Aux pays de mes ancêtres

Chalon-sur-Saône

Chalon sur saone adm

 

Chalon sur saone geoBâtie sur les bords de Saône il y a plus de 2 000 ans, la ville, après avoir été base navale dans l'Antiquité, lieu de grandes foires pendant le Moyen Âge et centre de négoce des temps modernes à l'époque contemporaine, est la plus peuplée du département, devant Mâcon, le chef-lieu.
Elle est le berceau mondial de la photographie.

Chalon sur saone blason Héraldique 

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à trois annelets d'or, soutenu d'une champagne cousue de gueules, chargée de la décoration de la Légion d'honneur aux couleurs naturelles. La croix de guerre 1939-1945, attribuée à la ville en récompense de sa conduite pendant l'Occupation (avec citation à l'ordre de la division), est suspendue à la pointe de l'écu. 

 Toponymie 

Le nom de la localité, Cavillonum, est attesté au Ier siècle avant. J.-C. dans La Guerre des Gaules de Jules César (VII, 42 et 90).
En 779, elle est nommée Cabiloninsis urbis. Le radical Cab du ligure hauteur ou du celtique caballos = cheval. Le sens est peut-être lieu sur la hauteur ou haras, les Gaulois s'étant consacrés avec passion à l'élevage des chevaux.

 Hydrographie 

La ville est arrosée par la Saône dont les crues ont parfois été dévastatrices (voir diaporama en bas de page).

Drapeau francais fond blanc Histoire 

La ville bénéficie, tout au long de son histoire, d’importantes voies de communication. Elle constitue un nœud sur la via Agrippa allant de Lugdunum (Lyon) à Augustodunum (Autun) puis vers Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer), mentionné dans l'Itinéraire d'Antonin et sur la Table de Peutinger. Elle relie également les voies dirigées vers Andemantunnum (Langres), vers Besançon et Mayence.
Cavillonum est le plus important centre commercial et artisanal des Éduens et son port de commerce principal. Les Romains construisent à Cavillonum des entrepôts et un port fluvial stratégique sur la Saône. Au Bas-Empire, une enceinte est construite pour défendre la ville.
 Au Vème siècle, un évêché est établi.
Capitale du royaume durant l'indépendance du royaume des Burgondes, elle garde toute son importance en revenant dans les royaumes Francs.
CharlemagneLa ville est détruite par les Sarrasins en 732 ; rebâtie par Charlemagne (742/814, portrait de gauche) un demi-siècle plus tard ; incendiée en 834 par Lothaire (795/855) ; prise d'assaut par les Hongrois en 937 et de nouveau en 1168 par Louis VII dit Le Pieux (1120/1180), irrité contre Guillaume de Thiers (1080/1166) comte de Chalon.
La ville est encore assiégée en 1478 par les troupes de Louis XI dit Le Prudent (1423/1483), puis revient à la couronne de France.
La ville joue un rôle important comme place forte durant les Guerres de religion du XVIème siècle.
En 1552, les églises sont pillées durant les affrontements entre catholiques et protestants.
De 1547 à 1591, la citadelle est construite.
Charles ix 1550 1574Charles IX (1550/1574 portrait de droite) entre dans la ville le 1er juin 1564 lors de son tour de France royal entre 1564 et 1566, et y reçoit, accompagné de la Cour et des Grands du royaume, un accueil triomphal.
Proches de Genève, appuyés par les armées huguenotes, les calvinistes de Chalon prennent brièvement le pouvoir. La Ligue, s'appuie sur la citadelle toute neuve : Henri IVChalon est l'ultime bastion de résistance à Henri IV (1553/1610, portrait de gauche). Une nouvelle bourgeoisie émerge et s'enrichit, qui, après avoir été tentée par la Réforme, se rallie rapidement à Henri IV.
La contre-réforme du XVIIème siècle couvre la ville de nombreux couvents. L'hôpital de l'île Saint-Laurent, fondé au milieu du XVIème siècle, est agrandi sous l'égide d'Abigaïl Mathieu de 1635 à 1688. L'hospice Saint-Louis est construit à Sainte-Marie en 1692.
De véritables quais sont construits au XVIIIème siècle pour améliorer le trafic du port de la ville. Le canal du Centre est achevé et le bassin final aboutit au pied de l'obélisque actuel.
Sous le Premier Empire, le blocus continental donne un grand essor au commerce.
Napoleon 1En 1814, Chalon résiste à l'invasion autrichienne et vaut à la ville d'être décorée de la Légion d'Honneur par l'Empereur, Napoléon Ier (1769/1821 portrait de droite) lors de son séjour du 14 au 15 mars 1815.
À partir de 1827, les transports fluviaux se développent entre Chalon et Lyon, notamment à partir de 1849, avec l'arrivée du chemin de fer depuis Paris.
En 1839, la création des Chantiers Le Petit Creusot par les frères Adolphe et Eugène Schneider lance le développement industriel de la cité.
En 1855, la commune de Saint-Côme est annexée par Chalon-sur-Saône.
Durant toute la première moitié du XIXème siècle, la ville dispose d'une station du télégraphe Chappe (poste télégraphique aérien) qui cesse de fonctionner en 1853, remplacée par la télégraphie électrique.
Le 1er novembre 1891, le réseau téléphonique urbain est mis en service.
La Verrerie Aupècle se développe dans la fabrication de flaconnage. La société Saint-Gobain s'implante pour la fabrication de verre à vitre et verre imprimé et entraîne la création de la Seva en 1924, équipements pour la verrerie, puis d'une filiale Le Bouchage Mécanique, spécialisée dans le bouchon de flaconnage.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, située en plein sur la ligne de démarcation, la ville est scindée en deux et occupée à partir du 17 juin 1940. La Saône joue un rôle de frontière entre zone libre et zone occupée. De nombreux faits de résistance et beaucoup d’exécutions se sont produits dans les alentours. Chalon est libérée le 5 septembre 1944.
En 1954, le village de Saint-Jean-des-Vignes est annexé à Chalon-sur-Saône.

Seigneurs et gens de la noblesse

La seigneurie de Saint-Jean-des-Vignes appartient à l’évêque.
Chalon appartient de 938 à 1237 aux comtes de Chalon, dont quelques uns font partie de mes ancêtres (voir § Mes ancêtres en fin de page) puis de 1237 à 1477 aux ducs de Bourgogne. Assiégée en 1478 par les troupes du roi Louis XI (1423/1483), la ville revient à la couronne de France.

Fin du comté de Chalon
Sceau jean ier de chalon 1190 1267Le 5 juin 1237, le comte Jean Ier de Chalon  dit Jean l'Antique ou Jean le Sage (1190/1267 sceau ci-contre) échange à Saint-Jean-de-Losne avec le duc Hugues IV de Bourgogne dit le Pacifique (1213/1272) le comté de Chalon et le comté d'Auxonne, hérités de ses parents et intégrés au duché de Bourgogne, contre plusieurs seigneuries : Salins (deuxième cité du comté de Bourgogne riche par sa production de sel), Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay, le château des Clées au pays de Vaud, Chaussin et Orgelet...
Son fils Hugues de Chalon (1220/1266) devient comte de Bourgogne par mariage avec la comtesse Alix de Méranie ou Adélaïde de Bourgogne (1209/1279).
Jean Ier prend alors la régence du comté de Bourgogne au nom de son fils, sa belle-fille et son petit-fils Othon IV de Bourgogne (1240/1303).

 Chroniques communales 

Les crues de la Saône
La Ville de Chalon est soumise à d’importantes crues (voir diaporama en bas de page).
En 1840, occasionnée par des pluies diluviennes couvrant l’ensemble du bassin, par des orages répétitifs et par un très fort vent du Sud qui génère des vagues importantes à la surface des flots, la crue est l’événement majeur sur la Saône dont l’Homme ait gardé la trace : plusieurs morts et plus de 2000 maisons détruites.
A l’étiage du pont Saint-Laurent, les eaux de la Saône montent :

Chalon sur saone inondations

A chaque nouvelle crue, les habitants s’organisent pour mettre en place des passerelles. Les garnisons de la caserne interviennent pour porter secours à la population.  Un service de barques permet l’approvisionnement en nourriture. Chalon prend des airs de Venise et la place Saint-Pierre se transforme en place Saint-Marc.

Jumelages
À ce jour, la ville est jumelée avec : Solingen (Allemagne) ; Novare (Italie) ; Saint Helens (Royaume-Uni) depuis 1964 ; Næstved (Danemark) ; Gatineau (Québec) depuis 1975.

Cinéma

4 films sont tournés à Chalon-sur-Saône :
La Bataille du rail, film de 1946 de René Clément, consacré aux résistants pendant la Seconde Guerre mondiale.
Trois Huit, film de 2001 de Philippe Le Guay, tourné essentiellement à l'usine de bouteilles Saint-Gobain.
Neuilly sa mère, film de 2009 de Gabriel Julien-Laferrière.
Jusqu'à la garde , film de 2017 de Xavier Legrand.

 Patrimoine 

Chalon-sur-Saône, classée Ville d'Art et d’Histoire possède un important quartier historique avec de vieilles maisons à colombages, de nombreuses ruelles, des tours et des tourelles : la tourelle de l'impasse de la Gravière ; la tour du Beffroi datant du XVème siècle en brique et ses cloches des XVème et XVIème siècles ; la tour d'enceinte de l'ancien évêché ; la tour hexagonal du Doyenné du XVème siècle, remontée sur l'île Saint-Laurent ; la tour de Saudon à base romaine ; la tour de Coco-Louvrier du XVème siècle ; la tour des Lombards du XVème siècle ; la tour de l'Évêché médiévale ; la tour de Marcilly ; la tour de la Chancellerie, propriété de Nicolas Rolin, aujourd'hui complètement détruite.
La ville comprend d'autres fortifications avec les bastions Saint-Pierre et Royal du XVIème siècle bâtis sous Henri II.

L’Ancien palais épiscopal construit sur des vestiges gallo-romains et médiévaux aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Le pont Saint-Laurent, construit à l'emplacement d'un pont romain fait de piles en pierre et de tablier en bois selon le principe des premiers ponts romains construits à Trèves. Il est partiellement détruit en 1944 et entièrement démoli pour être reconstruit légèrement déplacé.

L'hôpital de l'île Saint-Laurent est construit en style néo-classique en 1526, sa pharmacie est terminée en 1786 et sa chapelle date du XIXème siècle.

L’Obélisque commémore la construction du canal du centre.

La cathédrale Saint-Vincent, située au cœur de la ville ancienne, est l’ancien siège du diocèse de Chalon-sur-Saône.
La première église, sous le patronage de Saint Etienne, est édifiée sur l’ancien rempart gallo-romain et occupe la place d’un temple antique. Saint Agricole (497/580) la fait agrandir, elle est placée en 542 sous le patronage de saint Vincent.
Elle est détruite par les Sarrasins et reconstruite par Charlemagne qui y convoque un grand concile en 813.
La cathédrale actuelle est bâtie de 1090 à 1150. Ensuite sont construits vers 1310, les murs de la nef ; de 1380 à 1429, les voûtes de la nef et les murs du cloître ; et de 1400 à 1522 les chapelles des bas-côtés, les voûtes et le cloître.
En 1562, l’église est pillée par les Huguenots qui volent le trésor.
Les évêques des XVIIème et XVIIIème siècles démolissent le jubé et le mobilier gothique.
A la Révolution Française, l’église est mutilée, la façade est endommagée. L’évêché est supprimé en 1790 et le chapitre cesse d’exister. La cathédrale devient temple de la raison et est utilisée comme entrepôt à fourrage, dépôt de vivres et atelier.
En 1827, la façade est flanquée de deux tours carrées symétriques du gothique flamboyant en remplacement des deux anciennes tours qui commencent à s’effondrer. Ces deux tours sont couronnées de 16 statues des saints patrons des quartiers et des communes chalonnaises.
Un jardin entoure le chevet et longe l'absidiole Nord romane, puis contourne l'absidiole majeure gothique. Le cloître et le presbytère, collés l'un à l'autre, longent le collatéral Sud de la cathédrale.
Une première chapelle côté Nord, est bâtie en 1424 par Oudot de Malsin qui la dédie à saint Michel et sainte Catherine ; une deuxième de style gothique flamboyant date de 1440 ; la troisième, associant les styles Flamboyant et Renaissance, est construite en 1522 par des notables chalonnais et porte les 24 écussons de ces familles fondatrices ; les deux dernières chapelles sont plus modestes.
La cathédrale abrite trois cloches : un bourdon dont la cloche est nommée Jeanne-Henriette et deux cloches plus petites.
L'orgue de tribune date de la fin du XVIIème siècle. Le buffet est classé au titre des Monuments Historiques en 1846, alors que la partie instrumentale est inscrite à titre objet en 1972. Le grand orgue initial subsiste jusqu'en 1751 et est remplacé par l'instrument actuel.
La cathédrale abrite la tombe de l'évêque saint Loup de Chalon (+610), qui a notamment donné son nom à la petite ville de Saint-Loup-de-Varennes, toute proche.
La cathédrale est classée aux Monuments Historiques en 1903, ses deux tours sont classées en 1991.

Le cloître capitulaire de Saint-Vincent,  ancien grand cloitre des chanoines, dont il ne reste aujourd’hui que trois galeries voutées d’ogives de style gothique flamboyant, est construit vers la fin du XIVème siècle. Il est situé au centre des bâtiments de l’ancien évêché.
Le puits du grand cloître ainsi qu’un bâtiment avec un portail datent du XVème siècle. Le petit cloître se trouve à l’Est du grand cloître et conserve un autre puits.
A la Révolution Française, il est vendu et découpé en plusieurs propriétés.
Il est restauré à la fin du XIXème siècle en même temps que les toitures de l’église.
Il fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques en 1928.

L’ancien palais épiscopal situé au Nord de l’église, date XVIIème et XVIIIème siècles. Il subsiste aujourd’hui trois bâtiments, trois cours, une porte de style Louis XIV et une tour d’enceinte. Il occupe l’emplacement du premier évêché construit au Vème siècle contre la muraille de la cité.

L'église Saint-Pierre, construite de 1698 à 1713 en forme de croix grecque, est une ancienne chapelle bénédictine. L'extérieur est de style italien, l'intérieur relève du baroque, style en vogue à l'époque de la Régence. Consacrée en 1713, l'édifice devient église paroissiale en 1802. Elle est agrandie en 1898 et sa façade est refaite  en 1900.
Cette église est originale par son importante statuaire. Certaines statues datent du XVIIème siècle.
Une belle coupole baroque, présente à la croisée du transept, porte l’année 1700.
Elle possède 7 cloches : trois petites tintant les heures, et quatre grosses sonnant à la volée pour les messes, suivant le motif du Salve-Regina.
Elle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques en 1948.

L’église Sainte-Marie est située sur hors de l’enceinte de la ville dans le faubourg du même nom.       
En 1087, ce monastère de style roman primitif dépend de l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon.
En 1385, le prieuré et le faubourg sont déclarés être de la justice du duc de Bourgogne contre les prétentions de l’évêque de Chalon. En 1448, l’église est réparée.
Elle est désaffectée à la Révolution Française et le prieuré  détruit.
Son portail avec voussure à impostes décorés, possède des corbeaux sculptés et des inscriptions. La nef présente de grandes arcades et des piliers ronds à dosserets.
Aujourd’hui elle est convertie en cabinet d'architecte.

L'église néogothique Saint-Cosme, consacrée en 1867 est bâtie à la place d’une ancienne église jugée trop petite. Elle était l'église paroissiale de l'ancienne commune de Saint-Côme, absorbée par Chalon-sur-Saône.
Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle possède toutefois encore un riche patrimoine. Tous les vitraux actuels sont des œuvres signées Mauméjean, Famille de maîtres-verriers et mosaïstes, dont les activités se déroulent sur trois générations. 

La chapelle de la Citadelle, ouverte sous le vocable de Notre Dame de l'Immaculée Conception, remplace une ancienne église de chanoines réguliers, transformée en abbaye vers 570, par saint Flavien, évêque de Chalon, successeur de saint Agricole et prédécesseur de saint Loup, sous le vocable de Saint Pierre. L’abbaye Saint Pierre de Chalon est saccagée lors des Guerres de religion de 1562 à 1595. En 1570, les moines émigrent près de la Saône et leur Abbaye est remplacée par la citadelle.
L'église Saint-Pierre actuelle, qui était leur nouvelle chapelle, est terminée en 1713.
En 1870, les Dames de Chalon font vœu d'élever à cet emplacement dominant la ville, une statue de la Sainte Vierge si la ville est préservée de l'invasion prussienne. Une convention est établie entre l'Evêché et l'abbé Ronjon décidant que la statue en l'honneur de la Sainte Vierge sera élevée sur une tour dépendant d'une chapelle située à la citadelle de Chalon et dont la propriété appartient à Monsieur l'Abbé Ronjon.
En 1878, ce dernier cède la chapelle à Françoise Mélanie Calvat-Mathieu (1831/1904), il meurt en 1891. A la suite d’un procès entre Mélanie et les deux prêtres héritiers à titre universel et exécuteurs testamentaires de l'abbé Ronjon, la cession est annulée en 1893 par le Tribunal de Chalon et la chapelle reste aux deux prêtres héritiers et est rendue au culte comme annexe à la Paroisse Saint-Pierre.

L'église du Sacré-Cœur est située au cœur du quartier des Aubépins. L’Union Catholique des Chemins de Fer est à l’origine de la construction de cette église en 1905 dans un quartier désert au bord du canal. C’est la première église du département construite après la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905.
Sa charpente, donnée par les cheminots, provient d’un hangar SNCF de l’Ardèche.
Elle dispose de trois cloches dont une seule sonne régulièrement en volée manuelle pour les offices.
Elle est rénovée en 2015.

L'église Saint-Jean-des-Vignes est l'église paroissiale de la commune éponyme. Evoquée par les historiens dès 1263, son orientation est inversée lors d’un agrandissement. Devant l'église, une croix est datée de 1600.

L'église moderne Notre-Dame-des-Lumières est inaugurée en 1966. L’édifice présente un plan qui combine un cercle dans un rectangle. L’éclairage, ménagé par un bandeau au haut du mur, a l’avantage d’alléger le plafond au profit d’une amplification du volume intérieur. L’ossature en béton armé, les percements constitués de claustras, la couverture en dôme, font de cette église une réalisation représentative de l’architecture sacrée des années 1960.

La chapelle de la Colombière est réalisée en béton armé par l’architecte Auguste Perret (1874/1954) en 1928, à la demande du chanoine Maurice Dutroncy, pour l’école La Colombière située à cet endroit.
Cet édifice, plutôt austère, a l'allure d'un cube. Une passerelle reliait la chapelle à un bâtiment de l'école, devenu une habitation. Les baies, décorées de claustra en forme de croix, sont éclairées par des vitraux réalisés par le maître verrier Marguerite Huré (1895/1967).
Suite au déménagement de l’école, la chapelle est abandonnée et rarement ouverte aujourd’hui.

 Personnages liés à la commune 

Florent pagny 1961Florent Pagny (1961/- portrait de gauche), chanteur et acteur, est né à Chalon-sur-Saône. 
Il se fait connaître en 1987 avec le titre N'importe quoi, suivi par plusieurs succès Si tu veux m'essayer, Bienvenue chez moi, Caruso, Savoir aimer, Chanter, Et un jour une femme, Ma liberté de penser, Là où je t'emmènerai...  Au total, il a vendu plus de 15 millions de disques.
Il fait partie du jury de The Voice, la plus belle voix en France de 2012 à 2018.
À partir de 1997, il partage sa vie entre la France et la Patagonie.

Nicephore niepce 1765 1833Joseph Nicéphore Niépce (1765/1833 portrait de droite) ingénieur,  est né à Chalon-sur-Saône. Son père est avocat à la Cour, conseiller du roi Louis XV, receveur des consignations de Chalon-sur-Saône et intendant du duc de Rohan-Chabot. Sa mère, Claude Barault, est la fille d'Antoine Barault, avocat et conseiller du roi. Très aisée et l'une des plus anciennes de Chalon, la Famille Niépce possède des propriétés dispersées autour de la ville, procurant à Joseph des revenus élevés.
Il est l’inventeur de la photographie, appelée procédé héliographique, et l'auteur de la plus ancienne prise de vue et du pyréolophore, premier moteur à combustion interne du monde.

David François Etienne Pierre Laurent Niépce (1781/1869), né à Chalon-sur-Saône, est le cousin du précédent. Il est colonel de la Révolution et de l'Empire, maire de Sennecey-le-Grand et conseiller général du canton.

Fortuné Joseph Petiot-Groffier (1788/1855), industriel spécialisé dans la raffinerie de betterave à sucre, il introduit en Bourgogne la champagnisation des vins. Il siège comme juge au tribunal de commerce. Il est colonel de la Garde Nationale à Chalon-sur-Saône en 1830 puis maire de la ville de 1832 à 1835 et conseiller général, nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1834. Il est député de la majorité soutenant la Monarchie de Juillet de 1834 à 1842.
Photographe amateur, il est en 1854 l'un des membres fondateurs de la Société française de photographie.
En 2007, son atelier photographique est découvert dans la région de Chalon-sur-Saône, resté intact après 152 ans.

Émiland Marie Gauthey (1732/1806)  ingénieur civil et architecte,  est né à Chalon-sur-Saône. On lui doit entre autres l'aménagement de la ville : le théâtre, le pont Saint-Laurent, l’obélisque… et la réalisation du Canal du Centre de Digoin à Chalon. Il est décoré de la Légion d'honneur à titre civil par le Premier Consul lors de la première remise de médaille en 1804, il allait être promu au grade de commandeur lorsqu'il décède brusquement à Paris.

Pierre Chenu (1894/1986) aquarelliste et dessinateur, historien de Chalon-sur-Saône, y est décédé.

Pierre Poinsot de Chansac (1764/1833)
Antoine François Poncet de La Cour de Maupas (1750/1825)
Léopold Prosper Philibert Sionville (1748/1808)
Ils sont tous les trois nés à Chalon-sur-Saône et généraux de la Révolution et de l’Empire.

et de nombreux autres...

 Hameaux, lieux dits, quartiers et écarts 

29 quartiers : le Stade, la Fontaine au Loup, Clair Logis, Plateau Saint-Jean, Prés Saint-Jean, Citadelle, Les Aubépins, La Thalie, La Verrerie, Zone Verte, Les Charreaux, Boucicaut, Champ Fleuri, Bellevue, Saint-Cosme, Centre-ville, la Gare, Saint-Laurent, Sainte-Marie, Les Chavannes, Saint-Jean-des-Jardins, Colombière, Cité Saint-Gobain et Laënnec, mais aussi ...

Saint-Côme, ancienne commune indépendante, annexée par Chalon-sur-Saône en 1855.

Saint-Jean-des-Vignes, ancien village à vocation maraîchère, indépendant, annexé par Chalon-sur-Saône en 1954. En 1856, 1100 habitants étaient répartis dans 158 maisons sur les 697ha du territoire.
Autrefois, prieuré-cure du diocèse, de l’archiprêtré, du bailliage et de la recette de Chalon-sur-Saône, il est aujourd'hui, un quartier résidentiel de Chalon-sur-Saône.

Saint-Martin-des-Champs ancienne commune indépendante, intégrée à Saint-Jean-des-Vignes puis à Chalon-sur-Saône.

 Evolution de la population 

Chalon sur saone demo

 Nos lointains ancêtres de la noblesse de Chalon-sur-Saône... 

Chalon ancetres 1Chalon ancetres 2Chalon ancetres 3

 Carte Cassini 

Chalon sur saone cassini

 

 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia, L’art roman en Bourgogne.

Les inondations de 1910

Date de dernière mise à jour : 04/06/2019