Révillon

Revillon adm

Situé dans une gorge de la vallée de l’Aisne en face d’un vaste plateau de 1704m d’altitude qui sépare la vallée de l’Aisne de celle de la Vesle, dans la partie Nord-Est du canton de Braine, à 40Kms à l’Est de Soissons et à 30Kms au Nord de Laon, le village est bâti au bas des pentes du plateau et ne comporte qu’une rue principale, toutes les maisons étant groupées de chaque côté de cette rue.
Le Ruisseau de Saint-Pierre, affluent de l'Aisne, de 4,4Kms de longueur, est le principal cours d'eau qui traverse le village. Il alimente le moulin de Révillon et arrose la vallée avant de se jeter dans l’Aisne près d’Oeuilly.

Revillon blasonHéraldique

Les armes de Révillon se blasonnent ainsi :
D’or au chevron d’azur, accompagné de trois clous de sable, au chef aussi d’azur chargé d’un lion léopardé d’argent, armé et lampassé de gueules.

Drapeau francais fond blancHistoire

Depuis 1252, Révillon se nomme ainsi. Ce nom est une traduction de la langue romaine du latin «Rivoli» ou «rivoluali» petits ruisseaux.
La commune de Révillon faisait partie des baillages et élections de Laon avant 1720, et de 1720 à 1793, des baillages et élection de Châtillon-sur-Marne.

Seigneurs et gens de noblesse

Révillon, et une partie de son territoire, a été de vieille date gouverné et possédé par des seigneurs mais aucun document, ni lettre de ce temps ne fait mention des premiers seigneurs.
Le premier dont on connaisse le nom est Guy qui vécut de 1252 à 1260, date à laquelle le comte de Roucy s’empare des fiefs de Révillon de de Glennes. La famille de ce comte ne parait plus avoir aucun représentant par la suite.
Ce n’est qu’à partir de 1520 que l’on retrouve une trace des seigneurs tous catholiques et affranchis légitimement à l’égard des comtes de Roucy leurs usurpateurs. Le fief de Révillon relevait encore en 1580 et en 1660 du comté de Roucy, mais les seigneurs de Révillon n’étaient plus tenus aux devoirs de la vassalité.
Le fief de Révillon devint en 1522 l’apanage de la maison de Creil par le mariage d’une famille originaire du Poitou avec Marie de Peuldué. De ce mariage et d’un autre qu’il contracta en 1649 avec Isabelle de Heste, Luis de Creil eut 23 enfants dont l’aîné Louis, seigneur de Révillon et de Merval fut père de Gabriel de Creil.
Gabriel de Creil, écuyer, seigneur de Révillon de 1580 à 1590 est marié à Madeleine de Bastour dont il n’eut qu’une fille, Nicole de Creil. Celle-ci porta en dot en 1603, Révillon et Merval, à François de Hédouville, chevalier, seigneur de Serval et de Glennes, capitaine d’une compagnie de chevau-légers français, chevalier de Saint-Michel, membre du conseil privé du roi Louis XIII et son maître d’hôtel ordinaire. Il était né vers 1573 au château de Glennes.
Le père de François de Hédouville était Louis de Hédouville, vicomte de Glennes, maître de camp de dix compagnies de gens de pied français, chambellan du roi Henri III, et mort des suites de blessures qu’il reçut le 26 février 1590 au combat de Vitry contre les troupes de Henri IV encore protestant. La ville de Reims lui éleva un tombeau dans l’église de St-Pierre-le-Vieil ; on le voyait encore en 1792 avec cette épitaphe : « mort au lit d’honneur ». Louis de Hédouville avait fait ses études à l’université de Reims après avoir fréquenté dans sa première enfance l’école de Glennes. Il se maria à Elisabeth de Montigny, fille de Jean de Montigny, le célèbre défenseur et gouverneur de la citadelle de Vitry-le-François et dont il eut François de Hédouville.
Le fief de Révillon devint par le mariage de François de Hédouville et de Nicole de Creil, l’apanage de la branche aînée de Hédouville. François de Hédouville mourut en 1645. Son fils, Théodore de Hédouville, chevalier, seigneur de Révillon, chevalier de Saint-Michel, maître d’hôtel ordinaire du roi, capitaine d’une compagnie de chevau-légers, épousa en 1645 en 1ères noces, Véronique de Salnoie qui lui apporta en dot le fief de Gernicourt. Il en eut deux enfants morts à l’âge de 11 à 12 ans ; devenu veuf, en 1649, il contracta un second mariage en 1651 avec Marie de Gresle d’Ormesson, dont il eut  René et Théodore. Il décéda en 1692 et fut inhumé dans l’église de Révillon dans le tombeau qu’il avait fait élever à sa mère en 1654. C’est du côté de l’évangile, dans le chœur que ses restes reposent et où, la pierre tombale se trouvait, quand en 184 4, elle fut déplacée et posée au milieu du chœur ; l’inscription en a été trouvée parfaitement conservée.
René de Hédouville, chevalier, fils du précédent, fut seigneur de Révillon en 1692. Il était lieutenant général des maréchaux de France au baillage de Marle et chevalier de Malte.
Théodore II de Hédouville, frère du précédent, chevalier, seigneur de Révillon en partie, né à Laon en 1658, capitaine au régiment Doubed (Algérois), conseiller au siège président de Laon habitait Révillon en 1707. Il avait épouse Suzanne de Lamer et mourut à Laon à 70 ans.
Son fils, Théodore François de Hédouville, chevalier, seigneur de Révillon et de Serval en partie, né en 1686 à Laon, lieutenant-général au baillage de Marle, chevalier de Saint-Louis, commandant en chef des milices de Laon, mourut aussi à Laon en 1752 ; il eut de son mariage avec Louise de Hourlier de Crécy, fille de Philippe de Hourlier, président en élection de Guise : Antoinette de Hédouville, dame de Révillon, qui porta en dot le fief de Révillon à Claude André de Flavigny, seigneur de Chambry et  François de Hédouville de Révillon qui entra dans les ordres.
Le fief de Révillon passa ainsi aux mains de Claude André de Flavigny, seigneur de Chambry et par la suite à ses descendants.
La maison de Creil existait en 1844, dans la personne d’Ives de Creil et a été représentée aux croisades par Jean de Creil. Celle de Hédouville, originaire du Vexin français du bourg appelé encore aujourd’hui Hédouville (près Paris) était déjà connue et célèbre en 970 comme on le voit par un manuscrit de la bibliothèque nationale et envoya plusieurs représentants  aux croisades : Jean et Guy de Hédouville sous la bannière de Mathieu de Montmorency.
Les châteaux de Révillon et de Merval ont été le plus souvent délaissés et abandonnés par leurs propriétaires à cause des charges que ceux-ci avaient à remplir. L’usage était que les seigneurs jouissaient après leur mort du droit de sépulture dans l’église paroissiale à droite, côté de l’évangile.                   

Patrimoine

L’église Saint Hilaire
Sa nef a été construite à la fin du XIIème siècle avec un portail occidental cintré, et prolongée du transept et du chœur au début du siècle suivant, mais l'édifice a été largement remanié par la suite. Deux verrières en oculus représentant la Vierge et saint Hilaire, patron de l'église, sont posées en 1881. Les bas-côtés ont probablement disparu, comme souvent dans la région, à la suite des troubles de la guerre de Cent Ans ou des guerres de Religion. Sous l'Ancien Régime, la paroisse relevait du diocèse de Laon (Grand archidiaconé, doyenné de Neufchâtel).
À la veille de la Première Guerre mondiale, le bras Nord du transept était en grande partie effondré. L'église semblait être particulièrement délabrée à cette époque. Elle est restaurée et remeublée après la guerre.      
Beaucoup de pierres tombales pavent la nef et le chœur de l’église. Une d’entre elle, placée au milieu du chœur, porte les inscriptions suivantes, gravée autour de la pierre :«cy git dame Nicole de Creille, en son vivat vefre de ser messire François de Hédouville, chevlier de l’ordre du roy Mtre d’hôstel de sa majesté royale, en son conseil privé, aide de camp d’un régiment appointé seigneur de Révillon, Serval, Merval, le Goda et Mirecourt, laquelle décèda le 12 octobre 1645» et «cy-gist aussi, messire Théodore d’Hédouville, chevalier, seigneur d’Ervillon, Serval, Merval, fils de François d’Hédouville décédé le 14 avril 1672. Priez Dieu pour son âme».
La figure gravée sur cette pierre représente une femme couchée sur un coussin, les mains jointes. De chaque côté de cette figure, un blason est gravé, sans doute ceux de la famille d’Hédouville. Les inscriptions et les figures des autres pierres tombales, ont été complètement détruites.
Les dalles funéraires de Nicole de Creil et de son fils, de Robert de Creil et de son épouse,  les fonts baptismaux et le mobilier de l’église sont classés aux Monuments Historiques en 1993.

L’école communale mixte et laïque dont la fondation remonte avant la Révolution. Avant 1789 et jusque vers 1840, elle a été installée dans plusieurs locaux plus ou moins commodes. En 1840, il existait au sud de l’église, un arbre que l’on appelait l’arbre de la liberté et qui avait été planté en 1789 ; on l’abattit et on construisit à sa place, adossée à l’église, une petite maison composée d’une seule pièce, ne pouvant servir que de salle de classe, l’instituteur était donc obligé de loger dans une autre maison du village, avoisinant l’église. Ce n’est qu'en 1882 que l’école est transférée dans un local servant de salle de classe et de logement à l’instituteur.

Un moulin de deux paires de meules mu par une roue hydraulique représentant la force de 5 chevaux vapeurs existait encore à Révillon en 1988.

Un ancien manoir du XVIème siècle, propriété d’une personne privée, inscrit aux Monuments Historiques en 1927.

Evolution de la population

Revillon demo

Nos ancêtres de Révillon …

Naissance/baptême :
GUTH Germaine Blanche (sosa 13G4) le 18 mars 1893. Ma grand-mère paternelle.

Domicile :
GUTH Michel (sosa 26G5) et VIEILLARD Célestine Appoline Blanche (sosa 27G5) vraisemblablement entre 1887 et 1897.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015