Auzouville-Auberbosc

Auzouville adm

Petite commune du Pays de Caux, issue de la fusion entre Auzouville-sur-Fauville et Auberbosc en 1828, à laquelle s'ajoutent de nombreux hameaux.
Un document du XVIIIème siècle décrit ce village comme « une misérable petite paroisse ».
L'économie est avant tout fondée sur l'agriculture qui occupe 87% du territoire.

Drapeau francais fond blancHistoire

Auzouville : Le nom de la localité est attesté sous la forme Osouvilla en 1220.
Le toponyme médiéval en ville signifie en ancien français « domaine rural »  issu du gallo-romain villa « grand domaine rural », très fréquent sous cette forme dans la toponymie en Normandie depuis le Xème siècle.
L’anthroponyme Auzou représente le nom  d’un  anglo-scandinave Osulf, propriétaire de ce grand domaine rural.
Homonymie en Seine-Maritime avec Auzouville-l'Esneval (Yerville, Osulfi villae 1074) ; Auzouville-sur-Ry (Darnétal, Osulvilla 1015) ; Auzouville-sur-Saâne (Bacqueville, Osulvilla 1083 - 1087).
Auberbosc : Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Ober boscus à la fin du XIIème siècle.
Le toponyme médiéval bosc signifie bois, L’anthroponyme Auber représente le nom d’un anglo-scandinave Osbern, donc le bois d'Osbern.

En 1402, Geoffroy d'Auzouville et Hennequin d'Auberbosc participèrent à la conquête des îles Canaries sous les ordres de Jean de Béthencourt.
En 1990, l’école primaire du village est fermée, la classe est transférée à Fauville-en-Caux.

Un projet de regrouper sept communes en une seule, totalisant  environ 4 000 habitants, est à l’étude par les maires d’Auzouville-Auberbosc, Bermonville, Bennetot, Sainte-Marguerite-sur-Fauville, Saint-Pierre-Lavis, Ricarville et Fauville et devrait voir le jour au 1er janvier 2017.

Patrimoine

L’Église Saint-Léger, de construction progressive du XIIème siècle au XVIIIème siècle, est un édifice de plan allongé comportant un vaisseau en deux volumes avec une nef en pierre blanche à travées matérialisés par des baies en arc brisé et des contreforts du XVIème siècle, un chœur à abside semi-circulaire en brique silex et calcaire avec des ouvertures en plein cintre reconstruit vers 1756, un toit à longs pans en ardoise. Le vaisseau est précédé d'un clocher-porche de plan carré, ajouté en 1700, surmonté d'une flèche polygonale en ardoise.
Elle va faire prochainement l’objet d’importants travaux de restauration.

La Poulaillerie, manoir à pans de bois du XVIème siècle, situé dans le hameau du même nom sur la route de Fauville.
Jadis couvert d’un toit en chaume, sa toiture aujourd'hui ardoisée ne retire rien au style cauchois qui le caractérise : colombages d’un brun foncé sur murs très blancs, verticaux au rez-de-chaussée et en croix de Saint-André à l’étage, petites ouvertures jumelées typiques de la région, boiseries en encorbellement sculptées avec sur l’extremité du bâtiment les silhouettes de Saint-Pierre et Saint-Paul, au-dessus de la porte d’entrée des anges.
A l'intérieur : une cheminée massive en pierre au-dessus de laquelle sont sculptés des médaillons de personnages avec au milieu une levrette héraldique, témoins d’une présence Renaissance, un buffet vitré, typiquement cauchois daté de 1836, avec une corniche sculptée de fleurs et de fruits, une table rustique, des assiettes de Rouen, un escalier Louis XIII...
Au-delà des grands arbres qui entourent la maison s’étendent des pommeraies.

De nombreux clos-masure sont présents sur la commune. Paysage emblématique du Pays de Caux, perçu comme une architecture paysagère associée à une forme d’habitat originale, le clos-masure suscite actuellement un intérêt scientifique alors qu’il est menacé. Paysage inclassable pour les géographes, il demeure aussi une énigme pour les historiens.
L’UNESCO envisage d’inscrire au patrimoine mondial les clos masure du Pays de Caux.

Clos masure texteClos masure d auzouville

Hameaux, lieux dits et écarts

Hameau joyeux, la Poulaillerie, la Ribetterie, le Moulin, le Passe-vite, le Tronçay, les Parquets, Ronfrebosc.

Evolution de la population

Auzouville auberbosc demo

Nos ancêtres d’Auzouville-Auberbosc…

Naissance/baptême :
JOUTEL Marie Marguerite (sosa 4039G12) vers 1640.

Décès/inhumation :
TALBOT Anne Marguerite (sosa 1995G11), épouse de HEMARD Guillaume (sosa 1994G11) le 23 septembre 1725.

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia, Communauté de communes « Cœur de Caux », Regroupement de communes, Observatoire du patrimoine religieux, Les clos masure en Pays de Caux, Esprit cauchois.

Date de dernière mise à jour : 02/07/2016