Vienne

Vienne

La ville se situe dans la vallée du Rhône, sur la rive gauche à l'Est du fleuve, au confluent du Rhône et de la Gère, au Nord-Ouest de l'ancienne province du Dauphiné. Elle est dominée par 14 collines.
La ville a donné son nom à une région géographique bien délimitée, les Balmes viennoises, bas plateau situé dans la partie Sud-Ouest du Bas-Dauphiné. Les Balmes viennoises, ainsi que le plateau de Bonnevaux plus au Sud, sont d'une grande diversité paysagère du fait de la complexité de leur mise en place. Le modelé des Balmes date des périodes froides du Quaternaire (voir "Echelle des Temps").
Le défilé de Vienne est la seconde trouée de l'axe Saône-Rhône après celle de Pierre Scize à l'entrée de la Saône dans Lyon ; il en existe d'autres vers l'aval, comme le défilé de Saint-Vallier à Tain-l'Hermitage et celui de Donzère. Le Rhône a creusé son lit sur place, entaillant un couloir dans les roches dures du socle plutôt que d'emprunter par un détour des secteurs de roche tendre.
La percée épigénique du Rhône est présente depuis la fin du Miocène.

Hydrographie

Vienne fait partie du bassin versant du Rhône : les eaux qui coulent à Vienne se jettent dans la mer Méditerranée.
Le Rhône assure, pendant plusieurs siècles, la réussite économique de la cité, notamment durant la période Gallo-romaine.
Il est, durant longtemps, difficile à maîtriser et inonde à plusieurs reprises la ville (dernière crue très importante en 1840).
La ville est également traversée par deux rivières : la Gère et la Sévenne, qui se jettent dans le Rhône.

Toponymie

Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César raconte que : du pays des Arvernes, il est allé à Vienne pour y trouver de la cavalerie fraîche ... Ce texte semble être le premier de l'histoire écrite à avoir cité le nom de la ville.
Vienne, nom obscur, vraisemblablement gaulois ; une des capitales des Allobroges ; capitale de la Viennoise, province romaine ; siège d'un archevêché jusqu'en 1790, dont le titulaire porte le titre de comte au temps de la féodalité *.

Héraldique

Blason de vienneJusqu'en 1887, Vienne porte : d’or à un arbre arraché de sinople, chargé d'un calice et d'une hostie d'or, avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna civitas sancta (ci-contre).
En 1887, une délibération du conseil municipal supprime toute référence religieuse dans les armes de la ville qui deviennent : d’or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna urbs senatoria.
L'arbre serait le symbole des libertés accordées par l'archevêque Jean de Bernin (1217/1266) aux bourgeois de la ville : élection des consuls et perception de certains droits ; un orme sous lequel se trouvait une table ronde, lieux de rassemblement des consuls, qui en auraient fait leur symbole et qui a donné son nom à l'actuelle place de la Table-Ronde ; le calice et l'hostie sont une trace de l'importance de la dévotion viennoise au Saint-Sacrement.
Les premiers historiens de la ville considéraient que la procession de la Fête-Dieu avait été instituée à Vienne lors du concile de 1311.

Devise :
Au Moyen Âge et jusqu'en 1887, la devise de Vienne est Vienna civitas sancta : Vienne ville Sainte car beaucoup de martyrs sont issus de Vienne.
La devise actuelle, Vienna, urbs senatoria : Vienne, ville sénatoriale, apparaît officieusement dès le XVIème siècle, mais n'est adoptée officiellement qu'en 1887 sous l'impulsion du maire Camille Jouffray. Elle évoque l'histoire antique de la ville  qui  a fourni des sénateurs au Sénat de Rome.
Ce changement de devise découle de la déchristianisation de la République.

Drapeau francais fond blancHistoire

AllobrogesLes premiers hommes apparaissent sur le site de Vienne dès le Néolithique Moyen (4700/3400 avant J.-C.). Le premier habitat (foyers et matériel lithique) est découvert en 1920, sur une petite butte cristalline du quartier d'Estressin.
Les époques suivantes ont fourni des témoignages archéologiques particulièrement abondants, principalement à l'Age du Bronze (2000/800 avant J.-C.). Vienne est probablement un carrefour commercial majeur sur les voies du couloir rhodanien et l'axe entre les Alpes et le Massif Central.
Vers le Vème siècle avant J.-C., des Celtes de la tribu des Allobroges arrivent et font de Vienne leur capitale. Leur territoire s'étend de Genève au Mont Pilat, en passant par Cularo (Grenoble).
L’oppidum gaulois, constitué par les collines de Pipet et de Sainte-Blandine, mis au jour vers 1950, permet de confirmer l'importance de ce site urbain, c’est sur ces collines que les Viennois se réfugient en cas de danger.
Les Allobroges sont massacrés par l’armée romaine vers 125 avant J.-C. et leur territoire, annexé, entre dans la nouvelle Provincia (Provence) qui s'étend sur le Sud-Est de la Gaule.
Jules cesarPendant la Guerre des Gaules, Vienne est fidèle à Jules César (portrait de gauche).
La cité obtient le privilège impérial de s'entourer d'une muraille dès le 1er siècle après J.-C. Cette muraille fait 7,2 kms de long, c’est la plus longue des Gaules (de nombreux vestiges en témoignent : Temple d'Auguste et de Livie, arcades du forum, théâtre et odéon, hippodrome, murailles, thermes sont encore partiellement ou totalement en élévation) ; la superficie enclose de 250 ha environ, en fait également une des plus importantes villes des provinces gauloises. Entre 35 et 41 elle est promue au statut de colonie romaine, sans doute par Caligula.
Vienne est aussi la ville où apparaît pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où est exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère.
Dotée d'un évêque dès 314, elle devient une métropole religieuse importante.
Au VIème siècle, L'évêque Avit (490/525) est à l'origine de la conversion de Clotilde, nièce du roi burgonde, Gondebaud, qui règne à Vienne ; il félicite Clovis de son baptême ; convertit Sigismond, fils de Gondebaud ; et favorise la fondation de Saint-Maurice d'Agaune (Suisse).
Le Sénat de Vienne est mentionné jusqu'à la fin du VIIème siècle.
Au VIIIème siècle, la ville est attaquée par les Sarrazins, qui pillent la vallée du Rhône. Elle retrouve un rôle de premier plan lorsque l'Empire Carolingien se désagrège : Boson (beau-frère de l’empereur Charles II dit le Chauve), comte-gouverneur de Vienne et de Lyon, profitant de l’affaiblissement du pouvoir impérial, se fait élire roi de Provence en 879 et y installe sa capitale. L'importance de l'Église, mise à mal par les invasions arabes et les spoliations seigneuriales, se rétablit au cours des IXème et Xème siècles. Des domaines sont restitués à l'Église, d'autres lui sont donnés, les églises Saint-Pierre et Saint-André-le-Bas sont confiées à des chanoines. Le monastère féminin de l'abbaye Saint-André-le-Haut est restauré.
Rodolphe ii de bourgogneLe dernier roi de Bourgogne, Rodolphe II (880/937, portrait de gauche), donne le comté de Vienne et les droits qui s'y rattachent à l'archevêque Burchard, son fils. Cet acte renforce la puissance temporelle des évêques de Vienne qui demeurent seigneurs de la ville, dépendant directement de l'empereur  jusqu'en 1450, date du rattachement de la ville et du comté de Vienne au Royaume de France.
Le début du XIVème siècle est marqué par le concile de Vienne de 1311 à 1312. Les personnalités les plus influentes de toute l'Europe : cardinaux, évêques, légats, sont réunis a Vienne, autour du pape Clément V et du roi de France Philippe dit le Bel accompagné de ses fils. L'assemblée proclame la dissolution de l'Ordre du Temple et la confiscation des biens des Templiers.
Le dynamisme de Vienne est anéanti par les difficultés des XIVème et XVème siècles : famine, peste noire, dévastation de l'arrière-pays par les bandes armées de la Guerre de Cent Ans.
L'archevêque reconnaît l'autorité royale en 1450 (Traité de Moras), mettant fin à l'indépendance de facto de la ville.
Au XIVème et XVème siècles, le fleuve marque la frontière entre le Royaume de France et le Saint-Empire romain germanique.
La fin du XVème siècle et la première moitié du XVIème siècle sont marquées par un nouvel essor de la ville : de nombreux hôtels particuliers sont édifiés, la cathédrale est achevée, des aménagements sont réalisés à l'église Saint-Pierre.
Baron des adretsLes Guerres de religion frappent deux fois Vienne en 1562 et 1567 mettant fin à ce dynamisme retrouvé. Les troupes protestantes de François Beaumont, baron des Adrets (1512/1587, portrait de droite) prennent Vienne. Des dégâts importants sont causés aux édifices religieux.
Le pont sur le Rhône s’effondre en 1651, il n’est pas reconstruit, privant les deux rives d'un axe permanent pendant plus de 150 ans
En 1721, la première fabrique de drap de laine s'implante dans la vallée. En 1726, François de Blumenstein crée une fonderie d'argent pour exploiter les gisements des environs. Le XVIIIème siècle voit les débuts de l'industrialisation de la ville.
À partir de 1750, la construction des quais de la Gère puis du Rhône facilite la traversée de Vienne La Révolution à Vienne accélère les modifications qui se dessinent. L'autorité municipale est confirmée. Grenoble, siège du parlement du Dauphiné depuis le XVIème siècle, devient préfecture du département de l'Isère au détriment de Vienne. La division départementale sépare les deux rives du Rhône. Le palais archiépiscopal ainsi que les cloîtres de la cathédrale sont détruits pour percer une place et de nouvelles rues. Les couvents sont vendus comme Biens Nationaux ou réutilisés par la commune.
En 1823, le maire Teyssière de Miremont, ancien émigré favorable à la Restauration, fait construite une nouvelle halle aux grains sur un terrain dépendant de l'archevêché avant la Révolution, remet en service une portion de l'aqueduc romain pour l'adduction d'eau de la ville, inaugure un nouveau pont et fait construire de nouveaux abattoirs en 1829.
La Première Guerre Mondiale donne un nouveau souffle à l'industrie viennoise qui fournit l'armée en drap de troupe. Les fermetures surviennent après la Seconde Guerre Mondiale et jusqu'en 1995 (fermeture de la dernière filature).
L'importante population ouvrière joue un rôle actif dans la vie politique de la ville, au cœur des luttes sociales du XIXème et du XXème siècle.

Seigneurs et gens de noblesse

Les comtes puis dauphins du Viennois : Voir page « Présentation du département ».

Personnages liés à la commune

Ils sont nombreux : des chanteurs, comédiens, poètes, hommes politiques, et parmi eux ...
Ponce pilateFernand point- Le préfet romain de Judée de -26 à -36, Ponce Pilate (-10/-39, portrait de gauche), qui ordonne la crucifixion de Jésus Christ, serait mort à Vienne et enterré sur le mont Pilatus, le Mont Pilat.
- Le chef cuisinier, Fernand Point (portrait de droite), le premier à avoir obtenu 3 étoiles au Guide Michelin, dont Sacha Guitry disait : « Pour bien manger en France, un Point c'est tout » et le Président de la République Albert Lebrun, en retard pour assister au Théâtre Antique a la pièce "Sérénade de Méphistophélès" : "Je préfère me damner chez Point; Faust peut attendre ! ". Il est  Mort à Vienne le 4 mars 1955, son restaurant La Pyramide existe toujours mais a perdu une étoile.

Patrimoine

Le Temple d'Auguste et de Livie
Temple romain périptère hexastyle corinthien édifié dans le centre-ville de la cité antique. Il est dédié au culte impérial, de l'empereur Auguste et son épouse Livie.
Du bâtiment primitif construit en pierre du Midi, il ne reste que la partie arrière, datée du dernier quart du Ier siècle avant J.-C..
AugusteLivieLa plus grande partie de l'édifice est reconstruit, en pierres de Seyssel et choin, quelques décennies après la construction, peut-être en raison d’un incendie dont on voit des traces sur la partie arrière et sur le podium. Cette reconstruction intervient sans doute avant que Livie soit divinisée en 42.
Avec la chute de l'Empire romain d'Occident et la forte christianisation en Gaule, le temple devient l'église paroissiale de Sainte-Marie-la-Vieille puis Notre-Dame-de-la-Vie jusqu'à la Révolution Française.
À partir de 1792, l'église est un temple de la Raison puis le tribunal de commerce de Vienne, ensuite le musée-bibliothèque de Vienne jusqu'en 1852, et enfin, après 28 ans de travaux, l'édifice regagne son aspect primitif de temple romain.
C'est aujourd'hui, avec la Maison Carrée de Nîmes, le seul édifice de ce type qui se soit aussi bien conservé sur le sol de l'ancienne Gaule.
Il fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1840.

Le théâtre antique et l’odéon
Il est édifié au Ier siècle de l'ère chrétienne en plusieurs étapes.
Identifié comme amphithéâtre, second plus grand de Gaule après celui d'Autun, il est découvert en 1908. Les travaux de dégagement sont entrepris en 1922 et il est inauguré en 1938 par le président de la République, Albert Lebrun.
La cavea ancrée à la colline de Pipet, qui domine la ville, est ouverte à l'Ouest. Elle comporte 30 gradins pour le balcon supérieur, séparé des 12 gradins du balcon inférieur par un mur haut de 1,50 m. Un balteus les sépare de l'orchestra (chœur). Une partie de ce dernier et de ces 4 gradins a conservé son revêtement de marbre. Ces gradins supportaient des sièges de marbre à pieds de griffon. Le pulpitum était décoré d'animaux en bas-relief.
Des éléments du décor du mur de scène et du pulpitum sont conservés.
Dans l'antiquité, il pouvait accueillir jusqu'à 12 000 spectateurs. Aujourd'hui, ses 46 gradins ont une capacité d'environ 8 à 9 000 spectateurs.
Il forme avec l'odéon un couple archéologique remarquable, rare dans le monde romain. En Gaule, seul Lugdunum (Lyon) possède un théâtre accompagné d’un odéon.
Il fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1840.

Le cirque romain et la pyramide
Il est situé au Sud de la ville, non loin du Rhône, sur un terrain plat, aujourd'hui occupé par des maisons, des jardins et des immeubles peu élevés.
Les fouilles entreprises à partir de 1853 révèlent un édifice de 460m de long, construit à la fin du IIème siècle, succédant à un cirque plus petit, construit en bois et datant de la fin du Ier siècle.
La pyramide est un ouvrage maçonné en pierre rappelant la forme d'un obélisque, édifié au-dessus d'un tétrapyle tenant lieu de piédestal. Il se peut qu'il remplace un véritable obélisque, aujourd'hui perdu.
Ce curieux monument est conservé in situ, au milieu de la spina, mur central du cirque et orne une petite place.
La pyramide fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en mars 1852.

Le Jardin de Cybèle
Site renfermant les vestiges d'un quartier de la ville gallo-romaine, répartis en trois ensembles authentifiables :
- les arcades d'un portique bordant l'aire du forum,
- un mur en grand appareil attestant de l'existence d'une salle, de plan quadrangulaire, non couverte, destinée sans doute à accueillir les réunions de l'assemblée municipale,
- un quartier d'habitation avec des maisons et des terrasses aménagées.

La cathédrale Saint-Maurice de l'archidiocèse de Vienne est mentionné dès 314. La cathédrale primitive  occupe le site depuis le IVème siècle, mais aucune trace de construction antérieure au Xème siècle ne subsiste.
En 887, Boson, roi de Bourgogne, comte de Vienne, d’Arles et de Provence, est inhumé dans la cathédrale. Une épitaphe dans le bas-côté gauche rappelle cette inhumation.
Elle est reconstruite entre 1030 et 1070 par l’archevêque Léger.
La  construction de la cathédrale actuelle est entreprise en 1130 dans le style roman. L’édification se poursuit au XIIIème siècle en style gothique (chœur, parties hautes de la nef). Elle est consacrée par le pape Innocent IV sous le vocable de Saint-Maurice, le 20 avril 1251. La construction continue jusqu’au XVIème siècle avec notamment l’élévation de la façade. La dernière pierre est posée en 1529.
Jusqu’en 1790, elle est également le siège de la Primatie des Sept Provinces.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1840.

L'église Saint-Pierre est une des plus anciennes églises françaises. Dédiée à l'origine aux apôtres Pierre et Paul, elle est construite à la fin du Vème siècle dans un cimetière occupant les ruines d'un quartier d'habitation, à l'intérieur du rempart gallo-romain et fondée par Léonien d'Autun et le duc Ansemond. Elle est utilisée comme basilique funéraire, abritant jusqu'au XIIème la sépulture de la plupart des évêques de Vienne. Au VIème siècle, une première communauté de moines s'y installe. Elle est l'abbaye la plus puissante de la ville au Moyen Age. Tous les premiers évêques de Vienne enterrés dans l'abbaye étant considérés comme saints, elle conserve un ensemble très important de reliques, parmi lesquelles figure la nappe de la Cène. La concurrence des ordres mendiants, puis les guerres de Religion affaiblissent durablement l'abbaye. Les moines deviennent des chanoines et obtiennent en 1780 l'union avec l'abbaye de Saint-Chef. Elle est supprimée en 1791. Transformée en musée en 1809, elle connaît ensuite d'autres affectations jusque dans les années 1860 où sa restauration lui donne son aspect actuel. En 1872, le musée lapidaire s'y installe.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1862.

Le château de la Bâtie construit au XIIIème siècle sur le mont Salomon. Voir page « Présentation du département ».

L'abbaye de Saint-André-le-Bas, l'église et le cloître font partie de cette ancienne abbaye fondée au VIIIème siècle par le duc Ansemond, d'après son testament dont une copie tardive est conservée aux archives départementales de l'Isère. Après avoir restauré l'église des saints Apôtre Pierre et Paul  et enrichi le couvent féminin de Saint-André-le-Haut, il fonde ce monastère masculin.
Le cloître roman est construit au milieu du XIIème siècle.
L'église du monastère devient chapelle du palais des rois de Bourgogne à la fin du IXème siècle.
Le monastère adopte la règle bénédictine vers la fin du Xème siècle.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1840 et le cloître en 1954.

L'abbaye de Saint-André-le-Haut
Monastère de moniales, fondé au VIème siècle par Léonien d'Autun et le duc Ansemond pour Remila, la fille de ce dernier.
Elle est vendue comme Bien National à la Révolution Française, il en subsiste actuellement la cour d'honneur, dite cours de l'Ambulance et la porte monumentale qui date de 1665, car le couvent sert d'hôpital militaire provisoire en 1793 pour les soldats du siège de Lyon.
Le cloître et l'église sont désaffectés et transformés en habitations.
Elle est inscrite aux Monuments Historiques en 1998.

La chapelle Saint-Théodore est inscrite aux Monuments Historiques en 1927.

Le Palais épiscopal des archevêques de Vienne, détruit au début du XIXème siècle dont il subsiste quelques vestiges dans l'école de la Table-Ronde.

Le Mont Pipet, la forteresse et la chapelle, situé près de l'ancienne voie gauloise vers l'Est, domine la ville.
A l’époque romaine, son sommet est aménagé en plate-forme terminée à l'Est par un hémicycle de 125x87m, avec d'importants murs de soutènement encore visibles. Cette aire sacrée avec des temples forme un axe monumental avec le théâtre et le forum en contrebas.
Le site est transformé par les rois de Bourgogne, au début du Moyen Âge, en forteresse avec un donjon carré, remis à l'Église de Vienne en 1023. À partir de 1285, les chanoines de la cathédrale le possèdent, alors que sur le Mont Salomon, le nouveau château de la Bâtie appartient à l'archevêque.
Au XIVème et XVème siècle, la forteresse est un enjeu dans les conflits entre les chanoines, l'archevêque et le dauphin.
Au XVIème siècle, elle est disputée au cours des Guerres de religion et pendant la Guerre entre les Ligueurs et le roi Henri IV. La politique du cardinal de Richelieu contre les derniers féodaux et les huguenots aboutit a un arrêt de 1633 ordonnant la destruction des places fortes du Dauphiné. Les fortifications de Pipet et de la Bâtie sont abattues.
Au XIXème siècle, ce haut-lieu est consacré par les Viennois à la Vierge Marie, avec l'installation en 1858 d'une statue sur une tour en briques, puis la construction en 1873 d'une chapelle de pèlerinage en l'honneur de Notre-Dame de La Salette.Victor faugier 1801 1867

La vieille ville avec ses maisons bourgeoises, sa maison romane, ses façades médiévales, de nombreuses portes anciennes et plusieurs cours à galerie du XVIème siècle, telle la maison de l'académicien, Pierre de Boissat (1603/1662), puis du député de l'Isère, Victor Faugier (1801/1867, portrait de droite), rue des Orfèvres (voir diaporama).

L'Hôtel de ville dont la façade est édifiée sous le Second Empire, complète le noyau constitué par un hôtel particulier du XVIIème siècle acheté par les consuls en 1771.

La Chambre de commerce édifiée en bordure du Rhône est inaugurée en 1938.

Le théâtre municipal est construit à l'emplacement de l'ancien Hôtel de Ville, devenu trop vétuste, sur un site archéologique gallo-romain en 1782 par Pierre Schneyder et à ses frais.
Plusieurs campagnes de travaux et d'embellissements transforment le lieu en théâtre à l'italienne de 350 places. En 1930, l'architecte viennois, Albert Pin, donne à l'édifice la façade arrière ornée d'une peinture murale en trompe-l'œil, scènes de Vienne, due aux artistes lyonnais de la Cité de la création.

La Halle des bouchers date du XVIème siècle, le bâtiment sert autrefois de macel, halle voûtée dédiée à la vente de viande. Les bêtes sont alors abattues dans le quartier Saint-Martin, dans un abattoir situé rue Ecorchebœuf, le long de la vallée de la Gère. En 1647, des problèmes d'hygiène et les risques d'incendie conduisent les consuls de Vienne à murer la boucherie et à aligner sa façade sur celles des maisons voisines. Au milieu du XVIIIème siècle, l’édifice sert alors de remise agricole et subit de nombreuses affectations et modifications architecturales.
Au début des années 1970, la halle devient la salle des ventes de la ville.
La Ville de Vienne rachète le bâtiment en 2009 en vue de le restaurer et l'affecter à un centre d'art contemporain.

La villa Vaganay, du début du XXème siècle dont l'ornementation et l'ameublement de style Art Nouveau a fait appel aux artistes de l'École de Nancy.
Elle est acquise par l’industriel Auguste Vaganay (1873/1950) dont le père, Joseph, crée une manufacture de draps en 1836.
Elle est labellisé Patrimoine du XXème siècle de l'Isère et inscrite aux Monuments Historiques en 2003.

L’ancienne mine de Zinc de La Poype, site géologique remarquable de 14,94 ha situé sur les communes de Vienne et de Reventin-Vaugris (lieu-dit La Poype).
Elle est classée une étoile à l’Inventaire du patrimoine géologique en 2014. 

Ville fleurie avec trois fleurs au concours des villes et villages fleuris, Vienne dispose de nombreux parcs et jardins urbains, et d'un arrière-pays riche en contrastes, avec notamment, le Parc Naturel Régional du Pilat.

Les musées
Musée des beaux-arts et d'archéologie,
Musée archéologique Saint-Pierre,
Musée du cloître de Saint-André-le-Bas,
Musée de la Draperie.

Hameaux, lieu-dits et écarts

Les 17 quartiers actuels de Vienne :

Vienne hameaux

Evolution de la population

Demographie

Nos ancêtres de Vienne

Décès :
DE FRANCE Carloman (sosa 966 036 689 966++G40) meurt à Vienne en 754. Aristocrate franc de la famille carolingienne, il est maire du palais de 74 à 747. Ses reliques, un instant déposées à Vienne, sont transportées au Mont-Cassin.
Voir « Visages de l’Isère ».

Carte Cassini

 

Cassini vienne 38

 

 

 


 

Sources : * Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France.
Sites et photo : Wikipedia.

 

Date de dernière mise à jour : 04/01/2018