Amblainville

Amblainville adm

Amblainville se situe à la limite du Vexin français, en grande partie sur le coteau, près de la brèche que le Sausseron trace dans le plateau du Vexin.
Doté d’un vaste territoire agricole, le plus grand du canton avec 2098ha, c’est un village au riche patrimoine naturel.
La partie Sud de son territoire abrite le marais du Rabuais, 40ha, un écrin pour la biodiversité, déclaré Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et enregistré comme Espace Naturel Sensible (E.N.S.) depuis 2005. Le Marais était utilisé au XIXème siècle pour le pâturage des chevaux et des bovins et la récolte du foin. Les sources et ruisseaux qui l’alimentent étaient aménagés pour la création de bassins d’élevage de sangsues. Ce site est naturellement dangereux (trou sans fond, tourbières…).

Héraldique

Amblainville blasonBlason de la commune :
De sinople à la croix de gueules bordée d'argent, cantonnée en pointe à dextre d'une gerbe de blé liée de sable et à senetre d'un heaume du même taré de demi-profil, à l'écu d'azur bordé d'argent brochant en cœur chargé d'une tour d'or terrassée de même, au chef de gueules chargé de trois besans d'argent et soutenu d'une devise d'or.
L'agriculture et le travail de la nacre avaient un poids important : ils figurent sur ce blason.

Drapeau francais fond blancHistoire

En 1104 on trouve l'appellation Umbleville et Embleinvilla, en 1165 Amblevilla, en 1200 Ambleyville, en 1206 Ambleville et Ambleinville, en 1304 Ambleville c'est à partir de 1282 qu'Amblainville devient définitif.

 Amblainville à travers les Temps

Durant la préhistoire, des hommes y vivaient et cultivaient la terre. Des  outils en pierre taillée, datant du paléolithique, ont été retrouvés ainsi qu’un imposant polissoir.
Durant l’Antiquité, une villa romaine du nom d’Umblevilla, ou le domaine d’Amala.
Au Moyen-âge, à la villa romaine succède la seigneurie d’Amblainville dont témoigne encore la rue du Pavé et l’ancienne Maison de justice du XIIIème siècle, avec sa tour carrée du XIVème siècle, le Prieuré bénédictin Saint Pierre, fondé au XIIème siècle, a appartenu à l’Abbaye bénédictine Saint Martin de Pontoise. On y découvrit en 1835, 80 sarcophages. Devenu une ferme, le Prieuré abrite aujourd’hui des logements, l’église Saint Martin et son très haut clocher pointu.
Au XIIIème siècle, une léproserie existait.
En septembre 1493… Le Pas des Armes de Sandricourt, 4000 personnes participèrent à un tournoi organisé par Louis de Hédouville de Sandricourt, sous les murs de son château et dans la forêt voisine. Une foule nombreuse était présente, beaucoup d’installations furent nécessaires (chambres, cuisines, étables…) et tous les métiers qui pouvaient être utiles étaient rassemblés. On en sait plus sur cet événement grâce à l’ouvrage publié par A. Vayssière, élève de l’Ecole des Chartes, d’après un manuscrit de la Bibliothèque de l’Arsenal, édité par Léon Willem, éditeur à Paris en 1874, document publié d’après un manuscrit du XVème siècle. Il s’agit du récit du héraut d’armes du duc d’Orléans qui relate les nombreux combats qui se donnèrent pendant 8 jours. Les combats, à pied ou à cheval, avec des lances et des épées, se déroulèrent à quatre endroits différents. Après les combats, il y eut un grand banquet. Le texte nous donne non seulement de nombreuses informations sur le château, mais il nous montre également un bel exemple des occupations de la noblesse française au XVème siècle. Pour les nobles, les tournois étaient une façon importante de se divertir en temps de paix.
Au XIXème siècle, Amblainville est un village dont la principale activité est l’agriculture. En 1837, on dénombre 1834ha de terres labourables. Ce territoire très étendu, est divisé en plusieurs grandes exploitations où domine la culture de céréales. L’autre activité économique d’Amblainville est la fabrication d’objets en os et surtout en nacre : éventails, jetons, dés, dominos et boutons. En 1900, cette industrie est même une sorte de monopole de la région de Méru et une activité prospère grâce à la mode et à la clientèle parisienne. Mais pour faire face à la concurrence, les patrons imposent une baisse des salaires, parfois jusqu’à 30%. En 1909, c’en est trop pour les ouvriers exploités. Un profond mouvement de révolte enflamme toute la région de Méru et conduit des milliers de boutonniers à la grève et la manifestation.
En 1943,  le 30 décembre, la France est en guerre. Une Forteresse Volante (Bombardier B17G) de la 8ème Air Force américaine survole la région avec à son bord dix hommes âgés de 18 à 25 ans. L’artillerie allemande fait feu, l’avion est touché et s’écrase à proximité de la Ferme du Coudray alors qu’il revenait de sa première mission, un bombardement en Allemagne. Quatre soldats sont tués, les lieutenants Lowell Doan, Joseph Lamansky et Julian Schrero, et le sergent Dee Troxell. Cinq, dont deux blessés, furent faits prisonniers, et John Bitzer, le mitrailleur ventral, fut récupéré par la Résistance grâce à la rapide intervention du propriétaire de la ferme et de son employé qui permirent son évacuation vers l'Angleterre.
Inauguré en juin 2001, en présence de l’unique survivant, un Mémorial situé en bordure du chemin de la Reine Blanche, rend hommage à l’équipage.
En 2009, la restauration d’un magnifique ensemble de sculptures de marbre, chef-d’œuvre du XVIIème siècle, réalisé par François Girardon, le sculpteur préféré de Louis XIV, est confiée aux ouvriers de la Société de Décoration et de Moulage d’Amblainville, spécialisés dans les moulages des copies du musée du Louvre. L’état de ces Bains d’Apollon de Versailles  (qui ornent une grotte artificielle du parc), nécessite une restauration et surtout une mise à l’abri et un remplacement dans les jardins par des copies en résine et poudre de marbre de Carrare.

Chronique communale

L’église Saint Martin et son curé imaginatif

La première église d'Amblainville était de style Roman et remonte apparemment au XIème siècle, même si la découverte de  80 sarcophages mérovingiens en 1835 près de l'église permet l'hypothèse d'un lieu de culte plus ancien. La première attestation de l'église Saint-Martin date de 1104, quand le seigneur local Ade de Moussy la donne à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise. Par ailleurs, avant 1136, la même abbaye entre également en possession du prieuré Saint-Pierre d’Amblainville et de la chapelle Saint-Jean d'Hamécourt appartenant à ce même prieuré. Au XIIIème siècle, l'église reçoit son chœur carré au chevet plat et le transept, édifiés dans le style gothique. Ensuite, les travaux s'interrompent jusqu'en 1505, quand la nef est réparée. Les deux chapelles latérales du chœur sont ajoutées vers 1585 et affichent le style de la Renaissance. Vers la même période, la façade occidentale est également refaite dans ce style. La construction d'une nouvelle nef avec bas-côtés est apparemment prévue, comme le montre le dessin d'une arcade en tiers-point à l'intérieur du mur occidental du croisillon sud, destinée à faire communiquer le croisillon avec le bas-côté adjacent. La flèche élancée en charpente est moderne. La date d'inauguration de la cloche « Marie Anne » en 1679 indique peut-être que la flèche a été terminée à cette date.
La nef a complètement perdu son caractère médiéval. Elle a été remaniée « par un curé imaginatif qui l'a agrandie de faux bas-côtés et décorée de constructions en stuc (tribune, grotte, confessionnal, chaire, faux plafonds...) d'un goût douteux » (Source : Bernard Duhamel). « Curé d'Amblainville pendant 17 ans, de 1876 à 1893, Eugène Barret va conduire la réalisation de cette originale et spectaculaire ornementation « style renaissance », composée de la chaire, du confessionnal et d'un chemin de croix. Cet ecclésiastique, passionné d'histoire et d'art, membre de la Société Française d'Archéologie, est décoré d'une médaille d'argent en 1887... » (Source : Catherine Rigollet).
L'intention d’Eugène Barret était de restaurer l'église et de créer une grande œuvre théologique contribuant à l'élévation spirituelle de ses paroissiens. Pendant 12 années jusqu'en 1888, il dépense la somme de 40 000 francs, ce qui est possible grâce aux dons des fidèles, dont notamment la veuve Joséphine Henriette Rousselle (1812/1892), à laquelle la paroisse exprime sa gratitude dès 1887 par une plaque commémorative apposée dans la chapelle de la Vierge. Eugène Barret se déclare même prêt à dépenser encore 20 000 francs, et n'hésite sans doute pas à prélever les fonds nécessaires sur ses propres deniers. Il va jusqu'à redécorer le presbytère sans demander l'admission préalable du conseil municipal, qui est fort mécontent de constater ces aménagements au départ du curé en 1893.
Comme de nombreuses autres églises pendant la seconde moitié du XIXème siècle, l'église Saint-Martin est en fort mauvais état, comme le démontre une lettre que le curé et le maire adressent au ministère du Culte en 1877. Ils demandent que des travaux soient effectués d'urgence pour que l'église ne tombe pas en ruines. En 1885, le curé demande au conseil municipal la permission de pouvoir « embellir » la façade sud de la nef, ce qui lui est accordé à condition qu'aucuns frais ne soient occasionnés à la commune. En 1900, les travaux réclamés 23 ans plus tôt ne sont toujours pas entamés.
La restauration profonde ne commence qu'en 2000 avec le clocher, la toiture de la nef et du collatéral Sud en 2005. Les façades Nord et Sud sont ravalées la même année.

Patrimoine

L’église Saint Martin, classée aux Monuments Historiques en 1982, est une église catholique paroissiale. Sa fondation remonte au XIème siècle. Le chœur et le transept sont remplacés par une construction Gothique au XIIIème siècle, et un agrandissement et des modifications sont entrepris durant le XVIème siècle 

Le Prieuré Saint Pierre du XIIème siècle.

La ferme de la Trinité du Fay, ferme-hameau, rare témoin des petits prieurés ruraux d’époque médiévale. Il s’agit d’une ancienne dépendance de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise, puis de l’ordre des Trinitaires, appelé aussi ordre de la Rédemption des captifs et fondé à l’initiative du Français Jean de Matha (1154-1213), à l’époque des croisades, pour accueillir des captifs libérés de Terre Sainte. De ce modeste prieuré aux champs où résidaient quelques frères, il ne subsiste qu’une chapelle gothique du XIIIème siècle, à trois travées, agrandie au XVIème siècle, aménagée en logement au XVIIème siècle et désaffectée depuis le XVIIIème siècle. Le chœur rectangulaire est décoré latéralement de lancettes ornées. Le chevet est percé d’un triplet tout à fait analogue à celui de l’église Saint-Martin d’Amblainville. La belle charpente est en coque de navire renversé. La chapelle est inscrite partiellement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1988.

La Ferme de Fay aux ânes est une ancienne seigneurie, dépendance de l’Abbaye Notre Dame du Val de Mériel (Val d’Oise). Elle appartenait autrefois à l’ordre hospitalier des Trinitaires qui s’était spécialisé dans le rachat des prisonniers chrétiens tombés aux mains des infidèles. En signe de pauvreté, les moines ne pouvaient se déplacer qu’avec des ânes, d’où le nom de la ferme.

Le Mémorial de la ferme du Coudray  inauguré en 2001 à la mémoire des quatre hommes de la 8e Air Force tués à bord de leur avion abattu en 1943.

Le Parc du domaine de Sandricourt, jardin réalisé entre 1880 et 1900 par Henri et Achille Duchêne (père et fils), architectes paysagistes.

L’allée dite de la Marquise, longue et majestueuse allée de hêtres, s'étend sur plus de 4Kms à partir du château et a fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques en 1991. Le grand parterre dit parterre de Diane, cascade de fleurs et clairière ronde, sont inscrits à la même date.

Le  château de Sandricourt, est un élégant corps de bâtiment, construit au XIXème siècle au fond d’une vaste cour d’honneur bordée de communs et d’une chapelle datant de la fin du Moyen-âge. Toute une lignée de Saint-Simon, marquis de Sandricourt, le possède jusqu’en 1755, où le marquisat est vendu à Catherine Auguste de Banne, marquise d’Avéjan, fille unique (restée célibataire) de Louis de Banne, qui devient titulaire de cette baronnie en 1767. C’est elle et son neveu le comte de Banne qui construisent la demeure actuelle en remplacement de l’ancienne forteresse médiévale détruite au XIXème siècle.
Elle meurt dans son château de Sandricourt en 1767 et la baronnie d’Avéjan passe à Pierre de Banne, seigneur de Montgros. Presque tout le XIXème siècle, Sandricourt est aux Beauvoir qui rendent la chasse fameuse. Le parc du domaine est dessiné entre 1880 et 1900 par Henri et Achille Duchêne, deux architectes paysagistes (père et fils).
Au XXème siècle, la propriété est rachetée et considérablement agrandie par le milliardaire américain Monsieur Goelett. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les bois de Sandricourt sont occupés par les nazis et leur état major. Ils servent de rendez-vous de chasse pour les officiers supérieurs qui viennent y chasser (Goering lui-même grand chasseur, y fait un séjour à cette époque).

Le pigeonnier, seul vestige de la seigneurie de Sandricourt, à proximité de l’Allée dite de la Marquise. 

L’Ancien Palais de Justice, situé rue du Pavé, est une maison faisant partie d’un vaste corps de ferme. Certaines décorations à lancettes permettent de penser que le bâtiment principal offre encore des vestiges importants du XIIIème siècle. La tour d’escalier, large et carrée à encorbellements à ressauts date du XIVème siècle. Elle est pourvue de latrines à double siège, logées dans une petite bretèche accrochée à la façade. Selon la légende, Saint Louis aurait rendu justice dans cette demeure.

Hameaux, lieu-dits et écarts

- Les hameaux :
Sandricourt, ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille d’Hédouville. Louis d’Hédouville,  dernier seigneur de cette famille, organisera en septembre 1493, sur ses terres, ce qui est considéré comme le dernier et le plus fastueux tournoi du Moyen-âge, le célèbre Pas d’armes de Sandricourt.
Saint-Claude, Vignoru et Fays aux Ânes.

- Les écarts :
La ferme des Granges, La Trinité, le Petit Sandricourt et Pontcharmont.

Evolution de la population

 Amblainville demo

Mes parents à Amblainville ...

Bourrie maurice 1962 et marcelle 2 1Domicile :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) et Marcelle Renée GRANSARD (sosa 7G3) au 3 rue de Picardie de 1992 à 2001.

Inhumations :
BOURRIE Maurice Georges (sosa 6G3) décédé le 21 avril 1997 à l'hôpital de Pontoise, est inhumé le 29 avril 1997 au cimetière d'Amblainville. Il était horloger, contrôleur en petite mécanique.
GRANSARD Marcelle Renée (sosa 7G3), épouse BOURRIE, décédée le 1er février 2015 à l'hôpital de Mantes, est inhumée au cimetière d'Amblainville le 6 février 2015. Elle était couturière, dactylographe, employée aux écritures, aide-comptable.
Photographie ci-dessus en 1962.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015