Juvigny-sur-Loison

Juvigny sur loison adm

La commune est située au Nord de la Meuse dans une région couverte de vastes forêts.
La rivière qui y coule s'appelle le Loison (jadis, la Loison). En serpentant dans la vallée, elle forme une large boucle autour d'une légère éminence alluviale où s'est développée la localité.
A l'abri de ses côteaux, longtemps occupés par la vigne, le village semble profiter d’un micro-climat, dans cette région où s'affrontent les masses d'air océanique et continentale. Le vent d'Est ou Sud-Est, qui amène le beau temps, était appelé par les anciens le Messin (vent de Metz).
Longtemps figé autour des murailles de son monastère, qui en était le noyau et le cœur, le village, aujourd'hui, perd de plus en plus son caractère rural, se banalise, s'agrandit, se lotit et s'installe autour de son église.
Le village fait partie de la Lorraine gaumaise (voir page Chauvency-Saint-Hubert).

Drapeau francais fond blancHistoire

Autres noms : Guvigney et  Givygneio en 1206, Jevigny en 1252, Gevigney en 1264, Gevigni en1285, Guiwini en 1285, Gyvigneye  en 1532, Gyvigney en 1579 puis Juvigny, Juvigny-les-Dames  avant 1789, Juvigny-sur-Loison au cours de la Révolution française.
Le nom du village vient de Joviniacum, dérivé du nom du propriétaire, Jovinius, qui y possède villa, terres et  bâtiments de ferme.

En 1587, venu de Verdun, Africain baron d’Haussonville, avec 200 arquebusiers, est sévèrement battu à Ornes par Robert de Schélandre et ses Huguenots de Jametz, qui pillent, saccagent et rançonnent toute la région depuis des années.
En 1588, venu par Stenay, ce même baron d’Haussonville s’installe à Juvigny (l’abbatiale aurait alors servi d’écurie), Louppy-les-2-châteaux et Remoiville.
En 1634, après la construction de la grande maison des prévôts, la maison des chapelains est achevée.
En 1635, irruption des Cravates, Suédois, Allemands, Polonais qui désolent le pays et font des ravages épouvantables sur les frontières où est située l’abbaye de Juvigny.
En 1641, par le Traité de Saint-Germain, le duc de Lorraine, Charles IV, cède à la France Clermont, Jametz, Dun et Stenay (ces 3 dernières villes situées en lisière d’Argonne sont données en apanage au prince de Condé en 1648, ainsi que tout le Clermontois). L’abbaye en fait partie et le village prend parfois le nom de Juvigny-en-Clermontois.

Juvigny-les-Dames, l’abbaye et ses abbesses

Le village prend ce nom avant la Révolution en raison d’une abbaye bénédictine qui s’y trouve.
RichildeSt benoit et ste scholastiqueCette abbaye, fondée en 874 par la reine Richilde (portrait ci-contre à gauche), épouse de Charles II le Chauve (petit-fils de Charlemagne), est une abbaye de femmes, où sont déposées les reliques de Sainte Scolastique, vénérée comme étant la sœur de Saint Benoît de Nursie (tous les deux ci-contre à droite).
Trente deux abbesses président, à travers les siècles, aux destinées de Juvigny-les-Dames : une tradition du couvent prétend que la première abbesse aurait été la reine Richilde elle-même.
L'abbaye de Juvigny, souffre des ravages et saccages des Huguenots et des troubles des Guerres de religions. L’église abbatiale est profanée et vandalisée, les bâtiments monastiques sont dévastés. La communauté des Dames de Juvigny se montre bien chancelante, au temporel comme au spirituel. A la fin du XVIème siècle et au tout début du XVIIème, les mœurs se sont complètement relâchées, la clôture a totalement disparu "cette Maison n'avait pour garde que la vigilance des domestiques"  et chaque moniale vit dans ses appartements en complète indépendance. À peine élue abbesse en 1608, Madame de Livron-Bourbonne, 1585/1662, réforme, construit, restaure à la fois l'ordre et les bâtiments (voir § suivant « Quelques dates »).
Un acte de 1624 prescrit la clôture du couvent, il faut tout reconstruire, ce que fait Madame de Livron.
Madame de Vassinhac d'Imécourt construit un dernier bâtiment en 1746. Cette abbaye moniale prospère  jusqu’en 1792, date à laquelle tous les bâtiments de l'abbaye, partagés en 14 lots, sont vendus à trois acquéreurs qui la dépècent et la transforment en carrière de pierres aussitôt. Il ne reste debout que le dernier bâtiment construit en 1746, le bâtiment des fours. En 1858, le comte Charles de Vassinhac-d'Imécourt, propriétaire du château de Louppy-sur-Loison voisin  et neveu de la dernière abbesse de Juvigny,  rachète ce bâtiment, le restaure et y installe un pensionnat religieux pour garçons. Dirigée par les Frères de la Doctrine Chrétienne, cette école connaît une certaine renommée et compte 223 internes à la fin du XIXème siècle.
Lino venturaL’édifice est désormais occupé par la fondation Perce-Neige (créée par l’acteur Lino Ventura en 1965, ci-contre à droite).
L'aile droite de l'actuelle cour d'honneur a été construite dans la seconde moitié du XIXème siècle.
De l’abbaye ne subsiste aujourd’hui que quelques vestiges : l'hôpital de 1629, la grande maison des prévôts, la maison des chapelains de 1634, la brasserie, la vacherie, le moulin (avec ses niches à coquille contenant autrefois les statues de la Vierge à l'Enfant, Saint Benoît et Sainte Scholastique), ainsi que plusieurs puits et caves. Sur quelques mètres, le mur de clôture crénelé, intact, haut de 6m, qui entourait toute l'abbaye et dont les fondations sont encore présentent sur tout le pourtour, est aujourd'hui encore visible devant l'église.
Après la destruction du couvent, la dernière abbesse fait don des reliques de Sainte Scholastique à l'église paroissiale, où elles sont toujours vénérées, lors d'un triple pèlerinage annuel.

Plan de l'abbaye à la fin du XVIIIème siècle :

Juvigny sur loison meuse plan abbaye fin du xviiieme siecle

Quelques dates :
En 1599, le cardinal de Lorraine approuve la Règle de Saint Benoît (première tentative de Réforme au Monastère de Juvigny).
En 1601, Gabrielle de Livron entre comme novice à l’abbaye de Juvigny où "les dames du monastère, quoique vivant en séculières, faisaient encore des vœux selon l’ancien usage."
En 1602, Gabrielle de Livron devient moniale à Juvigny.
En 1608, elle est élue abbesse et, ayant obtenu une dispense d’âge de Rome, prend possession de l’abbaye. Sa bénédiction a lieu à Bourbonne, par Mgr Guillaume Simonin,  archevêque de Corinthe et abbé du monastère bénédictin Saint-Vincent de Besançon. L’acte de bénédiction est publié à Juvigny le 9 Septembre 1608.
En 1624, acte de promesse de clôture signé par toutes les religieuses. Grilles et doubles portes sont installées dans l’abbaye pour s’isoler du siècle.
En 1629, les travaux de construction de l’hôpital de l’abbaye et de la grande muraille de clôture entourant tout le monastère débutent. 
En 1629, changement d’habit et de nom pour les religieuses : Gabrielle de Livron s’appelle désormais Scholastique.
En 1630, Gabrielle de Livron fait fondre sa vaisselle d’argent pour la convertir en vases d’église.
En 1635, le lendemain de la fête de l'Immaculée Conception de Notre-Dame, ayant eu avis de la proximité des gens de guerre, les moniales quittent Juvigny et se réfugient à Stenay. Gabrielle de Livron retourne le jour-même à son abbaye dont la basse-cour est envahie par les troupes du prince François (Nicolas François de Vaudémont de Lorraine) qui se retirent à son arrivée. Elle demeure sur place, assurant seule la garde de son monastère.
En 1636, « … le colonel  Forcats (Matthias Gallas, comte de Campo et duc de Lucera, général de l'armée impériale pendant la guerre de Trente Ans) allemand de nation, est en garnison dans le bourg et dans la basse-cour avec ses troupes. La bienséance l’empêche d’y rester,  bien que ce colonel la prévient de mille civilités et qu’il conserve sa maison avec tant d’ordre que l’on n’y fait nul dégât, ce qui oblige sensiblement la généreuse abbesse et pour en marquer sa reconnaissance elle lui envoit 50 pistoles le jour qu’il décampe…" .
Apitoyée par les grands malheurs qui s’abattent sur la région, Gabrielle de Livron secourt les miséreux, délivre des prisonniers, protège ses familiers et ses pauvres vassaux.
La même année, meurt Françoise Gabrielle de Livron, religieuse au monastère de Juvigny, à l’âge de 17 ans.
Les Croates pillent l’abbaye et les villages de Brieulles, Dannevoux et Bethincourt… Les Hongrois incendient Hannonville.
En 1640, après avoir demeuré durant 4 ans et demi dans la maison-refuge de Stenay et la guerre ne cessant pas, Gabrielle de Livron retourne avec sa communauté de religieuses à Juvigny.
En 1649. Gabrielle de Livron prend comme coadjutrice sa nièce, fille de son frère Charles, Catherine Marie de Livron, âgée de 16 ans.
En 1662, meurt Gabrielle de Livron-Bourbonne (ou Scholastique ou Madame de Juvigny).

Seigneurs et gens de noblesse

Le seigneur de Gevigni au Tournoi de chevalerie de Chauvency-le-Château en 1285

Le trouvère Jacques Bretel, dans son reportage poétique du Tournoi de Chauvency dédicacé par le  comte Henri IV de Salm, raconte les festivités données par le comte de Chiny, Louis V (1235/1299, fils d’Arnoul IV de Looz et de Jeanne de Chiny) dans le village de Chauvency. C’est un des chefs-d’œuvre de la littérature du Moyen-âge. Il  décrit le tableau de la vie que mène l'aristocratie, à l'occasion d'un événement festif et social de première importance en cette fin de XIIIème siècle (tableau ci-contre).Tournoi de chauvency folio 117 detail
Pendant six jours, plus de 500 chevaliers se défient dans des joutes et au cours de la mêlée d'un tournoi.
La joute est le nouveau sport chevaleresque qui devient à la mode. Contrairement à la mêlée trop confuse du tournoi, qui demande un jeu collectif, la joute met en scène l'individu en valorisant sa force, son courage, sa détermination, son habileté, son expérience et sa bravoure. Il s'agit de rompre des lances et d'abattre son adversaire lors d'une rencontre rapide et violente, et dans un choc bref et brutal. Auparavant, les chevaliers se sont choisis et engagés l'un envers l'autre et semblent avoir versé une caution. À Chauvency, il n'existe pas encore de barrière centrale séparant les coursiers des jouteurs qui se mesurent lors de ces rencontres risquées.
La douzième joute voit la rencontre d’Henri de Blâmont et du seigneur de Gevigni. L’auteur, applaudit Henri de Blâmont, l'un des héros du Tournoi, brillant seigneur de la famille des Salm, beau-fils du comte de Chiny, et probablement l'un de ses grands mécènes. Il met plus discrètement à l'honneur son rival, qui a dû l'accueillir dans son tout proche château de Juvigny.

Nicolas Simon de Pouilly

Charles iii de lorraine

Il est un des plus illustres personnages de la noblesse barro-lotharingienne, de son temps.
Conseiller d’Etat et privé, chambellan du duc Charles III de Lorraine (portrait ci-contre à gauche) colonel d’un régiment de son nom, il combat, valeureusement, aux rangs des Lorrains, dans tous les combats de la Ligue contre les protestants.
Après la prise de Jametz, il devient maréchal du Barrois, puis il est fait gouverneur de Stenay. Son commandement dure de 1589 à 1607.
Il était seigneur, en partie, de Louppi-les-deux châteaux, Pouilly, Remoiville, Juvigny, Hugnes, Han, Quincy, Hautmont et Malancourt. C’est  en sa faveur que les terres d’Esnes et de Mandres-aux-quatre-tours sont érigées en baronnies, par lettres patentes de Charles III en 1609.
Il est l’époux d’Anne de Monthreux depuis 1561, dont il a au moins quatre enfants.

Le domaine de Hugne et ses seigneurs

Au commencement du XVIIème siècle, cet arrière-fief du comté de Louppy-sur Loison, longtemps indivise entre les familles de Pouilly et de Housse, est sous la mouvance de la châtellenie de Sathenay et se compose ainsi :
- Un château ou maison-forte entourée de fossés à fond de cuve toujours remplis d’eau, avec avant-place en deçà du premier fossé, un colombier, en pleine rivière, un parterre d’un journal d’étendue au-devant de la maison, un verger en avant du parterre. Il est placé au bout de la crouée.
- Un bois de 15 arpents au-dessus de la crouée, entouré de toutes parts des terres de Hugne et du chemin allant de Louppy à Stenay.
- 60 journaux de terre, y compris un petit bois à la couture de la bruyère,  47 arpents en cinq pièces à la couture de la haironnière, 44 arpents en une pièce à la couture de derrière le bochet, un grand pré de 14 arpents 4 verges et demie,  un autre pré de 2 arpents et demi  au lieu dit Vaulnois,  une chènevière d’un demi-arpent près de la fontaine.
- Et enfin, une maison de basse-cour nouvellement construite près de la chènevière.
En 1611, Jean de Housse et son épouse Lucrèce de Malberg en deviennent par achat seuls seigneurs.
Charles Claude de Housse  acquit de son frère Jehan, sire de Fermont et Buré-la-ville, les droits sur la seigneurie, moyennant 16 000 francs barrois, plus une constitution de rente de 890 francs.
Charles Claude de Housse est seigneur (avec haute, moyenne et basse justice) de Juvigny et de Han en partie, sous la dominance de messire Simon II de Pouilly, baron puis marquis d’Esnes, sire de Pouilly et Inor en partie, de Louppy-aux-deux châteaux, de Manonville, Han, Quincy, Remoiville, Mont Saint Martin (près Chaufour), Mont (près de Dun), Haucourt, Malancourt, et gouverneur des places et châtellenies de Sathenay et de Jametz, pour Son Altesse Sérénissime le duc de Bar et de Lorraine Charles III.
Les armoiries placées sous les arceaux de la porte castrale de Hugne, sont celles des sires de l’antique et vieille maison d’Ugny, aux sources de la Crusne, Buré-en-Vaux, Fermont, Housse et Othenges.
A sa mort en 1627, Charles laisse le domaine (dans son état actuel) à ses trois enfants : François (sire de Buré en Vaux et Ugny), Gabrielle (épouse de Pierre de Bernard, sire de Gorcy et Signy),  Anne (épouse d’Henry de Landres, seigneur de Rutz).
En 1663, ils vendent la terre et seigneurie de Hugne à l’abbesse de Juvigny, pour et au profit de sa communauté. Puis, elle est revendue comme Bien National en 1792. Restaurée et repercée au XIXème siècle, elle est de nouveau vendue en 1950. Son propriétaire fait placer, au milieu du corps de logis, le petit portail de la maison du lieutenant du roi de la ville haute de Montmédy, rasée en 1950.

Chronique communale

Le fossoyeur

En 1965, alors qu'il creuse une tombe dans le cimetière Saint-Denis, le fossoyeur de l'époque découvre un grand pommeau d'épée doré ainsi qu'une curieuse médaille en vermeil datée de 1486, représentant en effigie un chevalier armé, sur son cheval caparaçonné, brandissant sa bannière. En exergue, ses 16 quartiers de noblesse : 16 blasons différents attestant de l'ancienneté et de la qualité de ses ancêtres... Malheureusement le fossoyeur, poivrot notoire, vend le pommeau de l'épée pour trinquer.

Personnage lié à la commune

Mgr Henry Maquet, 1843/1919, est  né à Juvigny-sur-Loison, dans la vieille maison à l'ombre de l'église. Il fait ses études primaires dans son village natal, entre au petit séminaire puis au grand séminaire de Verdun, où il poursuit ses études de théologie qui le mènent à son ordination en 1868. Il est nommé alors professeur Mgr henri maquetdu petit séminaire de Verdun, et aumônier du pensionnat de Juvigny, curé de Han-lès-Juvigny. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1871. Il est envoyé en mission en Chine en 1874,  nommé à la mission de Kouan Pim-fou, puis de Ho Kien-fou, et de Ta Ming-fou, jusqu'en 1882. 
Il est nommé vice-ministre de la région de Ta Ming-fou,  ministre en 1885, et consultateur en 1888.
Succédant en 1894 à P. Becker comme supérieur régulier de la mission, puis en 1900 à Mgr Henri Joseph Bulté comme vicaire apostolique de Sien Hsien. Il est sacré en 1901 à Shanghaï évêque titulaire d'Amathonte.
Il décède dans sa mission du Tché-Ly.

Patrimoine

L'église Saint Denis est construite en 1772 avec un don de 3000 Livres fait par le prince de Condé aux habitants de Juvigny, et consacrée en 1776.Le portail est de 1774.  La tour-clocher, datée de 1775, est rehaussée d’un toit à l’impériale. L’abbesse de Juvigny a exigé qu’il ne dépasse pas, en hauteur, le clocher de l’église abbatiale, ce qui explique son aspect trapu. Devant l’église, les vestiges de l’imposante muraille qui entourait l’abbaye sont encore visibles.
Les reliques de Sainte Scholastique y sont toujours vénérées, lors d'un triple pèlerinage annuel (ci-dessous en 1929).

Juvigny sur loison meuse le presbytere et le pelerinage cpa

Le presbytère date du XVIIIème siècle.

Le mur de l’ancienne abbaye devant l’église.

L’ancienne maison de santé de l’abbesse date de 1624, elle est encore visible rue de l’Hôpital. Destinée à soigner les pauvres de la région, elle est isolée des bâtiments conventuels par un vaste jardin.

L'ancien pensionnat des Frères de la Doctrine Chrétienne du XIXème siècle est bâti sur les ruines de l'abbaye par le comte Charles de Vassinhac-Imécourt, neveu de la dernière abbesse de Juvigny. Un séquoia géant, planté dans cet ancien pensionnat, est de loin l'arbre le plus ancien, le plus visible et le plus remarquable.

La maison des chapelains  est construite en 1631 par l'abbesse Gabrielle Scholastique de Livron-Bourbonne pour les chapelains de l'abbaye, elle est située rue des Vignes.

Le site de l’ancien moulin à farine de l’abbaye, invite à la promenade.

Les deux lavoirs du XIXème siècle.

Des maisons et des fermes du XVIIIème siècle.

La ferme de Hugne, non loin du village, est caractéristique des maisons fortes construites en plaine. La porte d’entrée est surmontée d’une tour dont la façade possède  trois rainures où venaient s’emboîter les flèches du pont levis (voir § « Le domaine de Hugne »).

Le pont du Naudin du XVIIIème siècle a été détruit pendant la Guerre de 1914-1918.

Gravure ci-dessous, le passage des Prussiens sur le pont du Naudin de Juvigny-sur-Loison vers 1792 : 

Juvigny sur loison meuse le pont du naudin vers 1792

Hameaux, lieux dits et écarts habités

Ancien moulin et  Hugne.

Evolution de la population

Juvigny sur loison demo

Nos ancêtres de Juvigny-sur-Loison…

Naissances/baptêmes :
CHARPENTIER Didier (sosa 2716G12) vers 1614.
CHARPENTIER Florentin (sosa 1358G11) vers 1653.
MARCHAL Louise (sosa 2719G12) vers 1626.
FRENOIS Elisabeth (sosa 169G8) le 5 août 1741.
TOUSSAINT Louise (sosa 1359G11) vers 1654.

Unions :
CHARPENTIER Florentin (sosa 1358G11) 1er mariage avec TOUSSAINT Louise (sosa 1359G11) le 26 janvier 1677.
JACQUEMIN Jean (sosa 678G10) avec CHARPENTIER Anne (sosa 679G10) le 12 janvier 1700.
PONSIN Jean (sosa 168G8) avec FRENOIS Elisabeth (sosa 169G8) le 3 février 1767.

Décès /inhumations :
CHARPENTIER Didier (sosa 2716G12), époux de MAISTRE Françoise (sosa 2717G12) le 8 janvier 1674, il est inhumé le même jour. Il  fut laboureur, marchand, lieutenant de Justice à Juvigny-sur-Loison, échevin, bourgeois de Juvigny, maître pêcheur.
MAISTRE Françoise (sosa 2717G12) veuve de CHARPENTIER Didier (sosa 2716G12) le 31 décembre 1695. Elle est inhumée le même jour.
MARCHAL Louise (sosa 2719G12) veuve de TOUSSAINT Nicolas (sosa 2718G12) le 16 avril 1700.
CHARPENTIER Jean (sosa 5432G13) épouse inconnue, après 1638. Il était mayeur pour les seigneurs.
FRENOIS Henry (sosa 338G9) époux de JACQUEMIN Claire (sosa 339G9) le 1er mars 1754. Il était cordonnier et laboureur. Sa signature sur page Quincy-Landzécourt.
JACQUEMIN Jean (sosa 678G10) veuf de CHARPENTIER Anne (sosa 679G10) le 17 décembre 1747. Il est inhumé le lendemain. Il était laboureur.
JACQUEMIN Claire (sosa 339G9) veuve de FRENOIS Henry (sosa 338G9) le 13 juillet 1763. Sa signature sur page Quincy-Landzécourt.
TOUSSAINT Louise (sosa 1359G11) épouse de CHARPENTIER Florentin (sosa 1358G11) le 4 mai 1694 et inhumée le même jour.
TOUSSAINT Nicolas (sosa 2718G12) époux de MARCHAL Louise (sosa 2719G12) le 14 septembre 1699.

Autres actes et procédures divers :

CHARPENTIER Didier (sosa 2716G12)

6 mai 1651 : Amende rurale pour trois chevaux.
14 mai 1659 : La communauté contre Didier Charpentier, bourgeois de Juvigny, condamné à 5 francs d'amende par le sergent forestier l’ayant trouvé  coupant du bois de chesne dans les bois communaux.
23 septembre 1671 : Il est cité comme témoin dans un procès concernant Renaulx Dommange, accusé d'avoir injurié et blasphémé le Saint-Nom de Dieu. Didier Charpentier, 55 ans, laboureur, demeurant à Juvigny-sur-Loison, déclare  qu’il est le parrain de Renaulx Dommange pour lui avoir lié le bandeau à la confirmation et n'a entendu aucun blasphème prononcé le 30 août 1671.
2 juin 1673 : Il est cité, avec ses deux fils Jean et Nicolas, comme témoins dans une enquête. Il est maÎtre pêcheur.

CHARPENTIER Florentin (sosa)

10 novembre 1682 : Maître Jean Vignon, procureur fiscal, contre Florentin Charpentier, laboureur, demeurant à Juvigny-sur-Loison.
19 mai 1685 : Jean Masset contre Florentin Charpentier, bourgeois de Han, concernant une affaire de bois.
13 juin 1685 : Amende de 30 sols selon le rapport du 18 novembre 1684 (Registre de gruerie des prévôtés royales de Marville, Montmédy, Chauvency-le-Château et Damvillers).
9 avril 1692 : Acquet de Florentin Charpentier et Jean Toussaint sur Jean Maquet de Remoiville d'une cense à Han.
8 juillet 1699 : Il doit 100 Livres aux Révérendes Dames de Juvigny-sur-Loison pour la vente de grains depuis 6 mois ou environ pour sa subsistance et celle de sa famille.
9 mars 1707 : Florentin Charpentier contre Françoise Pieron à qui il a vendu une portion de maison pour la somme de 212 Livres 10 Sols.
26 avril 1718 : Jacques Gratien contre Florentin Charpentier,  laboureur, demeurant à Han avec sa troisième épouse Jeanne Hodier, veuve de Jean Vincent.
31 décembre 1734 : Il reconnaît avoir reçu 60 Livres des fermiers de la Fabrique.
Par ailleurs, au fil des actes, il est mentionné comme laboureur, bourgeois de Juvigny.

 


 


Sources
Sites et photos :
Wikipedia, Le Tournoi de Chauvency, L’abbaye, Office du Tourisme Transfrontalier du Pays de Montmédy, La Lorraine d’Hier et d’Aujourd’hui.

 

 

Date de dernière mise à jour : 09/12/2015