Saint-Martin-aux-Buneaux

Les Petites-Dalles

Voir diaporama "Les Grandes-Dalles" sur la page de Sassetot-le-Mauconduit.

Saint martin aux buneaux seine maritime adm

Situé sur le plateau cauchois, Saint-Martin-aux-Buneaux possède des limites naturelles : la Manche au Nord-Ouest, la valleuse du Port au Nord-Est et la grande valleuse des Petites-Dalles au Sud-Ouest ; et des limites artificielles côté plateau au Sud-Est.
Les communes limitrophes sont : Sassetot-le-Mauconduit, Vinnemerville, Butot-Venesville, Auberville-la-Manuel et Veulettes-sur-Mer.
Le centre du village s’articule autour de l’intersection des RD 68 et RD 79 avec la mairie (ancienne et nouvelle), les écoles, l’église et le château. Curieusement, le centre ne semble pas être considéré comme tel puisqu’il est nommé le hameau de l’église.
Saint-Martin-aux-Buneaux est plutôt une mosaïque d’habitats. On trouve les caractéristiques du village-rue (la Grand’Rue), de l’habitat groupé propre à l’openfield (le Marché), de l’habitat dispersé (les hameaux), des lotissements (les résidences), de l’architecture balnéaire (les villas des Petites-Dalles) et des maisons de pêcheurs.

Blason saint martin aux buneaux svgHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
d’azur à la demi-barre à roue et à la demi-ancre accolées en chef à dextre et aux trois épis de blé et au bleuet en bouquet en pointe à senestre, le tout d’or, à la bordure du même, à la barre d’argent chargée d’une crosse de sable brochant sur le tout.

Drapeau francais fond blancHistoire

Sancti Martini ad Burneaus est mentionné pour la première fois en 1235 mais l’origine du village semble être bien antérieure.
Le nom ancien pour les Petites-Dalles apparait sous la forme latinisée Daletis et son diminutif Dalis dans une charte de 1252. Dales est devenu les Grandes-Dalles et Dalettes, les Petites-Dalles.

Les vestiges néolithiques mis au jour près du Yaume, la découverte d’une flèche ancienne ainsi que les débris gallo-romains et la nécropole franque fouillée aux Petites-Dalles, tendent à démontrer que les plus anciennes implantations humaines sont plutôt situées à l’entrée des valleuses, côté plateau.
Saint-Martin-aux-Buneaux, village côtier, est peuplé de gens de la mer et de gens de la terre. Les premiers constituent un véritable vivier de marins pour les capitaines de navires, soit pour guerroyer : on trouve, Pierre du Val, écuyer, qui fait prisonnier l’équipage d’un navire anglais en 1386, soit pour pratiquer  la pêche côtière à partir du port d’échouage des Petites-Dalles. Les seconds élèvent des moutons, tissent à domicile ou cultivent les terres.Saint martin aux buneaux seine maritime cheminee sculptee 1
Avec la Renaissance, le village connait de grands bouleversements. La taille du grès provenant des carrières voisines est rendue possible et la région se couvre d’édifices religieux et civils. De grandes demeures sortent de terre, propriétés de riches armateurs partis faire fortune en rapportant le bois de braise (colorant rouge) du Brésil pour les teinturiers rouennais. Un nouveau château sort de terre, les cheminées des logis de fermes (photo ci-contre) s’ornent de jambages en grès sculpté représentant des Indiens d’Amérique du Sud croisés par nos valeureux navigateurs ou des ancres marines. Des croix de grès apparaissent également à la croisée des chemins et dans le cimetière. Les puits à marée reçoivent de magnifiques margelles aux courbes harmonieuses.
Sous l’Ancien Régime, Saint-Martin dépend, pour l’autorité civile, du baillage de Cany et de l’élection de Caudebec. Pour l’autorité religieuse, il relève du diocèse de Rouen, de l’archidiaconé du Grand Caux, du doyenné de Valmont, de la titulature de Saint Martin et du patronage du seigneur.
Après les désastres de la Guerre de Cent Ans et les épidémies, l’essor démographique est tel qu’il entraîne l’agrandissement de l’église et conforte l’existence d’une foire très importante le 19 septembre ainsi que d’un marché le vendredi.
À la Révolution, il semble que le village ne change pas de nom.
En 1790, la commune fait partie du district de Cany, canton de Sassetot-le-Mauconduit. En l’an VIII (1799), elle est rattachée à l’arrondissement d’Yvetot, canton de Cany. En 1926, elle intègre l’arrondissement de Dieppe.
Au XIXème siècle, la grande pêche à Terre-Neuve et les mutations agricoles (culture du lin et de la betterave à sucre, apparition de l’élevage bovin) continuent à maintenir un certain niveau de population jusqu’à la Grande Guerre. Parallèlement, la transformation du hameau de pêcheurs des Petites-Dalles en lieu de villégiature bourgeoise à partir de 1860 se conjugue avec l’arrivée des estivants, la construction de villas balnéaires et la mode des bains de mer.
Le village souffre des différentes guerres : occupation prussienne en 1870,  nombreux morts au front en 1914-1918, endroit stratégique pour les Allemands en 1939-1945.
Le 10 juin 1940, Rommel, à la tête de la 7e division de panzers, atteint la Manche aux Petites-Dalles, fermant ainsi aux troupes françaises et anglaises la route vers Le Havre et Fécamp.
La seconde partie du XXème siècle voit de nombreux changements s’opérer, notamment la mise en place de la Politique Agricole Commune (PAC) et la disparition programmée des petites fermes. Le Grand Métier a disparu lui aussi et la cérémonie de la Saint-Pierre des Marins n’a plus lieu en février lors du départ sur les bancs mais en août pour le tourisme. Commerces et artisans déclinent inexorablement, tout comme les petites industries locales (atelier de confection au Val, ramassage des galets au port, serres à Septimanville, charcuterie industrielle dans la Grand’Rue, etc…).

Le port des Petites-Dalles

La pêche y a vraisemblablement été pratiquée très tôt.
Richard iiII faut attendre le XIème siècle pour trouver la première mention indirecte de la vocation portuaire de cette vallée. Par une charte de 1025, le duc de Normandie, Richard II 960/1023 (portrait de gauche), confirme la donation à l'abbaye de Fécamp, de la seigneurie côtière et des droits de mer sur 45 kms de la côte cauchoise depuis un point à l'Ouest d'Yport, jusqu'à un point à mi-chemin entre Saint-Valéry-en-Caux et Dieppe. Geoffrey plantagenetLes Petites-Dalles sont situés entre ces deux limites. Cette donation est confirmée en 1144 et en 1151 par Geoffroy Plantagenet 1113/1151 (portrait de droite). Les ports visés par ces chartes sont des ports d'échouage. Ce n'est que plus tard que quelques-uns deviendront des ports de pleine eau.
A Saint-Valéry-en-Caux, dès 1239, puis à Veulettes en 1263, les moines font établir des hables (ports intérieurs). Le port de pleine eau de Veulettes disparait très rapidement. Sans doute en raison de sa trop grande proximité avec celui de Saint-Valéry.
En 1728, François Sicard donne des indications chiffrées précises sur les flottilles des ports compris dans l’amirauté de Saint-Valéry-en-Caux. En dehors de Saint-Valéry, il n'y a des barques de pêche que dans trois ports d'échouage : Veulettes, les Grandes et Petites-Dalles. La pêche locale mobilise les moyens suivants, aux Petites-Dalles : 9 bateaux de 6 tonneaux et 17 pêcheurs riverains, aux Grandes-Dalles : 1 bateau de 20 tonneaux, 8 de 5 tonneaux et 4 pêcheurs riverains.
L'équipage des bateaux de 6 tonneaux doit être comparable à celui des caïques d'Yport, aux XIXème et XXème siècles, qui comprennent 6 hommes, le patron et un mousse. Le nombre de pêcheurs pour la seule flotte des Petites-Dalles doit donc atteindre 70 à 80 personnes. Au total, en ajoutant les pêcheurs embarqués dans les ports voisins et les 17 pêcheurs à pied, leur nombre doit approcher la centaine.
Pour les années 1735 et 1751, l'abbé Cochet donne des chiffres comparables à ceux du rapport Sicard de 1728. Il précise, en outre, qu'il y a 7 cabestans aux Grandes-Dalles.
Lors d'une tempête au XVIIIème siècle, quatorze bateaux des Dalles et leurs équipages disparaissent. Cette perte représente plus des trois quarts des flottes des Grandes-Dalles et Petites-Dalles.  La marine de ces vallées ne s'est pas relevée de cette catastrophe qui dépeupla le pays (Abbé Cochet, 1864). Aux XIXème et XXème siècles, les pêcheurs professionnels sont pour la plupart enrôlés dans les ports voisins pour la pêche sur les bancs de Terre-Neuve, ce qui semble confirmer que la flotte des Dalles n'a jamais été reconstituée.
Aux Petites-Dalles, les barques en bois et les pêcheurs professionnels ont aujourd’hui disparu.

Seigneurs et gens de noblesse

Difficile de savoir si la puissante seigneurie qui s’installe sous les premiers Capétiens est d’origine franque (Busnel/Bunel) ou viking (Bunouf).
Au début du XIIIème siècle la paroisse est désignée sous le vocable de Sancti-Martini-ad-Burneaus, nom provenant de deux familles, les Bunel et les Saint-Martin qui se partagent le territoire.

Puis, on rencontre :
Nicolas Harnois, avocat général au parlement de Rouen, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux, qui épouse Geneviève de Villy.
Jean Harnois, fils du précédent, écuyer, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux, qui épouse Catherine Jubert.
Robert Harnois, fils du précédent, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux et autres lieux, qui épouse Madeleine Le Parmentier.
Charles Harnois, fils du précédent, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux et châtelain de Blanques, qui épouse Suzanne de Bailleul.

Viennent ensuite :
Jacques de Civille, écuyer, seigneur et patron de Saint-Martin-aux-Buneaux, qui épouse Catherine Le Gendre vers 1518.
Alonce de Civille, fils du précédent, écuyer, seigneur et patron de Saint-Martin-aux-Buneaux, qui épouse Catherine de Hautot.
Marie de Civille, fille du précédent, dame de Saint-Martin-aux-Buneaux, qui épouse en 1556, Guillaume Jubert, seigneur d’Harquency, conseiller en la Cour des Aides de Rouen.
Alonce Jubert, fils du précédent, seigneur d’Harquency, Beuzevilette, Saint-Martin-aux-Buneaux, président de  la Cour des Aides de Rouen, qui épouse sa cousine germaine Françoise de Civille.
Jacques Jubert, fils des précédents, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux, est conseiller du roi en ses Conseils et maître ordinaire des requêtes de son hôtel.
Le domaine ne change pas de main jusqu’à la Révolution.

On trouve enfin Jean Robert Bigot de Sommesnil 1724/1790, seigneur de Saint-Martin-aux-Buneaux, Vinnemerville et Sassetot-le-Mauconduit, vraisemblablement après la Révolution. Il est l'époux de Françoise Duhamel de Melmont.

Personnages liés à la communePierre beregovoy

Pierre Bérégovoy 1925/1993 (photo de droite), homme politique français, premier ministre de François Mitterrand, possède une résidence secondaire à Saint-Martin-aux-Buneaux.

Pierre cardinalPierre Cardinal 1924/1998 (photo de gauche), frère aîné de l’écrivain Marie Cardinal, né d’une famille d'industriels aisés. Profondément marqué par la guerre, et par la figure charismatique du général de Gaulle, il s’engage en 1944 comme volontaire dans l’armée française, participe au débarquement en Provence, et traverse la France avec l’armée du général de Lattre de Tassigny. Après la guerre, il retourne en Algérie pour achever ses études secondaires au lycée d’Alger, puis étudie à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques à Paris, avant d’y enseigner la mise en scène. Metteur en scène, réalisateur et scénariste, il est décédé et inhumé à Saint-Martin-aux-Buneaux où il résidait.Pierre blouin

Pierre Blouin 1927/2015 (photo de droite), diplomate : Attaché d’ambassade en Egypte et Turquie, deuxième secrétaire au Soudan, premier secrétaire en Guinée, en Belgique et en Syrie, deuxième conseiller en Egypte et Ethiopie, ambassadeur en République Arabe du Yémen et au Koweit, ambassadeur au Soudan et en Libye, ministre plénipotentiaire hors classe. Il est Officier de la Légion d’honneur, Chevalier de l’ordre national du Mérite, de l’ordre du Mérite de 2e classe (Egypte), de l’ordre des Deux-Nil de 1e classe (Soudan) et Commandeur de l’ordre éthiopien de Ménélik. Né à Sainte-Adresse, il est décédé à Saint-Martin-aux-Buneaux.

Jules verneMichel verneJules Verne 1828/1905 (photo de gauche) et son fils Michel 1861/1925 (photo de droite).
Michel Verne, fils de Jules, a pour habitude de passer ses vacances aux Petites-Dalles avec sa femme et ses enfants. Il y reçoit son père et sa mère en août 1890, occasion de leur réconciliation car Jules a toujours refusé de faire connaissance avec la nouvelle femme de son fils. Jules Verne y séjourne de nouveau en 1899. Jules Verne y termine son roman Bourses de voyage, publié en 1903.

De nombreuses autres personnalités défilent aux Petites-Dalles,
des peintres : Eugène Delacroix 1798/1863, Eugène Boudin 1824/1898, Camille Pissarro 1830/1903), Claude Monet 1840/1926, Berthe Morisot 1841/1895, Henri Bellery-Desfontaines 1867/1909,
des écrivains : Ernest Daudet 1837/1921, Alphonse Daudet 1840/1897, Hector Malot 1830/1907, Henri Opper de Blowitz 1825/1903, Georges Perec 1936/1982,
des comédiens : Maryse Mourer alias Martine Carol 1920/1967, Sarah Bernhardt 1844/1923, Brad Pitt (1963/-) à l'occasion du tournage d'une publicité,
des hommes d’Etat : Henri Poincaré 1854/1912, l'impératrice Élisabeth d'Autriche, Sissi 1837/1898 (voir page sur Sassetot-le-Mauconduit),
ou encore : Louis Leprince-Ringuet 1901/2000 physicien, Jean Loup Sieff 1933/2000 photographe, Gustave Eiffel 1832/1923 ingénieur, Jean-Philippe Lauer 1902/2001 égyptologue…

Flore et Faune

Saint-Martin-aux-Buneaux (et ses environs) est une zone de frontière entre deux écosystèmes voisins : le milieu maritime et le milieu continental. La séparation est très nette car il n’y a pas d’interpénétration. Cependant, cette lisière est élargie grâce aux trois valleuses (le Val, le Fond de Villon et les Petites-Dalles).

Le plateau : C’est un paysage de champs ouverts avec clos-masures, chemins creux, polyculture et élevage.
Les talus plantés (hêtres, chênes, pins maritimes et pins d’Autriche), les haies (troènes, charmilles), les vergers (pommiers à cidre, poiriers de coq), les maisons rurales enrichissent la faune de l’openfield traditionnel. On trouve les animaux inféodés aux plantes cultivées (mouche grise du blé, campagnol des champs, etc...) ainsi que le lièvre, la perdrix et le sanglier.

Les valleuses : On remarque la présence de chiendent littoral sur la pelouse du Val et d’orchidées sur la partie calcicole de la pelouse des Petites-Dalles. En s’éloignant de la mer, ces pelouses laissent place à des formations basses (fourrés à ronces, landes à ajoncs et prunelliers). Celles-ci sont très importantes pour les oiseaux migrateurs ou sédentaires qui suivent la côte (passereaux) alors que les mares sur la falaise attirent canards et petits limicoles. Dans ces parties buissonnantes, on trouve aussi des vipères, des couleuvres à collier et des lapins (sans oublier leur prédateur naturel, le renard).
Dans les valleuses boisées, ou couvertes de landes, on observe davantage de prédateurs rapaces (faucon crécerelle, buse et chouette hulotte) et de prédateurs mammifères (renard, blaireau, fouine, belette et putois). On note également un plus grand nombre d’oiseaux de passage (pic épeichette, pinsons du Nord et grives nordiques). Enfin l’équilibre des populations de petits mammifères (musaraigne, mulot) y est aussi meilleur grâce à la plus forte densité des prédateurs.

Patrimoine

L’église Saint-Martin, à deux vaisseaux, est considérablement remaniée à plusieurs reprises au cours des siècles. Les parties les plus anciennes de la nef, sur la partie arrière du mur Sud, date du XIème siècle. La façade Ouest du XIIIème siècle, les deux contreforts de chaque côté du porche d’entrée du XVIème siècle.
L’importance de la population au XVIème siècle entraîne l’ajout d’une deuxième nef au Nord. Une ébauche de transept, bien visible à l’intérieur sur le mur Nord de l’église, n’a jamais été concrétisée.
Saint martin aux buneaux seine maritime eglise saint martin porte des chatelainsEn 1699, une porte est ouverte dans le mur Sud de la première nef pour permettre au seigneur de pénétrer directement dans l’église, venant de son château, sans passer par le porche principal réservé à la population. Elle est dite porte des châtelains (photo ci-contre).
Au XVIIIème siècle, les ouvertures du mur Sud de la première nef sont très largement agrandies.
Les voûtes intérieures sont recouvertes d’un lambris en pitchpin en 1910.
Le clocher est endommagé à plusieurs reprises en 1801, puis le 10 septembre 1869, la foudre entraîne un incendie qui le détruit. Il est reconstruit grâce à une souscription parmi la population. Le 11 décembre 1908, la foudre endommage une nouvelle fois le clocher qui est réparé en même temps qu’est posé un paratonnerre. Enfin, le 20 décembre 1962 une tempête le détériore une nouvelle fois, il est reconstruit en 1964 amputé des deux tiers. Antérieurement il était suffisamment élevé pour servir d’amer (repère) aux marins.
A l’intérieur, un certain nombre d’éléments sont inscrits en 1988 sur la liste supplémentaire des objets classés aux Monuments Historiques : le retable latéral et bois peints et dorés du XVIIème siècle, le tabernacle, une toile peinte représentant l’Assomption. Les fonds baptismaux du XVème siècle sont classés en 1993.
Des restes de litres seigneuriales du XVIIIème siècle sont visibles ainsi que les blasons des seigneurs décédés (le droit de litre était un droit seigneurial : au décès du seigneur de l'église, une bande noire était peinte sur les murs de l'édifice sur laquelle les armoiries du défunt se détachaient).
Autrefois, il y avait trois cloches. Deux d’entre elles sont fondues à la Révolution. La troisième est remplacée en 1846 par la cloche actuelle. Elle a pour nom Cécile-Charlotte. En septembre 1885, elle se détache d'un de ses supports, il est remplacé et consolidé. En 1909, la cloche, fêlée, est descendue du clocher et réparée par brasure dans la cour de l’école des garçons.
Complémentaire d'information sur la clocle, cliquez sur ce lien, et sur les vitraux, cliquez sur celui-ci.

La mairie est installée dans l’ancien presbytère, peut-être une ancienne maison d’armateurs.

Le château-fort. Pour asseoir leur pouvoir, les premiers seigneurs Bunel ont édifié un château-fort. Il est détruit sur ordre de Richelieu.  Certaines pierres du donjon sont réemployées dans la construction des édifices voisins (église, logis, etc.…).

Le château, peut-être construit sur les ruines de l’ancien château-fort, est édifié dans la seconde moitié du XVIIème siècle. Les ailes et les parties agricoles datent du XIXème siècle. Le portail, avec entrées piétonnière et charretière, est surmonté, selon la légende, d’un sarcophage contenant le cœur d’un corsaire.
L’édifice est composé d'un étage carré, un sous-sol et un étage de comble, surmonté d'un toit à longs pans couvert d'ardoise.
Dans le parc, un puits marin.

Le monument aux morts rectangulaire, surplombé d’une sculpture en plomb représentant la France, se trouve dans le cimetière à droite devant l’église. Y est gravé Aux enfants morts pour la France et deux plaques sont dédiés à deux habitants morts en déportation.
Il est dû, en 1922, au sculpteur Maxime Real del Sarte 1888/1954.

Saint martin aux buneaux seine maritime four a pain le valLes croix, cliquez sur ce lien.

Le four à pain du hameau du Val (photo ci-contre), cliquez sur ce lien.

La plage des Petites-Dalles entourée de falaises est un écrin ouvert sur la mer. Elle fait partie des sites remarquables de la côte d’Albâtre. Les petites cabines de plages, installées dès le mois de juin nous projettent fin XIXème début du XXème siècle. A marée haute des galets, à marée basse c'est une grande étendue de sable.

La grotte des Petites-Dalles, son entrée est située au pied de l'ancienne carrière sur la route allant de Saint-Martin-aux-Buneaux à Sassetot-le-Mauconduit. Cette grotte a été creusée par l'eau et aurait environ 800 000 ans. En majorité comblée par des alluvions, elle est progressivement déblayée depuis 22 ans. Le dégagement de la cavité a nécessité de déblayer 2 000 m3 d'alluvions.
Elle est actuellement sèche et une partie est ouverte à la visite.

La chapelle des Petites-Dalles, dont la construction se termine en 1893, est bénite par l'abbé Gailhac. Elle s'avère rapidement trop petite et est agrandie à 5 travées par l'ajout d'une sacristie en 1895.

Evolution de la population

Sous le roi Saint Louis, la population du village est  d’environ 100 familles.
Sous le roi Louis XV, on compte 350 feux.
En 1820, l'annuaire de la Seine-Inférieure dénombre 1500 âmes.
En 1850, 1800 habitants.
En 1866, pour les Petites-Dalles, 219 habitants sont recensés côté Saint-Martin-aux-Buneaux et 110 sur Sassetot-le-Mauconduit, soit un total de 329 habitants.

Saint martin aux buneaux seine maritime demo

Hameaux, lieux dits et écarts

La Cour des Champs – Le Fond des Carrières – La Ferme – La Grande rue – Le Beau Soleil – Le Marché – Le Val – Septimanville – Tournetot – Vinchigny…

Les Petites Dalles
Ce hameau de pêcheurs jusqu’au XIXème siècle, se partage entre les communes de Saint-Martin-aux-Buneaux et de Sassetot-le-Mauconduit.
L’arrivée du chemin de fer à Fécamp puis à Cany dans la deuxième moitié du XIXème siècle, joint à la mode des bains de mer, entraîne un afflux de vacanciers, on parle à cette époque de baigneur.
La plage des Petites-Dalles, une des plages les plus proches de la capitale et accessible par le train, devient un lieu de vacances fréquenté par une riche bourgeoisie qui recherche une tranquillité inconnue des plages à la mode comme Dieppe ou Deauville. De nombreuses personnalités de la politique, des arts et du spectacle y viennent (voir § Personnages liés à la commune). Cette célébrité s’estompe après la Première Guerre Mondiale quand l’automobile se démocratise. Les Petites-Dalles deviennent alors ce qu’elles sont restées une charmante plage familiale.
Le village a conservé une délicieuse allure rétro avec ses belles villas anglo-normandes.
Enchâssée entre deux falaises, la plage jouit d’un panorama d’exception immortalisé par des peintres comme Monet ou Pissarro.

Nos ancêtres de Saint-Martin-aux-Buneaux …

Naissances/baptêmes :
DAVOURIE Antoine (sosa 2042G11) le 5 octobre 1683.
DAVOURIE Austreberthe (sosa 1021G10) le 31 août 1716.

Unions :
DAVOURIE Anthoine (sosa 4084G12) et THAUVEL Catherine (sosa 4085G12) vers 1672.
DAVOURIE Antoine (sosa 2042G11) 1er mariage avec GRENIER Magdeleine (hs) le 15 mai 1702, second mariage avec TALLEBOT Françoise (sosa 2043G11) le 17 juin 1713, 3ème mariage avec THAUVEL Marie (hs) le 22 juillet 1721.

Décès/inhumations :
DAVOURIE Anthoine (sosa 4084G12), époux de THAUVEL Catherine (sosa 4085G12), le 24 décembre 1702.
THAUVEL Catherine (sosa 4085G12), veuve de DAVOURIE Anthoine (sosa 4084G12), le 8 décembre 1712.
DAVOURIE Antoine (sosa 2042G11), veuf de GRENIER Magdeleine (hs), de TALLEBOT Françoise (sosa 2043G11) et de THAUVEL Marie (hs), le 18 décembre 1764. Il était couvreur en chaume.
TALLEBOT Françoise (sosa 2043G11), épouse de DAVOURIE Antoine (sosa 2042G11), le 22 octobre 1719.

Carte de Cassini

Saint martin aux buneaux seine maritime carte de cassini

 


 

Sources
Sites et photo : Ne manquez surtout pas la visite du superbe, bien rédigé et  très documenté site de la Mairie de Saint-Martin-aux-Buneaux,
La grotte de Petites-Dalles, Base Mérimée, Le port des Petites-Dalles, Wikipedia,
Livres, documents, revues : Dictionnaire de la noblesse, Tome 10, par Alexandre Aubert de la Chesnaye-Desbois, 1866.

Date de dernière mise à jour : 13/07/2016