PRESENTATION DU DEPARTEMENT

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Carte isere en franceLe département de l’Isère fait partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et tire son nom de la rivière Isère, affluent de la rive gauche du Rhône.
Ses limites avec le département du Rhône ont été plusieurs fois modifiées :
En 1852, l'apparition de zones urbanisées en périphérie de Lyon conduit à rattacher les communes iséroises de Bron, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne au Rhône, avant cette date la commune de Lyon est limitrophe de l'Isère.
En 1967 avec la création de la communauté urbaine de Lyon dont les structures intercommunales de l'époque ne pouvant dépasser les limites des départements, 23 communes de l'Isère et 6 communes de l'Ain sont rattachées au Rhône.
En 1971, Colombier-Saugnieu est détachée de l'Isère.

Origine du nom 
Il n'est pas clairement identifié et pourrait avoir différentes origines : du Celtique Isar (fer) minerai qui devait sans doute être abondant le long des rives de l'Isère à l'époque protohistorique ; du Gaulois Isara ( l'impétueuse, la rapide) qui caractérise bien une rivière alpine avant que la régulation du débit soit effectuée grâce, entre autres, au barrage du Chevril mis en service en 1953.

Blason isere

 

Héraldique
Coupé ondé: au 1/ d'azur à la fasce ondée d'argent, au 2/ d'or au dauphin d'azur crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules.
Ce blason a été créé vers 1950 par Robert Louis, dessinateur héraldiste officiel de la commission des sceaux et armoiries de l'Etat.

 

Hydrographie 
Le Rhône, coule en Isère ainsi que deux de ses affluents : l'Isère et la Bourbre.

Histoire 
L'histoire du territoire occupé actuellement par le département est riche et les premières traces humaines remontent au Paléolithique Moyen vers 200 000 avant J.-C. (voir lien Echelles des Temps) où les hommes s'installent dans les massifs de la Chartreuse et du Vercors malgré le climat froid de l’époque. Vers les années 5 000 avant J.-C., les premiers groupes sédentaires prennent place sur les bords de la Chartreuse, du Vercors, du Trièves dans la cluse de Voreppe et dans la plaine de Bièvre-Valloire où règne à l'époque un climat chaud et humide favorable à l'essor d'une agriculture locale.
La fin de la Préhistoire voit la naissance d'un site Néolithique remarquable sur la rive Sud du lac de Paladru où s’installe vers 2 700 avant J.-C. un village composé de 5 maisons familiales en bois, équivalant à une population d'environ 50 habitants. Ce site, aujourd'hui sous les eaux du lac, fait l'objet de fouilles subaquatiques.
La Protohistoire et l’Age du Bronze est marqué par l'apparition des premiers métallurgistes alpins entre 1 300 et 1 100 avant J.-C.. La découverte de nombreux objets en bronze (haches, couteaux, bracelets…) sur les communes de Goncelin et d'Allevard montre l'importance de la métallurgie pratiquée par les bronziers autochtones.
Avant l'arrivée des Romains, à l'Age du Fer, quatre peuples gaulois apparaissent dans la région. Entre 125 et 118 avant J.-C., les Allobroges, les Arvernes et les Voconces connaissent un certain nombre de défaites successives face aux Romains.
Rome domine une vaste contrée allant des Alpes aux Pyrénées, et donne naissance à la province de la Gaule transalpine. Vienne devient une cité romaine prospère et est le principal centre économique et culturel du territoire. De nombreux monuments de cette époque sont encore visibles dans cette cité qui était la capitale des Allobroges (le Temple d'Auguste et de Livie, le Théâtre antique…).
Lors du Moyen-âge, l'Isère et tout particulièrement Grenoble connait une période de développement. Rome cède la place au royaume burgonde de 443 à 524 qui lui-même est suivi par les rois Francs. Aux côtés de cette autorité royale se trouvent les évêques qui jouissent d'un rôle croissant sur leurs diocèses.
En Isère, comme partout en Europe, la construction de nombreux châteaux marque le Ier siècle. Les fortifications connaissent de fortes évolutions passant de la motte castrale avec des fortifications en bois à des châteaux en pierre destinés à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief. On dénombre, en 1120, 120 châteaux sur le territoire.
A cette époque apparait le Dauphiné et ses dauphins (voir § ci-après).
Le Dauphiné devient un état indépendant du Saint-Empire romain germanique durant plus de deux siècles pendant laquelle se déroulèrent de nombreux conflits envers le comté de Savoie. Le 29 mars 1349, par le Traité de Romans, Humbert II le cède au roi de France Philippe VI de Valois.
Les places fortes se multiplient lors du XVIème siècle, notamment autour de Grenoble, afin de se défendre d'éventuelles attaques de la Savoie dont les souverains sont souvent parmi les rangs des ennemis des rois de France.
Francois de bonne de lesdiguieresLouis mandrinAu XVIIème siècle, François de Bonne de Lesdiguières (1543/1626, portrait de gauche), lieutenant-général du Dauphiné, se donne pour mission de maintenir la paix et de remettre en route la vie économique de la province.
Le XVIIIème siècle, est une période de prospérité pour les Isérois, toutefois limitée par l'exode protestant, comme sur le reste de la France. Un paysan, Louis Mandrin (1725/1755, portrait de droite), devient contrebandier et met à mal l'autorité en s'attaquant notamment aux impopulaires fermiers généraux, il reçoit rapidement le soutien de la population. Cette période de calme permet le développement d'une vie intellectuelle, notamment à Grenoble où se fonde la bibliothèque publique qui compte parmi ses membres Henri Gagnon, grand-père de Stendhal. Plusieurs grands noms isérois sont à noter dans ce siècles des Lumières comme Dolomieu, un des premiers géologues et lithologiste français ; Vaucanson, inventeur et mécanicien qui contribue entre autres à l'automatisation des métiers à tisser ; Mably, philosophe et frère de Condillac lui aussi adepte de la philosophie ; Barnave, homme politique est, avec Jean Joseph Mounier, à l'origine de la journée des Tuiles du 7 juin 1788 à Grenoble. Emeute, pendant laquelle la population de la ville affronte à coup de tuiles les troupes royales, qui marque le début de la Révolution française.
Les siècles suivant sont marqués par la révolution industrielle et l'essor du tourisme de montagne.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943. De nombreux résistants montent dans les massifs environnants, notamment dans le Maquis du Vercors qui est une importante base de la Résistance française. La Chartreuse a aussi accueilli, dans une moindre mesure, des troupes de combattants résistants.

Les comtes puis dauphins du Viennois
Guignes ier d albonGuigues Ier d'Albon (1000/1070, portrait ci-contre) possède à la fin du Xème siècle un château, un village et une église à Vizille et des terres vers Roussillon au Sud de Vienne. Il gagne plusieurs titres, comte en Oisans, Grésivaudan et Briançonnais, et agrandit son domaine grâce à ses liens de parenté avec les évêques de Grenoble et à une fine stratégie de mariages. Il est l'époux d'Adélaïde de Turin.
Son fils, Guignes II dit Le Gras (1025/1079) épouse en première noce la soeur de l'évêque de Grenoble et en seconde noce la fille du comte de Barcelone.
Guignes III dit Comes (1050/1133) est le premier comte d'Albon.
Guignes IV Dauphin (-/1142) reprend le titre. Il épouse  Marguerite de Bourgogne.
Guignes V Dauphin (1125/1162) est le premier à être dauphin du Viennois. Ce titre vient du second prénom qu'il partage avec son père et qui est ensuite celui de nombreux descendants.
La grand-mère, Marguerite de Bourgogne, assure la régence de la fille du précédent, Béatrix d'Albon (1161/1228), jusqu'au mariage de celle-ci à l'âge de 3 ans avec Albéric Taillefer de Toulouse (1157/1183) qui n'a que 7 ans, mais est le neveu du roi Louis VII de France. Ainsi s'amorce un rapprochement du Dauphiné, terre d'Empire, avec le royaume de France. Béatrice de Montferrat assure la régence. Veuve, Béatrix d'Albon épouse en seconde noce, Hugues III, duc de Bourgogne (1148/1192) qui participe à la 3ème croisade et meurt à Tyr. Elle épouse alors un petit seigneur de Bresse, Hugues Ier (1170/1205), seigneur de Coligny.
André Dauphin de Bourgogne, connu sous le nom de Guignes VI de Viennois, (1184/1237) fils de la précédente et de Hugues III de Bourgogne, hérite du titre. Il épouse Béatrice de Sabran qu'il répudie en 1210 après la naissance d'une fille, puis Béatrice de Montferrat (1210/1274). André a la lourde tâche de gérer les conséquences du déluge de Grenoble qui a ravagé la ville en 1219.
Grenoble isere l hotel de lesdiguieresSon fils, Guignes VII de Viennois (1225/1269) épouse Béatrice de Faucigny (ou de Savoie) qui lui apporte la province du Faucigny, la baronnie de Beaufort, plusieurs autres châtellenies, des terres éloignées du Dauphiné et menaçantes pour la Savoie. Le Faucigny est conservé par les dauphins jusqu'à sa vente au roi de France en 1349. Guignes VII achète à Grenoble une tour de l'enceinte romaine attenante à l'hôtel d'un notable de la ville, Guillaume Chaunais. L'acte signé au château de Cornillon,  scelle la création du Palais delphinal, bientôt connu sous le nom d'Hôtel de la Trésorerie, et futur emplacement de l'Hôtel de Lesdiguières (photo ci-contre), lieu du pouvoir politique de la ville et du Dauphiné durant les 7 siècles suivants.
Son fils, Jean Ier de Viennois, lui succède. Il épouse Bonne de Savoie mais meurt 2 ans plus tard d'une chute de cheval, sans descendance.
Sa soeur, Anne d'Albon (1255/1298) épouse Humbert de La Tour du Pin (1240/1307) baron de la Tour-du-Pin et de Coligny avant de devenir, par son mariage, dauphin de Viennois de 1282 à 1306.
Jean II (1280/1318) fils de ce dernier, épouse Béatrice de Hongrie, fille de Charles d'Anjou dit Martel (1271/1295), roi de Hongrie et de Clémence de Habsbourg. Dauphin humbert iiLe couple a deux fils :
Guignes VIII (1309/1333) qui est dauphin de Viennois, épouse en 1323 Isabelle de France (1312/1348). Son ardeur au combat lui est fatale lors du siège du château de La Perrière (Saint-Julien-de-Raz) où il est mortellement blessé et son frère lui succède.
Humbert II (1312/1355, portrait de gauche), dernier dauphin, épouse Marie des Baux (1319/1347), nièce de Robert d'Anjou et membre de la puissante maison du comté de Provence. Ayant pour référence les cours de Hongrie et de Naples, il entretient une cour fastueuse dans son château de Beauvoir-en-Royans, et est sévèrement jugé par ses contemporains comme un incapable et un dépensier. Il vend en 1349 le Dauphiné au roi de France pour payer ses dettes. Celui-ci en fait l’apanage de son petit-fils Charles (futur Charles V) et la tradition en fait celui du fils aîné des rois de France qui prennent le titre de Dauphin de France.

Les communautés 
L'Isère abrite une importante communauté anglophone, souvent des cadres travaillant pour des entreprises internationales, de passage pour 2 ou 3 ans ; et une communauté d’Italiens, arrivés pour la plupart au moment de la Seconde Guerre Mondiale pour fuir le fascisme ou trouver du travail.

Tourisme/Patrimoine
Située en bordure de la chaîne des Alpes, l'Isère dispose de 32 stations de sports d'hiver dans les divers massifs : l'Oisans (Écrins, Grandes Rousses, Taillefer), Belledonne, la Chartreuse, le Vercors, Trièves et Matheysine. Les plus réputées sont l'Alpe d'Huez, les 2 Alpes ou encore Chamrousse.
Les 22 domaines principaux de ski alpins isérois (en 2017) sont les suivants :
- Oisans : Alpe d'Huez-Grandes Rousses, Les Deux Alpes-La Meije ;
- Belledonne : Chamrousse (épreuves de ski alpin des Jeux olympiques d'hiver de 1968), Les Sept Laux, Le Collet d'Allevard ;
- Sud-Isère : Alpe du Grand Serre, Gresse en Vercors, Col d'Ornon, Col de l'Arzelier, Les Signaraux ;
- Vercors : Saint-Nizier-du-Moucherotte, Lans en Vercors, Villard-de-Lans-Corrençon-en-Vercors, Autrans (la Foulée blanche), Méaudre, Col de Romeyère ;
- Chartreuse : Saint-Pierre de Chartreuse, Les Egaux, Col de Porte, Le Sappey en Chartreuse, Saint-Hilaire du Touvet, Saint-Bernard du Touvet-Col de Marcieu ; le domaine skiable alpin du Col du Coq abandonné.
D'autres petites stations familiales existent en Oisans : Vaujany, Oz-en-Oisans, Auris-en-Oisans, Allemont, Venosc, Villard-Reculas ; en Chartreuse : Saint-Pierre-d'Entremont ; dans le Vercors : Le col de l'Arzelier.

Le département compte deux stations thermales, Allevard-les-Bains et Uriage, toutes deux situées dans le massif de Belledonne. Les eaux sulfureuses de ces deux grands sites thermaux soignent les maladies respiratoires et la rhumatologie.

Des châteaux
Le château médiéval de l’Arthaudière à Saint-Bonnet-de-Chavagne
, ancienne maison forte du XIIIème siècle, classé aux Monuments Historiques en 1991 ; le château médiéval  Bayard à Pontcharra, ancienne maison forte construite en 1404, pour Pierre Terrail, arrière-grand-père de l'illustre chevalier Bayard  sans peur et sans reproche, vice-châtelain du seigneur d'Avallon, classé aux Monuments Historiques en 1915 ; le château fort de Bressieux du XIIIème siècle, siège de la baronnie de Bressieux, une des quatre du Dauphiné, érigée en marquisat par le roi Louis XIII en 1612, classé aux Monuments Historiques en 1904 ; et encore …​

Le château fort de La Bâtie (photo ci-dessous)  du XIIIème siècle à Vienne, l'archevêque Jean de Bernin est considéré comme son constructeur vers 1225.
Le château sert de lieu de résidence aux archevêques de Vienne jusqu'au milieu du XIVème siècle. La paix revenue, ils dédaignent peu à peu cette résidence et négligent son entretien, la forteresse tombe au simple rang de prison royale. Elle est réaménagée, en partie, en 1450 par le dauphin Louis, futur Louis XI dit Le Prudent (1423/1483).
François Ier (1494/1547), pour faire face à Charles de Habsbourg dit Charles Quint (1500/1558), fait reprendre les remparts de la ville et épaule la Bâtie par l'érection du bastion Saint-Anne en 1538. Très endommagé durant les Guerres de Religion, ce château est mis hors d’usage en 1633 sur ordre d’Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu (1585/1642).

Vienne isere le chateau de la batie

Le château de Bon Repos de Jarrie (photo ci-dessous),  ancienne maison forte édifiée vers 1470, au début de la Renaissance pour Guillaume Armuet.  Les vestiges de l'enceinte datent des XIIème et XIIIème siècles.  Il est  remanié aux XVIIème et XIXème siècles.
Le château est un haut logis rectangulaire décoiffé, que flanquent quatre tourelles d'angle. Il comprend également une chapelle castrale de style gothique du XVème siècle.
Après la famille Armuet, il est la propriété de la famille de Murinais entre 1673 et 1811.
En 1874, Jules Jouvin en est propriétaire.
 La dégradation du château s'accélère avec la chute du toit en 1917. Il est racheté aux descendants Jouvin par la commune de Jarrie en 1976.
Le château y compris les vestiges de l'enceinte font l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1986. Le Domaine est reconnu par la Ligue pour la protection des oiseaux.

Jarrie isere le chateau de bon repos

Le manoir de la Tour au Cheylas (photo ci-dessous), ancienne demeure fortifiée, construite aux XVème et XVIème pour parer aux incursions des Savoyards, à proximité du lit de la rivière. A cette époque, la Savoie, indépendante et très proche, présente un danger permanent pour les Dauphinois.
Chevalier bayardLe seigneur et chevalier Sébastien Guiffrey, propriétaire du manoir, dont le nom, déjà célèbre au XIIIème siècle, est mêlé à toutes les traditions chevaleresques du Dauphiné, y meurt en  1515. Il est enterré aux Chaberts où repose déjà son épouse Lionnette de l’Arthaudière.
Guigues, son fils, surnommé  le brave Boutières (1497/1545), guerroie pendant ce temps-là en Italie aux côtés de Pierre Terrail, seigneur de Bayard dit le chevalier Bayard (1475/1524, portrait de gauche). Le manoir est ensuite utilisé par le connétable François de Bonne de Lesdiguières qui en fait son quartier général lors de la bataille de Pontcharra qui oppose les Dauphinois aux Savoyards en 1591.
Dans le 1er quart du XVIIIème siècle, le manoir est occupé par la famille Merlin. En 1760, un certain Merlin du Cheylas est conseiller au parlement de Grenoble.
Les façades et les toitures du manoir font l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1951.

Le cheylas isere le manoir de la tour

Les édifices religieux
La chapelle des Angonnes à Brié-et-Angonne,
construite vers 1238 reconstruite au XVIIIème siècle, elle est labellisée Patrimoine en Isère en 2007 ; le Prieuré Bénédictin de Domène fondé en 1058 par l'abbaye bourguignonne de Cluny, à partir d'une donation faite par Ainard Ier, seigneur de Domène. Les ruines sont classées au titre des Monuments Historiques en 1943 ; le Palais des évèques de Grenoble, pour sa partie la plus ancienne date du XIIème siècle, mais les façades  et la place datent du XVIIème siècle. En 1989, sont trouvés, dans le sous-sol, des vestiges archéologiques : les restes du premier rempart de la ville datant de la fin du IIIème siècle et un baptistère utilisé entre le IVème et le Xème siècles, à présent il abrite un musée. Il est inscrit aux Monuments Historiques en 1989 et 1990 et classé en 1994 ; l'église Saint-Pierre de La Valette labellisée Patrimoine en Isère ...

 

Dans ce département, une ville
a été témoin de la vie
 
(naissance, baptême, mariage, décès, inhumations…) 
d’un lointain ancêtre

Isere carte cantons 2016

Carte départementale et cantons (2016)

 

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia.
Vidéo : YouTube, Pierre Chevrier.

Date de dernière mise à jour : 14/06/2017