Bourges

 

 

 

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Mes ancêtres notables de Bourges : La famille Chambellan...

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... et quelques unes de leurs résidences

L'hôtel Lallemant à Bourges (voir page sur Bourges) a conservé le nom de ses constructeurs, Jean Lallemant et trois membres de même prénom d'une riche famille de marchands, originaire d'Allemagne, arrivée à Bourges au XIIIème siècle. L'Hôtel Lallemant est bâti sur le rempart gallo-romain de la ville. Cette position particulière explique le passage incliné commandant tous les accès intérieurs et extérieurs en faisant communiquer la cour haute (entrée principale) et la cour basse.
En 1467, Jean Lallemant achète une parcelle de terrain dans l'ancienne rue Narette qui correspond à l'actuelle cour intérieure.
Bourges cher l hotel lallemant le fouAprès le grand incendie de juillet 1487 qui détruit les bâtiments, il achète un terrain contigu. Les travaux de reconstruction débutent en 1497 et se poursuivent jusqu'en 1506.  Après cette date, correspondant à l'entrée solennelle de Louis XII (1462/1515) à Bourges, le décor sculpté des bâtiments est modifié et adapté au nouveau style italianisant. Style caractéristique de la première Renaissance Française qui associe des éléments issus de la tradition gothique à des motifs importés d'Italie.
Le logis initial plutôt austère et utilitaire subit au début du XVIème siècle, une transformation complète en résidence de grands financiers : la cour haute reçoit de la lumière par la destruction d’une partie d’un bâtiment ; les ouvertures s’encadrent d’un décor luxueux, une cheminée est ajoutée à la grande salle, les voûtes et solivages sont remplacés par des plafonds à caissons de pierre ou de bois. Leur exécution est contemporaine des travaux de reconstruction de la tour de la cathédrale effondrée en 1506.
L'hôtel demeure dans la famille Lallemant jusque vers le milieu du XVIIème siècle. Il passe à Anne Lallemant, fille unique d'Étienne, qui épouse Gaston Viole, seigneur d'Andrezel, puis en 1651 à Pierre Barjon, secrétaire du prince de Condé.  Marie Barjon, probablement sa fille, épouse Jacques d'Orsanne qui met ses armes en plusieurs points du bâtiment. Passé aux Gamaches et aux Lemoyne, l'hôtel devient collège de garçons avant d'être vendu à la ville de Bourges par un grammairien nommé Pierre Constance Séguin en 1826. La ville en fait une école publique de filles, dont l'instruction primaire est assurée par des sœurs de la Sainte Famille de Besançon. Il est ensuite le siège des sociétés savantes de la ville puis musée de Bourges à partir de 1951.
Il est classé aux Monuments Historiques en 1840.

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 25/09/2017