Hirson

Hirson adm

Située dans le Nord-Est du département, à proximité immédiate de deux grandes forêts, la forêt d'Hirson et la forêt de Saint-Michel. Hirson fait partie de la Thiérache.
La ville est arrosée par l'Oise et le Gland et différents ruisseaux : d'Anor, de Brugnon, de la Marquette, des Marais, de Blangy, du Catelet, du Rie De Bon Feu, de Four Matot.

Hirson blasonHéraldique

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
D’azur au château de trois tours d’argent, maçonné de sable, terrassé aussi d’azur.

Drapeau francais fond blancHistoire

Dénominations successives : Iricio en 1136 (toponyme provenant du latin ericius qui signifie hérisson, actuellement du picard hirchon, qui désigne le même animal), puis, Irezun en 1183, Terra Yricionis en 1187, Yrizun en 1189,  Ericon en 1234, Hirechon en 1243, Yrechun en 1262, Yrechon-in-Therasca en 1261, Irechon au début du XIIIème siècle, Hyrecon en 1271, Yrecon-en-Thiérasche en 1323, Heircon, Heirson, Herson en 1328, Ireson en 1352, Hyrechon en 1335, Yrechon-en-Therasche en 1379, Yresson en 1405, Yrson en 1498, Hirsson en 1543, Hiresson en 1567, Herysson en1576, Hyresson en 1612, Hirson-en-Thiérasche en 1632, Irson en1650, Notre-Dame-d'Hirson-en-Thiérache en 1758.

Les importants et les plus anciens vestiges découverts dans le canton d'Hirson, ceux de Macquenoise et de Mondrepuis (dit du Catelet), révèlent la présence de deux camps antiques. Le deuxième est certainement d'origine celtique du type éperon barré (visible sur les photos aériennes du site). Du matériel lithique, des pièces de monnaies et des vestiges gallo-romains ainsi que des sépultures franques furent découvert sur la commune.
Situé aux confins des territoires de deux peuples belges marquants, le canton actuel d’Hirson était occupé par les Nervi décrits comme sauvages par Jules César qui conquit cette région en 57 avant J.-C., et par les Rémi, alliés de César.
Les Nervi peuplaient le département du Nord et le Hainaut belge actuels. Les Rémi occupaient les territoires actuels du Laonnois, l’arrondissement de Vervins, le département des Ardennes et l’arrondissement de Reims. Hirson n’apparaît véritablement que vers le Xème siècle. Le lieu se signalait par l’existence d’un château-fort, situé sur un promontoire rocheux au confluent de l’Oise et du Gland. Propriété des seigneurs de Guise, ce château ne fut jamais occupé que par des châtelains, officiers dépendant de ces seigneurs.
En 945, Héresinde, épouse du seigneur Eilbert de Ribemont, vassal du comte de Vermandois, Albert Ier le Pieux  fonde à Saint-Michel un ermitage pour des moines écossais ou irlandais venus de l’abbaye Saint-Vincent de Laon. Par la suite, ces moines adoptèrent la règle bénédictine.
Un canal est creusé au Xème siècle pour relier l'Oise au Gland et former l'île Notre-Dame. Sur cette île, en haut d'un promontoire fut érigé un château-fort. Celui-ci permettait d'assurer la défense du royaume de France face au comté de Hainaut.
Une autre abbaye, celle-là de chanoines réguliers de l’ordre des Prémontrés, fut fondée en 1147 à Bucilly, au Sud d’Hirson. Ces chanoines réguliers ou prêtres-moines desservirent les cures de nombreux villages alentour.
Hugues d'Hirson, abbé général, fut le fondateur de la bibliothèque de Prémontré.
En 1156, une charte de franchises (code judiciaire) fut accordée par les seigneurs de Guise à Hirson. Jacques 1er d'Avesnes signa cette charte qui énumérait les redevances des habitants envers leur seigneur, ainsi que leurs droits et leurs devoirs. Pour le reste, la charte d’Hirson ressemble à un code de droit pénal.
En 1234, Gauthier, comte de Blois, en vue d'assurer le repos de son âme, fonda à Hirson une chapelle pour y célébrer l'office divin.
En 1328, Jehan d'Anglebermer fonde la chapelle.
En 1425, le château fort est la propriété de Jean II de Luxembourg.
La peste accompagna plusieurs fois les guerres, notamment au milieu du XIVème siècle et en 1580 où elle décima la population.
En 1593, les troupes royales s'emparent du château.
En pleine guerre de Trente Ans, le château d’Hirson est assiégé par les Espagnols du 25 juillet au 15 août 1636. Le vicomte de Turenne le reprend en 1637.
En août 1650, François Armand de Caruel, seigneur d'Hirson ne pourra résister au siège mené par Francisco de Melo. Le château est presque entièrement détruit. Il n'est pas reconstruit.
Hirson était le siège d’une gruerie dépendant de la maîtrise seigneuriale des eaux et forêts de Guise.
Vers 1750, fut construite la grande route qui est devenue la R.N. 39 reliant Arras et Cambrai à Charleville-Mézières.
Le 23 avril 1763, un incendie, allumé par un enfant, détruisit presque toute la ville. Une pétition en 1765, porte à 100 000 écus les pertes occasionnés par ce sinistre. Avec le consentement du prince de Condé, les habitants reconstruisirent Hirson, en partie, en utilisant les ruines du château qui fut, ainsi, complètement rasé.
Au début du XIXème siècle, Hirson comptait déjà plusieurs forges et ferblanteries dont celle du Pas-Bayard. Des clouteries étaient installées dans tout le canton.
En 1870, le tronçon ferroviaire de Vervins-Hirson s'ouvre. Hirson va très rapidement devenir une étoile ferroviaire, passant du statut de gare de passage à terminus.
Depuis le début de l'aventure ferroviaire, la population d’Hirson a été multipliée par trois. En 1913, la gare emploie aux alentours de 700 personnes. Face à ce développement, le site n’est plus adapté et doit être agrandi mais la Première Guerre mondiale va être un frein à cette expansion. Après quatre années d'occupation allemande, le site est énormément endommagé.
L’activité redémarre en juin 1919. L'expansion de la gare est relancée avec de nouvelles installations, prêtes à accueillir plus d’une centaine de machines à vapeur : tour d’aiguillage de la Florentine, un dépôt, un toboggan, des parcs à charbon. L'année 1929 sera l’apothéose pour le trafic du pôle ferroviaire hirsonnais.
En 1931, les cités cheminotes Champs-Élysées et de Cité de Buire voient le jour.
En 1932, la Compagnie des Chemins de Fer du Nord et la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est décident de mettre en place des trains directs mettant fin au transit d’Hirson. Le rôle de jonction  entre les réseaux Nord et Est est remis en cause. Petit à petit, la gare ne va plus devenir qu’un point de passage nécessaire pour procéder au transbordement et aux ruptures de charge. La moyenne de wagons manœuvrés quotidiennement passe de 2 900 en 1931 à 500 en 1932.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la gare est victime des bombardements de l'aviation anglaise : près des trois-quarts des installations ferroviaires sont détruits. À la suite du conflit mondial, un dépôt est érigé ainsi qu'une rotonde. Une baisse des effectifs s'amorce.
Hirson est libérée le 2 septembre 1944 par les Américains.
En 1945, comme pour toutes les villes bombardées, la reconstruction est nécessaire. Celle-ci va être principalement menée par l'architecte Louis Raymond Fischer qui devient maire le 25 octobre 1947. Durant ses trois mandats, des projets architecturaux sont lancés : un immeuble de plusieurs étages appelé le Building (en 1954), création du lycée Joliot-Curie, stade du Square Saint-Nazaire (en 1955)… Parallèlement, la ville acquiert le bâtiment actuel de la caserne des pompiers (en 1950) et l'Eden où la mairie s'installe (en 1957), créé la bibliothèque municipale et la MJC (en 1951), ouvre la plage et le camping de Blangy (en 1955). Le premier supermarché, Prisunic, ouvre (en 1964). En 1969, le Club des jeunes ouvre dans les gradins, le dépôt SNCF ferme définitivement marquant ainsi la fin du l'épopée ferroviaire hirsonnaise. La première piscine ouvre en 1973 et ferme en 1996.
Le 30 mars 1980, La Gazette de Thiérache sort de presse pour la dernière fois et la radio locale Fréquence Charlemagne voit le jour (en 1983). Le nouveau cinéma, le Sonhir 3 (Hirson en verlan) est inauguré en septembre 1985. Le centre ville est redessiné avec le déplacement du monument de la Victoire (mai 1986) et l'inauguration de la fontaine de Patrick Saytour (en mai 1990). Le nouveau millénaire est marqué par l'inauguration de la déviation Sud (en 2001) et celle de la nouvelle piscine (en 2003).

Seigneurs et gens de noblesse

1126-1135 : Roger, châtelain d'Hirson.
Au XIIème siècle, les seigneurs de Guise étaient aussi seigneurs suzerains d'Hirson. Mais cette ville avait en même temps des seigneurs particuliers qui relevaient d'eux et prenaient le titre de châtelains.
1143 : Guy, fils du précédent, châtelain d’Hirson
1155 : Mathieu, châtelain d’Hirson. Son épouse se prénomme Agnès.
1156 : Guy II, châtelain d’Hirson
1189 : Jean d'Hirson. Il était parent de Verric de Moy.
1216 : Mathieu, chevalier d'Hirson. Son épouse se prénomme Béatrix.
1225 : Guy III, châtelain d'Hirson. Son épouse est Aélide de Ribemont, dame de Benay et fille de Simon III, comte de Ribemont.
1232-1244 : Mathieu II, chevalier d’Hirson.
1300 : Jean ou Jehan d'Anglebelmer, chevalier, seigneur châtelain d'Hirson. Son épouse est Mabille de Cahembert. Il fonda une chapelle dans l'église d'Hirson en 1328. Selon une tradition conservée dans la famille Anglebelmer, qui posséda plus tard la seigneurie de Laigny : un de ses ancêtres, frère puiné de Henri, comte de Furstemberg, aurait été appelé d'Allemagne en France au service de Louis VIII, qui lui aurait donné la ville d'Hirson, près de laquelle il aurait bâti l'abbaye de Saint Michel où il aurait été inhumé.
Après 1346 : Charles de Blois, seigneur de Guise et duc de Bretagne.
1500 : Hugues le Danois, gouverneur d'Aubenton, Hirson et Guise.
1594 : Jean de Caruel, seigneur de Magny, appartenait à une famille originaire d'Irlande. Son épouse est Louise de Barral avec qui il aura au moins 3 fils et 1 fille, Charlotte.
1650 : François Armand de Caruel, seigneur de Magny et Annois (fief d’Hirson). Son épouse est Marguerite Robin.
1696 : Christophe de Caruel, second fils du précédent, seigneur d'Annois et La Rainette (fiefs d’Hirson). Il aura au moins 4 enfants : Gilles, François (mort en Allemagne), Louise Marthe (femme de … Barbier des Boulets, seigneur de Missy) et Madeleine Colombe (femme de François Martin, seigneur de Fontenelle).

Patrimoine

Le Château-Musée Alfred Desmasures
A partir de 1870, le château était la propriété de Maître Adolphe Labouret, président de la Cour d'Appel d'Amiens et père d'Auguste Labouret, l'un des plus célèbres Maître-Verrier et Maître-Mosaïste du XXème siècle. Adolphe Labouret a vécu à Hirson de son départ en retraite jusqu'à sa mort en 1911.
Une partie du musée d'Hirson est dédiée à ses œuvres et à sa vie, né à Laon en 1871 et décédé en 1964, Auguste Labouret a vécu à Hirson dans la demeure familiale qui est devenue aujourd'hui le Musée d'Hirson qui porte le nom d'Alfred Desmasures (1832-1893), écrivain ayant fondé le 1er journal local le Nord de la Thiérache et écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la région.

L'église Notre-Dame-de-Lourdes,  fut reconstruite à proximité de l'Oise après l'incendie en janvier 1906 de l'ancienne église située sur l'actuelle place Victor-Hugo. Elle fut consacrée par l'évêque de Soissons, Mgr Pierre Louis Péchenard, en 1907. L’ancienne église avait été construite vers 1171, puis reconstruite en 1791, le cimetière qui l’entourait avait été déplacé hors de la ville en 1815.

L'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, en plan basilical avec deux bas-côtés et un campanile, est l'œuvre de l'ingénieur Aimé Bonna qui décide de la construire à ses frais avec le matériau qui a fait sa fortune : le béton armé. Au début du XXème siècle, la ville est en pleine croissance et l’église Notre-Dame trop petite. Sans enfant et très attaché à ses racines, Aimé Bonna décide de construire, à ses frais, l’église Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Il acquiert le terrain, finance les matériaux et la main-d’œuvre et assure le suivi du chantier qui démarre le 3 octobre 1929. Elle est de style Art déco avec une voûte et un plafond décorés de 1500 roses de plâtre, symbolisant les roses répandues par Sainte-Thérèse. Malheureusement, Aimé Bonna meurt six mois avant l’achèvement. Une chapelle ardente y sera dressée pour accueillir sa dépouille mortelle (avant les obsèques en l'église paroissiale Notre-Dame d’Hirson).
Face à un état de vétusté avancée et de dangerosité, il est décidé de déconstruire le campanile en 2008.
En 2012, le pianiste et compositeur anglo-taïwanais, Kit Armstrong, se porte acquéreur de l'église afin d'y répéter et d'y faire venir des artistes.

Le temple protestant, ancienne brasserie du XIXème siècle qui a été donnée aux protestants d'Hirson.

La Tour Florentine, d'une hauteur de 45,76m, est classée depuis 1995 aux Monuments Historiques. Sa construction en 1920/1921 fut décidée suite au développement de la gare d'Hirson, qui devint la deuxième gare de triage française (après Paris). Elle est en béton armé et s'inspire du style traditionnel des beffrois du Nord tout en intégrant un décor en briques et céramiques de style Art déco et se compose de 6 étages. À son sommet, la tour était équipée de quatre horloges (une par point cardinal). L'appellation florentine s'expliquerait par référence aux constructions typiques de Florence ou par le fait que l'entrepreneur de la tour de Lens était florentin.
Elle est désaffectée depuis les bombardements de 1944.

La rotonde ferrovière,ancienne usine de ferronnerie désaffectée située sur le site de l'ancienne gare de triage d’Hirson/Buire.

Le Fort Dubois, ouvrage militaire du XIXème siècle, situé sur la commune de Buire. Son nom provient du patronyme du général français Paul Alexis Dubois (1754-1796). Ce fort d'arrêt, construit entre 1877 et 1880 est l'œuvre de l'ingénieur militaire et général français Raymond Adolphe Séré de Rivières. Il avait pour but de protéger la gare d'Hirson et d'empêcher le ravitaillement par voie ferrée d'éventuels envahisseurs.
En 1912, le fort, en partie détruit, fût déclassé.
Un grand nombre d'armes restent présents sur place et rendent le fort très dangereux. Son accès est interdit.

L’hôtel de Ville a été construite en 1835 en partie à l’emplacement de l’ancien cimetière déplacé en 1815.

Au cœur de la forêt communale, la cascade et les étangs intraforestiers de Blangis situés sur le cours amont de l’Oise : étangs de la Lobiette, de la Neuve-Forge, du Pas Bayard.

Les anciennes forges et les fonderies, l’ancienne verrerie et son quartier,  l'hôpital Brisset, le moulin du Bas-Rouet, la vieille ville.

Événements culturels

Un Festival de Jazz est organisé chaque année (depuis 2004) au printemps.

La Foire de la Sainte Catherine (sainte-patronne d'Hirson) est organisée depuis 1766 et fêtera ses 250 ans en 2016.

La ville possède les «mascottes» No piot et No piotte, des géants de plusieurs mètres qui sortent déambuler en ville lors de la fête de la Pentecôte, la journée de la «cavalcade d'Hirson».

Hirson-Ville fleurie : trois fleurs ont été attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours.

Personnalités liées à la commune

Pierre Poulet, jurisconsulte renommé du XVIIème siècle

Jacques Joseph Ducarne de Blangis (1728-1808), agronome et inventeur, y est né.
En 1801, à plus de 70 ans, Ducarne de Blangy publia une brochure avec ce titre: A la Marine française, ou moyen propre à sauver les équipages d'une partie des vaisseaux qui viennent échouer et périr à la côte par les naufrages. Cette brochure, qui ne fit alors aucune sensation, est aujourd'hui introuvable. Cependant, on lit dans le Bulletin de la Société d'encouragement que l'auteur avait proposé successivement de lancer un cordeau de sauvetage : 1° avec une bombe, 2° avec une fusée volante de terre à bord, 3° avec cette même fusée volante de bord à terre.

Jean antoine brisset

Jean Antoine Brisset (1784-1856), né et enterré à Hirson, docteur en médecine, ancien chirurgien-major sous le Premier Empire, attaché au service de Masséna et fondateur de l'hôpital qui porte son nom à Hirson, chevalier de la Légion d'honneur.

Alfred Desmasures (1832-1893) est un journaliste, écrivain, essayiste et historien français. Connu pour ses idées républicaines, il a été condamné à quatre mois de prison en 1855 pour "colportage d’écrits politiques". Du 9 au 15 septembre 1870, il fut nommé préfet de l’Aisne par intérim.
D'abord mercier, il devint libraire et imprimeur à l'automne 1879 à Hirson. Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de la Thiérache, il fonda plusieurs journaux (Le Nord de la Thiérache, l'Hirsonnais, la Thiérache Républicaine). En juin 1880, il est nommé correspond de la Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache. Il est mort à Hirson en 1893. Le musée-centre de documentation de la ville d'Hirson porte son nom.

Aimé Bonna (1855-1930), ingénieur et industriel français, fondateur de l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus d'Hirson, chevalier de la Légion d'honneur. Sans enfant, Aimé Bonna décide de la construire à ses frais avec le matériau qui a fait sa fortune : le béton armé.
Au début du XXème siècle, la ville est en pleine croissance et l’église Notre-Dame trop petite. Il acquiert un terrain, finance les matériaux et la main-d’œuvre et assure le suivi du chantier qui démarre le 3 octobre 1929. L'église est de style Art-déco avec une voûte et un plafond décorés de 1500 roses de plâtre, symbolisant les roses répandues par Sainte-Thérèse.
Malheureusement, Aimé Bonna meurt six mois avant l’achèvement. Une chapelle ardente est dressée dans l'église pour accueillir sa dépouille mortelle avant les obsèques en l'église paroissiale Notre-Dame d’Hirson.

Paul codos 1932Paul Codos (1896-1960), aviateur, recordman du monde de distance, citoyen hirsonnais de 1919 à 1946. Il a volé aux côtés de Guillaumet.
Le 27 janvier 1926, Paul Codos et le mécanicien Louis Agnus réalisent le premier vol commercial nocturne sur la ligne Londres/Paris, avec un appareil de l'Air Union (un biplan Farman « Goliath » à deux moteurs Salmson de 260 chevaux).
Le 17 décembre 1929, Dieudonné Costes et Paul Codos signent le nouveau record du monde de distance en circuit fermé : 8 026,800 kilomètres couverts en 52h et 40mn de vol, avec le « Point d’interrogation » (un Bréguet à moteur Hispano-Suiza de 600 chevaux).
Le 7 août 1933, il bat avec Maurice Rossi le record du monde de distance en ligne droite en se posant à Rayak au Liban après avoir parcouru, en 55 heures, 9 104 km sans escale à partir de New York.

JeanmermozJean Mermoz (1901-1936), aviateur, figure légendaire de l'Aéropostale, surnommé l'«Archange», fut interne à l'école supérieure professionnelle d’Hirson en 1913.
Il est le fils de Jules Mermoz, maître d'hôtel, et de Gabrielle Gillet dite « Mangaby ». Ses parents se séparent dès 1902 et divorcent en 1922. Mermoz passe une partie de son enfance chez son grand-père à Mainbressy, village situé au sud d'Aubenton avant d'intégrer l'École supérieure professionnelle d'Hirson en tant que pensionnaire, puis le lycée d'Aurillac. En 1917 sa mère l'amène à Paris où il est admis au lycée Voltaire avec une bourse de demi-pensionnaire.
En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, veuve, se remariera avec l'ingénieur René Couzinet. Gilberte Chazottes et René Couzinet se suicideront le 16 décembre 1956.
En avril 1920, Jean Mermoz signe un engagement dans l'armée pour quatre ans. Il choisit l'aviation. Après un passage à la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement de Metz-Frescaty, il a l'occasion de quitter les casernes et de partir en Syrie en 1922 : il y réalise six cents heures de vol en dix-huit mois et découvre le désert, notamment lors d'un atterrissage forcé. Il doit revenir en France au 1er régiment de Chasse à Thionville-Basse-Yutz. Son dégoût pour la chose militaire se renforce. Il est démobilisé en mars 1924. C'est alors que Mermoz connaît l'une des périodes les plus noires de son existence : ne trouvant pas d'emploi auprès des compagnies aériennes, il connaît la misère et doit vivre de petits emplois. Enfin, il reçoit le 28 septembre 1924 une proposition de contrat des Lignes aériennes Latécoère, dirigées par Didier Daurat.
Mermoz commence comme mécano. Mais il est rapidement affecté en qualité de pilote sur la ligne Toulouse-Barcelone, sur Breguet XIV. La ligne franchissant les Pyrénées est un défi pour les avions de l'époque. En 1925, Mermoz assure la liaison Barcelone-Malaga et, en 1926, prend en charge le courrier sur la liaison Casablanca-Dakar. En mai 1926, perdu au milieu du désert avec son mécano, il est capturé par les Maures, puis est libéré contre rançon.
Les 10 et 11 octobre 1927, Mermoz et Négrin réussissent un vol sans escale de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal à bord d'un Laté 26. Cependant, à la suite d'un incident à l'atterrissage, sans dommage pour l'équipage, la traversée de l'Atlantique Sud est reportée.
En 1927, Marcel Bouilloux-Lafont, président et fondateur de la Compagnie générale aéropostale (qui prend la suite des Lignes aériennes Latécoère) envoie Mermoz à Rio de Janeiro afin de développer de nouvelles liaisons en Amérique du Sud. Pour cela, il faut franchir un obstacle majeur : la cordillère des Andes. Le 15 juillet 1929, il ouvre la ligne des Andes avec Henri Guillaumet. En mai 1930, avec le radiotélégraphiste Léopold Gimié et le navigateur Jean Dabry, il réalise sur avion Latécoère, la première liaison entièrement aérienne entre la France, Dakar et l'Amérique du Sud. Il établit plusieurs lignes régulières.
Les 12 et 13 mai 1930, il relie d'un trait Saint-Louis à Natal au terme d'un vol de 21H et 10mn sur un hydravion Laté 28-3. Moins de trois ans plus tard, parti le 12 janvier 1933 de l'aérodrome de Paris-Le Bourget, Mermoz atterrit à Buenos Aires le 22 à bord du Couzinet 70. Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué vingt-quatre traversées de l'Atlantique Sud.
A bord de la Croix-du-Sud, un Latécoère 300, il disparaît en mer le 7 décembre 1936 avec 4 membres d'équipage. Malgré de nombreuses recherches, on ne retrouva aucune trace de l'appareil.
L'événement est vécu en France comme une catastrophe nationale.

Auguste Labouret (1871-1964), maître-verrier et mosaïste, vécut au musée d'Hirson.

Pierre hamp wHenri Louis Bourrillon, plus connu sous son pseudonyme de Pierre Hamp (1876-1962), écrivain français.
Autodidacte trilingue, il fut successivement apprenti pâtissier à Paris, cuisinier en Angleterre et en Espagne, employé à la Compagnie des chemins de fer du Nord, sous-chef de gare d'Hirson, inspecteur du travail, journaliste, directeur d’une usine textile, directeur d’un centre d’apprentissage, etc...
Instruit à l'Université populaire de Belleville en 1900, il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages sur la condition ouvrière et son époque, le surtitre La Peine des hommes réunissant la plupart de ces ouvrages. Il est aussi l'auteur d'enquêtes dont une sur les mineurs : Gueules noires, une autre sur la vie aux États-Unis dans les années 1930 : Perdu dans le gratte-ciel, de quatre pièces de théâtre et de plus de trois cents articles publiés dans une centaine de journaux et revues. Il était familier de Charles Péguy, André Gide, d'Alain et d’Arthur Fontaine alors Directeur de l'Office du travail au Ministère du Travail.
En tant qu'inspecteur du travail, il a rédigé une chronique sur son métier pour le quotidien socialiste L'Humanité de 1906 à 1912.

Hameaux, lieux-dits et écarts

Les Champs Elysées et Buire, cités des cheminots.
Blangis, ancien moulin, forge et fabrique de limes, lieu ou est né Jacques Joseph Ducarne.
La Rainette, ancien château ou ferme fortifiée, construite en 1660 par Jean Pétré, maître de forges, seigneur de Sougiand et de la Rainette. C’est une vaste construction en briques, avec pavillons carrés, percée de nombreuses et étroites ouvertures. Les nombreuses modifications au fil des années, en ont fait une des plus belles fermes de la région.
La Futaie, Le Taillis, Fontaine, La Briqueterie, La Fosse Pichelet.

Evolution de la population

 Hirson demo

Nos ancêtres d'Hirson …

Naissance/baptême :
LASSU Marie Anne vers 1707

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015