Arthel

Arthel adm

Blotti au coeur de la douce campagne nivernaise, le village, classé parmi les plus beaux villages de France, abrite un bel héritage patrimonial. Ses deux châteaux, ses ruelles fleuries, ses maisons anciennes et son étang paisible sont autant d'attraits qui font le charme de cette petite localité.

Toponymie

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Villa Artado en 849, Ecclesia de Arteio en 1121-1142, Arte en 1287, Artheyum en 1331, Cura de Artey en 1518, Artey en 1515, Artel en 1581 et Artel en 1583.

Drapeau francais fond blancHistoire

La première mention du village, Villa Artado, a lieu en 849.

Les seigneurs et gens de noblesse

En 884, le fief  est la propriété du 31ème évêque de Nevers, Eumène.
Au XIIIème siècle, le territoire passe aux mains d'une famille qui en prend le nom pour patronyme (voir § mes ancêtres en bas de page). On trouve aussi : Seguin d'Arthel, trésorier de l'église Sainte-Eugénie de Varzy, Gauthier d'Arthel, neveu du précédent, vicomte de Clamecy en 1281 et Agnès d'Arthel, dame dudit lieu, épouse du comte Jehan de Thoury en 1387.
En 1378, la terre appartient à Guillaume de Lamoignon, écuyer, seigneur de Lamoignon, Mannay, Nannay, Laleuf et Arthel en partie, officier de l'Hôtel du comte de Flandre, de Nevers et de Rethel, Louis II de Flandre (1330/1384). Puis se succèdent : Pierre de Lamoignon, homme d’armes du comte de Nevers  Philippe de Bourgogne (1389/1415) ; Jean de Lamoignon, écuyer qui teste en 1424 ; Jean II de Lamoignon, secrétaire et contrôleur de la Maison de Jean de Bourgogne (1415/1491)...
Dans la seconde partie du XVème siècle, Arthel appartient en partie à Jean de Chabannes, comte de Dammartin (1488/1503), fils d’Antoine de Chabannes, capitaine des Écorcheurs. L'autre partie, est entre les mains de Philibert de Boutillat, nommé par lettres royales de Louis XI de 1473, successeur de Jean Bourré qui tenoit et possedoit provisoirement l'office de trésorier général de France.
En 1652,  Jean Guynet, écuyer, est maître d’hôtel de la Maison de Sa Majesté, fait construire le château sur l’emplacement du château fort en ruines en 1722.
En 1665, Jean Chaufournier est fermier de la terre et seigneurie d’Arthel  et en procès avec François de Paris, écuyer, sieur de la Mothe, pour injures et provocation au duel.
En 1715, Jean Chap, prêtre-curé d’Arthel et sa mère portent plainte contre plusieurs particuliers, dont Eugin Bornet, meunier du moulin d’Arthel, pour coups de bâton.
En 1767, Pierre François de Fourvière, comte de Quincy, seigneur d’Arthel et autres lieux, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Condé, est fait chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.

Patrimoine

Le château d'Arthel, placé sur un promontoire rocheux, est un château du XVIème siècle construit sur les ruines d’un premier château-fort occupé par les premiers seigneurs d’Arthel.
En 1584, il est embelli par Imbert de Paris, gentilhomme de l'Hôtel d'Henri III (1551/1589), qui y fait construire deux grosses tours en façade Nord. Elles sont coiffées d'un toit surmonté d'un lanternon octogonal dit à l'impériale et comportent de larges fenêtres avec chaînages à bossages chanfreinés.
En 1722, il est reconstruit par François Guynet, conseiller du roi.
Les Fournier de Quincy en font l'acquisition en 1754 et l'agrandissent au cours du XIXème siècle en y faisant construire un pavillon carré sur chacun des côtés Est et Ouest.
La chapelle du château se trouvant dans l’église, située à proximité, est démolie lors de la construction de la nouvelle église en 1875.
Le porche Sud en fer forgé, donnant accès à la cour intérieure, est surmonté des armes et de la couronne du marquis d’Arthel.
Le château est entouré d'un carré de douves sèches au Sud.
Le colombier date de 1742.
La tour Nord-Ouest comprend, au rez-de-chaussée comme au premier étage, une chambre-salon avec une décoration du XVIIIème siècle. L’ensemble est classé aux Monuments Historiques en 1984.
Les toitures et façades du corps de logis, le salon, la salle à manger et leur décoration du XIXème sont inscrits aux Monuments Historiques la même année.
Le parc et les jardins sont du XVIIIème siècle et sont clos de murs. Au Nord, cinq terrasses se succèdent dont l'une garnie d'un labyrinthe de buis taillés. Les quatre allées de tilleuls sont de 1700. La propriété possède un jardin potager et des pelouses à la française. L’ensemble avec les douves sèches, les portails et la grille d'entrée, ainsi que les communs, l'ancienne orangerie, la lingerie, le hangar et le mur de clôture du parc sont inscrits aux Monuments Historiques en 1994.

Le château de la Motte dit aussi Le Vieux Château est une forteresse, où maison forte, du XIIème siècle qui appartient aux comtes de Nevers et surveille le passage sur l'ancienne voie romaine allant de Montenoison à Entrains.
Le premier château édifié au XVème siècle, en remplacement de cette maison-forte, s'inscrit dans une enceinte rectangulaire avec plusieurs tours rondes. Un corps de logis est construit à la fin du XVème siècle à l'emplacement de la courtine Sud, accoté à la grosse tour. Il comporte un niveau et un comble, avec un toit très pentu qui fait l'objet d'une restauration au XXème siècle, avec deux fenêtres à croisillons de pierre sur la façade Sud. Les combles comportent des lucarnes pignons à fenêtres à croisillons que surmonte un fronton triangulaire à oculus trilobé. La façade Nord est refaite à la fin du XVIème siècle, elle est percée d'une porte dont l'arc en anse de panier supporte un fronton brisé, que décore un écu bûché durant la Révolution.
Les tours d'angles au Sud subsistent. Une tour au Sud-Ouest est tronquée. À sa base subsiste une archère canonnière. La tour au Sud-Est est la plus importante : base talutée, murs percés de canonnières et de trous de boulins sur deux rangées et bretèches. Elle sert d'habitation et des fenêtres y sont percées à différentes époques. Elle est accotée au Sud-Est d'une autre tour plus petite, qui renferme un escalier à vis, avec à sa base une canonnière. Au XVIIIème siècle, les communs sont accolés à la courtine Nord. La courtine Ouest est percée d'une grande porte-charretière et d'une porte piétonne à arcs surbaissés.
Les tours, les courtines, l'élévation, les toitures, les communs et la cour sont inscrits aux Monuments Historiques en 1985.

Le Lavoir du Grand Fond date de 1850. Il possède des bancs de pierre, une cheminée d’angle et des auges pour abreuver les animaux à l’extérieur.  Il est construit directement sur la source captée dans la fontaine, l’eau s’écoule à travers le bassin et sort du lavoir pour former un ruisseau, le Porteau.

L’Ouvroir  Sainte-Marie date du  XVIIIème siècle. Au XIXème siècle, il fonctionne grâce aux sœurs de l’école qui regroupent les femmes et les jeunes filles pour réaliser des travaux de coutures et de broderie d’une grande finesse, vendus ensuite au profit des pauvres et servant également à orner les églises et les vêtements sacerdotaux.

L’église actuelle Saint-Laurent remplace l’ancienne église du Moyen-Age, jugée sans caractère, comprenant une nef et un chœur carré avec clocher-porche, une chapelle seigneuriale au Sud mais pas de voûtes. La première pierre est bénie par le curé et la consécration de l'édifice a lieu le 22 juin 1881.
À l'intérieur : les statues de saint Guillaume d'Arthel (1030/1109), archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, du XVIème siècle ; de saint Martin et d'une Vierge à l'Enfant.Marie gadou

Personnages liés à la commune

Marie Gadou, peintre, décoratrice, habite au château de 1879 à 1902.

Hameaux, lieux dits et écarts

Le Beuchot, La Grande Chaume, le Moulin Neuf, Le Vieux Château, Les Maures, Les Pontas.

Evolution de la population

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Nos lointains ancêtres d’Arthel ...

2 naissances/baptèmes et 2 décès/inhumations y sont enregistrés :

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Carte Cassini
 

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Sources
Sites et photo : Wikipedia, le site de Ph.Poiseau.

Date de dernière mise à jour : 11/01/2018