Aunay-en-Bazois

Sans titre

Gros village du Bazois, Aunay, chef-lieu de canton pendant 10 ans, a participé activement à la Révolution Française. C’est une des seules communes du Bazois à conserver une activité commerciale.

Drapeau francais fond blancHistoire

Des silex taillés témoignent d’une occupation du territoire depuis dès le Paléothique (voir page « Echelles des Temps »).
A l’époque romaine, la voie Autun-Orléans traverse le ruisseau du Trait à Savenay.
En 1120, Aunay est érigé en paroisse, d’abord dans un édifice isolé dédié à Saint Franchy, puis au XVème siècle, dans l’église Saint Etienne.
Franc-alleu au début de la féodalité, la seigneurie d’Aunay ne devient fief du comté de Nevers qu’en 1276. L’existence d’un château appelé Bas-Fort n’est mentionnée dans les textes qu’à partir de 1335.
En 1790, Aunay devient chef-lieu de l’un des cantons de Château-Chinon et ce durant près de dix ans.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il est l’un des hauts lieux de la résistance face à l’occupation allemande.

La médaille des Justes

En 1943, François et Marie Perrot du lieu-dit de Savenay, avec la complicité de leur fille Marguerite, sauve vraisemblablement la vie de Serge Averbouh, 10 ans, qui vit caché à Aunay avec son père.Medaille des justes
Lorsque les Allemands arrivent à l’école pour questionner l’enfant, l’instituteur organise sa fuite et  Marguerite Perrot l’emmène sur le porte-bagages de son vélo jusque chez elle.
Il y reste un an avec son père.
Marguerite, qui meurt prématurément, et ses enfants restent toujours en contact avec Serge.
Le 6 avril 2008, à la mairie d’Aunay-en-Bazois, la famille Perrot, à titre posthume, reçoit la Médaille des Justes, la plus haute distinction civile d’Israël, décernée par l’institut Yad Vashem aux personnes non juives ayant sauvé des Juifs pendant la guerre.

Les seigneurs et gens de noblesse

A l’origine, les vicomtes d’Aunay (voir § mes ancêtres), seigneurs du lieu, résident dans le bas-fort avant que le haut-fort soit édifié. Le premier connu est Alexis Ier (991/1053), puis le fief d'Aunay entre dans la Famille Pioche jusqu'au milieu du XVIème siècle.
Vers 1580, Charles de Guverlay est seigneur d’Aunay. Une plaque commémorative, dans l’église Saint Etienne, porte le nom de sa veuve, Claude du Pontel (+1588).
Urbaine de Roumier épouse, en premières noces, Claude d'Aunay d'Epiry, puis en secondes noces vers 1624, Paul Le Prestre, seigneur de Vauban.
Le 25 mars 1660, Jeanne d'Aunay d'Epiry (+1682), fille du premier mariage de la précédente, épouse le marquis maréchal, Sébastien Le Prestre de Vauban (1633/1707).
Le 15 novembre 1679, Charlotte Le Prestre de Vauban (1661/1709) fille ainée du précédent, épouse Jacques Louis de Mesgrigny, comte d'Aunay.
Le 13 septembre 1713, leur fils, Jean Charles de Mesgrigny (1682/1763), comte d'Aunay, aide de camp du maréchal de Vauban, épouse Angélique Cécile Raguier de Poussey
En 1738, Louis IV Le Peletier de Rosambo (1717/1760) leur succède, en épousant la fille de Jean Charles de Mesgrigny (1682/1763), Marie Claire Aimée, qui lui apporte en dot tous les biens des Mesgrigny d'Aunay.
En 1760, Charles Louis David Le Peletier de Rosanbo (1750/1831), second fils du précédent, comte d’Empire en 1810, hérite du titre et du comté d'Aunay de son grand-père et parrain, Jean Charles de Mesgrigny.
En 1780, Charles Louis Marie Le Peletier (1776/1850), comte d'Aunay, époux de Marie Victurnienne Colbert de Maulevrier (+1835), succède à son père.
La famille Le Peletier de Rosanbo, anoblie en 1624 par le Conseil d'État, obtient au XVIIIème siècle les honneurs de la Cour. Elle est titrée comte d'Aunay depuis 1810 et marquis de Rosanbo depuis 1822. La descendance tient le Château d'Aunay jusqu'en 1963.

Patrimoine

Le château du Bas-Fort est détruit durant les Guerres de Religion.

Le château du Haut-Fort est édifié dans la seconde moitié du XVème siècle. Ancien château fort médiéval, il devient château d’agrément au XVIème siècle. Il est jusqu’en 1963 la propriété des comtes d’Aunay.
Le bâtiment principal ainsi que les tours sont construits au XVIème siècle et remaniés au début du XVIIème siècle.
Le corps, reliant les tours carrées Ouest, est édifié au XVIIème siècle pour Jean Charles de Mesgrigny (1682/1763, voir § Seigneurs et gens de noblesse). Les communs datent du XVIIème siècle et sont remaniés dans les années 1780. L’édifice se compose de deux étages. La toiture est en ardoise.
Les rainures des bras du pont-levis, les trous du passage des chaînes et les fossés entourant le château sont encore visibles. De la première construction reste la cuisine, située à l’angle Est du château.
Les courtines sont démolies au XVIIème siècle.
Actuellement, la famille de Bourgoing est propriétaire du château.
Le château, y compris l’ensemble des boiseries, lambris et tapisseries ornant le rez-de-chaussée et le premier étage, les communs, les fossés, la cour d’honneur, les jardins, et le mur de clôture sont classés aux Monuments Historiques en 1988.

La mairie-école est construite à la fin du XVIIIème siècle et devient école en 1850. Elle est agrandie en 1884 et transformée en mairie-école.

L’église Saint-Etienne est bâtie au XVème siècle puis rebâtie en 1824 en respectant les styles d’inspiration romane et gothique avec arcs de plein cintre et arcs brisés. A gauche du chœur, une chapelle seigneuriale originale est établie sur un caveau sépulcral, surélevée et couverte d’un fausse voute en bois à retombées pendantes.
La plaque commémorative des fondations faites par Claude du Pontel (+1588), veuve du seigneur Charles de Guverlay, en étain, est gravée en lettres romaines dorées.

Le lavoir du XIXème siècle, semi-couvert, est alimenté par le ruisseau qui le longe. Le bassin carré est creusé directement dans le sol.

Personnages liés à la communeCharles le peletier d aunay

Charles Marie Stephen Le Peletier (1840/1918, portrait de droite) comte d'Aunay, diplomate, homme politique, sénateur de la IIIème République et maire d’Aunay, est né le 45 octobre 1840 à Aunay-en-Bazois et est décédé au château le 9 octobre 1918.

Hameaux, lieux dits et écarts

Bertrix, Broin, Chamisy, Champ Charmont, Champs Remelin , Chausse, Crieur, Egreuil, Franay, Gien, L’Etang, L’Huissier, La Baume, La Grenouillère, La Tuilerie, Les Craies, Marigny, Martigny, Niroux, Sauvigny, Savenay, Turigny, Villette.

Evolution de la population

Aunay en bazois nievre demo

Nos lointains ancêtres d’Aunay-en-Bazois ...

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Carte de Cassini

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Sources
Sites et photo : Wikipedia, Dictionnaire de la noblesse T.12 de M DCC LXXVIII (1778).

Date de dernière mise à jour : 13/01/2018