Carlepont

Carlepont adm

Le village domine la vallée de l’Oise et est bordée par la forêt d’Ourscamp-Carlepont.
«Au centre de ce large cirque de coteaux boisés, le village déroule son long ruban presque rectiligne ; il est net, clair et gai, tout bâti avec des pierres extraites de son sol.»
(Source : extrait du livre «Essai sur l’histoire de Carlepont », de Gaston Fleury et Robert Capelle, paru en 1923 et réédité en 2005). 

Drapeau francais fond blancHistoire

Carlepont  a été habité dès l'aube de notre histoire peut-être même dès l'âge de pierre. Le site a été occupé par les gaulois. On y a retrouvé les vestiges d'un aqueduc gallo-romain ainsi que les fondations d'une villa mérovingienne.
A l'époque mérovingienne, Carlepont était situé près d'une voie reliant Compiègne à Noyon que les princes mérovingiens empruntaient pour aller vers le Nord.
La véritable histoire de la ville commence avec les comtes-évêques de Noyon. Dès 814, les paroisses de la rive gauche de l'Oise sont rattachées au diocèse de Noyon. Carlepont fait donc historiquement partie du Noyonnais.
CharlemagneCertains pensent que Charlemagne (à droite) y serait né et lui aurait donné son nom.
Charles le chauveD'autres que le nom viendrait d'un pont que le roi Charles le Chauve (à gauche), petit-fils de Charlemagne, aurait construit près de ce qui est maintenant la Belle Hourde...
En tout cas, Charlemagne est certainement passé par là, pour aller de ses villas de Montmacq et Choisy-au-Bac à Noyon où il a été couronné roi de Neustrie.
Sous la protection des évêques de Noyon, la commune devient prospère. La vie du village s'organise autour du château, du moulin et du four banal où l'on devait venir faire cuire son pain, moyennant redevances. Les prélats étaient des seigneurs et vivaient sur un grand pied. Bien plus qu'une résidence de campagne, le château était l'endroit où ils pouvaient vivre et recevoir dans le décor qui convenait à leur rang. De nombreux habitants du village travaillaient au château.
Le château et la chapelle dédiée à Notre Dame, construite par Etienne 1er de Nemours, sont aussi à l'origine de plusieurs évènements religieux. Ainsi, lorsqu'un nouvel évêque venait prendre possession du siège épiscopal de Noyon, le maire, les échevins et les officiers de la ville de Noyon venaient lui faire allégeance au château de Carlepont, avant de l'emmener et de procéder à son installation à Noyon.

La charte d’Etienne 1er de Nemours

Les premiers évêques de Noyon avaient déjà une résidence de campagne à Carlepont. Sous le règne de Philippe-Auguste, en 1200, l'évêque Etienne 1er de Nemours y fait construire un château pour sa résidence d'été. En même temps, édicte une charte qui sera appliquée jusqu'à la Révolution. C'est un moment très important dans l'histoire de la ville. La charte fixait les charges et les privilèges pour les carlipontois :
"Chaque hôte pour sa demeure donnera par an un setier d'avoine, 12 deniers et 2 chapons, à la Saint Rémi, son avoine et 6 deniers, à Noël un chapon et six deniers, par chaque charretée un setier de vin, pour la roage 2 deniers, pour chaque faux de pré 12 deniers, à la Saint Martin de chaque porc mâle d'un an et au-dessus 2 deniers... Tous devront moudre et cuire au moulin et four du seigneur jusqu'au seizième boisseau et trentième pain ; le fournier pour sa part portera ou fera porter de la pâte et du pain. Moyennant ces redevances, la ville de Carlepont est donnée à ses habitants libre et ses libres coutumes, à savoir qu'ils ne devront ni impôt, ni taille, ni corvée, ni vinage, ni tonlieu, ni service militaire, ni chevauchée, si ce n'est à Noyon pour défendre la terre de l'évêque. Ils auront dans la forêt de l'évêque le bois mort pour brûler et faire des clôtures... deux faux de pré chacun et un muid de terre ; s'ils ont besoin de bois pour construire dans la ville de Carlepont, ils le recevront par les sergents de l'évêque... les échevins ayant pouvoir judiciaire seront institués de commun accord par l'évêque et les habitants... tous les ans le mercredi, dans l'octave de Pâques, les échevins mettront leur charge au maire de l'évêque et aux habitants... si les échevins et habitants se plaignent d'une rébellion du maire contre eux et que le fait est prouvé, l'évêque fera faire réparation au maire."
Même si les habitants de Carlepont devaient payer des redevances importantes à l'évêque, les avantages n'étaient pas négligeables. Ils n'étaient pas corvéables, ce qui à cette époque leur évitaient d'être réquisitionnés aux moments importants des récoltes et des moissons. Ils avaient de la terre et des droits sur le bois. Ils n'allaient pas guerroyer avec un seigneur et, enfin, ils disposaient de leurs propres représentants, des échevins élus, pour régler leurs litiges. La charte donne à Carlepont, commune rurale, une structure politique que connaissent seulement les villes.
Au temps des évêques de Noyon, la prospérité de Carlepont est davantage liée à de petites industries qu'à l'agriculture car les terres sont pauvres, sableuses ou humides. Même si la Charte permet aux habitants du village d'avoir leurs propres terres, celles-ci sont surtout consacrées aux potagers et aux petits élevages. On cultive le lin et le chanvre et on fabrique un cidre de bonne qualité, on élève et pêche du poisson pour la table des évêques et des bourgeois dans les nombreux étangs.

Carlepont oise charte etienne 1er

En 1312, un hôpital est fondé.
En 1791, au moment de la fuite du roi Louis XVI à Varesnes, toute la région connut une grande effervescence. Un bataillon de la Garde Nationale se format à Carlepont, d'environ 50 à 60 hommes, qui se rendit à Noyon et vint se ranger en bataille sur la grande place. Un certain nombre d'hommes fut arrêté et les fusils saisis. Puis tout rentra dans l'ordre. La Garde Nationale ne désarma pas. Le 10 germinal, an IX de la République Française, le maire de Carlepont fait annoncer dans la commune que la proclamation de la paix (de Lunéville) se fera en grande pompe et solennité. Un cortège formé du maire, du conseil municipal, du juge de paix et de ses assesseurs, de 50 fusiliers de la Garde Nationale et de presque tous les habitants de Carlepont se rend dans toutes les rues et les carrefours, pour y donner la publication de la paix ; puis le cortège se rend à "l'édifice servant au culte" où un Te deum est chanté. Après quoi il y eut une grande fête et des toasts, pour la paix et la conservation des jours du Premier Consul, ont été portés. 
Le 1er Empire est pour Carlepont une époque de prospérité. Les filatures retrouvent leur activité. Cette activité de production s'accompagne d'une activité commerciale, 4 foires par an sont créées par décret impérial. Elles connaissent beaucoup de succès. On y vend la production locale, ainsi que celle des communes avoisinantes.
Carlepont est alors chef-lieu de canton.
Pendant le Second Empire et la Troisième République, c’est une vie modeste de commune rurale qui s’installe.
En 1814, les troupes alliées occupent le village.
En 1914-1918, Carlepont qui avait échappé à toutes sortes d'invasions, de guerres et de pillage, va connaître les heures les plus sombres de son histoire. 

La Grande Guerre 1914-1918 et les Zouaves

Zouaves

Carlepont et Cuts ont  été le théâtre de violents affrontements durant la Grande Guerre et conservent des traces de l’implication des  troupes d’Afrique dans les combats. Les troupes occupent la commune de 1914 à 1917 puis en 1918.
Le 2ème régiment de marche de Zouaves…
"Il est transporté vers Compiègne et reçoit Noyon comme objectif, mais il ne peut s'en emparer. La guerre de tranchées commence déjà. Il traverse Carlepont, attaque Mont-Choisy, Laigle. Trois cents hommes, zouaves, tirailleurs, fantassins, se groupent autour du commandant Fabre et ne peuvent s'emparer que de quelques maisons. Ils ont eu affaire à toute une division allemande. Le lendemain, 17 septembre 1914, on se bat à Cuts, et Carlepont, derrière la division tombe. La 3ème brigade marocaine dégage la 37ème division, pénètre dans Carlepont, y livre un sanglant combat de rues et permet aux zouaves de se replier sur Tracy-le-Mont et Tracy-le-Val. Mais laroute de Paris a été barrée. .. Pendant les mois qui suivent, le 2ème régiment de marche de zouaves occupera le secteur de Quennevières et du bois Saint-Mard.
Les combats du 6 au 16 juin vaudront à ses 1er et 11ème bataillons une citation à l'ordre de l'armée. Le régiment sera relevé le 8 juillet 1915 ayant laissé dans le petit triangle formé par Tracy-le-Mont, le bois Saint-Mard et Quennevières un millier d'hommes et 1 500 blessés.
»
Le 3ème régiment de marche de Zouaves…
"Après la bataille de la Marne où il avait mené une attaque, le 8 septembre, sur le plateau au sud du Petit-Morin, le régiment fut transporté dans le Soissonnais et la division se porta vers Carlepont. Il atteignit Caisnes et marcha vers Bellefontaine et Lombraye le 16 septembre. La division, trop en pointe fut isolé, les Allemands débouchaient en masse du bois de Carlepont, on pouvait redouter une catastrophe, mais la 3ème brigade du Maroc, commandée par le colonel Cherrier attaqua héroïquement à l'arme blanche et les bataillons gagnèrent Tracy-le-Val, le 18. Dans la nuit du 18 au 19, l'ennemi chercha à surprendre nos avant-postes, mais échoua. Au petit jour, le 19, une patrouille découvrit sous un monceau de cadavres le drapeau du 2ème bataillon du 85ème régiment d'infanterie de réserve allemand, que le zouave Laroche arracha aux mains crispées de l'officier qui l'avait porté.» (Source : http://mascara.p-rubira.com/les_regiments_de_zouaves_1914_19.htm).
Le 4ème régiment de marche de Zouaves...
"L'Oise que l'on atteignait le 9 mai aux environs de Sempigny et aux abords d'Ourscamp se présentait alors comme un secteur calme…. De la filature d'Ourscamp, où se trouve le PC du colonel, jusqu'aux premières lignes, à travers la forêt, presque joyeuse en cette fin de printemps, la route est facile et la vie s'écoule assez douce malgré le tir intermittent des canons ennemis. Les Zouaves arborent fièrement jusque sous les yeux du Boche la fourragère rouge que le Président de la République vient de leur remettre tout près du front, à 1500 mètres au Sud de Carlepont.
A partir du 16 mai le régiment passe en réserve de corps d'armée et va cantonner à Tracy-le-Mont. Ce n'est pas le repos. Les hommes vont travailler chaque jour à la construction d'une deuxième position de soutien à l'Est et à l'
Ouest de Carlepont. Et il en va ainsi jusqu'au 23 mai.A la date du 9 Juin, nous tenons toujours Caisnes, Laigle, le bois Sud de la ferme Le Meriquin et nous avons dans la forêt d'Ourscamp une fenêtre sur l'Oise…
Les Allemands ayant réussi à refouler les unités qui par-dessus l'Oise continuent notre ligne de résistance, s'avancent sur la rive droite et descendent au-delà de Ribécourt-Bethancourt, jusque vers Montmacq. Au matin du 10, notre situation devient périlleuse…
Le 1er août 1918, le 4ème régiment de marche de Zouaves rece
vait mission de défendre éventuellement les passages de l'Aisne, entre Attichy et Vic-sur-Aisne…» (Source : Extrait de l’historique du 4ème régiment de marche de Zouaves).

Chroniques communales

Les reliques de Sainte Anne
Vierge a l enfant et sainte anneAu XVème siècle, le comte Mathieu de Roye rapporte de Hongrie une précieuse relique du chef de Sainte Anne, mère de la Vierge Marie. A sa mort, il en fait don à l'Abbaye d'Ourscamp. Son fils, Jean, ne voulant pas s'en dessaisir, les religieux d'Ourscamp saisissent la justice qui ordonne que la relique soit remise à l'évêque de Noyon. Celui-ci la garde en sa chapelle de Carlepont. A la suite d'un arrêt du Parlement, Jean de Roye dut se soumettre et la relique fut remise en grande pompe à l'abbaye d'Ourscamp le 26 mai 1490. Le jour de la cérémonie, l'abbé d'Ourscamp et ses religieux, accompagnés des curés des paroisses avoisinantes, revêtus de leurs plus riches ornements, se présentent au château de Carlepont où l'évêque les attend dans la chapelle, tenant entre ses mains le précieux reliquaire qu'il remit à l'abbé. Puis il accompagna la procession. Derrière les religieux marchait Jean de Roye et de nombreux seigneurs du voisinage, puis les gens de justice de Noyon et la population des villages environnants, environ 4000 personnes. La procession fut rejointe dans le bois par une autre procession menée par les abbés de Saint Eloi et de Saint Barthélémy, de Noyon... revêtus de chappes, munis de leurs crosses, accompagnés de religieux. Ils chantèrent une antienne et une oraison à Sainte Anne puis reprirent leur chemin vers l'abbaye d'Ourscamp. Ci-contre : détail du tableau de Léonard de Vinci "La Vierge à l'enfant et Sainte Anne".

La Compagnie d’arc
Elle est inscrite depuis 1908 mais fut crée vers 1600, elle a perdu en 1914 ses registres ainsi que le drapeau offert par le connétable Baron de Villars datant de 1728. La compagnie organisa les bouquets de : 1880, 1902,1939 et 1969.

Obus 191484 obus de la Première Guerre Mondiale retrouvés dans un jardin en août 2013
«J'espère que ça n'arrivera plus… Ça commence à faire beaucoup», témoigne Jérôme. Cet habitant de Carlepont, a retrouvé dans son jardin 84 obus datant de la Première Guerre mondiale. C'est en réalisant les fondations de son garage qu'il est tombé sur un premier obus. « J'ai tout de suite appelé le policier rural qui a géré la prise de contact avec les services de déminage. »
Les démineurs ont finalement trouvé… 84 obus. «... Il y avait aussi des propulseurs, cette poudre explosive qui permettait d'envoyer les obus… Nous avons procédé à l'évacuation du quartier, qui est tout récent, lorsque les démineurs se sont aperçus qu'il y avait bien plus d'engins explosifs que prévu», détaille le policier rural. (Source : Journal le Parisien/Oise).

Coutumes locales
On marque d'un "chemin de paille" le trajet entre les demeures de personnes que l'on soupçonne d'une relation amoureuse.
On brûle un mannequin de paille représentant une personne dont on croit avoir à se plaindre, après l'avoir promené dans le village.
Le fiancé apporte la nuit des branches de bouleau et des fleurs devant la porte de sa promise.
Le jour de la mi-carême, filles et garçons se réunissaient sur la place publique devant l'église. Quelques vieilles femmes, circulant dans la foule, enlevaient par surprise à chaque garçon son chapeau et couraient le poser sur la tête d'une fille. Le garçon et la fille étaient, par le chapeau, mariés jusqu'à minuit.
Les carlipontois n'ont pas toujours bonne réputation, comme le prouve les vieux dictons : "Chés vanteux d'carl'pont, tous minteux et fripons. Carl'pont, Carl'pongnis, maqueux d'pan mal gaugni". Ces dictons visaient-ils le marchand ambulant dit "la poêle due dron" qui attirait les clients en tapant sur une poêle et proposait toutes sortes d'articles, du piège à moineaux à la lessiveuse ?

Commerces, industries et agriculture

Au XIVème siècle, l'évêque fonde une verrerie, appelée four à verre. La fabrication du verre demande beaucoup de bois, et le possesseur du four à verre avait le droit de prendre dans les bois de l'évêque tout le combustible dont il avait besoin.
Le savoir-faire de la famille de Brossard, gentilshommes verriers à Carlepont, est à l'origine des verreries de Saint-Gobain. En effet, c'est eux qui ont été appelés par Marie de Luxembourg pour établir la verrerie de Saint-Gobain.

Les carrières de calcaire sont exploitées : Carlepont et son château ont été construits avec cette pierre.

La fabrication de tissus a toujours été une ressource importante pour les Carlipontois. A la veille de la Révolution, on comptait une quinzaine de fabricants de diverses sortes de toiles. En 1809, une filature de coton est crée, puis une deuxième en 1815. Puis sept fabricants de bonneterie s'installent à Carlepont et deux fabriques de lainages, ainsi qu'un lavoir à laine à la Bellehourde. Malheureusement, l'éloignement des grandes voies de communication, canal et voie ferrée, ainsi que la concurrence de la filature d'Ourscamps, va provoquer la décroissance de toutes ces activités dès le milieu du XIXème siècle.
La grande guerre sonnera la fin de la prospérité de Carlepont.

Personnalité liée à la commune

Dorme reneRené Gaston Marie Dorme (1894/1917),  aviateur né dans la Meuse.
9ème as français dans les communiqués officiels de la Première Guerre mondiale, pendant laquelle, alors qu'il était maréchal des logis dans l'artillerie, il voulut devenir aviateur. Il passa par l'école de Pau et y reçut son brevet de pilote en avril 1915. Sa première affectation fut l'escadrille C.94 basée à Villacoublay au sein de laquelle il remporta sa première victoire le 3 avril 1916 en compagnie du soldat Huillet au-dessus de Carlepont.
Il est Chevalier de la Légion d’Honneur en 1916.
Son avion est abattu le 26 mai 1917, dans le secteur des forts de la Pompelle/Nogent l'Abbesse. Il avait à son actif : 23 victoires homologuées, 29 non homologuées et 17 citations à l’ordre de l’Armée. Sa photo ci-contre (Source : Photo SHD section Air de Vincennes- n° B 87 / 282 - Origine Merilhou).

Patrimoine

L’église Saint Eloi date du XVème siècle, elle est en partie détruite en 1917, seul subsiste le transept Sud. Rebâtie à partir de 1928 sur le même emplacement, elle est bénie en mars 1932.
Sa partie ancienne est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1928.

Le château est construit par l'évêque Etienne 1er de Nemours vers 1213. En 1520, l'évêque Charles 1er de Hangest le fait reconstruire. Il lui donne une silhouette plus élégante que l'ancien château médiéval, résidence ordinaire des évêques de Noyon, construit en 1213 par Pierre 1er de Nemours, avec un grand escalier menant vers les étangs. En 1589, le château est pris par Charles de Humières, gouverneur de Compiègne, en pleine guerre entre ligueurs et royalistes.
En 1762, l'évêque François de la Copte de Barzac fait construire un nouveau château, avec un parc magnifique.
Au cours du XVIIème siècle, l'évêque Henri de Baradat fait graver un poème sur le fronton qui vante l'agrément du séjour en ce lieu : « Le Ciel témoin de mes malheurs M'a yeu languir sous mes ruynes Et mourir dans un lit d'épines Pour renaître parmy les fleurs Qui sont ici toujours escloses Afin que la ville et les chams Adorent sans cesse les roses Dans un agréable printemps ».
A la Révolution,  le 13 juin 1791, le château, décrété bien national, est vendu, ainsi que les biens du domaine, le moulin à eau et les étangs.
Il est totalement ruiné lors de la Grande Guerre de 1914-1918.

La forêt domaniale d’Ourscamp-Carlepont s'étend sur les communes de Chiry-Ourscamp, de Carlepont et dans une moindre mesure de Pontoise-lès-Noyon. Elle résulte de la réunion, à la Révolution, de la forêt de l'abbaye cistercienne d'Ourscamp et de la forêt de Carlepont, propriété partagée entre l'évêque de Noyon et le chapitre de la cathédrale.
La forêt subit de lourds dommages au cours de la Première Guerre mondiale et a été partiellement replantée de résineux.

Le chêne Louise,chêne pédonculé mesurant 34m de hauteur pour une circonférence du tronc de près de 6m. Planté vers 1580, il aurait plus de 430 ans d’existence. Contrairement à bon nombre de ces congénères, il a résisté à la guerre malgré sa proximité avec les nombreux combats qui s’y déroulèrent.

Hameaux, lieux-dits ou écarts rattachés à la commune

Les Cloyes, le Maupas, le Huleux, la Belhourde, la Motte, le Frémont…

Evolution de la population

 Carlepont demo

Nos ancêtres de Carlepont ...

Naissance/baptême :
ROSELET Alexis (sosa 478G9) vers 1738.

Date de dernière mise à jour : 12/04/2015