Montagnol

Montagnol adm

Le village de Montagnol se trouve sur un monticule de terrains schisteux et calcaires du début du Primaire, à cheval sur les deux vallées de la Sorgue et de la Nuéjouls.

Drapeau francais fond blancHistoire

Occupée au néolithique, présence d'une statue-menhir à La Verrière, vestiges d'une exploitation minière antique (1er siècle avant J.-C./1er siècle après J.-C.).
A  Cénomes, une statue-menhir est visible sur l'aire du Saut de la Loche en direction de Tauriac-de-Camarès. Dans ce vllage, on exploitait à l’époque Gallo-romaine le cuivre et le plomb. Une de ces anciennes galeries a été utilisée comme cave « bâtarde » pour la fabrication du fromage de Roquefort.
Anciennement, la commune avait un château, dont il ne reste qu’une tour et une porte d’entrée, vestiges d’une ville close.
La moitié de la commune dépendait de l'abbaye de Sylvanès au Moyen Âge.
En 1831, la commune absorbe l'ancienne commune de Laval-et-Cénomes.

L'abbaye de Sylvanès

Sylvanes aveyron abbayeL'Abbaye cistercienne de Sylvanès (photo de gauche) a été fondée en 1136 par un seigneur de la région de Lodève, Pons de Léras. Bien que noble et chevalier, on dit qu'il n'en était pas moins brigand redoutable et redouté. Il aurait été touché par la grâce divine une nuit de Noël. Cessant ses brigandages, il se consacre alors à la pénitence et à la prière. Il fonde l'ermitage de Sylvanès. Devant la multiplication des conversions, Pons de Léras se rattache à l'ordre de Cîteaux et fonde en 1136 l'Abbaye Notre-Dame-de-Sylvanès où il finira sa vie dans l'humilité du travail manuel.
Après un siècle et demi de rayonnement, l'Abbaye, concurrencée par les autres abbayes cisterciennes du Rouergue, par les Templiers sur le Larzac et les Hospitaliers à Prugnes, sombre dans une longue période de décadence.
Sylvanes aveyron abbaye le cloitreAbandonnée à la Révolution, seule l'église et l'aile Est du cloître (photo de droite) sont sauvegardées.
En 1791, les derniers moines s'enfuient et l'Abbaye est vendue comme Bien National. Une partie devient bâtiment agricole et bergerie jusqu'en 1969. Le reste des bâtiments est petit à petit détruit et utilisé comme matériel de construction. L'église est épargnée, et retrouve dès 1801 une activité d'église paroissiale.
Bien que classée aux Monuments Historique en 1854 par Prosper Mérimée, l'Abbaye garde sa fonction agricole jusqu'en 1970, date à laquelle la commune de Sylvanès la rachète.
Au début des années 1970, le frère dominicain et compositeur André Gouzes et Michel Wolkowitsky, actuel directeur, redécouvrent l'Abbaye avec notamment sa nef à l’acoustique exceptionnelle. Ils créent une association et les travaux de rénovation débutent en 1979.
Elle est aujourd'hui le siège d'un centre international d'art sacré et un haut lieu de rencontres culturelles et spirituelles. Chaque été s'y déroule le Festival international de musiques sacrées, « Musiques du monde ».

La construction de l'église abbatiale s'étend sur plus d'un siècle, de 1151 à 1252. On reconnait ainsi l'évolution de l'architecture romane qui tend peu à peu vers le gothique (arcs brisés uniquement au fond de la nef). Ensemble équilibré, le chœur est un joyau de l'art roman cistercien. La grande verrière de la façade Ouest incarne quant à elle le style gothique rayonnant en cours au XIIIe siècle.
Dépassant le symbolisme trinitaire habituel à l'art cistercien, la façade présente sept ouvertures symbolisant les sept jours de la semaine, soit la Création. La rosace centrale évoque la Vierge Marie, patronne et protectrice de l'ordre de Cîteaux.
La nef unique, surprenante par son équilibre, son harmonie et sa luminosité, n'a ni bas-côtés ni contreforts extérieurs destinés à supporter le poids de la voûte. Les contreforts sont placés à l'intérieur des murs et forment des chapelles latérales. La voûte se caractérise par un grand dépouillement des lignes et de la décoration, elle est construite en tuf, une pierre solide et légère.

Les bâtiments conventuels se répartissent autour du cloître selon un plan carré typiquement cistercien. Comme il est de coutume, l'église est orientée vers l'Est, ce qui permet aux premiers rayons de soleil de venir illuminer le chœur. L'absence de toute décoration, hormis la stylisation de motifs végétaux met le lieu monastique dans l'esprit typiquement cistercien.
Le bras Sud du transept se prolonge pour former l'aile Est du cloître, la seule encore présente aujourd'hui. Cette aile comprend la sacristie, la salle du chapitre et le scriptorium. À l'étage se trouvait le dortoir des moines. À l'opposé, l'aile Ouest, aujourd'hui disparue, abritait le réfectoire et le dortoir des frères convers, ainsi que l'hôtellerie. L'aile Sud, également disparue était destinée au réfectoire des moines, au cellier et à la cuisine.

Patrimoine

La porte de la ville, vestige d'une ville close du Moyen-âge.

L'église Saint Martin datant du XIXème siècle.

Les statues menhirs de Cénomes et La Verrière.

Lieux dits, hameaux et écarts

Laval, Cénomes, la Verrière, Albagnac, Le Bouys, le Mas de Gouzes, le Mas de Salel, le Mas de Souquet...

Evolution de la population

Montagnol demo

Nos ancêtres de Montagnol...

Naissances/baptèmes :
BIROT Jacques (sosa 1596G11) le 2 avril 1673 au Mas de Salel.
BIROT Jean Jacques (sosa 798G10) le 10 février 1714.
BIROT Catherine (sosa 399G9) le 16 mars 1745.
COLOMBIER Toinette (sosa 25555G15) à une date inconnue au hameau du Bouys.
MARAVAL André (sosa 12778G14) avant 1615 au Mas de Souquet.
MARAVAL Catherine (sosa 6389G13) vers 1637 au Mas de Souquet.
PASCAL Pierre (sosa 25554G15) avant 1590.
PONS André Bernard (sosa 6200G13) vers 1600.
PONS Jacques (sosa 12776G14) avant 1615.
PONS Jean (sosa 3194G12) le 20 juillet 1659.
PONS Marie (sosa 1597G11) le 19 janvier 1693. Son baptème est célébré le 25 janvier 1693.
PONS Pierre (sosa 6388G13) le 1 mars 1636.
PUECH Jean (sosa 1638G11) le 22 septembre 1673. Son baptème est célébré le 3 octobre 1673.
PUECH Marguerite (sosa 819G10) le 30 janvier 1702.

Unions :
BIROT Jacques (sosa 1596G11) second mariage le 28 avril 1712, avec PONS Marie (sosa 1597G11).
GAUTRAND Jean (sosa 818G10) le 4 février 1716 avec PUECH Marie (sosa 819G10).
PONS Pierre (sosa 6388G13) le 9 janvier 1657 avec MARAVAL Catherine (sosa 6389G13).
PUECH Jean (sosa 1638G11) le 7 août 1699 avec RIVEMALE Marie (sosa 1639G11).
PUECH Pïerre (sosa 3276G12) le 22 octobre 1661 avec ALRIC Catherine (sosa 3277G12).
TRINQUIER Antoine (sosa 398G9) le 6 février 1769 avec BIROT Catherine (sosa 399G9).

Décès/inhumations :
ALRIC Catherine (sosa 3277G12) épouse PUECH, le 20 mars 1720.
BIROT Jacques (sosa 1596G11) le 30 juin 1725 au Mas de Salel. Il était laboureur.
CRISTOL Isabeau (sosa 3195G12) épouse PONS, le 14 novembre 1747.
MARAVAL Catherine (sosa 6389G13) épouse PONS, le 8 janvier 1699 au hameau du Bouys.
PASCAL Pierre (sosa 25554G15) le 20 juillet 1659.
PONS Jacques (sosa 12776G14) après 1672. Il était laboureur au hameau du Bouys.
PONS Jean (sosa 3194G12) le 21 juillet 1729. Il était laboureur au hameau du Bouys.
PONS Pierre (sosa 6388G13) le 2 octobre 1700. Il était cardeur et laboureur du Mas de Gouzes au Bouys.
PUECH Pierre (sosa 3276G12) le 15 août 1707. Il était laboureur au hameau d'Albagnac.
RIVEMALE Marie (sosa 1639G11) épouse PUECH, le 17 avril 1735 au hameau d'Albagnac.
VIRENQUE Hélène (sosa 797G10) épouse TRINQUIER, le 16 février 1760.

Domicile :
PUECH Antoine (sosa 6552G13) et DURAND Jacquette (sosa 6553G13) en 1627 au hameau d'Albagnac.

Date de dernière mise à jour : 06/05/2015