VISAGES DE LA MEUSE

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Du XIème et XXème siècle

66 familles d‘ancêtres dont 6 de la noblesse (seigneurs, barons…)  
ont vécu dans ce département
259 individus dans 27 villes ou villages

où 406 actes ont été enregistrés :
107 naissances/baptêmes
o(o)
144 unions x
et 155 décès +(+)

 

Les familles …

Tableaux ancetres par noms 56

dans les villes

Tableaux ancetres par villes 1Tableaux ancetres par villes 2Tableaux ancetres par villes 3Tableaux ancetres par villes 5Tableaux ancetres par villes 6

Voir détails pour chacun dans les communes concernées.

 

Quelques détails historiques

 

 La Maison d’Apremont-la-Forêt 

Ancienne famille de la noblesse française, maintenant éteinte.
Issus des avoués de Saint-Vanne qui gravitent autour de l’évêque de Verdun à la fin du Xème siècle, les seigneurs d’Apremont constituent un remarquable exemple d’ascension sociale Charles iv empereur des romains de 1355 a 1378: à la fin du XIIIème et au cours du XIVème siècle, leur lignage figure parmi les plus puissantes familles de seigneurs lorrains.
Le 24 mars 1354, Charles IV, empereur des Romains de 1355 à 1378 (portrait de gauche), élève la seigneurie d’Apremont et de Dun à la baronnie et octroie le 16 janvier 1357, un certain nombre de droits régaliens, dont le droit d’anoblir, de légitimer les bâtards, de battre monnaie et de créer des tabellions.
Le château d'Apremont, probablement construit au XIème siècle sur le promontoire d’Apremont, est pris en fief de l’évêque de Metz. La famille se trouve vassal de l’évêque de Verdun, mais ils sont avoués de l’abbaye messine de Sainte Glossinde pour tout le domaine entourant la paroisse de Saint Agnan et comprenant Apremont et Tigéville. C’est grâce à ce système de l’avouerie ecclésiastique que les seigneurs d’Apremont  prennent de l’assurance et deviennent prospères si rapidement, en premier l’avouerie du Mont Saint-Vanne de Verdun, grâce à laquelle ils obtiennent la concession des villages que les abbayes messines de Sainte Glossinde et Saint Vincent possédent dans toute la région : Saint Agnant, Morville, Marbotte, Liouville, Tigéville; puis l’avouerie de Pont-sur-Meuse ; sans oublier les biens appartenant à l’église de Toul (Corniéville).
Au faîte de sa gloire cette baronnie comprend  environ 280 villes et villages.

Maison apremont 8Maison apremont 9Maison apremont 10Maison apremont 11Maison apremont 12

*La seigneurie de Quiévrain (Belgique)
Il est fait mention de Quiévrain dès de début du Xème siècle.
Le premier seigneur de Quiévrain connu est Wauthier de Quiévrain, son arrière-petit-fils, Arnould de Quiévrain, est partisan du faux Baudouin de Flandre et son frère, Wauthier, participe à la bataille de Bouvines.
En 1267, Nicolas de Quiévrain se marie et a trois filles. L'aînée, Isabelle, épouse Geoffroy III d'Apremont qui deviendra le nouveau seigneur de Quiévrain.
En 1376, Simon de Lalaing (+1386), second fils de Simon de Lalaing (+1333) et de Mahaut d'Apremont, achète la seigneurie de Quiévrain à son cousin Gobert IX (1325/1385), baron d'Apremont. Il est le fondateur de la branche des Lalaing-Quiévrain, seigneur de Quiévrain et de Hordain, sénéchal d'Ostrevant, plusieurs fois grand bailli du Hainaut et chatelain d'Ath. Cette branche tient la seigneurie de Quiévrain jusqu'en 1428. 
Simon III de Lalaing (+1415 à la bataille de Bouvines), seigneur de Quiévrain et d'Ecaussinnes, n'a pas d’héritier mâle, sa fille aînée, Jeanne, fait passer la terre de Quiévrain dans la famille de Châtillon-Blois en épousant en février 1428, Olivier (1389/1433) comte de Penthièvre. N’ayant pas de descendance, sa sœur puinée, Marie (1394/1474) hérite de Quiévrain. Elle épouse Jean de Croÿ, Ier comte de Chimay en 1467.
Au XVIème siècle, Quiévrain est la propriété de la famille d'Arenberg et le reste jusqu'à la Révolution Française.

** La châtellenie de Dun-sur-Meuse
Dun dépend primitivement de la Lorraine Mosellane. Donné en 988 à l’Eglise de Verdun, par l’empereur Othon IV du Saint-Empire, il passe vers 1387 à la puissante maison d’Apremont, qui y jouit des droits régaliens et y fait battre monnaie.
En 1399, la ville et la châtellenie de Dun reviennent aux ducs de Bar qui les conservent jusqu’à la cession définitive en 1633  par le duc de Lorraine Charles IV au roi de France Louis XIII. Dun fait alors partie du Clermontois, et est donné par Louis XIV au Grand Condé, dont les descendants en jouissent jusqu’à la Révolution Française.

 

 Le comté puis duché de Bar-le-Duc 

Relevant à la fois du Saint-Empire romain germanique et du domaine royal de France (partie du duché située à l'Ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, est formé au Xème siècle par Ferry d'Ardennes, frère de l'évêque de Metz, Adalbéron.
Le comté échoit en 1070 à Louis de Scarpone ou de Montbéliard, époux de Sophie de Bar (voir ci-après).
Par le Traité de Bruges de 1301, Henri III de Bar, allié et gendre du roi Édouard Ier d'Angleterre, se voit contraint de rendre hommage au roi Philippe IV de France pour ses possessions situées sur la rive gauche de la Meuse.
En 1354 l'empereur germanique Charles IV de Luxembourg, érige son comté de Luxembourg et son voisin, le comté de Bar, en duchés.  Robert Ier de Bar (1344/1411), marquis de Pont-à-Mousson et comte de Bar, âgé d’une dizaine d’années, devient ainsi le premier duc de Bar. Par son mariage avec Marie de France en 1364, il devient gendre du roi de France Jean II dit le Bon (1319/1364).
La Maison de Bar est décimée lors de la bataille d'Azincourt en 1415, le duché échoit au cinquième et dernier fils de Robert Ier, le cardinal Louis Ier de Bar (1370/1430).
Il est annexé par la France en 1766.

 

 Le comté puis principauté de Montbéliard 

Henri iii du saint empireEberhard ier de wurtenbergComté féodal fondé en 1042 par l'empereur germanique Henri III du Saint Empire dit le Noir (1017/1056, portrait 1 de gauche), fils de Conrad II dit le Salique et de Gisèle de Souabe.
En 1495, Eberhard Ier de Wurtemberg dit le Barbu (1445/1496, portrait 1 de droite), est élevé à la dignité de duc de Wurtemberg par l'empereur Maximilien Ier.
Montbéliard reste un comté, mais le duc y étant souverain, on appelle désormais le comté Principauté de Montbéliard. Cet état de fait se maintient plusieurs siècles.
Sous l'impulsion du duc Ulrich Ier de Wurtemberg (1487/1550, portrait 2 de gauche), la principauté, terre d’Empire, passe au luthéranisme entre 1524 et 1538, reconnu par la paix d'Augsbourg de 1555, Ulrich ier de wurtembergGeorges ii de wurtembergselon le principe  tel prince, telle religion.
Par le Traité de Nimègue en 1678, l'Espagne cède le comté de Bourgogne (Franche-Comté) à la France.
En 1680, le Parlement de Besançon réunit le comté de Montbéliard à la France en le déclarant être fief mouvant du comté de Bourgogne, enjoignant au comte Georges II de Wurtemberg (1626/1699, portrait 2 de droite) d'en rendre foi et hommage  au roi de France, Louis XIV.
Par le Traité de Ryswick en 1697, signé entre la France et le Saint-Empire romain germanique, Georges II de Wurtemberg est rétabli en la possession du comté de Montbéliard, des fiefs de Clerval et de Passavant ainsi que des seigneuries de Granges, Héricourt, Blamont, Châtelot, Clémont et autres avec toutefois Bernard de saintesune distinction entre la principauté de Montbéliard, réduite au comté, et les Charles ii eugene de wurtembergautres possessions wurterbourgeoises.
En 1748, les Quatre Terres (terres dépendantes de Héricourt, Châtelot, Clémont et Blamont) sont annexées par la France sous Louis XV, avec l'assentiment de Charles II Eugène de Wurtemberg (1728/1793, portrait 3 de gauche).
En 1793, le représentant en mission, André Antoine Bernard dit de Saintes (1751/1818, portrait 3 de droite), fait occuper la principauté de Montbéliard et la déclare conquise à la France.

 

 Louis de Montbéliard ou de Scarpone  (1015/1075)  Comte de france

Famille : Maison de Scarpone.
Il est le fils de Richwin de Charpeigne  et de son épouse, Mathilde Hildegarde d’Eguisheim.

Mon arbre généalogique : n° sosa 3 773 580 824++ en 32ème génération.

Biographie : Il est né vers 1015 et décédé vers 1075.
Sophie (1018/1093) et sa sœur Béatrice de Bar (-/1076), filles de Frédéric II (995/1026), comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie, ont été recueillies en 1033 par Gisele de souabeleur tante maternelle, Gisèle de Souabe (995/1043, portrait de gauche), épouse de l’empereur germanique Conrad II dit le Salique. La Haute-Lotharingie, est confiée au comte de Verdun, Gothelon Ier (967/1044)  mais l’empereur souhaitant renforcer son influence face à la maison de Verdun, marie sa nièce Sophie à Louis en 1038.
Ce mariage lui apporte le comté de Bar et la seigneurie de Mousson.
En 1042, l’empereur lui donne les comtés de Montbéliard, d’Altkirch et de Ferrette.
En 1044, il combat avec succès le comte Renaud Ier de Bourgogne (986/1057)  qui s’est révolté contre l’empereur, avec le comte Gérold de Genève.
En 1047, le duc de Lorraine Godefroy II d’Ardennes dit le Barbu (997/1069) se révolte et est vaincu.  La Lorraine, confisquée, est donnée à Adalbert d’Alsace (1000/1048), puis à Gérard d’Alsace (1030/1070). Parce que son épouse est fille des premiers ducs de Lorraine, Louis revendique le duché, mais l’empereur Henri IV tranche en faveur de Thierry II d’Alsace dit le Vaillant (1040/1115), le fils de Gérard. Ce différend est à l’origine de la rivalité entre les comtes de Bar et les ducs de Lorraine, rivalité qui ne disparaît qu’en 1420, avec René d’Anjou, Isabelle Ière de Lorraine et l’union des deux Maisons.
Louis meurt peu de temps après.

Union et descendance : Il épouse en 1038 Sophie de Bar, comtesse de Bar et de Mousson, fille de Frédéric II de Bar et de son épouse Mathilde de Souabe.
Le couple a plusieurs enfants :
- Thierry (1045/1105), comte de Montbéliard, de Bar et de Mousson, qui suit,
- Bruno,
- Louis, cité en 1080,
- Frédéric (+1092), marquis de Suze,
- Sophie, qui épousera Folmar, comte de Froburg,
- Béatrice (+1092) qui épousera Berthold Ier de Zähringen, duc de Carinthie,
- Mathilde, qui épousera Hugues de Dagsbourg.

 Thierry Ier de Montbéliard (1045/1103)  Comte de france

Famille : Il est le fils des précédents.

Mon arbre généalogique : n° sosa 1 886 790 412++ en 31ème génération.

Biographie : Il est comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette de 1076 à 1103, comte de Bar et seigneur de Mousson de 1076 à 1103 et comte de Verdun de 1096 à 1103.
Il nait vers 1045 et décède le 2 janvier 1103.
À la mort de son père, il revendique la succession du duché de Lorraine, que son père avait déjà revendiqué. Il est débouté par l'empereur Henri IV du Saint-Empire.
En représailles, il ravage l'évêché de Metz, mais il est vaincu par Adalbéron III, évêque de Metz, et le duc de Lorraine Thierry II dit le Vaillant.
Réconcilié avec l'Église, il fonde une abbaye à Haguenau en 1074 et fait rebâtir l'église de Montbéliard en 1080.
Il ne participe ni au concile de Clermont en 1095, ni aux croisades, mais y envoie son fils, Louis, qui en revient en 1102 et est assassiné un an plus tard.
En 1100, l'évêque de Verdun lui donne le comté à titre viager, mais les rapports entre les pouvoirs temporel et spirituel sont mouvementés.

Union et descendance : Il épouse en 1065 Ermentrude de Bourgogne (1055/1105), fille de Guillaume Ier, comte de Bourgogne, et de son épouse, Étiennette de Bourgogne. Le couple a plusieurs enfants :
- Thierry II (1081/ 1163), comte de Montbéliard ;
- Louis (+1103), chevalier croisé, mort assassiné un an après son retour de croisade ;
- Frédéric Ier (+1160), comte de Ferrette et d'Altkirch ;
- Renaud Ier dit le Borgne (1080/ 1149), comte de Bar et seigneur de Mousson, qui suit ;
- Étienne (+1162), évêque de Metz ;
- Guillaume, mort avant 1105 ;
- Hugues, cité en 1105, probablement religieux, car il ne bénéficie pas du partage des possessions de son père ;
- Gunthilde (+1331), abbesse de Biblisheim ;
- Agnès (1082/1176), comtesse de Langenstein et de Salm.

 Renaud Ier de Bar dit le Borgne (1080/1149)    Comte de france

Famille : Fils du précédent.

Mon arbre généalogique : n° sosa 943 395 206++ en 30ème génération.

Biographie : Il nait vers 1080 à Bar-le-Duc et décède en mer Méditerranée le 10 mars 1149.
Il est comte de Bar et seigneur de Mousson de 1105 à 1149, comte de Verdun de 1105 à 1134.

En 1102, il devient avoué de l’abbaye de Saint-Pierremont. À la mort de son père, il obtient le comté de Bar et Mousson en partage. L’évêque de Verdun lui confie le comté de Verdun.
Il est très souvent en conflit avec l’évêque, étant trop puissant pour être le vassal de ce dernier, à tel point qu’il est plusieurs fois déposé du comté de Verdun et y renonce définitivement en 1134.
Pendant la querelle des Investitures, il est partisan du pape et combat l’évêque de Verdun, partisan de l’empereur. En 1113, l’empereur Henri V du Saint-Empire (1086/1125) intervient dans la lutte, prend d’assaut le château de Bar et fait prisonnier Renaud. Il n’est libéré qu’après avoir juré fidélité et prêté hommage.
Il combat pour agrandir son domaine meusien en cherchant à récupérer l’héritage meusien de Godefroy III de Lotharingie dit le Bossu (+1076). Il obtient Stenay et Mouzay de l’évêque de Verdun en 1100, puis Briey vers 1130. En 1134, en abandonnant ses droits sur le comté de Verdun, il reçoit Clermont-en-Argonne. Godefroy de Bouillon avait cédé Bouillon à l’évêque de Liège en précisant que s’il revenait de Terre sainte, il pourrait racheter la seigneurie, et autorisant cette faculté à ses héritiers. Renaud, se posant en héritier, réclame la ville et, devant le refus de l’évêque, la prend d’assaut en 1134. Il doit cependant la rendre en 1140.
Il semble être en bons termes avec son voisin Simon Ier de Lorraine dit le Grois (1096/1139).
Dès 1128, il avait émis le vœu de se croiser, mais ses différentes préoccupations l’en avait empêché. Il s’engage dans la seconde croisade de 1146 à 1149 avec ses fils Renaud et Thierry, et meurt pendant le retour.

Union et descendance : D’une première épouse inconnue, il a un fils né en 1113 et mort avant 1120.

Il se remarie en 1120 avec Gisèle de Vaudémont (1090/1141), veuve de Renard III de Dampierre, comte de Toul, fille de Gérard Ier, comte de Vaudémont (voir « Visages de Meurthe-et-Moselle »), et d’Hedwige de Dagsbourg.
Le couple a plusieurs enfants :
- Hugues (1120/1141) ;
- Agnès Adélaïde, qui épousera vers 1140 le comte Albert Ier de Chiny, et cette branche part vers la Belgique ;
- Clémence, qui épousera vers 1140  le comte Renaud II de Clermont, puis Thibaut III de Crépy ;
- Renaud II (1115/1170), comte de Bar ;
- Thierry (+1171), 54ème évêque de Metz ;
- Mathilde, qui épousera le comte Conrad Ier de Kyrbourg ;
- Stéphanie, dame de Commercy, qui épousera Hugues III de Broyes.

                                                 

 

Date de dernière mise à jour : 17/11/2017