Saint-Affrique

Saint affrique adm

Saint-Affrique est une commune rurale très vaste dont la surface est supérieure à celle de Paris intra-muros.
Elle est traversée par la Sorgues, qui, avec ses affluents, a découpé sept montagnes et sommets : Les Anglais,  la Quille,  la Fous, la Serre, les Cazes, le Nougayrolle et le Rocher de Caylus. Cinq ponts permettent la circulation : le pont Vieux, le pont Neuf, le pont du Centenaire (ou des Frères), le pont Ferroviaire et le pont de la Résistance.
Au sommet du rocher de Caylus, une plateforme appelée le fromage permet de contempler la vue sur Saint-Affrique et les vallées environnantes.
Bien que dépendant administrativement de la région de Toulouse, les échanges et les relations se font surtout avec Rodez et Montpellier, beaucoup plus proches.

600px blason saint affrique svgHéraldique

Le blasonnement de la commune se décrit ainsi :
D'or à la croix fleurdelysée d'azur chargée en pointe d'un croissant du même, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ.

Drapeau francais fond blancHistoire

La commune est occupée dès le Néolithique (voir "L'échelle des Temps"), avec, comme signaux visibles, les dolmen de Tiergues, Crassous et  Boussac. Une occupation quasi continue du territoire est attestée par la présence, en divers lieux, de tessons de poteries.
La tradition locale veut que vers 470, Affricanus, évêque de Comminges, persécuté par les Wisigoths ariens, se réfugie dans la Vicaria Curiensis qui prend ensuite le nom de Saint-Affrique.
En 942, le nom de Saint-Affrique est attesté pour la première fois dans le Cartulaire de Vabres-l'Abbaye.
Vers 1270, le Pont-Vieux est construit.
A partir de 1320, la ville appartient en indivision au roi de France, à l'évêque de Vabres et au comte de Caylus (voir ci-après).
En 1349, la ville est le siège d'une viguerie.
Au cours de la guerre de Cent ans et, notamment, entre 1361 et 1368, la ville passe sous l'autorité des Anglais.
Le au lendemain de la Saint-Barthélemy, les habitants de Saint-Affrique informés des massacres à Paris, refusent la violence, et scellent entre eux un pacte urbain de tolérance : "Tous les habitants, tant d'une religion que de l'autre, ne seront plus qu'un corps, de sorte que qui offensera l'un offensera l'autre, et que l'un sera sous la protection et sauvegarde de l'autre.".
RichelieuEn 1628, contre la politique de Richelieu (ci-contre), la population à majorité protestante utilise les remparts pour résister aux troupes royales du prince de Condé et du duc d'Epernon. Femmes et filles de la ville s’illustrent dans la bataille et les assaillants sont contraints de lever le siège.Après la reddition de La Rochelle et la paix d'Alès en 1629 toutes les places de sûreté doivent être supprimées. Les remparts de la ville sont détruits sur ordre de Richelieu de 1632 à 1655.
Pendant la Révolution française, la ville prend le nom de Montagne-sur-Sorgue. Le décret du supprime ce nom et redonne à la ville l’appellation Saint-Affrique. La ville devient chef-lieu de district puis siège de sous-préfecture et le reste jusqu’en 1926.
En 1806, construction du nouveau temple protestant.
En 1840, annexion des communes de Bedos-Peyralle, Bournac, Saint-Étienne-de-Naucoules et Vendeloves.
En 1854, une épidémie de choléra ravage la ville. Des vierges votives placées sur les façades des maisons (visibles encore actuellement) ont été disposées ainsi pour remercier la vierge d'avoir protégé les habitants, très croyants à cette époque.
Au XIXème siècle, Saint-Affrique vit essentiellement des manufactures qui filent la laine de brebis, le coton et le chanvre. L'industriel Mazarin emploit alors près de 900 personnes.
Beaucoup de maisons disparaissent avec la révolution industrielle à la fin du siècle et l'activité textile de la ville décline très vite.
Saint-Affrique perd son titre de sous-préfecture en 1926.

Le rocher de Caylus
Raimond7 de toulouse 1Il domine la ville, culminant à 519m d'altitude. Un château s'y dresse dès le XIème siècle "le Caslutio"  ou château de lumière . Son nom dériva en "Castlucius", "Castlus", "Caslucius", "Caslus", pour donner finalement "Caylus".
Au pied du rocher, à l'intérieur de l'enceinte fortifiée, les maisons des servants sont regroupées, formant la rue traversière.
Les seigneurs de Caylus apparaissent dans les textes au XIIème siècle. En 1238, ils se rebellent contre leur suzerain Raymond VII, comte de Toulouse et de Rouergue (ci-contre). Ce dernier s'empare du château et le fait démanteler ce qui n'empêche pas le rocher d'être habité.
Après 1730, le château, définitivement abandonné, tombe peu à peu en ruine et disparait. Le mur d'enceinte subsiste encore en 1808, mais le Conseil municipal le fait démolir pour empierrer la route de Tiergues (alors route impériale 99).

La rafle de 1942
Le 26 août 1942, sous le régime de Vichy, la préfecture de l’Aveyron organise la rafle de 185 juifs du département par la gendarmerie et la police française.
A Saint-Affrique, 48 juifs furent raflés et 33 d’entre eux furent déportés vers le camp de la mort d’Auschwitz. Parmi ces 33 déportés il y avait 12 enfants…
En 2006, une plaque commémorative, comportant les noms des 48 victimes, a été installée sur le mur de la salle-des-fêtes.

Seigneurs et gens de noblesse
La seigneurie de Caylus s'étendait autour de Saint-Affrique englobant quatre châteaux : Caylus (lieu-dit du "Rocher de Caylus" dont il ne reste que quelques ruines dominant la ville de Saint-Affrique), Bournac (hameau de Bournac au Nord-Ouest de la commune), Roquefort-sur-Soulzon (au Nord-Est) et Versols (au Sud).
La première mention d'un seigneur de Caylus et de son château remonte à une charte datée de 1102 dans laquelle figure Seguin de Caylus. Celui-ci a deux fils, Déodat et Pierre. Déodat lui succède comme seigneur de Caylus, il a une fille Marie et décède avant 1182. Pierre de Caylus, frère du précédent, hérite de la seigneurie, il a deux fils, Pierre et Arnaud,  il décède en 1182. Son testament nous renseigne sur sa lignée. Une partie des biens, reviennent à ses fils, le château de Verzols pour Pierre et celui de Roquefort pour Arnaud. Marie de Caylus, fille de Déodat et nièce de Pierre, épouse Pierre de Combret, vicomte d'Ayssènes et de Combret. Ils ont deux fils, Pierre et Déodat II (co-seigneurs de Montlaur, de Montaigut et d'Ayssenes dans un titre de 1206). Marie qui posséde le château de Bournac hérite de la moitié des biens du Château de Caylus et de la ville de Saint-Affrique.

Déodat II de Caylus, dit le Cathare, en se mariant avec Irdoine de Sévérac (veuve de Guillaume de Rodez, fille unique et héritière de ses parents, Guy IV, seigneur de Sévérac et Béatrix de Canillac, dame héritière de Canillac en Gévaudan) en 1209, se trouve possesseur des deux importantes baronnies de Sévérac et de Canillac. Il ont deux filles, Guise et Béatrix, et deux fils, Guy de Sévérac (seigneur du lieu, qui fait la souche de la IIe maison de Sévérac en Rouergue) et Déodat (seigneur de Combret, de Canillac, de Saint-Laurent-d'Olt, de Thiézac et de Polminhac en Carladès qui épouse Meliore de Saint-Ours, fille et héritière de Guillaume de Saint-Urcize, seigneur du lieu).
Par ses soi-disant méfaits et sa foi bien réelle, il s'attire les foudres des barons du Nord et de la croisade contre les Albigeois, guidée par Simon IV de Montfort. Sévérac est relativement lointain de ce que l'Église appelle les "foyers d'hérésie", dans une région peu touchée par le catharisme et éloignée des événements toulousains. La croisade contre les Albigeois est amenée dans cette province par l’évêque de Rodez, Pierre de La Treille, qui veut se débarrasser de Déodat.
Simon de montfortEn 1214, Simon IV de Montfort (ci-contre) décide de réduire le château de Sévérac. Il envoie sommer le seigneur de lui remettre son château, et sur son refus, détache une partie de ses troupes sous les ordres de Guy de Montfort-Castres, son frère, qui s'empare du bourg. Déodat soutient le siège de Sévérac. Les croisés se logent dans les maisons du bourg, les assiégés, qui manquent de vivres, sont obligés de se rendre. Simon IV de Montfort en confie la garde à l’évêque de Rodez et à Pierre Bermond d’Anduze, seigneur d’Anduze et de Sauve, époux de Constance de Toulouse. Mais il ne tarde pas à rendre au seigneur de Sévérac, dont il reçoit hommage, tous ses domaines, et même son château.
Vers 1230, il épouse en secondes noces, Isaure, avec qui il a une fille, Hélis, héritière de Caylus, qui épouse Guillaume Bernard, seigneur d'Olargues, auquel elle donne un fils, Déodat III.
Thibault 1er de navarreEn 1236, Déodat est mandé par le roi Saint Louis pour le servir contre Thibault, comte de Champagne et roi de Navarre (ci-contre) :  pendant la minorité de Louis IX, Thibaut 1er de Navarre rassemble autour de lui quelques barons formant une ligue de grands vassaux qui veulent s'opposer au sacre du jeune roi. Déodat de Caylus se rend, avec six hommes, à l'armée que le roi fait assembler au bois de Vincennes. Thibaut 1er de Navarre trahit ses alliés et se rend rapidement auprès du roi et se soumet. Déodat accompagne le roi pendant les combats.
En 1238, Raymond VII, comte de Toulouse, pour punir le seigneur de Caylus de ce qu'il a pris les armes contre lui, s'empare de son château et le fait démanteler.
En 1246, Déodat et Arnaud de Caylus prennent part à la septième croisade, entreprise par Saint Louis. Déodat de Caylus est certainement mort en Terre Sainte, après 1250.
Déodat III de Caylus, son petit-fils lui succède et fait la suite des seigneurs de Caylus pendant cinq générations jusqu'à Alix de Caylus.
La lignée directe des Caylus s'éteint au XVIIème siècle.
(Source : André Soutou, "Testament du seigneur de Caylus : (commune de Saint-Affrique) en 1182", Revue du Rouergue, vol.32,‎ , p.29-37)

Chroniques communales

La rue du général de Castelnau
Autrefois, cette rue joignait le chemin Royal des Cazes au ruisseau de Monnargues.
On ne connait pas la période exacte où cette rue est construite, cependant elle est associée au faubourg de la Grave, nommé Grand Faubourg ou Ville Nouvelle lors du siège de 1628 où elle prend le nom de rue basse de la grave (référence à l'exploitation des sédiments sur les bordures de Sorgues). On trouve également des références vers la fin du XVème siècle.
Vers 1810 elle fut renommée Portail des Cazes, puis en 1908 Rue des Cazes. A partir de 1914, elle prend le nom de Rue du Général de Castelnau. Édouard de Curières de Castelnau est né en 1851 dans cette rue. Une plaque commémorative est apposée sur la maison qui appartient toujours à la famille de Castelnau.
En 1854, la rue est pavée et en 1923 goudronnée.
Aujourd'hui, cette rue, étroite et sans trottoirs, permet de rejoindre le rond point des Cazes au centre ville.
 
Les rues Bienveillance et des Mitrons
Ces deux rues sont considérées comme un vestige de la toute première agglomération de la ville. On estime que leurs créations datent du VIIIème ou IXème siècles. Elles présentent un tracé atypique du Moyen-Age, avec un dessin en Zig zag, une étroitesse non uniforme et des maisons en pierre.
La rue Bienveillance, originale par son tracé en L, est composée de deux anciennes rues : La rue du Barri Chauzit et la rue des Sesteirals. La première de ces rues donnait accès au lit de la Sorgues qui était beaucoup plus étendu qu’aujourd’hui. Ce n’est qu’à partir de 1848, que le nom de rue de la Bienveillance lui est accordé et que la rue des Sesteirals la plus proche de la place de l’hôtel de ville lui est annexée.
En 2000, sur la partie de l’ancienne rue du Barri Chauzit, un vieil hôtel particulier est détruit, entraînant la destruction de plusieurs maisons. Cette destruction raccourcit la rue de la Bienveillance en lui offrant plus de luminosité. Une petite place, baptisée Espace Mouysset, en souvenir de l’ancien propriétaire de l’hôtel, est créé et donne un accès direct à l’Eglise.
Aujourd’hui, la rue Bienveillance est toujours habitée et est constituée principalement des arrières boutiques de la rue Gambetta et du Boulevard Charles de Gaulle.
La rue des Mitrons à la particularité d’avoir eu le même nom que la rue parallèle qui lui fait voisinage, elle était également appelée autrefois rue des Sesteirals. Le fait que les deux rues aient eu le même nom venait de la halle au blé où était déposée une "pierre foirale". Cette dernière était posée devant le bâtiment qui séparait les deux rues et permettait de mesurer des sesteirals (unité de mesure pour les céréales).
Son changement de nom pour rue des Mitrons a du intervenir au même moment que celui de la rue Bienveillance. Ce nom vient des garçons boulangers (les mitrons) qui y travaillaient.
Aujourd'hui, la rue des Mitrons est aussi habitée sur la partie proche de la halle au blé. Elle offre une petite promenade avec en point d’orgue une très grande cheminée en brique rouge.
Avec des maisons de plus de 800 ans, ces deux rues offrent un témoignage sur le lointain passé Saint-Affricain.
 
L'ancienne promenade ou tour de ville
Autrefois, cette promenade, constitué de trois boulevards bordés d'arbres : Verdum, Aristide Briand et Carnot, était la promenade favorite des Saint-Affricains.
Le boulevard de Verdun, avec l'arrivée du pont neuf en 1792, relie l'aire du Postil à la route de Vabres et surtout au tout récent Palais de Justice créé en 1790, en contournant l'ancien hôpital.
Le boulevard Aristide Briand prend son nom en 1932. Auparavant, il ne formait qu'un avec le boulevard Carnot. A la jonction entre les deux boulevards, un étroit tunnel était prévu pour le passage du train.
Le boulevard Carnot relie quant à lui le boulevard Aristide Briand au pont du centenaire. Il suit le tracé de la ligne de chemin de fer (qui n'a jamais abouti). Légèrement dévié vers 1920, son tracé initial est devinable. Il est goudronné en 1924.
Aujourd'hui, le tour de ville permet de faire le tour de la ville.
 
Le boulevard Charles de Gaulle
Il fait la liaison entre le boulevard de la République, le pont neuf et le boulevard de Verdun. C'est un des axes principaux de la Vilotte.
Il fut construit antérieurement au pont neuf sur les anciens fossés de Saint-Affrique devenant le lieu de passage de la "Route de l'Albigeois dans les Cévennes".
Autrefois, la route s'arrêtait sur les bords de la Sorgues avant de reprendre de l'autre côté de la rive. Une passerelle en bois permettait la traversée de la Sorgues. Cela a valut à la route le nom d'aire du Poustil.
En 1848, l'actuel boulevard prend officiellement le nom d'aire de la liberté.
En 1889, l'aire de la liberté devient boulevard de la Liberté. Une statue de la liberté est construite sur la place du Griffoul qui devient place de la Liberté.
En 1970, le boulevard prend sa dénomination actuelle.
 
La place de la Liberté
Elle se situe sur les anciens fossés qui longe les anciennes fortifications et donne sur une fontaine. Son ancien nom place du Griffoul vient de la fontaine du Griffoul (en occitan, fontaine avec jet d'eau et bassin) qui se trouvait à cet endroit. On le trouve mentionné dans des écrits de la fin du XVème siècle.
En 1632, les remparts médiévaux de la ville sont démolis. Les fossés sont d’abord utilisés en jardins puis comblés pour former l’Aire Notre-Dame.
En 1821, la place est pavée.
En 1853, une bascule (permettant aux marchands de peser la marchandise sans la décharger) et son kiosque sont installés au bas de la place, près de la fontaine.
En 1877, une fontaine monumentale remplace l'ancienne fontaine, la place est transformée en square et la bascule est déplacée.
En 1889, pour les 100 ans de la Révolution Française, la fontaine monumentale est déplacé au jardin public (où elle se trouve toujours) et une reproduction en bronze de la statue de la Liberté de Bartholdi la remplace. Un petit phare situé en haut de la statue éclaire la place.
En 1942, pendant la Seconde Guerre Mondiale, la statue est enlevée par les Allemands.
En 1946, le socle de la statue est enlevé puis remplacé par un sens giratoire avec une borne lumineuse en son centre.
En 2000, dans le cadre du projet d'embellissement de la ville, la place fut remaniée et l’ancienne fontaine de la place aux herbes y est déposée.
En 2006, la statue de la Liberté fait son retour, c'est l'oeuvre de l’artiste forgeron André Debru.
 
Le boulevard Victor Hugo ou rue du marché
Situé sur les anciens fossés de la Vilotte, c'est aujourd'hui une artère importante pour la vie Saint-Affricaine.
Construite en bordure des anciens remparts et descendant tout droit vers la Sorgues, cette artère était appelée l'Aire Saint-Antoine en référence à la tour et à la porte Saint-Antoine des anciens remparts. Il est possible que cette dénomination soit née peu de temps après le démantèlement des remparts en 1632, elle est restée longtemps en vigueur. En 1848, le conseil municipal renomme l'Aire Saint-Antoine en Aire de la Fraternité. Mais en 1898, on trouve encore des écrits mentionnant l'Aire Saint-Antoine. Vers 1907  le boulevard prend le nom de boulevard Victor Hugo.
Ce boulevard eut à subir plusieurs transformations dans son histoire. La première en 1889, avec la construction du pont du Centenaire et du mur du quai. Il a ensuite été surélevé sur la partie basse, enfouissant le rez-de-chaussée des maisons. En 1924, il est goudronné. La dernière a eu lieu en 2003 avec l'arrivée de larges trottoirs, de décorations de sol et de statue à l'effigie de Victor Hugo.
A partir de 1925, a lieu sur ce boulevard un marché aux volailles, gibier, oeufs et beurre. De nos jours, le marché se déroule toujours sur cette artère que les Saint-Affricains nomment amicalement la Rue du Marché.
 
Le quartier de la gare
L'ancien plateau de la gare, vestige d'un ancien projet ferroviaire qui n'a jamais vu le jour est resté pendant longtemps inoccupé et inexploité. Depuis 2007, il est devenu un quartier moderne, près du centre ville.
En 1871, le projet d'une ligne Albi/Le Vigan est envisagé. En 1896, la ligne Tournemire/Le Vigan est ouverte, mais Albi/Saint-Affrique ne le fut jamais.
En 1874, le chemin de fer arrive à Saint-Affrique, après que la Compagnie des chemins de fer du Midi cède aux Saint-Affricains, un embranchement depuis Tournemire.
Saint-Affrique conserve un transport de voyageurs jusqu'en 1938. Le trafic des marchandises emprunte l'embranchement de Saint-Affrique jusqu'en 1991 et est déclassé en 2000.
Le plateau de la gare, inutilisé, est repensé (construction de commerces, lotissements, piscine, gymnase..). Au centre de ce quartier, l'ancienne gare est réabilitée et la place attenante aménagée pour pouvoir accueillir diverses manifestations.
 
Les établissements d'enseignement privé
Le premier créé en 1803, est le collège Barthe, du nom de son fondateur l'abbé Jean Baptiste Barthe, il est situé rue des Ecoles puis, quelques années plus tard, dans les murs de l'hôpital. En 1850, suite à un changement de direction, le collège prend le nom d'Institution Libre Saint-Gabriel. En 1825, le pensionnat des soeurs de Nevers s'implante dans l'une des ailes de l'hôpital pour y accueillir des jeunes filles, mais la  loi  de 1904 interdit aux congrégations religieuses de dispenser l'enseignement général, les soeurs sont expulsées. L'école Saint Jean Baptiste, située à l'origine à la place de l'actuel groupe scolaire Blanchard-Caussat. Le collège Saint Joseph de Cluny de 1833 devient le collège Jeanne-d'Arc, route de Tiergues puis plus tard route de Vabres-l'Abbaye. Il fut réquisitionnée pendant la Seconde Guerre mondiale par l'armée d'occupation allemande. Le lycée Saint-Gabriel, anciennement collège Saint-Gabriel, a été l'un des derniers établissements privés à être construit. Il subit lui aussi l'occupation allemande pour se transformer provisoirement en hôpita. Quelques écoliers célèbres l'ont fréquenté comme le futur archevêque de Paris, Mgr Denys Affre, ou bien le général de Castelnau.
 
Les casernes
Au Moyen Age, la sécurité des villes était assurée par la présence de casernes. Situées près de la tour du Théron (près du pont Vieux), elles étaient idéalement placées pour envoyer les soldats vers les fortifications lors du siège de 1628.
Des documents relatant les loyers attestent l'existence des ces casernes en 1723. Les casernes attiraient toutes les attentions lors des épidémies de choléra, elles étaient source de morve et ont dû être désinfectées dans les années 1723 et 1732.
En 1960, la mairie achète et détruit les anciens bâtiments pour donner plus de luminosité à la rue du Soubayrol et un accès aux rues Voltaire, du Soubayrol et Théron. Le porche qui faisait office d'accès aux casernes existe toujours entre les numéros 31 et 33 de l'actuelle rue Voltaire.
 
Les inondations de fin novembre 2011
La crue du siècle de la Sorgues a laissé des traces indélébiles dans toute la ville de Saint-Affrique. Arrivé à un niveau jamais atteint de 6,80m et enjambant le pont du Centenaire à plus d'un mètre au-dessus de ses rambardes, la Sorgues, chargée d'embâcles et d'alluvions, a fait de gros dégâts : quais arrachés, murs en pierres démontés… et inondations massives à plus de 1,50m dans les habitations et bâtiments commerciaux.
 
Patrimoine
 
L'église paroissiale Notre-Dame de la Miséricorde. Cinq églises ont été construites sur le même emplacement : la première, construite certainement par Affricanus, est érigée au Vème siècle, en 1214, la seconde est construite, la troisième en 1396, la quatrième en 1620 et enfin la cinquième de 1894 à 1905.
Un projet titanesque pour cette cinquième église qui nécessite la destruction de maisons en bord de rivière et la construction du quai, pour que l’imposant clocher puisse trouver sa place. Même avec cela, l’arrière de l’église est presque collé aux maisons avoisinantes, comme en témoigne l’étroite ruelle qui le contourne. D’un style néo-Gothique, le clocher et la nef sont construits en premier, puis le choeur et la sacristie. La flèche de son clocher, riche de sculptures en "dentelles", culmine à près de 80m.
A l'intérieur se trouve : la statue miraculeuse de Notre-Dame de la Miséricorde en bois doré du XVème siècle, une imposante orgue situé sur le balcon au-dessus de l’entrée principale et une autre plus petite à droite du chœur. Ses vitraux racontent les miracles d’Affricanus, évêque de Commingues pourchassé par les Wisigoths, qui s’établit à Saint-Affrique et y réalise des miracles.
Les ruelles qui l’entourent font parties des plus anciennes ruelles de la ville.

L'ancienne église et couvent des Cordeliers du XIIIème siècle. Une des chapelles a été fondée par la Famille de Roquefeuil.

Les églises Saint Martin de Cambon et Saint Germain de Bournac. Ces deux communautés ont de tout temps été associées l'une à l'autre. Une bulle du pape Clément VI de 1346 mentionne l'église paroissiale Saint Martin du Cambon et ses deux annexes Saint Géraud et Saint Martin de Bournac (Source : SARAC, lettre n°24).

L'église de Bedos est située en bordure du chemin de Cambon à Vabres. La première mention dans les écrits de cette chapelle date de 862, elle est citée en 1116 également. La paroisse de Bedos compte 87 feux en 1349, soit environ 500 âmes. 1397/1450, l'église est en réparation. 1453 puis 1473, elle est pillée par une bande de brigands. L'église est peut-être détruite à cette époque et l'on peut supposer que l'édifice gothique actuel, dont la voûte est en partie effondrée, a été reconstruit au XVIème siècle.
Le cimetière est adossé au chevet de l'église, sous le muret de clôture, un sarcophage en grès du Trias est de la même époque que les tombes de la nécropole du Haut Moyen Age de Puech Capel au-dessus du hameau de Savignac (Source : SARAC, lettre n°23).
 
Les églises du XIXème siècle de : Vendeloves, Vailhauzy et Tiergues.
 
Le prieuré de Saint-Etienne de Naucoules, aurait été donné à l'Abbaye de Vabres au IXème ou Xème siècle, puis uni au Collège des prêtres de Saint-Affrique. Il a été restauré au XIXème siècle.
 
La chapelle Saint-Amans du XXème siècle au lieu dit Lenteuriel, perdue dans le rougier, a été rebâtie en 1950 avec les pierres de l'ancienne chapelle.
 
L'église et la chapelle Saint-Martin de Boussac. L'église fut construite vers 1880 car la chapelle Saint Martin devenait petite et vétuste. La toiture a été refaite il y a quelques années, ainsi que celle du clocher, après avoir pris la foudre. Abandonnée depuis 20 ans sans entretien, l'église est en voie d'être déclarée "ruine" : l'extérieur perd son crépis, l'autel a subi les assauts du temps et des pigeons, l'escalier de la chaire est à refaire, la bibliothèque de la sacristie est en équilibre instable, et le confessionnal a besoin d'un sérieux nettoyage... Les vitraux sont assez bien conservés grâce aux grillages qui les protègent.
Un calvaire fait face à l'église et a besoin lui-aussi d'une petite restauration.
Quant à la chapelle du Xème siècle qui culmine sur une butte à 650m, c'était l'église principale de la paroisse. Elle fut rénovée en 1999.
Le cimetière est situé derrière la chapelle.
 
La chapelle du cloître faisait partie de l'ancien couvent des Filles de la Réparation qui fut livrée au culte en 1866.
Les soeurs de la Réparation de Saint-Affrique faisaient partie d'une congrégation de soeurs contemplatives, fondée à Saint-Affrique en 1864. Elles étaient vêtues d'une robe brune, guimpe blanche, voile noir, croix sur la poitrine.
Cette chapelle, d'une hauteur équivalente à celle d'un bâtiment de quatre étages, témoigne d'une riche histoire religieuse à Saint-Affrique. Ses six hautes ouvertures latérales ornées de vitraux, dont une double ouverture sous le petit clocher, soulignent sa hauteur imposante.
La face visible orientée vers le Sud-Est est majestueuse avec une grande entrée, sa belle rosace, les reliefs et un toit dominé par une croix de pierre. Elle aurait été construite selon les plans de M. Bach, professeur à l'Ecole des Arts à Toulouse.
 
Le Temple, dont la construction date du 25 vendémiaire An 14 de la République Française (17 octobre 1805), est construit sur le site d'une chapelle de 1649 qui appartenait jadis au Couvent des Cordeliers.
Saint-Affrique, connait vers la fin du XVIème siècle une forte poussée du protestantisme. La population protestante majoritaire, reste conséquente jusqu’à la Révolution Française. On estime qu’elle forme en 1795, un tiers de la population de la ville.
En 1815, le temple est dévasté pendant la Terreur Blanche : des objets tels que la bible, les bancs, la table sainte, et d’autres effets se trouvant dans le bâtiment furent jetés, démolis puis brûlés sur la place. Les vitraux furent brisés et le temple fut endommagé.
Aux alentours de 1873, une restauration du Temple est effectuée. Depuis, sa configuration n'a guère changer. Le petit orgue "Merklin" qui s'y trouve, date de cette époque.
 
Les niches avec statuettes votives de la Vierge dans les façades des maisons.
 
Le dolmen de Tiergues classé en 1889 aux Monuments Historiques.
 
La Tour du Bastié est un vestige des anciennes fortifications qui se situe sur la place de la Liberté.
 
La Tour du Théron, vestige des anciens remparts de la ville, témoigne du passé et de l'histoire profonde de la Ville.
Cette tour, mentionnée dans le compoids en langue d'oc de la fin du XVème siècle, faisait partie des remparts qui protégaient la ville entre 1353 et 1632. Les escaliers qu'elle contient étaient utilisés pour accéder aux fortifications.
Elle doit son nom de la rue attenante du même nom qui, jadis, se terminait par une placette qui descendait jusqu'à la rivière et comportait en son centre un "Téron", qui n'était rien d'autre qu'une fontaine de village déversant son eau dans une auge ou un réservoir. Aujourd'hui, cette tour sert d'escalier pour accéder aux habitations et porte une plaque commémorative du siège de 1628 où les femmes de la Vilotte se distinguèrent pour leur courage et leur bravoure.
 
L'ancien Palais de justice, reconverti aujourd'hui en salle-des-fêtes. En 1790, Saint Affrique est déclaré chef lieu d’un district et demande par la même d’être le siège d’un palais de Justice. Après avoir occupé les appartements de la maison commune, la construction d’un Palais de justice est décidée et achevée en 1854.
Le bâtiment est composé de deux ailes parallèles et d’un bloc central où se trouvait la salle des audiences qui fait la jonction.
En 1926, le tribunal civil est supprimé en même temps que la sous-préfecture. Les tribunaux de commerce et d’instance siègent alors dans l’édifice jusqu’en 1999. En 1965, la commune de Saint-Affrique en fait l’acquisition et transforme le bloc central en salle des fêtes qui accueille salons, festivals, expositions... Le sous-sol voûté est aménagé et prend le nom de caveau qui est plus spécifiquement utilisé pour des concerts... En 1994, le hall d’entrée est rénovée et dans la somptueuse salle des colonnes prennent place trois statues monumentales issues des réserves du Musée du Louvre (une "mère à l’enfant" d'Auguste Guenot, 1931 et deux femmes en marbre de R. Rivoire et Clevykinsbourg). L‘aile Sud, désertée des tribunaux, accueille à présent des associations.
 
L'ancienne Halle au blé, accolée à une maison entre la rue des Mitrons et la rue Bienveillance, a été détruite et remplacée par une petite place coincée entre la place de l'hôtel de ville et celle de l'abbé Bessou.  La Halle se présentait comme un rez-de-chaussée surmonté d'étages habités. Il est fait mention de cette halle dans des actes de 1331 et 1413. En 1844, décision est prise de la démolir pour construire sur cet emplacement un nouvel hôtel de ville. Il ne fut pas construit, mais la halle disparut.
 
L'Hôtel de Ville et la fontaine aux béliers,  anciennement place aux herbes où se déroulait le marché aux légumes, la place de l'hôtel de ville est le centre de l’ancienne ville. Les portes de la ville, lorsqu’il y avait les fortifications (avant 1632), menaient toutes vers elle. La construction de la Mairie actuelle a eu pour effet d'agrandir la place. La fontaine aux béliers, oeuvre du sculpteur  Rémi Coudrain, est construite vers 1985.
 
L'ancien hôpital du XVIIIème siècle, aujourd'hui collège Foch.
 
Le château de Vailhauzy bâti sur la rive Sud, appartenait au XIIIème siècle à la famille de Naucoules. Au XVIème siècle, il est propriété de la famille Blanc de Montaigut puis passe dans la famille de Solages, par le mariage en 1594, de Charles de Solages de Saint Jean d'Alzac avec Delphine de Blanc. En 1740, Antoine Paulin de Solages, marquis de Carmaux, vend le château pour 69 000 livres à M. de Peyrot, de Millau, président trésorier de France à Montauban et père de Jean François, baron de Brousse, seigneur de Vailhauzy et de Luganhac, conseiller au parlement de Toulouse, victime du Tribunal Révolutionnaire de Paris le 16 frimaire an II.
Le château de Vailhauzy fort délabré dès 1700 est reconstruit au XIXème siècle.
 
Le château de Bournac est situé sur la rive droite du Dourdou de Camarés allant vers Saint-Izaire. A la fin du XIIIème siècle, il appartient  aux Maisons de Caylus, Combret et d'Ayssènes puis à Guillaume Bernard d'Olargues et à la famille de Panat jusqu'à la Révolution. En 1362, il est occupé par les Anglais et reconstruit en 1473. Aux XIXème et XXème siècles, il sert de presbytère et est restauré. Autrefois, un souterrain, aujourd'hui muré, reliait le château à la chapelle.
 
Les ruines du château de Caylus sur le rocher de Caylus qui domine la ville.
 
Le château du Mas Rougier, du XIVème siècle, possède un logis rectangulaire, une tour cylindrique à l'angle Nord-Ouest, une tour carrée en façade Sud, une tourelle à l'angle Nord-Est, plusieurs fenêtres à meneaux, une galerie voûtée d'arêtes sur la façade Sud. Une chapelle est ajoutée en 1645 dont il ne reste plus trace. Il est inscrit aux Monuments Historiques en.
 
Le pont Vieux, bâti vers 1270, est classé aux Monuments Historiques en. Il était à l’époque le seul pont sur la Sorgues entre Lapeyre et le confluent avec le Dourdou et joua donc un rôle important pour l'économie de la région.
Il possède des dimensions remarquables et est reconnu comme l'un des plus beaux ponts médiévaux de France.
Le coût élevé de sa maintenance et entretien ont souvent découragés la municipalité Saint-Affricaine. Il a souvent été question de le détruire lors des réparations dues aux crues (1782, 1795, 1809, 1814 et 1896). En 1851 et en 1896, des documents stipulent que la destruction du pont serait un bien fondé pour la ville  : "L'assainissement d'un quartier infect et populeux par la démolition du pont vieux qui l'obstrue et le prive d'air, est encore une mesure qui doit suivre la construction d'un pont au fond de l'aire Saint Antoine".
Le pont vieux n’a pas été détruit et le pont devant être construit l’a été. Il s’agit du pont du centenaire.
 
Le pont du Centenaire doit son nom à l’année de son inauguration en 1889, soit cent ans après la Révolution Française.
Comme pour le pont neuf, il a fallut attendre plusieurs décennies avant que ce pont ne soit construit. Sa construction fut envisagée en 1855 et 1867. En 1881, les Saint Affricains signent une pétition. Un an plus tard, un audit permet de conclure la nécessité du pont et d’acter sa construction. Les terrains de chaque cotés du pont durent être surélevés et les maisons en bordure de Sorgues, perdent leur rez-de-chaussée qui devinrent des caves.
Son architecture est typique de son époque et se caractérise par des voûtes en arcs surbaissés laissant un maximum d’espace entre les deux piliers. Comme beaucoup de ponts de cette époque, construits trop étroits, il dû être élargi en 1983.
Aujourd’hui, ce pont fait partie du tour de ville au même titre que le pont Neuf et donne sur le boulevard Victor Hugo, sur les quais de l’église ou encore vers le quartier de la capelle. Certains l’appellent encore le pont des frères, en référence à l’école privée des Frères de Saint-Jean Baptiste.
 
Le pont Neuf  fait face au pont Vieux et à l’église. Pensé avant la Révolution, le projet fut adopté en 1792.
Il est né d’un réel besoin du à une activité commerciale assez soutenue, nécessitant de nombreuses traversées de la Sorgues. A cette époque, il n’y avait que le pont vieux qui de part sa forte pente et son étroitesse ne permettait pas aux chariots de passer.
La construction du pont débute en 1794 avec une largeur prévue en 1792 d'environ 4m70, la mairie demande en 1794 qu’elle soit doublée, finalement elle sera de 7m30. La construction dure jusqu’en 1810, année où les rampes d’accès au pont sont terminées.
Ce pont est typique du XVIIIème siècle, bien qu'il fut construit au XIXème siècle. Il dispose d’une arche centrale de 13m50 et est composé de grès rouge.
Vers 1890, le pont se révéle trop étroit, de nouveaux trottoirs supportés presque en totalité par une structure métalliques sont ajoutés permettant l'aggrandissement de la chaussée. Aujourd’hui encore, ce sont ces mêmes trottoirs qui permettent aux piétons de franchir la Sorgues.
 
Le pont ferroviaire construit en 1932 par l’Etat, sa première utilité était de permettre à une voie ferrée de passer la Sorgues. Malheureusement, le projet ne vit jamais le jour. Déclassé en 1941, le pont est transformé en route entre Saint-Izaire et Saint-Juery d’Albi.
En 1980, il est aménagé en piste piétonnière et cyclable et grâce à sa position surélevée, permet d’offrir un joli coup d’œil sur la ville.
 
Le pont de la Résistance construit en 1971, c'est un pont moderne en béton soutenu par deux piles en forme de trapèze avec une base plus étroite que le sommet servant à éviter le porte-à-faux latéral du tablier.
Situé en aval de la ville, près de l’hôpital, il permet aux habitants du quartier des Cazes et à ceux de la vallée de la Sorgues, d’accéder au centre ville par une route évitant l’étroit quai de la Sorgues.
Sur la rive droite, du côté des Cazes, se trouve une fontaine ornée de blocs en granit ainsi qu’un monument en l’honneur des Héros de la résistance.
 
Le pressoir carolingien en pierre du hameau de Savignac, découvert au XIXème siècle, est classé aux Monuments Historiques en. Tout laisse à penser que le vin était boisson courante à l'époque carolingienne (son existence est attesté dès le début du IXème siècle) et que ce rocher évidé en forme d'écusson était le grand pressoir du domaine comtal de Savignac, donné en janvier 935 à l'Abbaye de Vabres (Source : SARAC lettre n° 23).
 
Le jardin public et son kiosque à musique.
 
Le musée interactif sur l'élevage ovin (voir : Pastoralia).
 
La Maison de la mémoire du Pays Saint-Affricain, installée dans les locaux de l'ancienne sous-préfecture est la maison natale d'Émile Borel. Aujourd'hui, musée et bibliothèque.
(Sources : Ville de Saint-Affrique)
 
Personnalités liées à la commune
 
David Maurice Joseph Mathieu de Saint-Maurice, comte de La Redorte, 1768/1833, né à Saint-Affrique, est un général et homme politique français de la Révolution et de l’Empire.

Pierre Frédéric Sarrus, à Saint-Affrique, est un mathématicien français auteur de travaux en mécanique, calcul des variations et qui a laissé son nom à une règle de calcul des déterminants.
220px sarrusophone

Pierre Auguste Sarrus, 1813/1876, né à Saint-Affrique, est un musicien militaire à l'origine de l'invention du sarrussophone (ci-contre), invention contemporaine de celle du saxophone dont il se distingue, essentiellement, par l'utilisation d’une double anche.

De castelnau 1Noël Édouard Marie Joseph, vicomte de Curières de Castelnau (ci-contre à gauche), 1851/1944, né à Saint-Affrique, est un général français, commandant d'armée et chef d'état-major du général Joffre durant la Première Guerre mondiale.

Léonce de Curières, marquis de Castelnau, 1845/1909, né à Saint-Affrique, frère du précédent, est magistrat puis avocat, bâtonnier de l'Ordre au barreau de Nîmes, élu en 1902 député de Saint-Affrique.
220px emile borel 1932

Félix Édouard Justin Émile Borel (ci-contre à droite), 1871/1956, né à Saint-Affrique, fils d'un pasteur protestant, est un mathématicien, professeur à la Faculté des sciences de Paris, spécialiste de la théorie des fonctions et des probabilités, membre de l'Académie des sciences, ainsi qu'un homme politique français, député et ministre. Ses actions pour la Société des Nations et au sein de son Comité fédéral de Coopération européenne font de lui un des précurseurs de l'idée européenne.

camille marbo 1937Berthe Elisabeth Marguerite Appell (ci-contre à gauche), 1883/1969, fille du mathématicien Paul Appell, épouse d'Émile Borel en 1901. Femme de lettres sous le pseudonyme de Camille Marbo (contraction de Marguerite Borel), prix Fémina en 1913, puis membre du jury et présidente du même prix ; elle fut également maire-adjointe de Saint-Affrique.

Jean-Marie Pieyre, 1954/1998, né à Saint-Affrique, est un écrivain français de langue occitane.

Louis Bernard dit de Saint-Affrique, 1745/1825, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, fils de Jacques Bernard et de Marguerite Fesquet qui a épousé en 1770 Jeanne de Barrau de Muratel (1742/1827) qui lui donne un fils, Pierre Louis Bernard, baron de Saint-Affrique, intendant militaire de la garde du roi de Naples en 1806, anobli le 23 mars 1821.

Natalis Flaugergues (ci-contre à droite), 1823/1893, militaire puis auteur en 1871 d'un ouvrage dans lequel il prétend que le Graal fut caché à Saint-Affrique par Joseph d'Arimathie, prétend que Rodez se trouve en l’exact centre du monde, et que les Aveyronnais constituent le peuple primitif dont est issue toute l’humanité. Il entre sans conteste dans la catégorie des fous littéraires.

Max Fourestier, 1907/1986, élève au collège Saint-Gabriel de Saint-Affrique,  fit ses études de médecine à Paris et devient médecin à 29 ans en 1936. Il fut Commandeur de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre 1939-1945.

Jacques godfrainJacques Godfrain (ci-contre à gauche), 1943/-, attaché de direction de la Compagnie aérienne UTA (1970/1978), député UMP de l'Aveyron (1978/2007), ancien ministre de la coopération (1995/1997) et maire-adjoint de Saint-Affrique (1983/1989).

Robert menard meeting 0664Robert Ménard (ci-contre à droite), 1953/- , journaliste français et maire de Béziers. il a suivit les cours du collège religieux Saint-Gabriel à Saint-Affrique, et envisage de devenir prêtre, ce à quoi sa mère s'oppose. En mai 1968, il fait fermer son collège. Il est le fondateur de l'association Reporters sans frontières (RSF), dont il a été le secrétaire général jusqu'en septembre 2008.

Evolution de la population

Saint affrique demo

Hameaux, lieux dits et écarts

"Historiquement, les collines et vallons qui entourent Saint-Affrique ont toujours été densément habités. La configuration des lieux a entraîné la constitution de petits noyaux de peuplement qui ont perduré sous des formes diverses. La fondation de Vabres a entraîné la multiplication des églises ; et dans l'orbite généralement de Caylus, de petits châteaux ont vu le jour. Mais les vestiges restent minces." (Parcours romans en Rouergues, tome 2 , de Pauline de la Malène)

Bedos, Bournac, Boussac, Le Cambon, Crassous, Camaras, la Capelle, les Cazes, la Cazotte, Caylus, Couat, Fregebise, Maxiliou, Monhargues, Moulin du Juge, Roc-Blanc, Saint-Amans, Saint-Étienne de Naucoules, Savignac, Saint-Vincent, Touloupy, Tiergues, Truans, Vailhauzy, Vendeloves, Vaxergue, le Vern, la Vernière, Vispens...
(voir l'excellent site : "Les adoptés de Saint-Affrique")

Nos ancêtres de Saint-Affrique...

Naissances/baptèmes :
CARLE Jean (sosa 6654G13) vers 1605 au hameau de Vailhauzy.
CARLE Marie (sosa 3327G12) vers 1645 au hameau de Vailhauzy.
CARLE Pierre (sosa 13308G14) vers 1585 au hameau de Vailhauzy.
CROS Marthe (sosa 13101G14) à une date inconnue.
FABRE Marguerite (sosa 6609G13) au hameau de Tiergues à une date inconnue.
TREILLET Suzanne (sosa 6655G13) vers 1615 au hameau de Vailhauzy.

Unions/contrats de mariage/quittance de dot :
CARLE Jean (sosa 3268G12) quittance de dot pardevant Me Flotard, le 16 janvier 1647.
CARLE Jean (sosa 6654G13) contrat de mariage avec TREILLET Suzanne (sosa 6655G13) pardevant Me Antoine Pomarède, le 9 février 1642.
CARLE Pierre (sosa 13308G14) contrat de mariage avec GELY Isabeau (sosa 13309G14)  pardevant Me Ricard, le 1 mai 1610.
DURAND Etienne (sosa 6608G13) avec FABRE Marguerite (sosa 6609G13) le 16 octobre 1647.
GELY Antoine (sosa 816G10) avec CARLE Catherine (sosa 817G10) le 12 septembre 1699 à Saint Etienne de Naucoules.
NORMAN Amand (sosa 13100G14) avec CROS Marthe (sosa 13101G14) le 29 janvier 1596.
NORMAN Jean (sosa 6550G13) avec ARNAL Anne (sosa 6551G13) le 2 novembre 1642.
PONS Jacques (sosa 12776G14) contrat de mariage avec PASCAL Catherine (sosa 12777G14) le 19 novembre 1654.

Décès/inhumations/Testament :
MAIMA Jeanne (sosa 1663G11), épouse de REFREGIER Bernard (sosa 1662G11) le 11 septembre 1756.
VERNET Jean (sosa 26596G15), époux de DE PLIEUX Madeleine (sosa 26597G15), testament pardevant Me Lafleur, le 23 février 1673.

 


 

Les villages de Saint-Affrique

Date de dernière mise à jour : 16/07/2015