Vorges

Vorges adm

Petit village au pied de la montagne couronnée.

Drapeau francais fond blancHistoire

Vorgia en 1106 ou Vorgium.
Une occupation ancienne du site est attestée au moins depuis le 1er siècle après J.-C.
Vorges se trouve dans la partie occidentale de la civitas remensis (Reims) au VIème siècle.
Des fouilles archéologiques entreprises en 1883 et en 1972 ont permis la découverte d'une nécropole mérovingienne. Elle se situe entre Vorges et Bruyères, au lieu-dit  «La Croix Matras» (ou La Vallée Saint Pierre) et s’étend au pied du Mont Pigeon à 152m d’altitude.
Début septembre 1914, l’armée allemande s’empare de Vorges et l’utilise comme base arrière. Les Vorgiens sont soumis aux réquisitions et au travail forcé. La population est progressivement évacuée, notamment face aux préparatifs de l’offensive française de 1917.
En 1918, les cloches de l’église sont fondues et transformées en canons.
Le village est détruit à 95%.  Il est aujourd'hui associé à la ville de Vincennes (Val-de-Marne) qui est sa marraine de guerre et a aidé à sa reconstruction.

Seigneurs et gens de noblesse (source : Dictionnaire Historique Melleville)

1098, Raoul de Vorges
1178, Baudouin de Vorges
1218, René Flotes, dont l'épouse se prénomme Marie. En se croisant, ils donnent en aumône à Foigny leur maison et trois vignes sises à Vorges, sous la condition qu'en cas de retour de tous les deux ou de l'un d'eux seulement, cette communauté les fera jouir des fruits de cette donation jusqu'à leur mort.
1311, Guillaume de Vorges dit le Convers. Il vend aux frères de Saint-Nicolas-du-Val-des-Ecoliers de Laon, en pure et perpétuelle aumône, tout ce qu'il possède en la maison du roi à Vorges.
15..., Philippe Doulcet, seigneur du fief de Courthuy. Son épouse est Marguerite Maigret, ils ont au moins 2 enfants, Antoine et Antoinette.
15..., Antoine Doulcet, écuyer, seigneur du fief de  Courthuy, capitaine de Bruyères. Son épouse est Barbe de Noë et ils ont au moins 3 enfants, Alexandre  (seigneur d'Haucourt), Guy et Marie.
1536, Martin Doulcet, seigneur du fief de Courthuy et de Saint Gobert, homme d'armes des ordonnances. Son épouse est Antoinette d'Haucourt et ils ont au moins 3 enfants, Antoine (seigneur d'Haucourt), Philippe et Aimée (marquise, femme de Jacques de La Chapelle).
Vers 1600, Pierre Doulcet, écuyer, seigneur du fief de Courthuy. Son épouse est Marie Aubert (qui se remarie à Louis de Monvoiset).
16..., Pierre Antoine PARAT, écuyer, seigneur du fief de Courthuy, Vaurseine, etc...
1739, François Charles de BEZANNES, seigneur de la Plaine et du fief de Courthuy par son mariage avec Madeleine Charlotte Parat, fille de Pierre Antoine Parat, le précédent.
17..., Charles François de BEZANNES, écuyer, seigneur de Vaurseine et du fief de Courthuy, fils du précédent
1750, François COURTIN, chevalier, Lieutenant des Gardes Françaises, seigneur de Freschines et du fief de Courthuy. Son épouse est Charlotte Blanche de Charmolue.
1773, Claude DARRAS, écuyer, seigneur de Couvron, du fief de Courthuy, etc…

Personnalités liées à la commune

220px champfleuryJules François Félix Husson dit Champfleury (1821/1889), est né à Laon. Issu d'un milieu modeste (son père était secrétaire de mairie), il doit interrompre ses études pour des raisons financières. Il gagne Paris et sa vie comme employé chez un libraire. Il deviendra journaliste, critique d'art, dramaturge, nouvelliste et romancier, il se lie d'amitié avec Victor Hugo et Gustave Flaubert, tout en s'attirant l'hostilité des frères Goncourt, dont il stigmatise le « maniérisme ».

Édouard Husson dit Fleury (1815/1883) né à Laon et mort  à Vorges, était un historien, journaliste, archéologue et dessinateur français.
Il a laissé des travaux historiques considérables sur le département de l'Aisne, ainsi qu’une collection de « plus de 11 000 pièces dessinées, gravées ou photographiées » qu’il a léguée au Cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale de France. Il fut également directeur et rédacteur du Journal de l'Aisne. Édouard Fleury est le frère de Jules dit Champfleury qui précède.
Les romans et nouvelles de Champfleury s'attachent à la description réaliste de la petite bourgeoisie et de la bohème.
Cofondateur de la revue Le Réalisme, il publie un manifeste en faveur de l'art vrai dans les domaines aussi bien littéraire qu'artistique. Admirateur des frères Le Nain, ancêtres du réalisme, ainsi que de Gustave Courbet, il consacre de nombreuses études à ces peintres.
Il se lia avec le romancier et critique d'art Louis Edmond Duranty.
Ses articles de presse portent la marque de son admiration pour Balzac.

Hector de Pétigny (1904/1992)  peintre français, né et décédé à Vorges. Il entre en 1923 à l'École des Beaux-Arts de Paris. Il rejoint le groupe Témoignage et  expose à New York en 1939. On le retrouve régulièrement au Salon des Indépendants jusqu'en 1948.
Il commence en 1948 à répondre aux commandes des Monuments Historiques dans l'Aisne et réalise les nouveaux vitraux des fenêtres hautes du chœur de la basilique de Saint-Quentin.
Il est l'auteur de plusieurs chemins de croix peints ou sculptés qui sont visibles à Coucy-le-Château, Auffrique, Marle et Vorges. On peut voir aussi son vitrail dit de l'Assomption à Bruyères-et-Montbérault et le cycle sculpté de son décor des Archives Départementales de l'Aisne, à Laon.
Attiré avant guerre par le surréalisme, Hector de Pétigny a rencontré très tôt le chemin de l'abstraction. Il s'en est nourri pour réinvestir le registre figuratif. Il appartient par son esprit et son style à la seconde Ecole de Paris.
Il enseigne les arts jusqu'en 1969 à la Ville de Paris. À partir de cette date, il rejoint son berceau familial à Vorges et s'y installe définitivement. Dès lors, il continuera de produire et d'exposer à Laon.

WolfCharles Joseph Etienne Wolf (1827/1918) astronome français, est né à Vorges et décédé à Saint-Servan. Il est le fils d'un ancien officier devenu propriétaire exploitant, second de 11 enfants, il fait de 1848 à 1851 des études supérieures scientifiques à l'École Normale Supérieure et à la Faculté des Sciences de Paris où il obtient les licences ès sciences-physiques et ès sciences-mathématiques. Il devient ensuite professeur de physique au lycée de Nimes, obtient le doctorat ès sciences en 1856, et est chargé de cours de physique à la faculté des sciences de Montpellier, puis y est nommé professeur de physique. Il rejoint l'observatoire de Paris en 1862. Il est professeur-adjoint chargé d'un cours de physique céleste et devient professeur titulaire de la chaire d'astronomie physique de la Faculté des Sciences de Paris en 1893.
Il est élu membre de l'Académie des Sciences en 1883, et en devient président en 1898. Il est également élu associé de la Royal Astronomical Society en 1874.

Charles Louis Ernest de Hennezel (1807/1871), ancien élève de l'Ecole Polytechnique (promotion 1826), et de l'Ecole des Mines de Paris, né à Frankfurt (Allemagne) et décédé à Vorges. Il est le fils de Charles de Hennezel et de Susanne Marie Schmerber. Il devient en 1838 directeur des mines de Chessy et Sainbel puis crée  une société de recherche minière, prospecte le cuivre et le plomb dans l'Aveyron, ainsi que le bassin houiller d'Aubin mais fait faillite et revient dans l'Administration en 1845. Il est ingénieur en chef des mines en 1848, dirige le service des carrières de la Ville de Paris de 1858 à 1865, puis est nommé inspecteur général des Mines en 1865.
Son fils, Charles Maurice de Hennezel fut capitaine d'Etat-Major et se maria avec Jeanne Françoise Louise RIVIERE. Leur  fils, Jehan Marie François de Hennezel (1876-1933) est un historien célèbre qui fut président de la Société Historique de Picardie. (Sources : J.P. Streiff, chercheur en histoire sociale et Base LEONORE des AN.  AD02 en ligne).

Patrimoine

L’église Saint Jean Baptiste, érigée à la charnière des XIIème et XIIIème siècles. Au XIVème siècle, des éléments de fortification ont été ajoutés aux murs du transept et au clocher. Elle est classée aux Monuments Historiques. Plan en forme de croix latine, vaisseau imposant qui compte cinq travées, nef du XIIème siècle, baptistère du XVIIème siècle, tour lanterne à la croisée du transept et de la nef du XIIIème siècle,  chemin de croix de style contemporain (œuvre d’Hector de Pétigny), traces de fortifications sur les murs du transept et sur le clocher datant du XVème siècle. La rosace a été influencée par celle de la cathédrale Notre-Dame de Laon. Des sarcophages et des stèles découverts lors des fouilles archéologiques de 1883 et 1992 y sont exposés.

La vigne, qui produisait autrefois le vin des Sacres, a disparu. Il reste les vendangeoirs qui font le charme du village. Ils sont représentatifs de la vie quotidienne des XVIIème et XVIIIème siècles. Les maisons de maître sont entourées de communs où se trouvent les vieux pressoirs avec ossature en pierre et remplissage de briques faisant référence à l'époque Louis XIII. L’une d’elle appartenait à Annette de Markan, dame d'honneur de l’Impératrice Joséphine et mariée à Pierre Watier, comte de Saint-Alphonse et général d'Empire. Devenue veuve, elle vendit son vendangeoir pour constituer une rente aux «Pauvres soldats de l'Empire» qui fut versée, par la ville de Laon, jusqu'à la mort du dernier soldat.

Le château de Valbon construit en 1876 par Arsène Houssaye, écrivain, natif de Bruyères-et-Montbérault, qui y installa sa maîtresse et l’habita fort peu. Ce petit château de style éclectique se situe dans une vallée célèbre, jusqu’à la Révolution, par la chapelle de la Reine Blanche à la source miraculeuse.

La maison familiale d’Hector de Pétigny où il vécut de 1969 jusqu’à sa mort en 1992. Une plaque est apposée sur une maison voisine car sa fille refuse que la maison de l'artiste soit identifiée. Récemment, cette plaque est enlevée, à la demande des habitants de la propriété, dérangés par les touristes. Un nouvel emplacement reste à déterminer.

Evolution de la population

 Vorges demo

Nos ancêtres de Vorges...

Décès/inhumation :
PRUDHOMME prénom masculin illisible (sosa 14054G14), le 9 avril 1679.

 

Date de dernière mise à jour : 11/11/2017