs du cinématographe que sont les Frères Lumière, le compositeur Claude Goudimel, les artistes peintres Charles Guillaud et Paul Krôn, le coureur cycliste et directeur sportif Jean de Gribaldy, les boxeurs Jean Josselin et Khedafi Djelkhir, le Disc jockey Gaspard Augé, le réalisateur Francis Duquet, sans oublier le pianiste Philippe Cassard.

Quartiers, hameaux, lieux dits et écarts

14 grands quartiers :
1- Centre (La Boucle et Saint-Jean) - Chapelle des Buis
2- Velotte
3- Grette-Butte
4- Battant
5- Chaprais
6- Bregille - Prés-de-Vaux
7- Saint-Ferjeux - Rosemont
8- Montrapon-Fontaine-Écu - Montboucons -Temis
9- Saint-Claude - Torcols
10- Palente - Orchamps
11- Vaites - Clairs-Soleils
12- Planoise - Châteaufarine - Hauts du Chazal
13- Tilleroyes - Trépillot
14- Chailluz

Evolution de la population

En 1518, la ville compte entre 8 000 et 9 000 habitants. En 1608, sa population passe à 12 000 habitants. La population estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 en 1793 pour  remonter à 28 463 habitants en 1800.

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Nos lointains ancêtres de Besançon ...

Décès/inhumations :
à Besançon et inhumés en l’église Saint-Jean.

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Carte Cassini

Besancon doubs cassini

 

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia

Date de dernière mise à jour : 10/01/2018