Oeuilly

Oeuilly adm

Petit village de l’ancien laonnois situé sur la rive droite de l’Aisne.

Drapeau francais fond blancHistoire

Ully, Euilly, Ulliacum, Eulliacum…
En 853, le village fut donné par Charles le Chauve à l'abbaye Notre-Dame de Soissons. Le hameau de Gény (maintenant commune de Cuissy et Gény) dépendit d'Oeuilly jusqu'à ce qu'elle soit érigée en paroisse autonome en 1133.
En 1230, les habitants obtinrent d'Elvide, abbesse de la maison religieuse, la permission d'entrer avec Pargnan dans la commune de Cerny, mais le chapitre de Laon s'opposa à cette union et parvint à l'empêcher.
En 1914/1918, le village se trouve un peu en retrait du front, à l’abri relatif des bombardements allemands grâce à la pente. C’est donc une base arrière pour les Français, zone de repos ou point de départ des soldats.
En 1917, pendant l’offensive Nivelle, on y installe un poste de secours.
En 1918, Œuilly connaît de brefs combats le 27 mai puis le 10 octobre et quelques semaines d’occupation allemande.

Les chemins de fer de la Banlieue de Reims (ou C.B.R.) pendant la Première Guerre Mondiale

Ce réseau secondaire de chemins de fer à voie métrique, rayonnait sur trois départements : la Marne, l'Aisne et les Ardennes. A son apogée, ce réseau s'étendait sur 400Kms et desservait 180 communes. La première ligne a été ouverte en 1896. Les sapeurs de chemins de fer ont une intense activité au cours de la Première Guerre mondiale. Début 1917, de nouvelles lignes sont construites dans le secteur du Chemin des Dames, d’autres sont raccordées entre elles, les gares sont agrandies, des ouvrages d’art sont construits ou réparer pour permettre l’approvisionnement en vivres et matériaux et le transport des hommes et des blessés. Chaque opération suppose des travaux importants alors que les chantiers sont fréquemment bombardés. Pour les dissimuler aux avions, une  partie des travaux ne peut-être réalisée que de nuit, par ailleurs les voies sont camouflées avec toiles et branchages.
Train du cbrSur « La vie du Rail » du 20 octobre 1983, un article sur la ligne Soissons-Rethel  évoque de façon générale les dommages subis par cette ligne durant la Première Guerre mondiale : "La déclaration de guerre interrompit tout service, au 31 août 1914, et la ligne fut détruite en grande partie par l'avancée allemande. La préparation des offensives françaises de 1917 nécessita la mise en place, dans la vallée de l'Aisne, d'une infrastructure ferroviaire apte à assurer le ravitaillement du front en cas de progression rapide. Une voie métrique, construite de toutes pièces, escaladait le plateau qui s'étend entre les vallées de la Vesle et de l'Aisne et aboutissait à Villers-en-Prayères, à proximité de la plate-forme abandonnée de la ligne Soissons-Rethel. Bien qu'assez endommagée, la réfection en fut entreprise vers l'ouest jusqu'à Pont-Arcy, vers l'est jusqu'à Concevreux. Ultérieurement, il fut question de rétablir la circulation jusqu'à Pontavert mais toujours les tentatives de reconstruction échouèrent sous le feu de l'ennemi… ».
À la fin de la guerre, les C.B.R furent décorés de la Croix de guerre.
Le 1er janvier 1905, « le Rappel de l’Aisne » publiait les horaires de la ligne : 10h28 au départ de la gare du Nord à Paris, 11h45 à la gare de Bourg-et-Comin, 11h52 à la gare d’Oeuilly…
De 1919 à 1924, le travail est intense pour la remise en état des lignes, pour la reconstruction et pour l'évacuation des reliefs de la guerre. Le nombre de kilomètres de voies en service passe de 45 en mars 1919, à 140 en avril puis 468, fin 1919 et 526 fin mars 1920. L'exploitation assure le trafic quotidien et aussi celui de la reconstruction (600 000 tonnes mensuellement en mars 1920).
En 1927,  le C.B.R est racheté et son réseau affermé à la Société Générale des Transports Départementaux qui était une société de transport routier.  En 1929, on assiste aux premières suppressions de trains justifiées par le développement des transports automobiles. Le trafic voyageur cesse sur le réseau en 1947 et l'arrêt du transport de marchandises intervient en 1953.

Chronique communale

Le pont routier sur l’Aisne

Avant 1914 : Le pont est constitué de trois travées métalliques solidaires reposant sur 2 culées et 2 piles en maçonnerie. Le tablier métallique est composé de 2 poutres de rive à treillis multiple de1m70 de hauteur et d'une poutre intermédiaire médiane réunies par des entretoises supportant un platelage en bois. Le pont a 5,14m de largeur avec 1 voie charretière de3m00 et 2 trottoirs de 1m07 chacun.
1914 : Le tablier métallique est entièrement détruit ainsi que la culée rive gauche. La pile rive gauche est ébranlée et à démolir au dessus du socle, la pile rive droite est en bon état, seul le couronnement de la culée est détruit. Après cette destruction, un pont Pigeaud a été installé provisoirement.
1919 : Le projet de reconstruction de l'ouvrage fut mis au concours. Quatre propositions ont été présentées.
1920-1921 : En attendant la reconstruction définitive du pont, un pont provisoire pour assurer la circulation pendant les travaux est mis en service le 16 avril 1921(coût  80 000Frs), il s’appuie sur le pont Pigeaud de 1914.
1921-1923 : Un marché de gré à gré fut passé à la date du 8 décembre 1921 pour la reconstruction définitive du pont. Le tablier se compose de trois travées solidaires en béton armé, deux trottoirs en encorbellement se prolongent sur les culées, une chaussée empierrée, deux caniveaux pavés et deux trottoirs. Le pont sera réceptionné le 8 février 1923.
1923 : Un marché de gré à gré de 24 000Frs a été passé le 30 avril 1923 pour le démontage et l'enlèvement des 2 travées du pont Pigeaud provisoire installé en 1921. Le 9 juin 1923, tous ces travaux étaient terminés.
1940 : Le pont a subit de gros dégâts, le tablier et la culée rive gauche sont complètement détruits. Les piles sont détruites mais les fondations ne sont pas touchées.
1941-1942 : Les piles de la culée rive gauche ont été reconstruites jusqu'au niveau des plus hautes eaux. La reconstruction du tablier sera reprise ultérieurement.
1944 : Depuis la démolition du pont, le passage de la rivière se fait au moyen d'une barque. La traversée n'est pas sans danger en temps de crue, ce qui oblige les ouvriers à faire un long détour de 6Kms par Bourg-et-Commun et Villers-en-Prayères pour se rendre à la sucrerie. La construction d'une passerelle piétonne est réclamée et réalisée pour relier les 2 rives de l'Aisne. Les bois pour les pilotis et madriers sont prélevés sur le stock existant à Berry-au-Bac et appartenant à l'administration. Les rails pour la travure sont prêtés par la sucrerie de Hautes Rives.
1946-1947 : Reconstruction définitive du pont.
1977 :
A la suite d'un affaissement de la pile rive gauche consécutif à des travaux de rempiétement des piles, le tablier présente des désordres. Afin de remettre l'ouvrage en service pour la campagne betteravière de l'automne, une réparation provisoire a été entreprise.
1978 : Les pluies importantes de l'hiver 1977 et du printemps 1978 ont provoqué des crues prolongées de la rivière. Le niveau des eaux est encore élevé début juillet et les travaux de réparation n'ont pu être entrepris qu'à partir 24 du même mois.
1979 : fin juin, achèvement de la réparation définitive.

Patrimoine

L’église, son saint patron est Saint Rémi qui naquit à Cerny-en-Laonnois (ou peut-être à Laon) et eut pour père le comte Emile et  pour mère sainte Célinie. Élu évêque de Reims à l'âge de 22 ans, il gouverna cette église pendant 70 ans, et mourut le 13 janvier 533.

Le Cimetière français, à la sortie du village, regroupe 1 159 corps. Il a été construit sur les premières pentes qui mènent au plateau du Chemin des Dames, tout en longueur sous les carrières de la Chaouia. Aménagé dès avril 1917 près de l’ambulance n°4 du 12e Corps d’armée, il contient des corps de la VIe Armée de Mangin puis des troupes qui se succèdent dans la zone, surtout pendant la meurtrière bataille des Observatoires, mais aussi quelques sépultures allemandes. En avril 1918, il y a plus de 2 000 tombes dans le cimetière. Dans les années qui suivent la guerre, après transfert des Allemands vers Cerny et rapatriement des corps des familles le demandant, le nombre diminue considérablement et le cimetière est réaménagé.

Le Monuments aux morts du cimetière français.

Les creutes de la Chaouia, dominent la vallée de l’Aisne.
Ce sont les Zouaves marocains qui occupent cette creute en avril 1917 et qui la baptisent ainsi, d’après le nom d’une région du Maroc mais aussi du nom méprisant donné aux tribus arabo-berbères qui pratiquaient l’agriculture et l’élevage de moutons. Elle est transformée en poste de commandement par les Français du 6e régiment du Génie civil : des piliers maçonnés renforcent la carrière. A l'intérieur, les trois niveaux ont été subdivisés en de multiples dortoirs via des cloisonnements en pierres de taille. De nombreux clous, quelques signatures témoignent du cantonnement des soldats. Il faut noter la présence d'au moins deux sapes permettant de rejoindre les tranchées, dont une aménagée de marches. Le nom du site est gravé, en français et en arabe, dans la roche.
La creute n’est aujourd’hui pas entretenue et subit les affres du temps et les dégradations des visiteurs.

Le pont sur l’Aisne.

La sucrerie de Hautes Rives, créée en 1858, était située sur la rive gauche de l’Aisne, en bordure du canal latéral, à l’Est de Villers-en-Prayères et au Sud d’Oeuilly. Toute proche du front en 1914, son activité cessa lorsque les combats s’installèrent.

La gare de la ligne Soissons-Rethel. En 1917 une nouvelle ligne de Blanzy à Villers-en-Prayères, moins exposés que l’ancienne, est construite.

Le château est aujourd'hui propriété privée.

Une croix de chemin sur la route de Pargnan.

Evolution de la population

 Oeuilly demo 1

Nos ancêtres d'Oeuilly …

Naissances/baptêmes :
LAPLACE Marie Louise (sosa 445G9) le 30 avril 1731.
ROUSSEAUX Hyacinthe Frédéric Martial (sosa 222G8) le 28 mai 1758.
ROUSSEAUX Louis (sosa 444G9) à une date inconnue.

Unions :
HAPPILLON Albert (sosa 218G8), 1er mariage, avec GEORGE Jeanne Marguerite (hs) le 21 janvier 1777.
LAPLACE Simon (sosa 890G10) et PRUDHOMME Marie Claude (sosa 891G10) le 3 février 1728.
MICHEL Louis (sosa 110G7), 2ème mariage, avec ROUSSEAUX Marie Anne (sosa 111G7) le 28 août 1822.
PRUDHOMME Laurent (sosa 1782G11) et CULOT Marie (sosa 1783G11) le 28 février 1701.
ROUSSEAUX Louis (sosa 444G9) et LAPLACE Marie Louise le 19 février 1749.

Décès/inhumations :
Douant marie 1772DOUANT Marie (sosa 877G10)  Veuve LEROUX et HANNOTEAUX, épouse DELAGRANGE, le 19 mai 1802. Sa signature ci-contre en 1772.
LACROIX Marie Françoise (sosa 223G8), épouse ROUSSEAUX, le 24 mai 1813.
LAPLACE Marie Louise (sosa 445G9), épouse ROUSSEAUX, le 31 mars 1794.
LAPLACE Simon (sosa 890G10) le 13 juillet 1753. Il était tisserand et vigneron.
ROUSSEAUX Hyacinthe Frédéric Martial (sosa 222G8) le 11 juin 1833. Il était cribleur, vigneron et manouvrier.
Rousseaux louis 1750ROUSSEAUX Louis (sosa 444G9) le 18 mars 1794. Il était vigneron. Sa signature ci-contre en 1749.

Domiciles :
LAPLACE Simon (sosa 890G10) et PRUDHOMME Marie Claude, en 1749.
PRUDHOMME Laurent (sosa 1782G11) et CULOT Marie, en 1731.
ROUSSEAUX Hyacinthe Frédéric Martial (sosa 222G8) et LACROIX Marie Françoise, en 1822.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015