Fère-en-Tardenois

Fere en tardenois adm

Chef-lieu du canton, au Sud du département, la commune se situe entre Paris (100 kms) et Reims (50 kms) et se trouve à  22Kms de Château-Thierry et à 25Kms de Soissons. L'Ourcq, dont la source se situe à quelques kilomètres, traverse la ville.
Sa caractéristique géologique est la présence du sable et de grès notamment au parc des Bruyères en sortie de ville ou à la Hottée du Diable en direction de Château-Thierry.

100px blason fere en tardenois 02 svgHéraldique

Blasonnement de la commune : De sinople au fer à cheval d'or couronné du même.

Drapeau francais fond blancHistoire

Nom ancien : Fara in Tardenense, Fère-sur-Ourcq (nom révolutionnaire).
Le "Tardenoisien" est une période préhistorique (le mésolithique : entre 9000 et 4500 ans avant J-C) qui a donné son nom au territoire.
Il est certain que la terre de Fère était, dès le IXème siècle, la propriété d'un seigneur laïc et la capitale du Tardenois. Un concile d'évêques s'y serait tenu en l'année 977. En 1214, Philippe-Auguste affranchit des corvées tous les hommes de Fère et du Valois, sous condition de lui payer annuellement « par chaque cheval fait, 2 sous ; par chaque âne sous le joug, 12 deniers ; et tout homme travaillant de ses mains, 6 deniers ».
La ville de Fère tenait le parti du roi en 1423.
Elle fut prise par les Calvinistes en 1567, par le prince de Condé le 29 novembre 1579, assiégée par les troupes royales françaises en septembre 1580 et par les ligueurs en 1590.
Elle fut pillée par les Espagnols en 1632. Le capitaine Aladin de Moussay qui y commandait, la livra l'année suivante au roi d'Angleterre sous la condition qu'il lui conserverait son commandement.
Deux écoles de sœurs de Genlis furent fondées à Fère en 1743, pour l'instruction des filles pauvres, par M. Gelu, curé de Tannières. Un autre prêtre, M. Leleu, curé de Villeneuve, y fonda à son tour en 1773, conjointement avec sa sœur, un hôpital de trois lits, dont deux pour les habitants de Fère, et un pour ceux de Villeneuve. Il existait en outre dans cette ville avant la révolution, une charité possédant 450 livres de rentes.
On y voyait alors une manufacture de verres.
De nombreux objets antiques ont été trouvés en 1765 dans le parc de Fère, en un lieu dit "Le Bois du Mensonge" : 32 médailles en or du Bas-Empire, une plaque d'or émaillée, deux bagues dont l'une enchâssait une pierre gravée, deux autres pierres gravées représentant l'une une figure drapée, l'autre une femme nue adossée à un arbre, une urne, une lampe funéraire, etc... On trouva avec ces objets un squelette humain couché sur le côté, les bras passés sous la tête, les jambes ployées sous le corps et beaucoup d'autres ossements.
1914/1918, les combats durant la guerre n'ont guère épargnés la commune. Ceux de juillet 1918 furent particulièrement violents. La ville, et en particulier la gare, fut disputée lors de la seconde bataille de la Marne.
Le cimetière américain de Seringes-et-Nesles, le monument en l'hommage de Quentin Roosevelt à Coulonges-Cohan (Chamery), le mémorial en l'honneur de la Rainbow, division de la ferme de la croix rouge, témoignent des batailles de la première guerre mondiale.

La deuxième bataille de la Marne

Mangin« … Le 21 juillet 1918, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement les troupes du Général Mangin (ci-contre), en accumulant contre elle des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français tiennent bon et repoussent les Allemands. Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm.Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds. La victoire française est acquise, mais la lutte continue avec acharnement, car il faut exploiter le succès. Du généralissime jusqu’au plus humble soldat, tout le monde s’y emploie avec la dernière énergie.
Le 24 juillet, la division française du général Roig-Bourdeville enlève Oulchy-la-ville aux Allemands, et ses régiments (5e, 74e et 224e régiments d‘infanterie) capturent 600 prisonniers allemands. Le 25 juillet, Oulchy-le-Château tombe, attaqué de front par le 23e régiment d’infanterie Française et à revers par le 128e régiment d’infanterie, de la division Bablon.
De l’autre côté, l’armée française du général Berthelot est aux abords de Ville-en-Tardenois; et dans un magnifique assaut, le 103e régiment d’infanterie, qui, depuis le 15 juillet, a perdu presque tous ses officiers et 75% de ses effectifs, enlève le village de Romigny aux Allemands.
Le 26 juillet, Von Boëhm lâche la Marne et fait sauter les ponts de l’Ourcq. Le soir, notre infanterie française est à Bruyères, à Villeneuve-sur-Fère et à Courmont. La nuit, on se bat à Ronchères, où l’ennemi résiste, grâce à une puissante artillerie.
Le 27 juillet, Mangin attaque Buzancy, Degoutte traverse Fère-en-Tardenois; Berthelot dépasse Ville-en-Tardenois; l’ennemi tient âprement; ailleurs, il cède et notre cavalerie française cueille des trophées ou parvient difficilement à conserver le contact.
Le 1er août, nos régiments français ont forcé la résistance acharnée des Allemands dans le village d’Hartennes, où les Allemands ont accumulé de puissants moyens; et, le soir, les 206e, 234e et 244e régiments d’infanterie de la division Menvielle enlèvent brillamment les villages de Cramaille et Servenay.Le front de la 10e armée Française atteint, le soir, la ligne de Grand-Rozoy-Cramaille. Dès lors, Von Boëhm, menacé sur ses derrières, va précipiter sa retraite, la couvrant par de petits détachements armés de mitrailleuses, qui ont l’ordre de se sacrifier pour arrêter nos colonnes… » (Source : http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm)

La ferme de Cayenne (25/31 juillet 1918)
« …A 17h20 je vois nos lignes de tirailleurs gravir la côte 184, mais nous ne nous en emparerons pas par une attaque de front. Il sera toujours impossible de nous maintenir sur cette crête dénudée, tant que nous, ne seront pas maître des flanquements, c'est-à-dire de Seringes-et-Nesles et des bois de la ferme Cayenne. Il faut mettre le minimum de troupes sur le billard et progresser par les ailes.
Je donne mes instructions en conséquence et en fin de journée, le bataillon Seurin occupe solidement Seringes
en liaison étroite avec les Américains, qui finissent par se maintenir à Nesles. Quant à la ferme Cayenne elle est d'abord encerclée, puis nous sommes rejetés par une contre-attaque. A gauche, le bois Ovale de la station de Fère-en-Tardenois est le théâtre de durs combats. A 17h, j'assiste à une puissante contre-attaque ennemie précédée d'un formidable marmitage sur Fère-en-Tardenois et ses abords, particulièrement tout le long des berges de l'Ourcq. Les allemands tirent avec du gros calibre et toute la vallée disparaît bientôt dans la poussière et la fumée. Je pense aux pauvres camarades qui se trouvent au milieu de cet enfer !... »
(Source : « 2ème bataille de la Marne 1918 » extrait de « la 62ème DI, Offensive sur l’Ourcq et prise de Fère-en-Tardenois » - http://batmarn2.free.fr)
La ferme de Cayenne sera prise et reprise 7 fois aux Allemands.Après l'armistice, une partie du département est classée en zone rouge et un long travail de désobusage et de reconstruction est mené.

 La ferme de la Croix Rouge (25/26 juillet 1918)
«…le 167e régiment d’Alabama, assisté par l’aile gauche du 168e régiment d’Iowa, a pris d’assaut et capturé la ferme de la Croix Rouge d’une manière qui, par sa bravoure, n’a jamais, à mon avis, été surpassée dans l’histoire militaire. C’est une des rares occasions ou l’usage de la baïonnette fut prévalent. » (Source : Douglas MacArthur, Réminiscences, 1964).
« … le 3e bataillon charge par le Sud et le Sud-Ouest mais il est arrêté par les tirs en provenance de la ferme et des positions allemandes situées en plein champ et le long de la route au sud. La compagnie semble condamnée quand une section, formée à la hâte, de fantassins et de mitrailleurs de la compagnie K et I, avec le support d’un seul mortier, attaque la ferme par le sud. Ils sont rejoints par une force mixte des compagnies K et L qui a déjà anéanti des mitrailleurs allemands à l’est de la ferme et de la route. Pendant que le feu fait rage, les deux forces d’attaque du troisième bataillon, le reste d’une section de la compagnie L, ainsi que deux rescapés de la compagnie F du 168ème régiment balayent l’ennemi pour s’emparer de la ferme aux alentours de 20h. Le feu de l’artillerie allemande continue toute la nuit. A l’aube du 27 Juillet, le champ de bataille est couvert de morts et de blessés américains et allemands mais les allemands se sont retirés...» (Source : http://fermedelacroixrouge.fr/battle-fr).

FochLe décret du 7 août 1918, nommant le général Foch Maréchal de France, motivait cette nomination par le simple résumé des résultats obtenus dans la deuxième victoire de la Marne : «... Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35000 prisonniers allemands, 700 canons allemands et 3300 mitrailleuses allemandes capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliés jetées dans un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement français que superbement exécutée par des chefs et des soldats incomparables. »

Seigneurs et gens de noblesse (source : Dictionnaire historique de Melleville)

Vers 850, Bertrand, comte de Fère-en-Tardenois. Puis la seigneurie passe aux comtes de Vermandois.
1096, Hugues, dit Le Blanc, seigneur de Braine, Fère et La Ferté-Milon.
1110, André de Baudiment, seigneur de Braine et Fère, époux de la sœur du précédent.
1124, Guy de Baudiment, fils du précédent, comte de Braine et seigneur de Fère. Son épouse se prénomme Alix.
1144,  Milon, comte de Bar-sur-Seine.
1152,  Robert 1er, comte de Dreux, frère du roi.
1170, Robert II de Dreux, fils du précédent, seigneur de Fère. Ses épouses sont Mahaut de Bourgogne, comtesse de Nevers, puis Yolande de Coucy.
1224, Pierre de Dreux, dit Mauclerc, comte de Bretagne, seigneur de Fère.
1235, Jean de Dreux, duc de Bretagne, fils du précédent.  Son épouse est  Blanche de Navarre. Après lui, le domaine revint à Yolande sa sœur qui le porta en mariage au suivant...
12.., Hugues, dit Le Brun, sire de Lusignan, comte de Lamarche, lequel l’échangea en 1296 avec Gaucher de Chatillon contre le château et la ville de Fontenay en Saintonge.
1296, Gaucher IV de Chatillon, connétable de France.
1318,  Jean de Chatillon, fils ainé du précédent, seigneur de Fère et Marigny.
1324, Guy de Chatillon, connétable de France, comte de Porcien, seigneur de Fère, 4ème fils de Gaucher IV. Son épouse est Marie de Lorraine. Les habitants de Fère obtinrent de ce seigneur l'abolition de plusieurs servitudes, s'engageant en échange à concourir à la défense du château toutes les fois qu'ils en seraient requis.
1333, Gaucher V de Chatillon, fils du précédent, seigneur de Fère, vicomte de Blaingny. Son épouse est  Isabeau de Coucy. Le 17 Septembre 1363, le Roi Jean-le-Bon lui rend visite dans son château de Fère-en-Tardenois. Sans enfant, il vendit la seigneurie au suivant...
1394, Louis 1er, duc d’Orléans, comte d’Angoulême, seigneur de Fère, terre érigée en pairie en 1399 avec Gandelu. Son épouse est Valentine de Milan.
1407,  Jean II d’Orléans, fils puiné du précédent, comte d’Angoulême.
14.., Jehan de la Personne, vicomte d’Acy et de Nesle, seigneur de Fère, compagnon de Dugesclin 1er. Premier gouverneur de la Bastille en 1385.  Son épouse est Jeanne de Nesle. Il est tué par le suivant...
1430, Guillaume de Flavy, seigneur de Fère par son mariage forcé  avec Blanche d'Overbreuc, fille du précédent, riche héritière âgée de 9 ans. Il avait enfermé le père de cette dernière dans son propre château jusqu'à ce que mort s'ensuive. Celle-ci, lassée des brutalités et infidélités de son mari après 10 ans de mariage, décide de le supprimer avec la complicité de son amant Pierre de Louvain. Flavy est assassiné sous les yeux de sa femme le 9 mars 1449, au château de Nesles-en-Tardenois. Un long procès s'ensuivra mais Blanche bénéficie très vite de lettres de rémission de Charles VII : Flavy avait mauvaise réputation.
Fère entre dans le domaine royal.
1528, Anne de Montmorency, connétable de France. Son épouse est Madeleine de Savoie.
1614, Henri II, duc de Montmorency, fils du précédent, seigneur de Fère et maréchal de France. Condamné à mort et exécuté en 1632 (voir texte ci-après). Cette terre est confisquée en 1634 et donnée au suivant...
1634, Armand de Bourbon, prince de Conti.
16.., François Armand de Bourbon, prince de Conti. Son épouse est Marie Thérèse de Bourbon-Bavière.
17.., Louis Armand de Bourbon, fils du précédent. Son épouse est Louise Elisabeth de Bourbon-Bourbon avec qui il a une fille, Henriette qui porte Fère au suivant...
1752, Louis Philippe, duc d’Orléans. En 1779, il fait démolir le château en partie et vend les matériaux et les meubles. En 1793, ses créanciers s'emparent du reste et le vendent aux enchères à Paris. En 1785, il donne la seigneurie à son fils Louis-Philippe, duc de Chartres, roi de France en 1830.

Henry II de Montmorency (1595/1632)

200px henri ii de montmorency louvreFils  d’Henri 1er de Montmorency et d’Antoinette de La Marck, filleul du roi de France Henri IV, amiral de France à 17 ans, vice-roi de la Nouvelle-France et gouverneur du Languedoc, il est l’époux de Marie Félicie des Ursins.
Au début du XVIème siècle, la Maison de Montmorency était la famille la plus puissante du Royaume. Cependant les guerres de religion ont affaibli les ducs de Montmorency et ont permis l'ascension des Guise, rivaux. Henri II de Montmorency hérite néanmoins de ses prédécesseurs un grand nombre de titres, de domaines et de châteaux (dont celui de Fère-en-Tardenois). Il participe aux guerres contre les protestants, et bat la flotte de Benjamin de Rohan, duc de Soubise, devant La Rochelle en 1625. Maréchal de France en 1630, il intrigue avec Gaston d'Orléans, frère du roi, contre le cardinal de Richelieu. Condamné à mort pour crime de lèse-majesté, il est exécuté à Toulouse le 30 octobre 1632. Ses biens confisqués passent à la Maison de Condé (Conti). Avec lui s’éteint la branche aînée des Montmorency.
La mort du duc de Montmorency, l’un des seigneurs les plus considérables de son temps, est un signe de l’affirmation du pouvoir royal sur la noblesse et sonne la fin de la féodalité. Les précédents Ducs de Montmorency avaient en effet été extrêmement puissants : Maréchaux, Connétables, Grands Maîtres de France, gouverneurs de différentes provinces...

Chroniques communales

Les usines

La fabrique du moulin à tan,  un moulin où l'on broyait les écorces de chêne ou de châtaignier afin d'obtenir du "Tan" ou "Tanin". Jules Charbonniez arriva à Fère en 1873 pour reprendre cette fabrique, il créa l'usine qui occupait, avant la guerre de 1914, 500 ouvriers et ouvrières, et il institua, en faveur de son personnel, différentes œuvres sociales telles que gratuités médicales et pharmaceutiques pour les ouvriers malades ou accidentés, indemnités journalières, secours aux femmes en couches, indemnités pour frais d'enterrement, création de maisons ouvrières.

La fabrique de chaussons « Gaillard » dont il ne reste que des ruines en 1918 après le passage de la Grande Guerre.
Charentaise Fere en tardenois aisne cpa la fabrique de chaussons texte

 

 


(Extrait de « Paroles de nos anciens » de Gérard Boutet)

L’Ourq

Petite Rivière affluente de la Marne en rive droite et sous-affluente de la Seine, elle prend sa source au-dessus de Fère-en-Tardenois. Elle suit une large vallée et rejoint la Marne, en limite des communes de Lizy-sur-Ourcq et Mary-sur-Marne, après un cours d'environ 87Kms. Une partie de son cours est détourné et canalisé au XIXème siècle pour devenir une voie fluviale importante approvisionnant Paris : le canal de l'Ourcq alimente le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis en entrant dans Paris au niveau du bassin de La Villette.
Maurice Georges Bourrié, mon père, s'y baignait étant enfant et y a appris à nager le crawl en imitant les chiens qui traversaient la rivière d'une berge à l'autre.

Les Personnalités liées à la commune

Camille claudelCamille Claudel (1864/1946) est une sculptrice française, sœur du poète, écrivain, diplomate et académicien Paul Claudel. Elle entretien une relation artistique passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de 24 ans son aîné. Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique en 1913, la murant dans un silence total, contribue à sa célébrité.

Honoré Lantenois (1863/1940) ingénieur du Corps des Mines, dirigea le Service géologique de l'Indochine. Il apparaît sous le pseudonyme de Tardenois dans le roman de Jacques Deprat, Herbert Wild de son nom de plume.

Désiré Jules Lesguillier (1825/1889) ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien député de l'Aisne, ancien secrétaire d'État aux Travaux publics sous le ministère de Gambetta, chevalier de la Légion d'honneur, était un ancien élève de l'École polytechnique, dont il sortit premier.
En 1878, il est appelé à la Direction des Chemins de Fer de l'État. En 1881, il est élu député de l'arrondissement de Château-Thierry et en 1885, réélu par le département de l'Aisne au scrutin de liste.
Avant d'entrer dans la vie publique, il avait construit plusieurs lignes importantes de chemin de fer en Espagne. C'est à cette époque qu'il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. 
Il mourut à Fère-en-Tardenois le 26 septembre 1889.

Eugène Roques-Salvaza fut propriétaire du château, y mourut le 3 décembre 1875.

Tableau moreau nelatonÉtienne Moreau-Nélaton (1859/1927) peintre, collectionneur et historien d'art français. Il consacra une partie de sa vie à Fère-en-Tardenois dont il fut un grand bienfaiteur. Il écrit l’histoire de la commune en 3 tomes ainsi que celle "des églises de chez nous" (ci-contre tableau représentant la place de Fère-en-Tardenois). Une rue porte son nom.

Jules Charbonniez, sorti de l'École polytechnique comme ingénieur, s'engagea en 1870 pour la durée de la guerre, quoique marié et père de famille ; sa belle conduite lui valut la croix de la Légion d'honneur. Plusieurs fois maire de Fère, on lui doit les services des eaux et du gaz, les fourneaux économiques (disparus depuis 1918), l'école des garçons, les abattoirs et la suppression de l'octroi. Avec M. Lesguillier, député, il fit toutes les démarches pour l'établissement de la gare où elle se trouve actuellement. C'est en revenant d'une réunion du conseil municipal qu'un grave accident devait le priver d'un œil et, sur ses dernières années, le rendre complètement aveugle. Une rue de Fère-en-Tardenois porte son nom.

Marcel chevalMarcel Cheval (1913/1944) né le 20 janvier 1913 à Fère-en-Tardenois. Il entra à la SNCF comme apprenti, avant d'y exercer la fonction d'ajusteur, puis de sous-chef de brigade pendant la seconde guerre mondiale. Membre de Turma Vengeance (corps-francs SNCF), il a participé à des sabotages sur des locomotives remorquant des trains militaires allemands. Arrêté par la Gestapo le 17 décembre 1943 à Troyes où il était venu préparer de nouveaux sabotages, il a été incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne le 18, transféré à Reims le 19 pour y être interrogé, puis ramené à la prison de Châlons-sur-Marne, le 30 mai. Le 6 juin 1944, il a été condamné à mort par un tribunal militaire allemand et fusillé. Marié, il était père d'une petite fille de 4 ans.
Marcel Cheval est Combattant volontaire de la Résistance, mention DIR, et titulaire de la médaille de la Résistance. 
Le 14 juillet 1950, la Légion d'honneur lui a été décernée à titre posthume et remise à sa fille Jacqueline.

Patrimoine

L'église Sainte-Macre construite sur les vestiges d'une ancienne église par Louise de Savoie, mère de François 1er,  au XVIème siècle. Son style encore gothique, annonce la Renaissance. Une grande partie du mobilier provient de donations de la famille Moreau Nélaton. Les vitraux actuels sont de Luc Simon et ont remplacé ceux de Maurice Denis. Ces derniers ont été retrouvés et la commune travaille sur leur mise en valeur au sein même de l'église. Dans l’église, une châsse contenant les reliques de Sainte Macre, vierge martyrisée vers 287, sous le préfet Rictovaire, lors de persécutions du temps de Dioclétien. Elle était la patronne des villes de Fismes, Fère-en-Tardenois, Longue-Val les Fismes.
L’église a été classée Monument Historique en 1920.

Le Château. Le domaine de Fère-en-Tardenois n’était qu’une des possessions foncières des archevêques de Reims, lorsque le frère du roi Louis VII, Robert de France, comte de Dreux, appartenant à la première Maison Valois-Orléans/Valois-Angoulême, s’en rendit acquéreur dans la seconde moitié du XIIème siècle.
Dès le début du XIIIème siècle, une résidence palatiale est construite dans le bourg et un château-fort dans le parc forestier giboyeux situé à une lieue au nord. Fondé sur une éminence gréseuse retranchée d’un fossé et structurée comme une énorme motte aux flancs revêtus de terre et pavés, ce château resserré, flanqué de 7 grosses tours circulaires en pierres de taille, conservera son aspect austère de forteresse jusqu’à la Renaissance.
Entre 1420 et 1445, des aventuriers se seraient installés dans le château de Fère-en-Tardenois, prétendant eux-mêmes au titre de seigneurs ou capitaines...
Réuni à la couronne à la mort du fastueux Louis d’Orléans qui l’avait acheté pour compléter ses vastes possessions du Valois, le domaine de Fère fut donné par François 1er en 1528 au connétable Anne de Montmorency. Ce dernier fait réaliser d’importants travaux de rénovation et fit construire en particulier son grand pont couvert, attribué à l'architecte Jean Bullant. De la vieille forteresse ne subsiste que l’écorce.
En 1632, la Couronne confisque le château après la condamnation d’Henri II de Montmorency. Il est rendu peu après à Charlotte de Montmorency, épouse du prince de Condé.
En 1984, le dernier propriétaire du château, Raymond de la Tramerie, enterré à proximité des ruines, en fit don au Conseil Général de l'Aisne.
Les bâtiments de la basse-cour, édifiés au XIIème siècle et remaniés par la suite sont une propriété privée qui abrite un hôtel-restaurant.
Le château est inscrit au Patrimoine Historique depuis 1843.

Le domaine de chasse de près de 250 hectares appartenant autrefois au château est aujourd'hui propriété de l'Etat et constitue l'actuelle forêt de Fère-en-Tardenois.

L’ancienne Halle aux grains, construite en 1550 par Madeleine de Savoie, épouse d’Anne de Montmorency, seigneur et baron de Fère-en-Tardenois. Située au lieu-dit « la Bruyère » (actuellement Place Aristide Briand), elle mesure 42,36m sur 13,75m comprend 24 piliers extérieurs en pierre de taille, la rangée centrale comprend 9 piliers en châtaigniers. L’imposante toiture est recouverte d’environ 72850 tuiles plates et sa charpente fut édifiée avec les châtaigniers qui peuplaient le parc du château. Les blés apportés par les paysans de Fère et des environs étaient stockés dans son immense grenier.
1800 : La ville devient propriétaire du rez-de-chaussée et d’une partie du grenier.
1914 : L’état major du Maréchal French, commandant de l’armée britannique, s’installe à Fère-en-Tardenois et transforme la halle en hôpital de campagne.
1921 : La Halle est classée aux Monuments Historiques. Elle est le cadre de manifestations populaires : bals, expositions, fêtes, brocantes, spectacles…
C’est sous cette halle que fut donnée en 1946 la pièce de théâtre « la jeune fille Violaine » de Paul Claudel.

Le lavoir a été restauré récemment.

La chapelle de Villemoyenne a été classée aux Monuments Historiques en 1928.

Le cimetière américain de Seringes-et-Nesles, le second en importance des cimetières de la Première Guerre Mondiale, en Europe. Il contient 6012 pierres tombales. Il souligne les terribles combats qui eurent lieu dans cette région et qui firent partie de la grande offensive franco-américaine, lancée le 18 juillet 1918.

Le mémorial de la division Arc-en-Ciel, statue en bronze de plus de 3m de hauteur, œuvre de James Butler, artiste britannique, membre de l’Académie Royale d’Art de Londres, représentant un soldat américain portant son camarade mort, commémore, sur le site où elle a eu lieu, la bataille de la Ferme de la Croix Rouge, les 25 et 26 juillet 1918. Elle honore la 42ème Division US et tout particulièrement le 167ème régiment d'infanterie d'Alabama et ses soldats qui ont donné leur vie pour la France (Source : site : http://fermedelacroixrouge.fr).

La Hottée du Diable est un chaos de rochers aux formes étranges déposés au milieu des bois et des bruyères qui inspira la sculptrice Camille Claudel.

Cultures

En 1760 : 23646 arpents de terres labourées, 232 arpents de vignes, 1495 arpents de prés, 2868 arpents de bois, 80 arpents de savarts (espaces en friche).
En 1836 : 16033 arpents de terres labourées, 560 arpents de jardins et vergers, 1024 arpents de prés et marias, 146 arpents de vignes, 6937 arpents de bois, 548 arpents de savarts, 632 arpents de chemins et cours d’eau.

Hameaux, lieux-dits et écarts rattachés à la commune

Villemoyenne, Cambernon, Le Château, Le Petit Moulin, Le Rollequin, Parchy.

Evolution de la population

Fere en tardenois demo

Nos ancêtres de Fère-en-Tardenois …

Naissance/baptême :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) le 22 juin 1917.

Communion solennelle :
BOURRIE Maurie Georges (sosa 6G3) le 20 mai 1928.

Confirmation :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) le 5 juin 1928.

Décès/inhumation :
GUTH Michel (sosa 26G5) le 24 février 1926. Sa photo ci-dessous en 1922 et sa signature en 1885.

Domiciles :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) chez sa grand-mère où il ira à l’école jusqu’au certificat d’études en 1930.
GUTH Michel (sosa 26G5) et VIEILLARD Blanche Appoline entre 1900 et 1926.

Guth michel 1922Guth michel 1885

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015