Dijon

Dijon adm

Capitale du duché de Bourgogne aux XIVème et XVème siècles, ville aux cent clochers sous l'Ancien Régime, héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région.

600px blason ville fr dijon cote d or svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules.
Ce blason est celui de Philippe II dit le Hardi.

Les armoiries de Dijon ont évolué au fil du temps. Jusqu'en 1391, elles étaient : de gueules plain. À cette date, le duc de Bourgogne Philippe II dit le Hardi y fait ajouter le chef aux couleurs du duc de Bourgogne. Les armoiries sont abolies sous la Révolution. Sous le Premier Empire est attribué à Dijon un nouveau blason : parti, au 1er d'azur, au cep de vigne d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules ; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est celui des bonnes villes de l'Empire. Sous la Restauration, la ville reprend ses armoiries d'avant 1789. Lorsque Dijon reçoit la Légion d'honneur le 21 mai 1899, des mains du Président de la République Émile Loubet, la croix, sans ruban, est ajoutée dans le champ de gueules.

600px blason vide 3d svg     600px blason ville fr dijon cote d or svg    600px blason ville fr dijon empire svg    600px blason dijon ldh svg

Toponymie

Le castrum antique est, selon les spécialistes, un marché sacré : Divio.
Ce nom est attesté sous les formes locus Divionensis au VIème siècle, le Divionense castrum, puis Divione, Digum au XIIIème siècle.
Le nom Divio s'applique à l'origine au Suzon, c'est-à-dire la rivière claire ou la rivière sacrée puis ensuite à la ville.

Hydrographie

Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon. Le premier court à l'air libre alors que le second emprunte une série de canaux souterrains durant sa traversée de la ville.
Le ruisseau du Raines qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche.

Drapeau francais fond blancHistoire

Les premières traces d'habitat remontent au Néolithique (site des Lentillières).
La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village. Divio, est la métropole méridionale des Lingons.
La ville est fortifiée au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 ha.
Les fondations du castrum sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant de deux nécropoles. La découverte en 1598 d'une inscription grecque, disparue depuis, semble attester qu'un culte est rendu à Mithra.
La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIème siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu.
Grégoire de Tours, dans sa description écrite de Divio et du castrum, indique que l'enceinte possède 33 tours dont une, en partie conservée, reste visible aujourd’hui, rue de la  Charrue, dans une petite cour et quatre portes : la Porte aux lions, la Porte du côté de Saint-Médard, la Porte du vieux château et la Porte au-dessus du Bourg.
Au XVIIème siècle, deux portes seulement sont retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions.
La tour du petit Saint-Bénigne devient au XVème siècle un lieu de culte dédié au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné.
Un temple est mis au jour lors de la destruction, au début du XIXème siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxte le Palais des ducs de Bourgogne.
Les évêques de Langres établissent temporairement leur résidence à Dijon après le sac de Langres par les Vandales entre 407 et 411. Leur influence permet l'édification  notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent.
Dijon est ensuite occupé par les Burgondes qui sont défaits par Clovis en 500 ou 501.
Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parviennent pas en 887.
C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne.
En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et son abbaye (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde abritant le tombeau du saint, évangélisateur de la Bourgogne. De ce monument, détruit en 1793, subsiste l'étage inférieur, la crypte.
Au début du XIème siècle, Dijon est composé d'une ville-forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville.
Les ducs de Dijon règnent sur la région. En 1016, la ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. En 1031, à la mort du roi de France, Robert II dit le Pieux, son fils Henri Ier (1008/1060) renonce à la Bourgogne et cède en apanage Dijon et le duché de Bourgogne à son frère Robert (1011/1076), s’ensuivent trois siècles de règne capétien à Dijon.
Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte, beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIIIème siècle.
Aux XIIème et XIIIème siècles, la ville s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'Hôpital Général, l'église Notre-Dame... Les ducs possèdent un château, à l'emplacement de l'actuelle Hôtel de Ville, et y exercent un pouvoir de justice.Jean sans peurPhilippe le hardi
Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne qui règnent de 1363 à 1477 :
Le duc Philippe II dit le Hardi (1364/1404, portrait 1 de gauche) est le premier duc de cette dynastie, il prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363 et y fonde sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol.
Jean dit sans Peur (1404/1419 portrait 1 de droite) lui succède.
Le duc Philippe III dit le Bon (1419/1467, portrait 2 de gauche) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'Ordre de la Toison d'Or.
Philippe iii de bourgogne dit le bonLe duc Charles dit le Téméraire (1433/1477, portrait 2 de droite), qui ne vit pas à Dijon, échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à Charles le temerairela bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II (1451/1508), allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 19 janvier 1477.
En 1474, Dijon compte 13 000 habitants.
Louis XI ordonne le transfert à Dijon du Parlement de Bourgogne, qui se trouve à Beaune et fait construire un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants.
Le Traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière.
En 1513, l'empereur Maximilien assiège Dijon. Le départ des assiégeants est attribué à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, est portée en procession. L'enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre en 1515, Guise en 1547 et Saint-Nicolas en 1558.
La bourgeoisie se développe, de nombreux hôtels particuliers et des maisons sont encore visibles. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1595.
Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon perd son statut de ville frontière. Sous l'administration des princes de Condé et gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme : la place Royale est aménagée devant l'ancien Palais des ducs de Bourgogne ; le palais des ducs, devenu logis du Roi, est agrandi et transformé en palais des ducs et des États de Bourgogne ; la rue Condé est percée ; le vaste parc et le castel de la Colombière reliés à la ville par une avenue plantée d'arbres est aménagé ainsi que le cours du Parc.
En 1722, une faculté de droit, puis l'Académie en 1725 s’ouvrent. Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755.
A cette époque, avec une population de 23 000 habitants, Dijon est une ville moyenne du royaume.
En 1731, la ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon.
Le premier jardin botanique est créé en 1760.
En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui devient plus tard le musée des Beaux-Arts.
En 1789, Dijon passe du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département.
Le 15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château ainsi que la tour Saint-Nicolas. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne, une partie du château de Montmusard ; d'autres sont endommagés, comme les églises Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons. La guillotine fonctionne un moment place du Morimont, actuelle place Émile-Zola.
En 1804, le lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine.
En 1814, les Alliés, qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville.
L'achèvement du canal de Bourgogne et du Port du canal de Dijon en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé hors des remparts.
En 1840, le réseau d'alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l'ingénieur Henry Darcy est inauguré pour lutter contre l'insalubrité.
 La ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille passe par Dijon. La section Tonnerre- Dijon est inaugurée le 1er juin 1851 par le prince Louis Napoléon Bonaparte (1808/1873). Le quartier de la gare se peuple et les faubourgs voisins se construisent.
 Napoléon III fait une visite à Dijon, avec l'impératrice Eugénie (1826/1920), les 23 et 24 août 1860.
Durant la Guerre Franco-Allemande de 1870, 3 batailles se déroulent à Dijon :  Le 30 octobre 1870, contre les Prussiens ; le 26 novembre 1870 contre Garibaldi, à la tête de l'armée des Vosges ;  le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands. Malgré tout, Dijon est occupée par l'armée allemande, pendant environ 8 mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'Honneur pour sa résistance. Après la guerre, des casernes et un arsenal sont édifiés.
De 1850 à 1900, grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30 000 à 70 000 habitants.
Les remparts sont rasés et remplacés par de grands boulevards. Le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897.
La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon.
L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur.
Occupée le 17 juin 1940 par l'armée allemande du IIIème Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.
Après la guerre, la population est aux alentours de 100 000 habitants.
Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964.

Patrimoine

Guillaume de volpianoLa cathédrale Saint-Bénigne reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano (962/1031, statue ci-contre) . De la rotonde romane à trois étages, détruite en 1793, il subsiste le niveau inférieur restauré dans les années 1860 et appelé crypte de Saint-Bénigne. Elle abrite les vestiges du tombeau du saint, réputé avoir subi le martyre à Dijon en 179. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve maintenant le Musée Archéologique.

La Sainte Chapelle est la chapelle particulière des ducs de Bourgogne, et le siège de l'Ordre de la Toison d'or jusqu'à la mort de Charles dit le Téméraire et au déplacement de l'Ordre au Palais de Coudenberg à Bruxelles.
Elle doit son édification à un vœu fait par le duc Hugues III de Bourgogne (1148/1192) : Pris dans une tempête alors qu'il se rend en Terre Sainte, il promet de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l'Évangéliste. La construction commence en 1172. La dédicace n'a toutefois lieu qu'en 1500.
Elle est particulièrement chère aux ducs capétiens, aux ducs Valois puis aux rois de France.
Elle est jusqu'à la fin de l'Ancien Régime intimement liée à l'histoire de la Bourgogne, aux services solennels, aux victoires et aux pompes funèbres des princes. Les souverains et les gouverneurs y marquent leur passage et les feux d'artifices y sont tirés.
Elle est détruite en 1802.

L'église Saint-Philibert, située à quelques pas de la cathédrale Saint-Bénigne, est reconnaissable par son clocher en pierre. Elle sert au XIXème siècle d'entrepôt à sel, qui ronge la pierre. C’est l'unique édifice religieux d'époque romane, demeuré presque intact à Dijon.

L'église Saint-Jean de Dijon est reconstruite en Gothique Flamboyant en 1448, sur l’emplacement d’une chapelle puis d’une basilique de la fin du IVème siècle. Les flèches et les tourelles sont détruites et le chœur tronqué au XIXème siècle pour dégager la place Bossuet.
Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1862 et héberge depuis 1974 le Théâtre du parvis Saint-Jean.

L'église Notre-Dame, chef-d'œuvre du gothique bourguignon du XIIIème siècle, abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXème siècle par 7 sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour Sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur. La chapelle de l'Assomption, fermée au public, s'orne de l'Assomption de Jean Dubois.

La chartreuse de la Sainte-Trinité de Champmol, ancien monastère de l'Ordre des Chartreux, dont la construction débute par l’acquisition d’un domaine en 1378, au lieu-dit Champmol à l’extérieur de la ville, par Philippe dit le Hardi. Dans son testament de 1386, il souhaite y être inhumé dans l'habit des chartreux.
L’ensemble de la chartreuse à l’origine, comprend : une église, des bâtiments conventuels, un petit cloître, un grand cloître orné d'une fontaine centrale en forme de calvaire et bordé de cellules spacieuses qui comportent un étage et un grenier, la salle capitulaire et la sacristie.
Au XVème siècle, les ducs de Bourgogne y font venir de nombreux artistes afin d'y réaliser des œuvres d'art (peintures et sculptures) destinées à décorer le couvent.
Le couvent est fermé et vendu en avril 1791 et le nouveau propriétaire démolit l'église et les bâtiments dont il n'a pas l'usage.
Le site est racheté en 1833, par le département pour en faire un asile psychiatrique. Les œuvres d'art qui y sont conservées sont en partie dispersées dans de nombreux musées dans le monde.  
Il est actuellement occupé par un Centre Hospitalier spécialisé en psychiatrie, addictologie et santé mentale.
De l'ancienne chartreuse de Champmol subsistent :
- le portail de la chapelle qui contenait autrefois les tombeaux monumentaux des ducs Philippe II dit le Hardi et Jean dit sans Peur, reconstitués aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Dijon,
- le puits de Moïse, base d’un calvaire qui se dressait au centre d’un puits situé au milieu du grand cloître. Sculpté par le tailleur de pierre Claus Sluter à la fin du XIVème siècle, il s'orne de statues des six prophètes du Dernier Testament.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1840,
- la tourelle de l'oratoire du duc, qui était autrefois attenante à la chapelle.

Le patrimoine religieux compte aussi : L'église Sainte-Anne du XVIIIème siècle, de style baroque à coupole en cuivre vert-de-gris qui abrite aujourd’hui le Musée d'Art Sacré inauguré en 1980 ; le monastère des Bernardines du XVIIème siècle, de style classique et Renaissance qui abrite le Musée de la Vie Bourguignonne depuis 1993 ; la chapelle de l'Hospice de la Charité, aujourd’hui l’Hôpital Général, qui possède un autel à dais de présentation, composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier ; la chapelle du Couvent des Carmélites de 1608, premier monastère de femmes à Dijon ;  l'église du Sacré-Cœur de Dijon qui date des années 1930...

Le vieux Dijon ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes, qui donnent leur charme aux rues du centre-ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations du XIXème siècle, de type haussmannien, complètent ce patrimoine.

Empereur aurelienLe castrum romain est construit autour de la ville gallo-romaine de Divio, sous la menace des invasions barbares, entre 270 et 275, par l'empereur Aurélien (207/275, portrait de droite). Il en subsiste aujourd’hui, la tour en ruine dite tour de la Vicomté ou tour du Petit Saint-Bénigne, aménagée en chapelle au Moyen Âge et quelques vestiges retrouvés parfois incrustés dans les murs et dans les jardins particuliers. Elle est classée aux Monuments Historiques en 1922.

La Porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle est érigée en 1788 par Caristie, selon les plans de Jean-Philippe Maret, en l'honneur du prince de Condé.

Le Palais des ducs et des États de Bourgogne abrite depuis 1787 le Musée des Beaux-Arts. Au XIXème siècle, l'Hôtel de Ville s'y installe.
Il comprend : la tour de Bar, ancienne tour de Brancion, construite par Philippe dit le Hardi en 1365 ; les cuisines ducales, construites par Philippe dit le Bon en 1433 ; la tour Philippe le Bon, initialement tour de la Terrasse qui date de 1455 et servait de tour de guet et d'habitation, son escalier compte 316 marches.

Grand condeHenri jules de bourbon conde 1Le Castel de la Colombière et son parc reliés au centre-ville par les allées du Parc, sont fondés au XVIIème siècle par les princes de Condé et gouverneurs de Bourgogne Louis II de Bourbon-Condé dit Le Grand Condé (1621/1686, portrait de gauche) et son fils, Henri Jules de Bourbon-Condé (1643/1709, portrait de droite).

La Maison Millière et l'Hôtel particulier de Vogüé s'élèvent derrière l'église Notre-Dame, rue de la Chouette.

L'ancien Parlement de Dijon est construit à la fin du XVème début du XVIème siècle pour abriter le Parlement de Bourgogne ; il est toujours le siège de tribunaux. Le charpentier Antoine Galley bâtit en 1522 le plafond de la grande chambre dite aussi chambre dorée. La grande porte de la façade principale est une copie de celle sculptée au XVIIème siècle par Hugues Sambin.

Les Halles du marché  en architecture métallique sont bâties de 1873 à 1875 par Clément Weinberger.

Le port du canal date du XIXème siècle, ancien port fluvial de commerce sur le canal de Bourgogne, il devient port de plaisance.

Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, ils ornent quelques bâtiments du centre-ville comme les Hôtels  de Vogüé et Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne…

Le château de Montmusard, chef-d'œuvre du style à la grecque, est construit au XVIIIème siècle pour le marquis Claude Philibert Fyot de la Marche (1694/1768), parlementaire bourguignon natif de Dijon, au milieu d’un vaste domaine de 72 ha.
A la mort de ce dernier, son fils, Jean Philippe (1723/1772), fait terminer le château et y donne des fêtes fastueuses, mais ne peut financièrement entretenir la demeure ; A sa mort, sa sœur, Marie Madeleine le vend à un riche négociant qui le transmet à sa fille en 1779. Il passe au fils de celle-ci, Claude Hubert Anthony, en 1784 qui fait murer une partie des ouvertures, vend la coupole en plomb en 1793, puis fait abattre les deux tiers de l'édifice vers 1795. Un nouveau corps de logis est édifié entre les deux ailes, donnant au château une forme de T. En 1867, le domaine est morcelé. Le passage du chemin de fer et la construction de la gare Dijon Porte-Neuve amputent le parc de sa partie Sud. Le reste est loti et donne naissance à un nouveau quartier de Dijon. Ce qui subsiste du château, au milieu d'un parc boisé de 3 ha, est aujourd'hui une propriété privée.

Personnages liés à la commune

Dijon est le lieu de naissance ou de décès de :
Hugues Aubriot (1320/1382), ministre des finances du roi Charles V, prévôt de Paris, constructeur de la Bastille.
Jean Ier dit sans Peur (1371/1419), comte palatin et duc de Bourgogne.
Philippe III dit le Bon (1393-1467), duc de Bourgogne et souverain des Pays-Bas Bourguignons.
Charles de Valois-Bourgogne dit le Téméraire (1433/1477), duc de Bourgogne.
Jacques benigne bossuetJean philippe rameauJacques Benigne Bossuet (1627/1704, portrait 1 de gauche) prédicateur et écrivain.
Jean Philippe Rameau (1683/1764, portrait 1 de droite) compositeur et théoricien de la musique.
Alexis Piron (1689/1773, portrait 1 ci-dessous)  poète, chansonnier, goguettier et auteur dramatique.
Les sculpteurs Thibaud Maistrier (1629/1678) ; François Rude (1784/1855, portrait 2 ci-dessous) ; François Jouffroy (1806/1882, portrait 3 ci-dessous) ; Mathurin Moreau (1822/1912, portrait 4 ci-dessous) ; Auguste Moreau (1834/1917).
Charles Joseph Minard (1781/1870, portrait 5 ci-dessous) ingénieur, inventeur de l'infographie.
Les philosophes : Maurice Blondel (1861/1949, portrait 6 ci-dessous) ; André Lalande (1867/1963), auteur du Vocabulaire de la philosophie.
Les scientifiques : Henry Philibert Gaspard Darcy (1803/1858, portrait 7 ci-dessous) ingénieur général des Ponts et Chaussées, hydraulicien ; Gustave Eiffel (1832/1923, portrait 8 ci-cessous) ingénieur centralien ; Hippolyte Fontaine (1833/1910, portrait 9 ci-dessous), développeur de la dynamo ; Jacques Théodore Saconney (1874/1935, portrait 10 ci-dessous), général de division et scientifique spécialisé dans la photographie aérienne et la météorologie, aérostier chevronné.
Félix Adrien Kir (1876/1968, portrait 11 ci-dessous) prêtre séculier, chanoine et homme politique. Résistant, il est, après-guerre, député-maire de Dijon durant 22 ans. Dans les années 1950, son nom est donné à un cocktail, le kir.

Alexis pironFrancois rudeFrancois jouffroyMathurin moreauCharles joseph minard

Maurice blondelHenry darcy345px gustave eiffel Hippolyte fontaine 1900sSaconneyFelix adrien kir

Hameaux, lieux dits et écarts

Chartreuse de Champmol, Château Pouilly, Chatenay, Chèvre Morte, Cité Delaborde, Clémenceau, Clos des Chartreux, Duesme, Faubourg Saint-Pierre, Ferme de Bray, Ferme de Cromois, Fontaine d’Ouche, Giron, La Bergerie, La Charmette, La Maladière, La Montagne, le Pont Barreau, Les Bourroches, Les Génois, Les Grémeaux, Les Grésilles, Les Marcs d’Or, Les Perrières, Les Valendons, Mansard, Mirande, Montchapet, Montmusard, Morveau, Parc des coteaux du Souzon, Saint-Joseph, La Trouhaude, Valmy...

Evolution de la population

Dijon demo

Notre lointain ancêtre de Dijon ...

Décès/inhumation  :
Otte Guillaume Ier de BOURGOGNE (sosa 7 547 161 944++G33), premier comte palatin de Bourgogne,  fils d’Aubert Ier d’Ivrée (936/971), roi des Lombards et marquis d’Ivrée, et de son épouse, Mathilde Gerberge de Chalon (945/990). Il décède à l’âge de 64 ans, le 21 septembre 1026 et est inhumé au Monastère Saint-Bénigne de Dijon.
(Voir « Visages de Saône-et-Loire »).

Carte Cassini

 

Cassini dijon

 

 

 

 



 

Sources 
Sites et photo : Wikipedia...

Date de dernière mise à jour : 04/01/2018