Aux pays de mes ancêtres

Sens

 

Sens 89 adm 1

 

La ville à l’extrême Nord-Ouest de la Bourgogne-Franche-Comté, à la frontière de trois régions, l'Île-de-France, la Champagne-Ardenne et le Centre-Val de Loire, est située sur le cours de l'Yonne, dans la vallée du même nom, bordée par les collines de Paron et Saint-Martin-du-Tertre, et par la forêt d'Othe.
La commune est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au palmarès 2007 du Concours des Villes et Villages Fleuris.
Sens est jumelée à 5 villes : Chester (Angleterre), Lörrach (Allemagne), Senigallia (Italie), Vychgorod (Ukraine) et Fafe (Portugal).

Sens 89 blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à la tour d'argent accompagnée de six fleurs de lys d'or, trois en chef, une à chaque flanc et une en pointe.

 Toponymie 

Au IVème siècle, sous la conduite de Brennus, après avoir vaincu les Romains à la bataille de l’Allia et dévasté Rome, une partie des Sénons, peuple celte, s'installe durablement dans la région du Sénonais, s'étendant sur une partie des départements actuels de l'Yonne et de Seine-et-Marne. Ils donnent leur nom à la ville de Sens qui est leur capitale sous le nom d'Agedincum. Durant le Haut-Empire, la cité des Sénons fait partie de la province de Gaule Lyonnaise.

 Hydrographie 

Sens est traversée par deux rivières, l'Yonne et la Vanne. La source de cette dernière se trouve dans l'Aube, et constitue, par son captage et ses nombreuses dérivations, la principale source d'eau de la ville depuis l'Antiquité.
L'aqueduc de la Vanne  construit par les Romains au Ier siècle fournit une grande partie de l'eau potable de Paris. De nouveaux tronçons sont ajoutés à la fin du IIème siècle ou au début du IIIème siècle.

Drapeau francais fond blanc Histoire 

BrennusAu IVème siècle avant J.-C., Brennus (statue de droite) est le chef de la tribu gauloise des Sénons, très célèbre par les victoires qu’il connait, il est l’un des rares opposants à Rome à avoir pu saccager et soumettre la ville en -390.
En -53, lors de l'invasion de la Gaule, César fait hiverner six légions, au lieu-dit le camp de César au Sud de la ville.
Le sanctuaire gallo-romain de la Motte du Ciar situé non loin, près du confluent de la Vanne et de l'Yonne, a livré de nombreux vestiges archéologiques (monnaies, médaillons, fragment de marbres…).
Durant le Haut-Empire, des bâtiments et diverses infrastructures sont construits pour améliorer le confort. La cité conserve de l'époque romaine son plan à deux rues principales perpendiculaires et une partie de son enceinte. Au IIème siècle, l’aqueduc de la Vanne est construit. Des vestiges archéologiques attestent de la présence d'un amphithéâtre, d'un forum et de thermes. La ville gagne peu à peu la plaine orientale.
Au Bas-Empire, la ville est protégée par une muraille, dont les matériaux sont prélevés sur les édifices construits précédemment. Les fortifications sont parmi les plus imposantes de la Gaule romaine. Afin de rendre la ville plus facilement défendable, sa superficie est réduite à environ 25ha.
SavinienLe diocèse est fondé vers 240 par saint Savinien (décollation de Savinien, sculpture de la cathédrale de Sens à gauche).
A la fin du IIIème siècle, les troupes romaines occupantes sont débordées par une marée d'envahisseurs venus d'Europe orientale et des confins de l'Asie après avoir franchi le Rhin. Afin de résister, ordre est donné de fortifier les villes. Au début du IVème siècle, Sens se dote de puissantes murailles, en démolissant les édifices existants afin d'en réutiliser les matériaux.
À la fin du IVème siècle, Sens est la capitale de la Quatrième Lyonnaise. Cette circonscription civile sert de cadre à l'Église pour la fondation de l'archevêché de Sens.
La cité, pourtant entourée de murailles est assiégée successivement 7 fois au cours des 8 siècles qui suivent : les Alamans au IVème siècle, les troupes de Clotaire II au VIIème siècle, les Musulmans en 732, les Normands au IXème siècle, les Hongrois au Xème siècle, les troupes du Comte Renard dit Le Mauvais en 1015 et celles du roi Henri Ier en 1032.
Au IXème siècle, le Pape Jean VIII (820/882) donne à l’archevêque de Sens le titre de Primat des Gaules et de Germanie. Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes constituent une province ecclésiastique d’une exceptionnelle importance, sous la dépendance de l’archevêque de Sens, qui se traduit par la devise CAMPONT (acrostiche des initiales des 7 sièges) inscrite sous les armes du chapitre de la cathédrale.
Au Moyen Âge, la ville conserve un rôle important au point de vue ecclésiastique. Plusieurs archevêques procèdent à des couronnements royaux avant l'archevêque de Reims.
Sens est réuni à la couronne en 1015.
Au début du XIIème siècle, la circulation commerciale devient intense à travers les Alpes.
Louis vi le gros 943 395 188 g30En 1120, mon ancêtre le roi Louis VI dit Le Gros (1081/1137, portrait de gauche) autorise Étienne, prévôt de l'église de Sens, à fortifier le cloître (portes, murailles, fossé).
En 1135, la cathédrale est reconstruite dans un style gothique.
En 1147, la ville se révolte contre la tutelle seigneuriale.
Louis viiEn 1163, sous le roi Louis VII dit Le Jeune (1120/1180, portrait de droite) le pape Rolando Bandinelli dit Alexandre III (1105/1181) excommunie Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122/1190), empereur romain germanique, et est obligé de se réfugier dans la ville avec la Curie durant près de 3 ans. Il place sous sa protection la léproserie de Sens qui connaît un développement important à la suite de nombreuses donations.
La cité reçoit les archevêques de Cantorbéry, Thomas Becket (1120/1170) et Edmund Rich d'Abingdon (1170/1242).
Philippe ii augusteLe roi Philippe II dit Auguste (1165/1223, portrait de gauche) y fixe en 1184 le siège d'un bailliage royal localisé en tant que tel en 1194. Il permet à Sens d'avoir un maire et des jurés et accorde une charte d'affranchissement en 1190 qui place la ville sous son autorité exclusive.
La ville est dotée de 16 paroisses.
Louis ix et marguerite de provence mariage 1234Le 27 mai 1234, l'archevêque Gauthier le Cornu (+1241) organise et célèbre le mariage royal (image de droite) entre Louis IX dit Saint Louis (1214/1270) et Marguerite de Provence (1221/1295) à la cathédrale et, le lendemain, le couronnement de la reine de France.
En 1239, le roi Louis IX dit Saint Louis et Robert Ier d'Artois (1216/1250) accompagnent la Couronne d'épines depuis Villeneuve-l'Archevêque, la portent dans les rues de Sens, avant de l'expédier par bateau à Paris à la Sainte-Chapelle.
Le bailli met la ville en défense face aux bandes anglo-navarraises et fait détruite tous les immeubles près des fortifications dont le Petit Hôtel-Dieu construit par Garnier Despres, où un trésor destiné à le reconstruire en cas de destruction, est trouvé.
En 1268, la tour Sud de la cathédrale s’effondre, endommageant gravement le palais synodale. Le roi, Louis IX dit Saint-Louis passe devant les ruines en 1269 lorsqu’il part pour la 8ème croisade et en 1270 lorsque son corps est ramené de Terre Sainte, sur le chemin menant à la basilique Saint-Denis.
Le bailli de la ville de 1417 à 1424, Guillaume de Chaumont, seigneur de Rigny-le-Ferron, neveu de l'archevêque de Sens et actif Armagnac, perd le Jean ier de bourgogne dit sans peurcontrôle de la cité encerclée par le roi d'Angleterre, Henri V (1386/1422) et le duc de Bourgogne, Jean Ier dit Sans Peur (1371/1419, portrait de gauche) se rendant de Troyes à Paris. Il se replie alors sur Montargis et fait partie des assiégés d'Orléans secourus par Jeanne d'Arc.
En juin 1474, le roi Louis XI (1423/1483) accorde à la ville l'autorisation d'avoir un maire et un conseil municipal.
Francois1ermusee dulouvrebasejocondeSous le règne du roi François Ier (1494/1547, portrait de droite) la Couronne concède à l'archevêque de Lyon le titre de primat de France et le Parlement de Paris donne à l'archevêque de Sens le titre de Primat des Gaules et de Germanie pour rappeler à tous la prééminence de l'archevêque de Sens datant de la fin du VIIIème siècle. Ce titre est conservé de nos jours.
Durant les Guerres de Religion, le roi Charles IX (1550/1574) commence son tour de France royal à Sens de 1564 à 1566, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère François de France, duc d’Anjou (1555/1584) ; Henri de Navarre (1553/1610), futur roi Henri IV ; les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. Les habitants repoussent les assauts de Louis Ier, prince de Condé (1530/1569) et d'Henri de Navarre qui manque d'être tué par les sabotiers durant un assaut.
En 1638, une décharge considérable d’artillerie est tirée sur la place Saint Etienne pour la naissance du roi Louis XIV : toutes les vitres des maisons alentour sont cassées ainsi que le vitrail de la cathédrale et plusieurs personnes sont blessées grièvement.
Au XVIIIème siècle, la cité épiscopale compte environ 9000 habitants, elle est reliée à Paris par le coche d'eau et se situe sur la route de poste de Paris à Dijon. De grandes manufactures et une faïencerie rejoignent la tannerie déjà en place. Le clergé local brille de tous ses feux.
En 1717, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (1688/1763), dramaturge, épouse la fille d'un notaire de Sens.
Louis de france dauphin 1765Marie josephe caroline eleonore francoise xaviere de saxe 1731 1767En 1765, le dauphin Louis de France (1729/1765, portrait de gauche), mort de la tuberculose, est inhumé dans la cathédrale. Son épouse, Marie Josèphe Caroline Éléonore Françoise Xavière de Saxe (1731/1767, portrait de droite) qui a contracté la maladie en le soignant, l'y rejoint. Leur tombeau est profané en 1794 mais leurs dépouilles, jetées à la fosse commune, sont replacées dans le tombeau en 1814 sur ordre de leur fils Louis Stanislas Xavier de France, futur roi Louis XVIII (1755/1824).
En 1789, la cité devient une sous-préfecture.
En 1914, la ville accueille l'état-major français au lancement de la bataille de la Marne.
En 1940, les Allemands bombarde la gare de Sens le 7 juin. Le département est envahi les 14 et 15 juin 1940 par des troupes allemandes en provenance de Troyes et subit de nombreux bombardements. Les premières motos allemandes arrivent à Sens le 15 juin en fin de matinée et des troupes avec blindés se rangent à 14h sur la promenade. Les abords de la gare et de l'église Saint-Maurice (dont les vitraux sont détruits) ont été bombardés dans la nuit, puis des immeubles de la grande rue et  l’usine à gaz, tandis que la cathédrale et le palais synodal sont endommagés. Des combats ont lieu jusqu'au 16 juin. Plus de 3000 prisonniers français venant de Montargis sont parqués sur la place Saint-Étienne et dans la halle. Mgr Frédéric Edouard Camille Lamy (1887/1976) archevêque de Sens, tente d’installer un comité d'aide d'urgence alors que toutes les autorités se sont enfuies. La Kommandantur, installée place Drapès, instaure un couvre-feu et établit une liste d'otages volontaires (dont le maire et l'archevêque) en cas de non-respect. Après l'armistice, Sens se trouve en territoire occupé. Le 12 juillet 1942, le préfet de l'Yonne ordonne l'arrestation des 14 Juifs étrangers, originaires de l'ancien Empire russe et de Pologne, qui demeurent à Sens. En 1944, Sens, abandonnée de ses occupants allemands, accueille le lundi 21 août les troupes de la IIIème armée du général Patton (1885/1945) qui la quittent le lendemain à l'aube en direction de l'Est.

Seigneurs et gens de la noblesse

Moritasgus, roi de Sens, déifié après sa mort pour ses vertus et ses actions glorieuses, est déposé par Jules César (-100/-44) et remplacé par Cavarinus.
Sous le règne de Domitien (51/96), la ville a pour roi, Mesyus.
En 830, le comte de Sens se nomme Magnerius, sa postérité masculine possède le comté jusqu’en 932 où Richard ne voulant pas reconnaître l’autorité du roi Raoul de Bourgogne (890/936) est vaincu et meurt sans enfant.
Raoul de Bourgogne investit mon ancêtre, Fromont Ier de Sens (914/948), fils de Garnier de Sens (885/923), comte de Troyes et vicomte de Sens, premier comte souverain héréditaire de Sens. Il jouit des titres et droits comtaux (voir tableaux Mes lointains ancêtres en bas de page) et est le fondateur et le plus ancien ancêtre connu de la dynastie des Fromonides qui dirige le comté  pendant un siècle.

Le comté de Sens
Un premier comté est mentionné pour la première fois à la fin du VIIème siècle mais le comté devient réellement héréditaire sous la dynastie des Fromonides.
Renard II de Sens dit le Mauvais (+1055) est le quatrième et dernier comte de Sens de la dynastie des Fromonides au XIème siècle. Il succède à son père, mon ancêtre Fromont II de Sens (940/1012), à la tête du comté de Sens et le dirige durant 3 ans. Robert ii le pieux 60 377 287 612 g36La prise de la ville par le second roi capétien, mon ancêtre Robert II dit Le Pieux (972/1031 portrait de droite) en 1015 rattache le comté au domaine royal dont il constitue la première acquisition féodale. Renard II garde cependant par Traité l'usufruit du comté jusqu'à sa mort en 1055.
Le roi gère sa nouvelle possession par le biais d'un vicomte basé à Vallery et d'un prévôt et dispose d'un palais (actuel Tribunal de Grande Instance) où il ne vient que très rarement.
En tant qu'entité politique et administrative, le comté de Sens n'existe plus à partir de 1055. Il est ensuite administré pendant près de deux siècles par des prévôts royaux avant de devenir le premier bailliage de France à la fin du XIIème siècle.

Jusqu'à la perte du pouvoir par la reine Isabeau de Bavière (1371/1435), les Familles de Dicy, Dallement, Col, Chanteprime, de Quatremares, de Bragelongne, aristocrates de la ville, contribuent largement à son développement.

 Chronique communale 

Anecdotes, autres temps, autres mœurs…

En 1522, le nommé Passagne, pour avoir mangé des pois au lard un jour de carême est condamné à avoir le fouet et est attaché au pilori. Le roi Charles IX (1550/1574) plus tard, rend un édit condamnant à être fouettés, dans tous les carrefours, les bouchers qui vendent de la viande en carême.

En 1540, un gentilhomme nommé Langlois est brûlé vif. Dans une partie de débauche, il s’est permis quelques paroles indécentes contre la sainte Vierge. Son oncle, Jean de Barville, chanoine de Sens, aveuglé par un fanatisme dénaturé, fournit le bois du bûcher et dispute au bourreau la honteuse fonction de l’allumer.

En 1541, le nommé Jean Pagnard, garçon pâtissier âgé de 22 ans, s’introduit de nuit dans la cathédrale et y dérobe un ciboire de vermeil. Quelques gouttes de cire sur son vêtement le confondent le jour même, il est arrêté et enfermé dans les prisons de l’archevêché, puis mis à la Question et enfin condamné à être brulé vif. Une procession dite de la récupération de la coupe est fondée par Mgr Jean Ferrand, grand archidiacre et official de Sens. Une chapelle, construite sur le lieu où l’objet a été déposé par les profanateurs, accueille sa dépouille. (Source : Almanach de Sens 1764).

En 1642, le sieur Thibault, chanoine de Sens, est égorgé dans sa maison ainsi que sa servante et un jeune enfant qui demeure chez lui, par deux paysans qui feignent de venir lui payer une rente. Ils sont arrêtés, jugés et rompus vifs.

 Patrimoine 

Les murailles
Pieces a l effigie de valerienDevant l'imminence des invasions, et conformément aux prescriptions de l'empereur Valérien (253/260, pièce à son effigie à gauche), toutes les cités ouvertes doivent se retrancher derrière des murs de fortification. A Sens, les arènes, les thermes, les monuments du forum, les nécropoles, les habitations privées situées hors les murs sont détruits pour fournir les matériaux de construction. Construite entre 275 et 300, l’enceinte est l’une des plus grandes de la Gaule. La majeure partie de la population de la ville ouverte et de ses environs immédiats se regroupe à l'intérieur. Une trentaine de tours se répartissent le long de la muraille.
Plusieurs portes sont ouvertes dans l’enceinte :
- La porte Notre-Dame est citée en 423 sous le nom de Porte Saint-Léon, elle est reconstruite au Moyen Age et démolie en 1832. Sa partie supérieure est occupé par une salle d'où est manœuvré la herse. Les mâchicoulis disposés au-dessous permettent de jeter de l'huile bouillante sur les assaillants. De chaque côté, des petite tourelles disposées en encorbellement renferment des escaliers à vis qui descendent vers l'intérieur de la ville.
- De la porte Saint-Antoine, anciennement porte du Cloître, part la route antique, Via Petra. Ses deux tours carrées à forme incurvée, surmontées d'une tourelle ronde terminée par un chemin de ronde crénelé, encadrent la porte. Elle est détruite au XVème siècle, reconstruite au début du XVIème, et démolie définitivement en 1832.
- La porte Saint-Didier, axe routier de Paris à Lyon, se trouve à l’entrée du cardo maximus (1). Son architecture est très voisine de celle de la précédente.
- La porte d'Yonne et la Grosse Tour, une des deux portes du decumanus maximus (1) à l'Ouest. L'extrémité, à l'Est, est fermée par la porte Formau. Elle donnait directement sur le pont traversant la douve. A l’origine, un gué ou un pont en bois existe. Sa construction est entamée en 995 par le comte Renard Ier de Sens sur les fondations de l'un des édifices du forum gallo-romain. Elle est démolie au XVIIIème siècle.
- La porte Saint-Hilaire tire son nom de l'église paroissiale attenante aujourd'hui disparue et remplace une poterne, peut-être la Poterne Saint-Benoit. La porte est construite contre une tour. Son chemin de ronde ainsi que ceux de la muraille et de la tour ont disparu.
- La porte Formau ferme le decumanus maximus à l'Est. Elle est abattue avant 1804.
- Trois d’entre elles n'ont aucun passé gallo-romain : la porte Dauphine est édifiée en 1283, la porte de la Poterne date du XIIème siècle et la porte Royale du XVIIIème siècle.
- Des vestiges de portes non nommées sont encore visibles.
Au lendemain de la Révolution Française, ce patrimoine gallo-romain fait l'objet d'une destruction systématique.

La poterne Garnier des Prés ou des Quatre Mares
Vers 1208, Garnier des Prés, riche bourgeois sénonais, seigneur de Noslon et bailli royal, s'intéresse à la ruelle des Quatre-Mares qui conduit de la rue des Trois-Rois aux fossés de la ville. Pour sortir de la ville, il fait édifier une poterne pour aller à l'Hôtel-Dieu situé hors la ville et jouxtant celle-ci, une vaste maison de pierres avec une magnifique salle basse, épaulée sur l'intérieur de la muraille du IIIème siècle. Au portail, plusieurs écussons aux armes du roi, du dauphin et de la ville de Sens. Cet Hôtel, après avoir servi de Maison d'Education, appartient aux Cordeliers, qui, en 1375, le vendent à la commune pour en faire l'Hôtel de Ville.

L’Hôtel de Ville, après s’être établie dans la maison de la Poterne, déménage dans l’Hôtel des Tournelles (aujourd'hui le grand séminaire) acheté aux religieux de Saint-Pierre-le-Vif en 1570 ou il reste jusqu’en 1622, date à laquelle les bâtiments sont concédés aux Jésuites.
L'actuel édifice est construit au début du XXème siècle, à la place de la maison de Lorne démolie en 1899, et inauguré en 1904, le jour de Pâques. 

Une poterne Saint-Benoit aurait été construite avant le 16 juin 891, selon un acte entre le roi des Francs Eudes (852/898) et les chanoines de Sainte-Colombe, mais il ne donne aucune information complémentaire.

La cathédrale Saint-Etienne est l'une des premières églises d'architecture gothique de la Chrétienté avec la basilique Saint-Denis. Henri Ier Sanglier, archevêque de Sens de 1122 à 1142, décide de remplacer la cathédrale du Xème siècle par un édifice grandiose et digne de l'importante métropole sénonaise. A cette époque, l’architecture romane règne, mais l’architecte novateur propose une conception révolutionnaire du voûtement, la croisée d’ogives.
Commencée vers 1130, sa nef et son chœur sont consacrés en 1164 par le pape Rolando Bandinelli, Alexandre III (1105/1181), réfugié à Sens. L’abside est bordée au Nord et au Sud par deux chapelles externes dédiées à saint Jean-Baptiste et à la Sainte Vierge. L’intérieur est divisé en absides réservées à l’évêque, deux travées réservées aux chanoines et séparées par un jubé des cinq autres travées. L’élévation est déjà à trois niveaux, mais les fenêtres hautes sont de plus petite taille qu'aujourd’hui.  La façade n’est terminée qu’à la fin du XIIème siècle.
En 1234, Louis IX dit Saint-Louis (1214/1270) y épouse la jeune Marguerite de Provence (1221/1295) tout juste âgée de 13 ans.
En 1268, l'effondrement de la tour Sud détruit la plus grande partie de la façade occidentale et nécessite une reconstruction. Les fenêtres hautes sont agrandies pour obtenir une plus grande luminosité. Des chapelles sont construites des deux côtés de la nef. Les travaux sont longtemps interrompus par la Guerre de Cent Ans  de 1337 à 1453 et par la Grande Peste et se terminent en 1532. La tour est dotée d'un petit campanile achevé en 1534.
Entre 1490 et 1517, l’archevêque Etienne Tristan de Salazar (1431/1519) entreprend la construction d'un grand transept dans le style gothique flamboyant.
L'archidiocèse est démembré en 1622 et Paris est élevé au rang d’archevêché.
Les verrières du XIIIème siècle sont enlevées et leurs restes sont remontés en vrac sur les trois fenêtres au fond de la chapelle axiale du chœur. Divers aménagements sont réalisés au cours du XVIIIème siècle, principalement dans le chœur. L’orgue est déplacé, le sol est pavé, les dalles funéraires des chanoines et le labyrinthe de forme circulaire situé à l'entrée disparaissent.
En 1793, l'armée marseillaise passe à Sens et saccage toute la statuaire de l'édifice, les chapelles latérales sont détruites et remplacées par d'autres plus discrètes.
Le peintre-verrier Émile Hirsch réalise des travaux de restauration des verrières de la façade orientale des bras du transept et de plusieurs chapelles du chœur entre 1881 et 1884.
La cathédrale est au cœur d’un complexe qui comprend aussi l'ancien palais synodal et l'ancien palais archiépiscopal.
La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1840.

Le Palais Archiépiscopal situé derrière la cathédrale Saint-Étienne, l'ensemble des bâtiments forme jusqu'à la Séparation de l'Église et de l'État en 1905 le siège de l’archevêché de Sens.
L'archevêque réside, en compagnie des chanoines, dans le cloître au Nord de la cathédrale. Le grand incendie de 967 détruit le quartier canonial et le groupe épiscopal. L'archevêque Archambault de Troyes dit le prélat criminel, guerrier aux moeurs barbares, indignes et dissolues, vit dans l’abbaye Saint-Pierre le Vif. Il est foudroyé par la colère divine. L'archevêque Seguin (+ 999) fait bâtir une nouvelle résidence, séparée du cloître, au Sud de la cathédrale. Celle-ci est endommagée lors de l'incident de 1268, et remaniée à la fin du XIIIème et au cours du XIVème siècle. La reconstruction du palais au XIVème siècle, ainsi que d'importants travaux à la cathédrale, est réalisée sous l'épiscopat de Guillaume II de Melun (+1376), principal conseiller du roi Charles V dit Le Sage (1364/1380).
Le palais est composé de quatre corps de bâtiments, disposés autour d'une grande cour. Le côté Ouest de la cour est fermé par un grand bâtiment médiéval, le Palais synodal. Au Sud, un bâtiment du XVIIIème siècle abrite les écuries.
Depuis 1980, il abrite le Musée de Sens et le Trésor de la Cathédrale.
Les jardins ont récemment été reconstitués avec l'ouverture du pavillon de l'Orangerie comme lieu d'expositions temporaires.
L'ancien archevêché est classé aux Monuments Historiques en 1862, 1909 et 2014.

Le Palais Synodal jouxte la cathédrale Saint-Etienne et le palais archiépiscopal.
Au Moyen Âge, sa façade extérieure est ornée de 5 statues, dont une de Gauthier Le Cornu (+1241) archevêque de Sens en 1223 sous le nom de Gauthier III et une du roi Louis IX dit Saint Louis (1214/1270).
La salle synodale de 500 m2 environ, accueille les synodes à l'époque où Sens est au-dessus de Paris dans la hiérarchie catholique.
Il est restauré par Eugène Viollet-le-Duc (1814/1879).
Propriété de l'État, il est classé aux Monuments Historiques en 1862.

La maison d'Abraham  ou Maison des Quatre Vents ou encore Maison des Torches, est une maison à colombage datant du XVIème siècle construite pour le tanneur Nicolas Mégissier. L’Arbre de Jessé, sculpté sur le poteau cornier, représente la Vierge et huit rois d'Israël. En 1970, un camion renverse ce poteau et la maison manque de s'écrouler.
Les instruments de travail des tanneurs sont sculptés sur les colombages.
Cette maison a inspiré Gustave Flaubert (1821/1880) dans son roman L’Éducation sentimentale.
Elle est classée aux Monuments Historiques, et est l'un des derniers témoins remarquables de l'architecture en pan-de-bois sénonaise de la Renaissance.

Le marché couvert, auparavant l’Hôtel-Dieu de la ville, est construit au XIIème siècle. Son plus ancien bienfaiteur connu est le sieur Ruiles Geoffroy qui fait un don en 1204.
En 1792, l'Hôtel-Dieu est transféré dans les quartiers de l'abbaye Saint-Jean.
Au XIXème siècle, la chapelle est occupée par la halle à la viande, la partie gauche par la halle au blé et la dernière partie par la halle au poisson, le bureau du commissaire de Police et l'école communale.
Vers 1817, la municipalité envisage de démolir l’ensemble des bâtiments pour construire de véritables halles. En 1863, l’ancienne chapelle est détruite. Seule la grande salle de l’édifice subsiste et n’est détruite qu’après la guerre franco-prussienne de 1870.
Un concours d’architectes est lancé en 1878 et 13 projets sont reçus, deux architectes sénonais et un entrepreneur parisien sont sélectionnés. L'inauguration a lieu le 15 juillet 1882.
De forme triangulaire, le marché s'élève sur une structure métallique. Il est constitué de poutres métalliques, de briques et de verrières.
En 2015, le bâtiment ferme ses portes au public et des travaux de rénovation sont lancés. 3 millions d'euros y sont consacrés.

Saint louisLe Palais de Justice est construit sur le site de l'ancien Palais Royal du XIème siècle qui comporte une tour ronde gallo-romaine à trois niveaux, un donjon carré, des écuries, des jardins et un clos.
En 1234, le Palais accueille le roi Louis IX dit Saint Louis (portrait de droite) après son mariage avec Marguerite de Provence, célébré à la cathédrale de Sens.
Le corps central est reconstruit au milieu du XVIème siècle. Les murs de la chapelle royale subsistent, empiétant sur la chaussée. Les écuries de l'autre côté de la rue font face à la cour. Les salles de la reine, situées dans le prolongement des salles du Roi, sont loties vers 1500.
Le jardin royal et les prisons font place récemment à des constructions.
Le palais accueille le bailliage, puis le siège présidial, et diverses juridictions. Aujourd'hui, le Tribunal de Grande Instance y siège.

L’ancienne abbaye Saint-Jean-lès-Sens, actuellement Hôpital Saint-Jean, est fondée au début du VIème siècle par l'archevêque, Héracle Ier de Sens (+515). Elle se situe à l’époque médiévale hors les murs mais proche des murailles, dans le faubourg Saint-Savinien.
L’église, à l’extrémité Nord de l’aile Est du cloître, présente un plan de type basilical à trois vaisseaux, avec une chapelle axiale à cinq pans. Seuls le chœur et la chapelle appartiennent à l’édifice médiéval. La nef est rebâtie au XVIIème siècle. La façade reprend le style ionique et possède un grand portail central et deux petits portails latéraux. Au-dessus des portails latéraux se trouve une fenêtre géminée en plein cintre, surmontée d’un oculus. Les traces de plusieurs portes, aujourd’hui bouchées, sont visibles. De ce vaste ensemble, il ne reste pratiquement plus rien.
La chapelle Saint-Jean actuelle est constituée du chœur de l’abbatiale du XIIIème siècle et occupe la place de l’ancienne cuisine de l’abbaye, devenue hôpital à la Révolution. Actuellement, le site de l’ancienne abbaye conserve les lieux réguliers, un bâtiment en U dont les façades et les toitures datent du XVIIIème siècle, et l’ancienne église abbatiale médiévale reconstruite partiellement au XVIIème siècle.
Anciennement maison de retraite, le site est en cours de réhabilitation en 2019 pour l’installation d’une unité hospitalière.
L'église, dans un grand état de délabrement, est fermée au public. Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1862, les façades et toitures des bâtiments ainsi que le sol des cours et jardins sont classés en 1960.

L’Abbaye bénédictine Saint-Pierre-le-Vif  aujourd'hui disparue, est fondée au VIème siècle par Théodechilde, petite-fille de mon ancêtre Clovis Ier (466/511), roi des Francs Saliens, après 533. Elle est dédiée aux saints Pierre et Paul.
A la fin du VIIème siècle, Ebbon de Sens (+750) devient moine de l'abbaye, puis en 704, l'abbé. Il est comte de Tonnerre en 708, puis évêque de Sens en 710. Il sauve la ville des musulmans en 732 à la bataille de Seignelay.
En 847, sur ordre de l’archevêque Wenilion (+865), les reliques d'Altin, Eodald, Potentien et Savinien sont transférés dans l'abbaye, rejoint en 876, par les restes de saint Ursicin, premier évêque de Sens de 356 à 387. En 1789, l'abbaye perd ses privilèges de droit de justice et l'archevêque de Sens, le cardinal Loménie de Brienne, prête serment à la Constitution civile du clergé mais doit quitter son palais épiscopal, réquisitionné par la Nation. Il est arrêté à l’abbaye et meurt en 1794. Deux prêtres parviennent à cacher les reliques à l'église Saint-Pierre-le-Rond. Cinquante ans plus tard, leur translation a lieu au Trésor de la cathédrale de Sens. En 1791, tout le mobilier, la statuaire et les ferronneries de l'abbaye sont vendus, puis les marbres, carrelage, escaliers et pierres... et elle sert de carrière.
Les bâtiments à moitié démolis sont rachetés par la congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d'Angers qui y reconstruit un couvent en 1837, pour la réhabilitation de jeunes délinquantes. Les religieuses le quittent en 1921.

Saint savinienLa basilique Saint-Savinien, de style roman, est bâtie au XIème siècle sur le site de la tombe de saint Savinien, premier évêque de Sens (portrait de droite). Elle subit de nombreux dégâts à cause des invasions, des incendies et des intempéries.
Destinée à être détruite durant la Révolution Française, elle est épargnée mais pillée en 1793 par les habitants. En 1796, Simon André Blanchet la rachète et la restaure.
Elle abrite de nombreuses statues comme celle de saint Sébastien datant du XVIème siècle, et des plaques commémoratives à l'arrière de l'église. La crypte est l'une des plus anciennes, le premier culte chrétien de la région y a eu lieu. Elle renferme un autel qui est vénéré pour avoir été tâché du sang du saint.
Elle est classée aux Monuments Historiques en 1862.
Une dernière rénovation est achevée en 1915.
Elle appartient aujourd'hui à une association.

L’Église Saint-Savinien-le-jeune est l’ancienne chapelle du couvent des Pénitents. Elle est construite en 1618 grâce à un don de Mgr Jean du Perron, frère du cardinal Jacques Davy du Perron (1556/1618), et prend alors le nom de Notre-Dame-du-Bon-Secours.
Les terrains alentour sont démembrés en 1789 pendant la Révolution Française et l'église reconvertie en hangar à foin. Réhabilitée en 1822, elle est rendue au culte et devient église paroissiale et rénovée en 1893.
Elle a été inscrite sur la liste des Monuments Historiques en 2014.

Le Carmel est fondé en 1625 par l'archevêque de Sens, Mgr Octave de Saint-Lary-de Bellegarde (1587/1646).
Vendue par adjudication en 1793 comme Bien National, il devient une manufacture de coton et la chapelle est transformée en écurie.
Les religieuses réintègrent le monastère en 1823. Il est réaménagé à la fin du XIXème siècle.
Aujourd'hui 11 religieuses y vivent et produisent des hosties, fabriquent des chapelets et confectionnent des ornements liturgiques.
Dans la chapelle est conservée une Mise au Tombeau du XVIème siècle provenant de la cathédrale Saint-Étienne. Un oratoire conserve une peinture murale du XVIIème siècle.
Le cloître et le décor intérieur sont protégés aux Monuments Historiques en 1995.Louis etienne saint denis 1788 1856

Le cimetière, dans son allée centrale, repose Louis Etienne Saint-Denis (1788/1856 portrait de droite), dernier mamelouk de l’empereur Napoléon Ier, qui après l’avoir servi à Sainte-Hélène jusqu'à sa mort, se retire à Sens où il meurt.

De nombreux hôtels particuliers, maisons ou immeubles, sont classés ou inscrits sur la liste des Monuments Historiques : les Hôtels de Vezou, construit au XVIème siècle et ancien Hôtel-de-Ville au XIXème siècle ; Vaudricourt du XVIème siècle ; Le Fournier d’Yauville du XVIIIème siècle ; de Bourienne, demeure de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (1688/1763) ; Abélard du XVIIIème siècle…. les maisons du Portail et Jean Cousin du XVIème siècle, plusieurs maisons rue Abélard du XVIIIème siècle… L’immeuble Art Nouveau boulevard Maupeou construit en 1907...

 Personnages liés à la commune 

Garnier des Prés, premier individu connu pour avoir porté le titre de citoyen de Sens après la restauration de la charte communale. Son domaine de Noslons est érigé en fief. Bailli du roi Philippe II dit Auguste (1165/1223). Son fils est armé chevalier par Philippe Auguste.

Pierre Michon Bourdelot (1610/1685), né à Sens, médecin et anatomiste français, abbé de Massay. Libertin et libre-penseur, probablement athée, il est médecin de la Famille de Condé et en 1651 premier médecin de la reine Christine de Suède (1626/1689).

Aristide bruant 1851 1925Louis Armand Aristide Bruant (1851/1925, affiche de Toulouse-Lautrec à droite) chansonnier et écrivain, est élève au lycée de Sens. Ses chansons populaires, sa présence en scène, sa voix rauque et puissante et sa carrure font de lui un monument de la chanson française réaliste. Il est considéré comme un des plus grands poètes de l'argot de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle. Il est l'un des créateurs de la chanson réaliste, mouvement qui perdure jusqu'au milieu du XXème siècle avec notamment Édith Piaf comme l'une des dernières interprètes. Ce mouvement laisse des traces durables jusque dans la chanson française contemporaine.

Savinien Cirano, marchand à Sens d’où il est originaire. Grand-père paternel de Cyrano de Bergerac (1619/1655).

Jean Cousin dit l’Ancien (1490/1560) peintre à Sens, artisan-verrier, dessinateur, graveur, géomètre, auteur de Eva Prima Pandora et de certains vitraux de la cathédrale de Sens. Il commence sa carrière à Sens puis s'établit à Paris. Il est considéré comme le plus grand peintre français de son époque.

Jean Cousin dit le Jeune (1522 /1595), fils du précédent, né à Sens, peintre maniériste, collabore aux travaux de son père et prend sa suite.

Louis Jacques Thénard (1777/1857) baron, chimiste, député de l'Yonne, pair de France, chancelier de l'Université de France, membre de l'Académie des sciences, est élève du collège de Sens. La ville lui élève une statue en 1861 sur la place Drappès et un collège privé porte son nom.

Stephane mallarme 1842 1898Etienne Mallarmé dit Stéphane Mallarmé (1842/1898, portrait de gauche) poète français, enseignant, traducteur et critique d'art, passe une partie de son enfance à Sens, où son père Numa est conservateur des hypothèques. Il fait ses études au lycée qui porte son nom aujourd'hui de 1856 à 1860, y fait sa première communion en 1858 et y exerce, à partir de 1860, son premier métier, surnuméraire chez un receveur de l'Enregistrement.

Étienne Mimard (1862/1944), armurier, né à Sens, cofondateur de la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance,

Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne (1769/1834), diplomate et homme politique, né à Sens.

Jacques Charles Dubois de Thimville (1762/1847) général des armées de la République et de l'Empire. Son nom est gravé sous l'Arc de Triomphe à Paris.

et de nombreux autres….

 Faubourgs, quartiers, hameaux, lieux dits et écarts 

Faubourg d’Yonne, Faubourg Saint-Didier, l’Ile d’Yonne, Pont Bruant, Les Arènes, Les Chaillots, Les Maillots, Saint-Paul, Saint-Pregts, Champertrand…

 Evolution de la population 

Sens 89 demo

 Nos lointains ancêtres de la noblesse de Sens ... 

 

Sens 89 ancetres 1Sens 89 ancetres 2

 Carte Cassini 

Sens 89 cassini

 

 


 

Notes :

(1) Le cardo maximus est la voie d'axe Nord-Sud la plus importante d'une ville romaine (en latin cardo=pivot et maximus=le plus grand) qui structure la cité dès sa création, voie principale au cœur de la vie économique et sociale de la ville.
À la croisée du cardo et du decumanus (axe Est-Ouest) d'une cité, on trouve généralement le forum.

Sources
Sites et photo : Wikipedia, Du côté de chez nous.
Lire : Encyclopédie Méthodique – Histoire, Tome VI, 1804.

 

Date de dernière mise à jour : 30/08/2019