Chauvency-Saint-Hubert

Chauvency adm

Petit village de la Lorraine gaumaise, territoire transfrontalier regroupant 35 communes belges ou françaises (voir § Chronique communale) où, jadis, des carrières d’extractions de pierre étaient exploitées.

Blason chauvency saint hubertHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er d’or au haut-fourneau flamboyant de gueules; au 2e de gueules à la demi-ramure de cerf posée en pal.

Drapeau francais fond blancHistoire

Autres noms : Cavisiacum  en 1157 ; Calviacum en 1169 ; Calviciacum, Calvinciacum en 1179 ; Chavecy, Chauency en 1240 ; Chauvency-Sti-Huberti en 1364 et 1373 ; Calviniacum au XIVème siècle ; Chauvency-Sainct-Hubert en 1529 ; Chevancey en 1656.
Chauvency-Saint-Hubert tient son nom du souvenir des moines bénédictins de la puissante abbaye de Saint-Hubert, établie sous l’Ancien Régime.

Chateau de mirwartEn 956, Étienne, comte de Porcien (le comté du Porcien en Champagne remonte au VIIIème siècle, comté carolingien puissant. Les comtes qui en ont la charge sont fidèles à la dynastie carolingienne en place) donne à Saint-Hubert la moitié de Chauvency appartenant au comté d'Ivois (correspondant primitivement aux diocèse de Trèves, s'étendant de la Meuse à la Semois et s'avançant dans l'Ardenne au Nord de ce dernier cours d'eau, jusqu'au delà de Longlier et de Neufchâteau), pour racheter le dommage qu'il a causé à l'abbaye en édifiant le château de Mirwart (ci-contre de nos jours).
De 1659 à 1790, la commune fait  partie du Luxembourg français, bailliage et assises de Montmédy, coutume de Thionville et, est rattachée au diocèse de Trèves.
Au début du XXème siècle, une gare ferroviaire dessert Chauvency-Saint-Hubert et Chauvency-le-Château.

Chronique communale

La Lorraine gaumaise

Présenté comme territoire de cœur pour ses habitants français et belges, à la fois lorrains et gaumais sur les plans historique et culturel, la Lorraine gaumaise a pris officiellement ce nom après validation par les instances européennes du projet Interreg  (programme européen visant à promouvoir la coopération entre les régions européennes et le développement de solutions communes dans les domaines du développement urbain, rural et côtier, du développement économique et de la gestion de l’environnement. Il couvre la période 2014 à 2020).
Les actions menées sont principalement d’ordres touristique et culturel.
Le territoire de la Lorraine gaumaise comprend les 25 communes françaises du Pays de Montmédy, les communes belges d'Étalle, Meix-devant-Virton, Musson, Rouvroy, Saint-Léger, Tintigny et Virton et celles de Chiny, Florenville et Herbeumont.

Patrimoine

L’ancien prieuré, placé sous l'autorité d'un prieur, était desservi par des moines de l’abbaye de Saint-Hubert en Belgique qui en géraient sur place les revenus. Le prieur récoltait les deux tiers de la dîme au profit de l’abbaye. Il était présenté par un chapitre, puis nommé par l'abbé dont il dépendait. Il pouvait être aidé d’un seul desservant qui exerçait les fonctions de vicaire (prêtres et curés) et jusqu’à plusieurs dizaines de religieux  (moines, postulants et novices). Les prieurés étaient dotés d'églises construites et entretenues par l'abbaye-mère. 

L'église Saint-Hubert, reconstruite en 1736, conserve une tour-porche fortifiée du XVIème siècle, petite bretèche pour défendre son portail.

Le cadran solaire méridional, gravé sur une pierre de l’église.

L’ancienne maison du prieur du XVIIIème siècle se dresse au 3 rue de l’Eglise. La façade de la maison est encadrée de deux tours carrées couronnées d’un toit en pavillon. Les baies de fenêtres sont munies de linteaux délardés (dont une partie est en biseau).

La maison du prévôt, datée de 1742, était la résidence des officiers de justice représentant le prieuré.

Le  presbytère et la maison du cellérier s’élèvent au 1 rue de l’église. Cette dernière est datée de 1729. Le cellérier était un religieux qui tenait le rôle d'économe et redistribuait d'une façon juste les ressources aux différents membres de la communauté.

Le monument aux morts est situé près du chevet de l'église Saint-Hubert, au centre du village. Sur un socle quadrangulaire et légèrement trapézoïdal, se dresse un poilu en position de repos. Il commémore les victimes de la Première Guerre Mondiale tombées sur les différents champs de batailles.

Trois lavoirs datés du XIXème siècle.

La grosse Forge du Bouillon datée de 1708, était une importante forge au XVIIIème siècle, elle est agrandie au XIXème siècle, puis son activité baisse et disparaît vers 1880 concurrencée par le développement industriel de Longwy. Les bâtiments, transformés en ferme, ont été restaurés au XXème siècle.

L’ermitage Saint-Lambert date du XVIème siècle, il est situé à 2Kms du village. En 1570, la messe y était célébrée 4 fois par an. Lieu de pèlerinage fréquent, on y trouve encore les vestiges d’un bassin d’immersions.

La mairie-école, rue du Four, date de 1867.

Plusieurs maisons et fermes sont datées de 1729 à 1850.

Hameaux, lieux dits et écarts habités

Le Moulin,  Les Vignes, La Forge, Carrousel.

Evolution de la population

Chauvency demo

Nos ancêtres de Chauvency-Saint-Hubert…

Naissance/baptême :
GILLET Idelette (sosa 677G10) vers 1650.Frenois jacques 676g10 1687

Union :
FRENOIS Jacques (sosa 675G10) avec GILLET Idelette (sosa 677G10) le 13 avril 1687. La signature de Jacques ci-contre.

 

 


 

 

Sources
Sites et photos
 :
Wikipedia, Office de tourisme transfrontalier du Pays de MontmédyLa Lorraine gaumaiseCadran solaire.

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 16/12/2015