Bennetot

Bennetot blason

Cette petite commune rurale du Pays de Caux a connu une forte poussée démographique passant de 97 habitants au recensement de 1990 à 184 habitants à celui de 2008.
Sa population est plutôt jeune puisque 1/3 de ses habitants a moins de 18 ans.

2000px blason bennetot svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Taillé : au 1) d’or à la crosse d’abbé de gueules senestrée d’une croix de malte de sable, au 2) de sinople aux deux léopards d’or passant d’un sur l’autre.

Drapeau francais fond blancHistoire

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Bernetot en 1032 et 1035.
Toponyme anglo-scandinave en tot, appellatif issu du vieux scandinave topt « terrain construit, ferme ».
Le premier élément se rapporte au nom anglo-saxon Beorn.

Bennetot existait bien avant les invasions normandes comme l’indique la présence de tot dans le nom..
Le patronage de l'église est donné à l'Abbaye de Fécamp mais le seigneur de Bennetot et l'abbé de la Sainte-Trinité de Fécamp sont présents alternativement à la cure.
Il y a encore au XIXème siècle, une foire importante le 30 novembre, en souvenir du pèlerinage de saint André, patron de la paroisse.

Seigneurs et gens de noblesse

Au XVème siècle, cette seigneurie appartient à Michel de Bracquemont.
En 1493, meurt Colart de Canouville, chevalier, seigneur de Bennetot, Ypreville, Normanville…, époux de Marie Lasne, dame de Bennetot.
En 1497, aveu de dénombrement de Jacques de Canouville, écuyer, seigneur de Bennetot, Ypreville, Normanville… au droit de sa mère, Marie Lasne. Une portion de fief noble appartient à Jean Durant d’Ypreville, une portion du fief de Soreng à Pierre de Bavent, écuyer, et une portion de fief à Louis de Neuville.
La seigneurie passe par mariage à la famille Aubert de Vertot, au début du XVIIème siècle.

Patrimoine

Le manoir des Vertot, un des plus beaux exemples de l'architecture cauchoise du XVIème et XVIIème siècle, est la maison natale de l’abbé de Vertot, historiographe de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, auteur en 1726 d'une monumentale Histoire des chevaliers de Malte, en sept tomes (voir § « Personnalités »).
Ce manoir, propriété de la famille Barbier de Préville, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1991. Aujourd’hui, il propose à la location des chambres, des salles de réception et des boxes pour chevaux.

L'église, dédiée à Saint André et à Saint Eutrope, en brique et silex, a été entièrement réédifiée vers 1656 par François Aubert de Vertot, en action de grâces pour la naissance de son fils cadet qui deviendra l’abbé de Vertot.
En 1882, importante rénovation du chœur, à l'initiative du maire. Cet « embellissement » fait disparaître le maître-autel et son retable, datant des XVIIème et XVIIIème siècles.
Les fonts baptismaux et la poutre de gloire sont du XVIIème siècle et on peut voir sur la poutre, un christ polychrome de l'époque.
Sous le clocher-porche, on distingue les restes d'une litre funéraire, avec le blason des Aubert de Vertot. Un drap mortuaire brodé d'or et de soie, portant des blasons, donné par les parents de l'abbé à la confrérie des Charitons de Bennetot, est confié au Musée des Antiquités de Rouen, en 1886.

Le calvaire du cimetière est en grès sculpté sur ses deux faces et daté de 1629, avec de face, le Christ en croix et au revers, une Vierge à l'Enfant.

Personnalités liées à la commune

René Aubert de Vertot, 1655/1733, né à Bennetot, historien et écrivain, est le second fils de François Aubert de Bennetot, un gentilhomme assez pauvre, mais allié à toutes les grandes maisons de NormandieRene aubert de vertot et de dame Louise Delangres de Mannevillette. Son frère aîné meut jeune, sans descendance, il était chambellan de Monsieur, frère de Louis XIV.
René embrasse l'état ecclésiastique, non par arrangement de famille, mais par vocation véritable. Ancien élève des Jésuites de Rouen, il est successivement capucin, prémontré, prieur de Joyenval, chanoine de l'ordre de Saint-Augustin, docteur ès lois et membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Le duc d'Orléans, fils du régent, le nomme secrétaire-interprète, puis secrétaire des commandements de la princesse de Bade, qu'il vient d'épouser. L'abbé de Vertot a un revenu considérable, un logement au Palais-Royal et la dernière partie de sa vie se passe dans l'aisance et le repos.
Il est inhumé le 15 juin 1733 dans l'église Saint-Eustache, à Paris.

Hameaux, lieux dits et écarts

La Maison Rouge, le Bois Carré, le Boos, les Trois fermes, le manoir des Vertot.

Evolution de la population

Bennetot seine maritime demo

Nos ancêtres de Bennetot …

Naissances/baptêmes :
CHAULIEU Marie (sosa 1997G11) vers 1680.
COUTURIER Catherine (sosa 999G10) le 19 septembre 1720.

Unions :
GREVERAN Jacques (sosa 998G10) avec COUTURIER Catherine (sosa 999G10) le 28 avril 1749.
COUTURIER Jean (sosa 1998G11) avec GREVERAN Jeanne (sosa 1999G11) le 10 novembre 1704.
GREVERAN Louis (sosa 1996G11) avec CHAULIEU Marie (sosa 1997G11) le 7 janvier 1702.
GREVERAN Jacques (sosa 998G10) avec COUTURIER Catherine (sosa 999G10) le 28 avril 1749.

Décès/inhumation :
GENEST Anne (sosa 3999G12), épouse de GREVERAN Charles (sosa 3998G12), le 19 septembre 1701.
CHAULIEU Marie (sosa 1997G11), épouse de GREVERAN Louis (sosa 1996G11), avant 1749.
GREVERAN Jeanne (sosa 1999G11), épouse de COUTURIER Jean (sosa 1998G11), le 3 mai 1749.
GREVERAN Louis (sosa 1996G11), époux de CHAULIEU Marie (sosa 1997G11), avant 1749.
GREVERAN Jacques (sosa 998G10), époux de COUTURIER Catherine (sosa 999G10), le 30 novembre 1766. Il était menuisier.
COUTURIER Catherine (sosa 999G10), veuve de GREVERAN Jacques (sosa 998G10), le 28 septembre 1787.

Domiciles :
GREVERAN Jacques (sosa 998G10) et sa famille y demeure en 1773 et probablement toute leur vie.

 


 

Sources
Sites et photo :
Wikipedia.

Date de dernière mise à jour : 17/07/2016