Clermont

Clermont adm 

Sous-préfecture du département et chef-lieu de son arrondissement et de son canton, la ville est située au centre géographique du département.
Elle occupe une colline allongée du Sud-Ouest au Nord-Est, plus élevée vers son extrémité Nord que du coté opposé par laquelle elle est rattachée aux coteaux de la région méridionale. Les pentes de cette éminence complètent le territoire qui descend jusqu'aux bords de la vallée de la Brêche, et comprend quelques parties marécageuses de la vallée. La rivière, sous-affluent de la Seine par l’Oise, forme toute la limite vers le Nord-Est. Le centre-ville occupe la crête de la colline dans le sens de sa plus longue dimension.
La présence d'argile sur les coteaux de la colline du centre-ville est à l'origine de quelques mouvements de terrains.
La commune se situe en zone de sismicité.

Clermont blasonHéraldique

Blasonnement de la commune :
De gueules à une tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Drapeau francais fond blancHistoire

En 1023 : Baldinus de Clarimonte, 1120 : Clarus Mons qui signifie montagne dégagée, 1269 : Claro Monte in Belvacio, 1306 : Clarus Mons in Belvacino, 1358 : Clarus Mons in Belle Vicino, 1363 : Clarimontis, 1390 : Apud Clarum Montem in Belvacino, au début du XVème siècle : Clermont en Beauvoisiz,   au XVème siècle : Clermont en Beauvoisin, 1790 : Clermont en Beauvaisis et à partir du XIXème siècle : Clermont-en-Beauvaisis, Clermont de l'Oise, ou Clermont-en-France.
Le lieu était déjà convoité par les Bellovaques à l'époque romaine. Le site originel de la ville n'étant qu'une simple colline, il fut ensuite occupée par un château comtal, puis se transforma ensuite en petite place-forte, entourée de remparts, vers le XIIIème siècle. Son importance est moindre à partir du XVIIème siècle, ses remparts sont abattus et la Révolution Française fait fuir les comtes de Clermont.
Grâce à l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, la ville a connu l'arrivée de quelques industries et une hausse de sa population.

Clermont à travers les Temps

Origines
De nombreux témoignages (silex taillés, haches taillées et polies, puits à silex) prouvent une occupation très ancienne de la région de Clermont par les hommes préhistoriques, dès le Paléolithique (nomades chasseurs et cueilleurs) et au Néolithique (apparition de l'agriculture et de l'élevage, premières habitations et villages).
Un éminent savant clermontois, L'Abbé Breuil s'est beaucoup intéressé au sous-sol de la région. De 1980 à 1986, des fouilles scientifiques ont mis en évidence, sur le site de hauteur de Catenoy (au lieu-dit Camp-de-César), un grand camp fortifié néolithique, qui a été occupé principalement à la période chasséenne (-4000 ans av. J.-C. environ) et à l'âge du bronze final (-1000 ans, - 900 ans av. J.-C. environ). Il s'agit de l'un des premiers camps fortifiés organisés et occupés d'une manière continue autour de Clermont.
Invasion romaine
Avant la conquête des Gaules par les Romains, le territoire était habité par les Bellovaci qui possédaient la plus grande partie des arrondissements actuels de Beauvais et de Clermont et étaient la plus puissante peuplade de la Gaule Belgique. En l'an 51 avant notre ère, Clermont aurait été le théâtre d'opérations militaires, au cours de la deuxième campagne de César contre les Bellovaques et leurs alliés. Arrivant du Soissonnais, les quatre légions romaines, après une rapide avance, se heurtèrent au gros de l'ennemi, protégées par la vallée marécageuse de la Brêche. Les adversaires ne purent se résoudre à l'attaque et s'installèrent défensivement, au moins pendant 5 mois; d'une part, les Romains, sur la colline de Catenoy-Nointel ; d'autre part, les Bellovaques et leurs alliés sur le revers est du plateau d'Agnetz-Auvillers-Cambronne, avec la colline de Clermont comme bastion d'avancé. Cette période de stabilisation fut suivie de l'offensive de Jules César qui débuta vers 51 avant J.-C. par le lancement de ponts de fascines dans le marais de la Brêche, près de Breuil-le-Sec, et l'établissement sur la rive droite de cette rivière d'une tête de pont au mont de Crème.
Les Gaulois n'ont laissé aucune trace de leur long séjour à Clermont, ni aux environs. Si les archéologues nous ont permis de mettre au jour les vestiges de la position des troupes de César, aucune découverte n'est venue restituer la contrepartie Bellovaque sur le promontoire de Clermont.

Clermont oise croquis du camp de cesar

Du Moyen-Age à la Renaissance
Au IXème siècle, un premier château a probablement dû s'élever sur la montagne de Clermont au moment des incursions normandes, sans doute bâti sur le territoire de Breuil-le-Vert, qui s'étendait alors jusqu'au confins de la paroisse d'Agnetz. Des maisons ne tardèrent pas à s'élever au pied de la forteresse et à former une nouvelle paroisse constituée au détriment des territoires de Breuil-le-Vert et d'Agnetz. L'invasion Normande de 842 dut provoquer des réflexes défensifs à Clermont, mais l'archéologie n'a fait que découvrir des souterrains-refuges éparpillés dans toute la région. Toutefois, il n'est pas interdit de penser que le « Clarusmons » de l'époque vit son sommet couronné d'un château fort en bois, entouré d'un talus.
La première mention historique date de 1023 : Beaudoin «de Claromonte» est cité comme témoin parmi les Grands du royaume, réunis à Compiègne, dans un acte portant association de prières et reconnaissance de biens passés entre Garin, évêque de Beauvais, et Leudin, abbé de Saint-Vaast d'Arras. Guibert, abbé de Nogent-sous-Coucy, dans sa curieuse autobiographie, «De Vita Sua», raconte que toute l'université de Clermont résidait dans la chambre de son pédagogue : il cite son jeune frère, comme «eques et municeps Clarimontis castri» (chevalier et citoyen du château de Clermont), et nous apprend qu'il fut lui-même doté d'une prébende de la Collégiale, qu'il ne paraît pas avoir occupée.
En 1197, Louis de Champagne, comte de Blois, de Chartres et de Clermont, sous la pression du roi Philippe Auguste octroie à la cité une charte d'affranchissement.
Au début du XIIème siècle, Renaud II, fils d’Hugues 1er (premier Comte de Clermont), ordonne la première campagne de construction d’ouvrages maçonnés du château.
Louis IX administre le comté pendant 7 années et le donne, en 1269, à son sixième fils, Robert, à l'origine de la branche des Bourbons qui régneront sur la France à partir d’Henri IV.
En 1351, de nouveaux travaux de fortification renforcent le château.
Jusqu'au XVIIème siècle, les principaux faits qui ont été rapportés par les chroniqueurs font essentiellement état des guerres qui ont ravagé la région, depuis la Guerre de cent ans jusqu'aux guerres de religion, en passant par la Jacquerie, célèbre révolte paysanne qui a commencé à Pronleroy et s’est terminée trois semaines plus tard à proximité de Clermont. En effet, la dernière rencontre entre les Jacques et les Seigneurs eut lieu entre Nointel (ancienne porte de Nointel ci-contre) et Catenoy, au lieu-dit le Champ de Bataille : Guillaume Cale aurait eu la tête tranchée sur la grand-place de Clermont et 3 bourgeois  (Pierre le Cirier, Jean Alliaume et Henri du Breuil) reçurent des lettres de rémission pour avoir pillé pendant cette période le château d'Ermenonville. En 1359, le captal de Buch, Jean de Grailly,  qui, à l’instar de ses ancêtres, avait prêté allégeance à la couronne d’Angleterre, s'empara de Clermont, qui était «une grosse ville nient fermée avec un bon château» et la garda 3 ans. Le combat fut probablement très violent, car dès 1370 on procède à des restaurations du château, et on y raccorde une nouvelle enceinte autour de la ville pourvue de tours et de trois portes. Ces défenses sont à nouveau renforcées en 1414, mais en dépit de ces précautions, les Anglais, en 1420, «boutèrent le feu et ardèrent le faubourg Saint-André, où il y avait moult maisons et de notables édifices». Le maréchal de Boussac tenta vainement en 1430 de prendre le château, défendu par Jean de Crèvecœur; Thomas Kyriel s'y installa l'année suivante; le château fut ensuite pris et repris par d'Offémont et la Hire. Le Comte de Clermont, Charles II de Bourbon, ne récupérera la place qu’en 1450.

Clermont oise gravure au moyen age

Epoque moderne
En 1514, le Donjon fait encore l’objet de travaux. Au cours de ce siècle, Clermont se déclara pour la Ligue.
Les faubourgs de Clermont sont désignés comme l'un des lieux d'exercice du culte protestant en Ile-de-France et Picardie, par le Traité de Pacification de Saint-Germain-en-Laye de 1570.
En août 1589, Henri IV s'empara du château, qui fut ensuite repris par Charles de Mayenne. Après un nouveau siège, le capitaine la Grace, signait le 26 septembre 1590, devant Henri IV, une capitulation dont le texte a été conservé. La ville fut pillée ensuite pendant 17 jours durant lesquels l'ensemble des archives de la ville a été détruit.
En 1590, Henri IV ordonne une remise en état des défenses.
En juillet 1615, le prince de Condé se retira à Clermont, où il fit «gitter 600 hommes de pied» et amena avec lui une grosse cavalerie. Ce fut pendant cette période qu'eut lieu à Creil une fête, où figurèrent cinquante arbalétriers de Clermont, «tous ayant le pourpoint blanc de toile de Hollande et les chausses d'écarlate rouge, avec l'écharpe par dessus le pourpoint des couleurs ventre de biche, comme celles de M. le Prince de Condé, seigneur et comte de la ville de Clermont en son comté». Après un siège dirigé par Concino Concini, maréchal de France (marquis d’Ancre, baron de Lésigny, comte de Penna  et favori de la régente Marie de Médicis dont il avait épousé la confidente, Léonora Dori) 1575/1617, la ville et le château se rendirent le 29 octobre 1615. 
Le maréchal de Senneterre s'empara de la ville en 1654.
Le rachat du Comté de Clermont par la Princesse d’Harcourt en 1702 concrétise la fin de la vocation militaire de la place, le déclassement du château va permettre à la Princesse de le transformer en résidence.
Une assemblée d'élection fut tenue à Clermont le 24 septembre 1787, sous la présence du duc de la Rochefoucauld-Liancourt, et le 9 mars 1789 eurent lieu, à l'auditoire royal, les élections des députés aux États-généraux. La Révolution se passa à Clermont d'une façon fort tranquille; cité bourgeoise, la ville ne comptait pas de véritable noblesse parmi ses habitants; l'établissement de la liste des suspects se fit difficilement; quelques chanoines, une religieuse, des nobles et bourgeois furent arrêtés puis transférés à Chantilly, où mourut Havart de Popincourt, seigneur de Béthancourtel; à l'exception de ce dernier, tous revinrent ensuite.
Epoque contemporaine
En 1790, avec l’avènement de la Révolution française, le château est confisqué pour servir de prison jusqu’en 1797. Vendu comme bien National en 1798, on va même le proposer à Napoléon Bonaparte qui le refusera.
Le Donjon est racheté par l’administration départementale, puis par l’Etat, pour le transformer en maison centrale de détention pour femmes, en 1826.
La Révolution de février 1848 fut très calme, mais le 15 mai les gardes nationaux de Clermont allèrent à Paris défendre l'Assemblée menacée; ils y retournèrent en juin pour aider les sections de la ville de Batignolles-Monceau, qui vinrent, le 6 août 1848, les remercier de leur concours et leur offrirent un drapeau d'honneur.
En 1846, la ville fut une des premières villes françaises à être reliée à Paris grâce à l'ouverture de la ligne Paris-Nord-Lille, dans un premier temps entre Clermont et la capitale, puis d'Amiens à Paris.
L'arrondissement de Clermont manifesta à cette époque beaucoup d'enthousiasme pour le Prince Louis-Napoléon (rapport du préfet de l'Oise au Ministère de l'Intérieur d'octobre 1848). Clermont subit l'invasion allemande en 1870-1871; du 26 septembre 1870 au 5 octobre 1871, des Saxons occupèrent la ville. À la suite de la répression de la Commune, un grand nombre de femmes furent enfermées à la Maison centrale (donjon), dont l'effectif dépassa alors le chiffre de 1300. Louise Michel  y séjournera pendant un an en 1885. La prison fermera ses portes en 1903.
Cinq ans plus tard s’ouvre à cet endroit une école de préservation pour jeunes filles, qui accueillait des mineures confiées par les tribunaux à l’administration pour différents délits.
Les deux guerres mondiales de 1914/1918 et 1939/1945 apportèrent leur lot de souffrances et de destructions :
Première guerre mondiale 1914/1918
La ville de Clermont est attaquée deux fois par les Allemands. Le 25 août 1914, le Général Joffre, commandant en chef des forces françaises, prend la décision de battre en retraite. Il fait une chaleur écrasante. Les soldats sont épuisés et déçus. L'armée de la ville, sous les ordres de Manoury, concentrée au Sud de la Somme, est attaquée le 28 août, par l'armée de Von Kluck. Elle se replie sur Paris en passant par Clermont et Creil. Le 29 août, un communiqué officiel paraît dans la presse. Il est affiché à l'ancienne poste, rue Pierre Viénot : "La situation de notre front de Somme et des Vosges est restée aujourd'hui ce qu'elle était hier, les forces allemandes paraissent avoir ralenti leur marche." Cependant, le canon tonne sans arrêt depuis 2 jours, la plupart des Clermontois, inquiets par la situation, quittent la ville vers l'Ouest et le Sud.
Dans la nuit du 1er au 2 septembre, l'infanterie et l'artillerie déployées en arrière-garde autour de Clermont reçoivent l'ordre de retraite. Au petit matin, les premières colonnes ennemies arrivent par la RN 16 au Grand-Fitz-James (commune de Fitz-James) et entrent dans Clermont, par l'ancien passage à niveau au bout de l'impasse Henri Barbusse.
Une délégation municipale se rend à leur rencontre précédée du drapeau blanc. En tête le maire, M. Saindenis, suivi de ses conseillers municipaux. Le maire s'adressant au colonel allemand commandant la tête de colonne, déclare que la ville est ouverte et qu'il la met à sa disposition. Les Allemands se répandent dans les rues de la ville et établissent leur cantonnement à la Belle-Assise dans l'usine. Le commandant remet au maire la liste des réquisitions (vivres, vins, champagne, tabac, etc...). Il s'était aperçu que beaucoup d'habitations étaient fermées et demande au maire de lui ouvrir les maisons désertées par les habitants. Celui-ci refuse énergiquement. Les quelques Clermontois restés sur place réunissent ce qu'ils peuvent pour contenter les envahisseurs, et l'incident n'a pas de suites fâcheuses.
Le 10, subitement, les Allemands quittent la place, avec leurs blessés. Un dernier poste assurant les arrières prendra la direction de Montdidier, le lendemain. 11 septembre 1914, La ville était libérée, sans trop de problèmes, l'occupation n'a duré qu'une dizaine de jours.
Clermont fut le siège de conférences militaires importantes, notamment celle qui eut lieu en présence de Clemenceau, Foch, du Général Pétain et du Général Pershing, commandant de l'armée américaine. Ce dernier eut l'hommage des Clermontois qui donnèrent son nom à une rue de la ville où s'étaient déroulés les entretiens (villa Boudier photo ci-contre).
136 jeunes Clermontois sont tombés au champ d'honneur.
La ville reçoit la croix de guerre le 30 septembre 1923.
Seconde guerre mondiale 1939/1945
Le 26 mai 1940, un bombardement allemand détruit complètement le tribunal, situé rue du Châtellier, et une portion de l'hôpital psychiatrique. Les premiers bombardements aériens de la ville et des environs avaient commencé dès le 19 mai. Le 21, la municipalité donne un ordre d'évacuation. Le 9 juin, des combats éclatent dans la région à proximité immédiate. Le maire donne l'ordre de l'évacuation générale de la population. Les colonnes de blindés allemands commencent leur entrée dans Clermont. Le 10 juin, les troupes ennemies arrivent, prennent en main l'administration et installent une "Kommandantur" locale. Ils envahissent également l'hôpital psychiatrique qu'ils dévalisent et enferment les prisonniers français dans le donjon.
La résistance locale s'organise. Les voies ferrées sont sabotées, les lignes électriques et téléphoniques sont coupées.
Une famille Clermontoise va être profondément éprouvée, victime de son patriotisme convaincu (Guy, Léonie et Jean Corroyer), tous trois membres actifs dugroupe de résistantsclermontois. Jean, ancien officier de la marine marchande installé comme radio-électricien, au numéro 78 de la rue de la République, est abattu, le 6 août 1944, au petit matin, alors qu'il tentait de s'échapper par les toits d'immeubles voisins. Sa femme Léonie et son fils Guy sont aussitôt arrêtés. Ils mourront en déportation comme bien d'autres citoyens de la ville.
Les bombardements alliés commencent le 15 mai 1944 et, à sept reprises, Clermont est touché.
Le gouvernement provisoire fait interner les prisonniers politiques dans le donjon.
Le quartier de la Gare est visé ainsi que le quartier de la Belle-Assise où l'usine Gervais est transformée en centre important de ravitaillement allemand. Le plus désastreux de ces bombardements eut lieu quelques jours avant la Libération.Tout le quartier de l'Équipée, de la Belle-Assise et la Croix Saint-Laurent est cruellement touché. 46  victimes civiles et autant de blessés sont retirés des décombres. Le Nord de la ville est également très touché, aux alentours de la voie ferrée. Pour cette seule journée, 378 impacts de bombes sont répertoriés.
Clermont est libérée le vendredi 1er septembre 1944.
La ville reçoit la croix de guerre pour la deuxième fois, le 11 novembre 1948.
De la Libération à nos jours
Le premier lycée de l'arrondissement (lycée Cassini) est créé en 1939.
À partir de 1953, on assiste au démarrage de la construction : 45 logements sont construits sur les terrains appartenant à la maison Gervais qui en avait fait don à la ville. Un autre immeuble de 32 logements est édifié en 1958 avec l’école maternelle sur le plateau de la Belle Assise.
En 1957, un groupe scolaire (primaire et maternelle mixte) est construit, rue Pierre Viénot.
En 1959, pour des raisons d'économies budgétaires et à la suite de la réforme de la magistrature, on supprima le Tribunal de Première Instance, ainsi que le Tribunal de Commerce. Clermont n'est plus que le siège d'un Tribunal d'Instance.
En 1967, on transféra le monument aux morts sur l'emplacement du square Ferret et la statue de Cassini qui s'y trouvait fut transportée dans le hall puis dans la salle Cassini de l'hôtel de ville.
Un décret du 19 février 1959 réunit les derniers écarts dépendant des communes voisines, à savoir :
- une partie du quartier de l'Équipée, la Croix-Saint-Laurent, le hameau de Faÿ, dépendances d'Agnetz,
- le bas de la rue de Paris, la rue des Meuniers, la rue du Chemin-Blanc et le quartier Entre-Deux-Eaux (agglomération du Pont-de-Pierre), dépendances de la commune de Breuil-le-Vert,
- l'emplacement de l'usine des Eaux et celui de l'abattoir, dépendances de la commune de Fitz-James.
Dès 1960, la ville de Clermont s'est investie dans l'intercommunalité avec les villages environnants pour former un District.
Une forte tempête en 1984 fit s'écrouler une bonne partie du donjon, ancienne prison de femmes.
L'ancien Hôtel-Dieu fut détruit et remplacé par une maison de retraite en 1995.
La ville de Clermont rachète le Donjon en 1968, et lance une grande campagne de restauration en 2008, achevée en 2013.
Depuis 1996, avec 24 autres communes, elle a créé un Groupe d'études et de programmations  permettant de mieux gérer l'avenir du Centre de l'Oise, baptisé la «Cité Verte».
En 2003, le collège Jean-Fernel, datant de 1939, est déplacé avenue Gambetta.
En 2005, le Tribunal d'Instance ferme, par une décision du ministre de la Justice de l'époque, Rachida Dati.

Seigneurs et gens de noblesse (Sources : Wikipedia)

Le comte Hugues 1er de Clermont, 1030/1102, est le premier membre certain de la famille. Certaines généalogies lui attribuent comme père Renaud de Creil, grand chambellan de France. Marié en 1070 à Marguerite de Roucy, 1045/1103, avec qui il eut 3 fils (dont le comte Renaud II) et 5 filles mariées dans la noblesse picarde ou anglo-normande, puis veuf il épousa Emma de Sicile.
Le comte Renaud II, 1075/1152, marié vers 1104 à Adélaïde, comtesse de Vermandois et de Valois, belle-sœur du roi Philippe 1er, veuf il se remarie à une femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom, puis en 1129 à Clémence de Bar (1112/1182), fille de Renaud 1er le Borgne, comte de Bar, et de Gisèle de Vaudémont. De son premier mariage, il eut 2 enfants (dont Marguerite, mariée au comte de Flandre, Charles 1er), du second mariage, 4 enfants  (dont le comte Raoul 1er et Simon, seigneur de Nesle et d'Ailly-sur-Noye, auteur de la Maison de Clermont-Nesle, du troisième mariage, 6 enfants (dont Hugues qui fit une carrière religieuse dans le Barrois, région d'origine de sa mère).
Le comte Raoul 1er dit Le Roux, 1130/1191, mort à la bataille d'Acre pendant la Troisième croisade. Connétable de France, chevalier croisé, marié à Alix de Breteuil, fille de Valéran III, sire de Breteuil, et d'Haldeburge. Il eut un fils, mort avant son père et trois filles dont l'aînée, Catherine, hérita du comté et l'apporta à son mari Louis de Blois.
1191/1205 : Louis de Blois, 1172/1205, tué à la bataille d'Andrinople, fut comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun et de  Clermont. Il est fils de Thibaut V, comte de Blois, de Châteaudun et de Chartres, et d'Alix de France, elle-même fille du roi Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine. Il est ainsi le neveu et cousin germain de Philippe Auguste et le neveu de Richard Cœur de Lion.
1205/1218 : Thibaud VI de Blois, fut comte de Blois et de Clermont-en-Beauvaisis. Il était le fils du précédent  et de Catherine de Clermont, fille de Raoul dit le Roux. Il participa à la construction de la cathédrale de Chartres et fit construire un immense château à Blois dont il ne reste aujourd'hui qu'une tour et la salle des états qui était, à sa construction, la plus grande salle du monde.
Il lutta contre les Musulmans en Espagne et il y fut atteint de la lèpre. Il vécut reclus dans son château de la Ferté Villeneuil où il est mort sans enfant en 1218, tous ses biens passèrent à ses tantes Marguerite et Élisabeth.
À sa mort, le comté de Clermont-en-Beauvaisis fut vendu à la couronne de France.

Patrimoine

La partie la plus ancienne de la ville se trouve au sommet de la colline : il s'agit du donjon du XIème siècle. La ville nait et progresse vers le Sud-Ouest en formant le centre-ville, entouré de remparts au XIVème siècle.
À partir de la fin du XIIIème siècle, la maladrerie Saint-Laurent est construite en contrebas. Le faubourg Saint-André ou Grand Faubourg se développe sous le bourg en formant la rue de la République. Aux siècles qui suivent, le faubourg s'agrandit et descend vers le Nord pour former la rue des Fontaines. Lorsque la rue de Paris est inaugurée en 1767, les habitations se construisent le long de cette rue et se complètent de jardins.
Clermont bénéficie d’un patrimoine architectural de grande qualité marqué par l’époque médiévale et possède 7 monuments historiques, dont 3 sont classés et 4 inscrits :

L’église Saint Samson est une église catholique paroissiale des XVème  et XVIème siècles de style Gothique et Renaissance. Édifiée à la fin du XIIème siècle (ou XIIIème siècle selon les historiens), elle remplace la collégiale du donjon de Clermont, qui servait d'église à la ville jusqu'à la décision de la construction du monument. Incendiée pendant la guerre de Cent Ans, il ne resta qu'une chapelle autour de la nef. Elle a été restaurée en 1495 puis en 1762, on retourna les pierres tombales pour en faire un nouveau dallage.
En 1785, le clocher est détruit par un incendie dû à la foudre, il fut reconstruit en 1812.
Elle possède des proportions inégales (6 travées au Nord de la nef pour 3 au Sud) et des parties qui n'ont pas été construites comme le transept Nord à cause des fortifications de l'époque. Elle contient quelques richesses architecturales : le Saint-Sépulcre du XVIème siècle, des vitraux du XVIème siècle et des tableaux des XVIIème et XVIIIème siècles, dont, à l'emplacement de l'ancienne chaire, une huile sur toile «le martyre de Saint Pierre de Véronne» d'après Le Titien (1490-1576), copie française du XVIIème siècle, d'après l'original détruit.
L'église fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1921.

L’Hôtel-de-Ville ancien fut construit par Charles IV le Bel, comte de Clermont, roi de France et de Navarre, ainsi que les remparts autour de la ville. Ce bâtiment a dès lors une double fonction : militaire et administrative (servant d’auditoire royal, de salle des échevins, ancêtre des conseillers municipaux. On y payait aussi le cens).  Cette construction de 15m de large sur 52m  de long possède encore une partie de murailles d'une épaisseur de 2,7m qui était destinée à constituer la suite de l'enceinte fortifiée du bourg. La façade occidentale, appelée aussi castillet, faisait partie de l'enceinte fortifiée de la ville qui est terminée par des mâchicoulis avec des parapets et des meurtrières, le tout s'appuyant sur des corbeaux à étages décroissants. Sa façade est terminée en un grand pignon divisé du bas vers le haut par un contrefort sur lequel s'appuie un beffroi polygonal qui possède une cloche classée aux Monuments Historiques. Au rez-de-chaussée, de chaque côté de ce beffroi existe une large arcade en anse de panier, sous laquelle sont ouvertes des portes carrées.
Il fut une première fois restauré par le comte Louis II de Bourbon, comte de Clermont et beau-frère du roi Charles V. En effet, avec les événements de la Jacquerie, les murailles avaient été sensiblement détériorées. Louis II se charge donc d’entourer la ville par de nouvelles fortifications.
A partir de la fin du XVème siècle, il fut le siège de l'Assemblée Communale, du Bailliage et des autres juridictions du comté, ce qui faisait de Clermont une cité administrative de premier ordre.  Il servit aussi de halle aux draps.
Au XIXème siècle, l’Hôtel de Ville en bien mauvais état, nécessite d’importants travaux. Ainsi, en 1874, il fut classé parmi les Monuments Historiques, ouvrant la possibilité d’obtenir des subventions pour sa rénovation. Ces travaux s’étalèrent de 1876 à 1886.
Ce bâtiment est remarquable à bien des égards. Notons par exemple, en hommage à l’histoire locale, les trois statues de la façade principale : Charles IV dit  le Bel, Robert de Clermont et Louis IX dit «Saint-Louis».
Aujourd’hui, l’Hôtel de Ville n’accueille plus les services administratifs municipaux, délocalisés rue du Général Pershing. Il n’en reste pas moins un puissant symbole du prestige de Clermont. Il a dorénavant deux principales fonctions : il est le garant du pouvoir communal (par sa salle du Conseil Municipal ou sa salle des mariages), et il favorise le service public dans une enceinte prestigieuse avec la bibliothèque municipale (qui comprend plus de 35 000 documents anciens et 18 000 documents récents) et l’office du tourisme.
L'hôtel de ville est classé aux Monuments Historiques depuis 1875.

La porte Nointel est la dernière porte de l'enceinte du bourg. Elle est la seule à présenter encore des élévations significatives. Elle longe le mur gouttereau Nord de l'église Saint Samson. Elle est couverte d'un arc en tiers-point précédé à l'extérieur d'un avant-corps formant "assommoir". La partie supérieure a été couronnée mais il semble permis de supposer qu'elle était surmontée par une construction à usage de corps de garde. Son aménagement évoque les dispositifs de défense des accès que l'on trouve dans certains châteaux édifiés au XIIIème siècle sous le règne de Philippe Auguste. On peut donc supposer que cette porte pourrait appartenir à une première campagne de fortification du bourg de Clermont.
La porte est classée aux Monuments Historiques depuis 1937.

Le donjon ou ancien château des comtes de Clermont  fut probablement érigé au XIIème siècle sur les bases d'un château déjà existant au XIème siècle pour résister aux invasions Normandes. De forme quadrangulaire et comprenant trois étages de six fenêtres, le donjon était protégé par deux enceintes. Il fut utilisé comme forteresse jusqu'au milieu du XVIIème siècle puis comme logement des seigneurs du lieu. Il fut vendu en 1805 pour devenir maison de correction. En 1826, il fut transformé en maison centrale pour la détention des femmes. De nombreux graffitis témoignent de cette époque.
Le donjon est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1950.

La Sous-Préfecture, autrefois Couvent des trinitaires de Saint-André au XIIIème siècle, s’est développée en église, cloître et bâtiments conventuels. Il en reste aujourd'hui l'aile droite du couvent (sous-préfecture), des caves du XIIIème siècle et une tourelle inscrite aux Monuments Historiques depuis 1927.

Les Hôtels particuliers dont celui de la Caisse d’Epargne qui est inscrit aux Monuments Historiques en 1998 et  l’immeuble de la place de l’hôtel-de-Ville inscrit en 1946.

La Chapelle des Lardières située en surplomb de la rue de Béthancourtel, au croisement avec la rue Pierre-Viénot, est abritée par un tilleul que les habitants du quartier appellent «Eul' grot' arbe eud Tincorti!» en picard. Elle fut construite sous l'ordre de l'Abbé Hucher, prieur de Breuil-le-Vert et seigneur de Béthancourtel. La chapelle porte plusieurs noms : chapelle Notre-Dame des Lardières, de Béthancourtel, du tilleul, de l’orphelinat ou encore du nom de son fondateur l'Abbé Hucher. Sur la façade d'entrée, on remarque la statue de Sainte-Thérèse et l'enfant Jésus, un minuscule clocher contenait la cloche de la famille Morgan (famille du seigneur de Béthancourtel).
À l'intérieur, un autel moderne et, sur le sol, une pierre tumulaire, celle de : Louis Havart de Popincourt, inhumé dans l'église Saint-Léger d'Agnetz, dont les restes furent rapportées en 1749 auprès de son épouse Catherine Lefèvre. Une épitaphe en marbre noir est scellée dans le mur et en  rappelle le souvenir. La chapelle ne possède qu'une petite fenêtre avec un simple vitrail.

La Tour de Buha ou les restes des anciennes fortifications. Les premières fortifications de Clermont datent du XIIème siècle, elles entouraient le bourg et étaient divisé en 3 parties : le bourg, le château des comtes (donjon actuel) et une autre partie du bourg. Les remparts étaient à cette époque épais de 2 ou 3m d'épaisseur. On comptait 3 portes: La porte du Bourg (vers la basse ville, Mouy et Beauvais), la porte Nointel (vers Compiègne), la porte de la Hart ou porte des Prisons (vers Liancourt). Les remparts étaient entourés de fossés et défendues par plusieurs tours, on remarque aujourd'hui la tour de Buha toujours intacte et entourée d'habitations; et la tour des gloriettes dont il reste la salle inférieure. 

Les croix et calvaires. La croix derrière l'église Saint-Samson, le calvaire de Belvue, rue Belvue, la croix Picard, à l'angle des rues de la Croix Picard et Frédéric Raboisson, la croix à l'angle de la rue de Faÿ et du Chemin de l'étang, le calvaire Saint-Laurent, à l'angle de l'avenue Gambetta et de la rue Wenseslas-Coutellier.

La borne au lieu-dit du Télégraphe indiquant le point le plus élevé de la commune, à 162m d'altitude. Elle marque l'emplacement de l'ancienne tour du télégraphe Chappe sur la ligne Paris-Lille entre les tours de Bury et de Fouilleuse.

Le monument aux morts, square Féret, se trouve au pied de l'hôtel de ville depuis 1967.

Le buste de Cassini a été déplacé du square Ferret (pour laisser la place aux monuments aux morts) à la salle de la mairie en 1967.

La villa Boudier, lieu de conférences de Georges Clemenceau, le général Foch, le général Pétain et le général Pershing (commandant l'armée américaine) pendant la Première Guerre Mondiale.

La niche Renaissance, rue Pierre Viénot, est datée de 1544.

La maladrerie Saint-Laurent, appelé  Hôtel Saint-Ladre au XVIème siècle, était la léproserie de Clermont de 1150 à 1793.Elle fut construite quelques années après le premier hôpital général. Située, comme toutes les autres léproseries en dehors de la ville, elle se trouvait à l’emplacement du centre Saint-Laurent actuel. Elle est attribuée à Renaud II comte de Clermont (1105/1160). Elle fut en partie détruite par les ligueurs beauvaisiens en 1590. Elle fut réunie à l’hôpital de Clermont en 1696 en incluant en même temps les maladreries d’Angy et de la-Neuville-Roy. Elle fut vendue en 1793 au titre des biens nationaux.

Le Centre hospitalier général, situé sur l'emplacement de l'Hôtel-Dieu de la commune fondé en 1493, qui était lui-même sur l'emplacement d'un autre hôpital tenu par le couvent des trinitaires de Saint André. C'était l'hospice de la ville et des environs. Depuis 1995, les bâtiments ont été démolis pour faire place à une nouvelle maison de retraite moderne et à l'Hôpital actuel, en contrebas.

Le Centre hospitalier interdépartemental, hôpital psychiatrique construit sur l'emplacement des vignes du couvent des Trinitaires, il fut construit au début du XIXème siècle. Dans les années 1960, il était le plus grand centre hospitalier interdépartemental d'Europe. Il possède aujourd'hui un personnel de 2824 personnes et de 133 médecins ainsi que de 1601 lits.

Le bois, l’étang et le château de Faÿ dominent l'Ouest de la ville en culminant à 110m d'altitude. Ses coteaux étaient autrefois propices à la viticulture, renommée dans la région pendant toute la période du XIXème siècle. En contrebas du bois, au Nord, se trouve le quartier du même nom, ancienne seigneurie appartenant à Louis Armand François du Guey, consistant en un château, une ferme, un étang, des garennes, des vignes et des terres cultivables qui permettaient la chasse en forêt de Hez-Froidmont toute proche. Le domaine a été racheté en 1860 par le vicomte de Plancy. Au XXème siècle, le château devient une maison de retraite privée. Les communs et la ferme existent toujours, le hameau et le bois furent pris à la commune d'Agnetz en 1960.
Depuis, l'étang a été réaménagé pour la promenade. Le jardin d'agrément du château de Faÿ est inscrit au préinventaire des jardins remarquables.
Ce site est classé depuis 1937.

Le parc du châtellier, premier parc de la cité, considéré comme un lieu de loisirs au Moyen Âge (on y jouait la joute). Il était considéré au XIXème siècle comme le jeu de paume de la ville, autrefois s’y dressait le rocher du Châtellier aujourd'hui disparu. Il est situé au-dessous du donjon.

Hameaux, quartiers, lieux dits et écarts

Les quartiers urbains de la ville de Clermont sont les suivants : le Centre-Ville, construit sur la butte du donjon, plus en contrebas, on trouve les quartiers de la Sous-Préfecture et des Fontaines ainsi que l'ancien hameau de Béthencourtel. Sur la partie Sud de la commune, au pied de la rue de Paris, est élevé le quartier de la Croix-de-Creil. Au pied de la face Nord de la colline ancienne, se localisent les quartiers de la Gare et du Pont-de-Pierre, entre ligne SNCF et la Brêche. Plus à l'Est, se trouvent l'Équipée, le quartier Belle-Assise et à l'extrême Ouest, le quartier des Sables-Beaujeu. Enfin, Faÿ se stabilise au pied du bois du même nom, au Centre-Ouest de la commune.

Les lieux-dits sur le plateau d'Auvillers, une partie du territoire d'Agnetz est donné au profit de la ville en 1960. Dans ces champs se trouvent les lieux-dits le Télégraphe, de la Justice et le Champ de Béthencourtel.

Personnalités liées à la commune

  • Nées à Clermont :

Siméon Guillaume de La Roque, 1551/1611, est un poète baroque français. Il fréquente le salon de la maréchale de Retz. Il est au service d’Henri d'Angoulême, fils bâtard d’Henri II, puis de la famille de Guise. Ligueur avec ses protecteurs, La Roque retrouve la cour après l'abjuration d’Henri IV en 1594. La poésie de Siméon-Guillaume de La Roque combine l'influence de Ronsard et de Desportes, non sans puiser directement à diverses sources italiennes. Elle influence Malherbe, dont l'auteur est l'ami. Par le choix de ses thèmes et de ses rythmes, son œuvre se trouve ainsi au carrefour de tous les dest ins poétiques.

Charles IV le Bel, 1294/1328,  fut roi de France et de Navarre, de 1322 à 1328 (le dernier de la dynastie des Capétiens directs). Troisième fils de Philippe IV le Bel, ce ne fut que par un concours de circonstance qu’il put accéder au trône : ses deux frères aînés, Louis X le Hutin et Philippe V décédèrent relativement vite après leur accession à la couronne de France, et aucun des deux n’ayant eu de descendance masculine viable. Il est sacré à Reims le 21 février 1322. Il meurt sans laisser de successeur mâle.
Louis poinsot

Louis Poinsot, 1777/1859, mathématicien français connu pour ses contributions à la mécanique rationnelle (photo droite ci-contre).

Ernest Théodore Laurain, 1867/1948, historien français, spécialisé dans l’histoire de l’Oise et de la Mayenne.

Pierre Viénot, 1897/1944, est un homme politique et résistant français, mort à Londres.

Mikel Louis Dufrenne, 1910/1995, philosophe français, spécialiste d'esthétique, il a donné une orientation phénoménologique à cette discipline. Il a dirigé (en collaboration avec Olivier Revault d'Allonnes) la Revue d'esthétique.

  • Ayant vécu à Clermont :

Louis IX dit Saint-Louis donne le château en 1269 à son fils Robert de France, 1256/1317, comte de Clermont, seigneur de Bourbon, de Charolais, de Saint-Just et de Creil, chambrier de France. Sixième et dernier fils du roi et de Marguerite de Provence. Il fut le fondateur de la maison capétienne de Bourbon.
Seraphinelouis

Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis, 1864/1942,  y a passé une bonne partie de sa vie, en travaillant chez les sœurs de la Providence comme domestique. C’est une artiste peintre française dont l'œuvre est rattachée à l'art naïf. Autodidacte, elle s'est inspirée des images pieuses. Ses motifs décoratifs répétés, ses tableaux gorgés de lumière et de couleurs, sont parfois interprétés comme le reflet de son état psychique. Elle est internée à partir de 1932 (sa photo gauche ci-contre).

Étienne de Vignoles dit La Hire, vers 1390/1443, est un homme de guerre français. Il conserve le commandement du château de Clermont de l'Oise de1428 à 1437. En 1429, il suit Jeanne d’Arc à partir de Blois et combat à ses côtés au siège d’Orléans, fait des prodiges de valeur lors des batailles de Jargeau et de Patay. Après la capture de Jeanne d’Arc, il s’approche de Rouen en 1431 pour tenter de délivrer l’héroïne, mais tombe lui-même aux mains des Anglais et se retrouve prisonnier. Il s’échappe du donjon de Dourdan l’année suivante.

Louis Le Caron dit Charondas, 1534/1613, est jurisconsulte, poète et philosophe de la Renaissance, auteur notamment d'un célèbre commentaire de la Coutume de Paris. Il fut nommé lieutenant général au bailliage de Clermont-en-Beauvaisis en 1568, charge qu'il exerça jusqu'à sa mort.

Jean Antoine Nollet dit l'abbé Nollet, 1700 / 1770, est un physicien français. Il fut associé aux travaux de Du Fay et de Réaumur.
Il a beaucoup contribué à répandre en France le goût et l'étude de la physique par des expositions claires et attrayantes. Il s'était surtout occupé de l'électricité : il conçut les premiers électroscopes, fit connaître en France la bouteille de Leyde, dont il réalisa une version «sèche», et pressentit, dans les feux de Saint-Elme et la foudre, l'action de l'électricité. Le physicien enseigna à ses débuts de 1720 à 1722 au collège de Clermont.
Louise michel

Louise Michel, alias « Enjolras », «la vierge rouge», 1830 /1905, est une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste, elle fut détenue politique à la prison des femmes de Clermont, avec d'autres pétroleuses de la Commune de Paris en 1871 (photo ci-contre).

Roger martin du gardRoger Martin du Gard, 1881/1958, est un écrivain français (photo gauche ci-contre), lauréat du prix Nobel de littérature de 1937

Jacques Cassini II,   1677 /1756, est un astronome français. En 1719, il résidait dans le donjon de Clermont.

La Princesse d'Harcourt, acheta le Comté de Clermont en 1702 et y vécut.
Georges bernanos

Georges Bernanos, 1888/1948, est un écrivain français (photo droite ci-contre). Il passe sa jeunesse en Artois et cette région du Nord constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et est plusieurs fois blessé, puis il mène une vie matérielle difficile et instable en s'essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan en 1926 et Journal d'un curé de campagne en 1936. Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l'âme de ses paroissiens perdus comme Mouchette.

Evolution de la population

 Clermont demo

Nos ancêtres de Clermont ...

Décès/inhumation :
SOUCANY Louis Auguste (sosa 58G6) le  27 juillet 1878 à son domicile, à l'âge de 44 ans. Il était mulquinier en 1841.

Domicile :
SOUCANY Louis Aguste (sosa 58G6) et DESNOYELLES Euphrasie Marie Désirée, au 2 rue Saint André.

 

Date de dernière mise à jour : 21/05/2017