PRESENTATION DU DEPARTEMENT

 

Aude logoAude adm  

Le département de l’Aude de la région Occitanie a été créé en 1790, à partir d’une partie de l’ancienne province du Languedoc.
Le nom vient du fleuve l'Aude.Aude carte situation
À l’Est, le département est bordé par la Méditerranée (golfe du Lion) sur 47 kms.
10 régions naturelles ou Pays : le Lauragais, la Montagne Noire, le Cabardès, le Carcassonnais, le Razès, le Quercob, le Pays de Sault, le Minervois, le Corbières, le Narbonnais.
L’Aude est aussi un département pyrénéen dont le point culminant est le pic de Madrès à 2 469 m.
La viticulture est la première économie du département.

Blason aude

 

Héraldique
De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, à la bordure crénelée d'argent.

 

Hydrographie
Le fleuve Aude prend sa source au Roc d’Aude, traverse les barrages de Matemale et Puyvalador sur le plateau du Capcir à 1 500 m, puis traverse le département du Sud au Nord en passant par Axat, Quillan et Limoux en suivant la haute vallée de l’Aude. À Carcassonne, le fleuve change de direction vers la mer Méditerranée à l’Est, où il se jette près de Fleury.
Les autres cours d'eau principaux sont : l'Orbieu, le Verdouble, le Fresquel, la Boulzane, l'Hers-Vif, l'Orbiel, la Berre, l'Hers-Mort et la Vixiège.

Le Canal du Midi, appelé aussi canal des Deux-Mers car il relie la Mer Méditerranée à l'Océan Atlantique, est une voie fluviale classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.
À l'origine, en 1681, le canal ne passe pas à Carcassonne et se trouve à plus de 2 kms de la cité à cause d'un désaccord de négociation entre Pierre-Paul Riquet, qui réclamait aux consuls de Carcassonne une aide financière de 100 000 livres pour faire passer le canal dans la ville. Cette erreur des dirigeants de la ville eut un impact sur l'économie de cette dernière, puisque le trafic fluvial ne s'y arrêtait pas, et Carcassonne ne s'épanouit pas autant que Castelnaudary. Un nouveau tracé est alors proposé pour détourner le canal dans la ville et pour construire un port fluvial.
En 1810, le canal du Midi passe définitivement par Carcassonne. La ville possède désormais un axe majeur de navigation fluvial, le bassin du port, et trois ponts : le pont Marengo, le pont de la Paix et le pont d'Iéna.
L'arrivée du canal du Midi est générateur de nombreuses transformations urbaines dans la ville basse. Les fossés entourant les remparts de la bastide sont comblés afin de construire des grands boulevards. En 1812, un grand projet permet d'urbaniser la partie située entre le canal et la bastide.

Langue
La langue occitane est parlée dans l'Aude dans sa variante languedocienne.Il est très peu utilisé de façon écrite avant le XIème siècle. Mais plusieurs poètes et troubadours comme Raimon de Miraval utilisent la langue fondée sur l'amour courtois aux XIIème et XIIIème siècles.Aux XIVème et XVème siècles, l'occitan est utilisé pour rédiger les écrits administratifs locaux.Au XVIème siècle, la langue d'oc est moins utilisée au profit de la langue du roi, le français, dont l'utilisation est rendue obligatoire par l'Edit de Villers-Cotterêts en 1539.En 1835, la langue française est en usage dans les villes du département, mais on y parle aussi communément le languedocien. Cet idiome est à l'époque celui des habitants des campagnes, qui pour la plupart, n'entendent pas le français. Il y a même quelques petites villes et villages où les prêtres prêchent en dialecte.Dans les années 1970 et 1980, de nouvelles revendications apparaissent avec le combat pour la dignité de la langue et son enseignement. Le discours occitaniste touche un public élargi et des chanteurs prônent l'utilisation de l'occitan.

Histoire
Des traces humaines sont trouvées dans le département vers 1 500 000 ans avant J.-C.
Les Romains, dirigés par le général-consul Gnaeus Domitius Ahenorbarbus, s’installent tout d’abord à Narbonne en 118 avant J.-C., sur l’oppidum de Montlaurès, qui devient la capitale de la province et un port marchand très actif. L’emplacement est stratégique puisqu’il se situe au carrefour de la voie Aquitania et la voie Domitia, ainsi qu’en bord de mer et près de l’embouchure de l’Aude.
Carcassonne devient latine en 30 avant J.-C. avec de nombreuses exploitations agricoles céréalières. Pendant près de deux siècles, l’Aude est en paix et l’économie de la région se développe très fortement.
Louis 1er le pieux ou le debonnaire 241 509 180548 g38Les Wisigoths envahissent le pays en 435. La région fait partie de la Septimanie, ainsi appelée car elle se compose de sept évêchés que les rois wisigoths y ont établis : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes. La Septimanie recouvre l’Aude mais aussi toute la région Languedoc-Roussillon.
En 817, Louis dit le Pieux ou le Débonnaire (778/840, portrait de gauche, mon ancêtre sosa n° 241 509 172 492 en 38ème génération) détache le Carcassès et le Razès de la Septimanie pour les réunir au marquisat de Toulouse et au royaume d’Aquitaine. Le premier comte de Carcassonne, Oliba, de la famille des comtes de Barcelone, est alors mis en place en 819.
Le département de l’Aude est formé au IXème siècle de trois comtés : Carcassonne, le Razès et Narbonne. En 880, le comté du Razès est uni par un mariage à celui de Carcassonne pour n’en être plus jamais séparé. À partir du comté de Carcassonne, le comté de Foix est créé pour la branche cadette de la famille, puis à partir de ce dernier, la vicomté de Couserans.
Au XIIIème siècle, la région connaît le développement du Catharisme. Face à son implantation profonde dans les comtés de Carcassonne et de Toulouse, le pape Innocent III (1160/1216) lance en 1209 la croisade contre les Albigeois. Les barons du Nord s’unissent pour former l’armée des chevaliers croisés sous les ordres de Simon de Montfort (1164/1218). Tandis que le comte de Toulouse, Raymond VI (1156/1222) reçoit l’absolution, le comte de Carcassonne affronte seul l’armée. La cité de Carcassonne devient le refuge de nombreux cathares.
Anne de joyeuseHenri ii de montmorencyEn 1561, des troubles religieux apparaissent à Carcassonne sous forme de crise protestante. Le duc Henri Ier de Montmorency (1534/1614), gouverneur du Languedoc, rejoint les réformés en 1574. Côté catholique, le duc Anne de Joyeuse (1560/1587, portrait de gauche) prend la tête de la ligue catholique.
Henri II de Montmorency (1595/1632, portrait de droite) est défait lors de la bataille de Castelnaudary en septembre 1632 contre les troupes royales, puis condamné à mort et exécuté à Toulouse.
Au XXème siècle, l'Aude connaît une forte production viticole tandis que les céréaliers du Lauragais éprouvent de grandes difficultés. Le département subit la surproduction et la mévente du vin. En 1907 la crise viticole se transforme en révolte des vignerons. Cela se traduit par la création à partir de 1909 de nombreuses caves coopératives audoises.

La légende de Dame Carcas
L'empereur Charlemagne (747/814, portrait de droite, mon ancêtre sosa n° 483 018 361 096 en 39ème génération) fait le siège de Carcassonne. Le roi sarrasin, CharlemagneDame carcassBallak est tué et son épouse, Dame Carcas (statue à gauche), décide d'intervenir. Le siège dure depuis déjà 5 ans et la famine a eu raison des derniers défenseurs. Seule, derrière les remparts, elle veille. Elle dispose des mannequins de paille, décoche des carrelets d'arbalète à l'armée assiégeante pour faire croire à des défenseurs encore nombreux. Dans la ville, il ne reste plus qu'un petit cochon et une mesure de blé pour nourrir la population. Alors, Dame Carcas gave son cochon avec le reste de blé et le jette par-dessus le rempart. Le cochon éclate en touchant le sol et de son ventre déchiré s'échappe un flot de bon grain.
Charlemagne fait aussitôt lever un siège inutile : on a tellement de blé à Carcassonne qu'on en nourrit les pourceaux !
Avant que la grande armée disparaisse, Dame Carcas rappelle Charlemagne pour faire la paix en faisant sonner les trompettes Carcas sonne. Alors l'empereur revient sur ses pas pour recevoir son allégeance.

Patrimoine /Tourisme
L'Aude est un département touristique possédant un patrimoine culturel important et des sites naturels très variés. Depuis les années 1990, l'Aude a développé l'attrait de son territoire en misant sur le développement de la publicité autour du catharisme. L'Aude a été nommé Pays Cathare par le Conseil Général afin de marquer le caractère authentique et mystérieux du département, notamment avec ses nombreux châteaux cathares.

Les bastides et circulades :
Construites après le Traité de Meaux en 1229, lorsque la région est rattachée à la couronne capétienne, la bastide est un type d'urbanisation basé sur un quadrillage créé d'un seul jet et placé sur un site nouveau sans construction. Le but de telles constructions est d'affaiblir les seigneurs locaux et d'attirer la population vers de nouveaux centres économiques. Ces bastides rentrent en concurrence avec les villages castraux centrés sur un pouvoir ecclésiastique ou seigneurial.
Citons les bastides de : Belpech, Bouillonnac, Camps-sur-Agly, Bastide-Couloumat, Labastide d'Anjou, Labastide d'en Richard, Labastide-en-Val, Labastide-Esparbairenque, Lignairolles,  Molandier, Ribouisse,  Saint-Denis-de-Saissac,  Saint-Louis-en-Bazés, Villeneuve-le-Comptal...

La Bastide Saint-Louis à Carcassonne ou ville basse (photo ci-dessous), est le centre marchand et résidentiel de la ville.
Saint louisLouis IX dit Saint-Louis (1214/1270, portrait ci-contre) autorise la construction en 1247 d'un bourg, sommairement fortifié, pour loger les Carcassonnais. L’enceinte, qui entoure la ville, est construite de 1355 à 1359, sous les ordres du comte d’Armagnac.
La ville basse est saccagée par Édouard de Woodstock dit le Prince Noir (1330/1376) en 1355.
En 1539, la bastide est modifiée et prend son aspect actuel. Elle est entourée de remparts, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges. Le plan de la ville basse est un plan en damier centré sur la place Carnot (place du Marché). Les rues étroites se coupent à angle droit et courent d'un bout à l'autre de la ville, plan typique des bastides du Sud de la France. Ce découpage permet aux défenseurs du Moyen-âge de parcourir sans obstacle la ville à cheval afin de défendre les remparts attaqués.
Vers la fin du XVIème siècle, les murailles sont renforcées de quatre bastions : le bastion Saint-Martin, le bastion du Calvaire, le bastion de Montmorency et le bastion de la Tour Grosse ou des Moulins. Ces travaux interviennent durant les Guerres de Religion afin de renforcer les protections de la ville basse. La porte monumentale des Jacobins est l'une des quatre dernières portes qui se situent aux quatre points cardinaux de la bastide. Ces portes permettaient le contrôle des entrées dans la bastide quand cette dernière était fortifiée.
Aujourd'hui, la bastide est constituée de rues piétonnières possédant de nombreux commerces. La place Carnot centrale accueille en été une scène pour le Festival de la Bastide.

Carcassonne aude la bastide saint louis

La Circulade de Bram (photo ci-dessous)
Au Moyen-âge, l'agglomération s'organise en plusieurs cercles concentriques successifs autour de l'église, lui conférant l'apparence discale caractéristique qu'elle conserve aujourd'hui.
Un premier disque se constitue au XIème siècle. Il est considéré comme un enclos villageois sous autorité ecclésiastique et déjà défendu par un fossé.
Au XIIème siècle, Bram est un castrum sous domination seigneuriale. La localité possède un château, sans doute matérialisé par une tour en son épicentre. Elle est aujourd'hui disparue, mais on sait qu'elle servait encore de prison au XVIIIème siècle.
Au bas Moyen-âge, le diamètre de l'agglomération atteint environ 195 mètres, soit une superficie de trois hectares. C'est à cette époque que le château primitif est probablement transféré au nord de l'église. Brom se dote alors d'une nouvelle enceinte tandis qu'à l'extérieur se développent les habitations du faubourg, attesté dès le début du XIVème siècle. Le fossé annulaire qui entoure les fortifications villageoises est alimenté en eau grâce à la dérivation du ruisseau de la Preuilhe.
Les remparts sont détruits dans la seconde moitié du XVIIème siècle et le fossé extérieur (qui figure sur le cadastre napoléonien du XIXème siècle) est comblé pour permettre la dernière ceinture d'habitations.
La localité conserve toutefois des vestiges de son développement médiéval. De cette période subsistent deux pans de murs attribués à la fin du XIIIème ou au début du XIVème siècle, inclus dans un édifice privé. Percé d'un grand portail en arc brisé, constitué de larges claveaux soignés, la partie historique de l'édifice présente un appareillage caractéristique de l'époque gothique. Il est ajouré par une petite fenêtre rectangulaire à linteau chanfreiné. D'après la légende locale, il s'agirait du poste de garde de la garnison au Moyen-âge.
Louis xiiiUne autre porte médiévale, dite d'Aquilon, devait s'élever à l'opposé, une plaque commémorative évoque le passage du roi Louis XIII (1601/1643, portrait ci-contre) dans la première moitié du XVIIème siècle. Le monarque se serait déplacé dans la région pour contrer la révolte de Gaston d'Orléans (1608/1660) et du duc Henri II de Montmorency (1595/1632) à Castelnaudary. L'inscription, gravée sur l'emplacement présumé du château au bas Moyen-âge, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1930.
Quelques mètres plus loin, dans la rue du donjon, une autre inscription se veut, elle aussi, rappeler la venue de Louis XIII, elle est encastrée dans la façade supposée de l'ancien four banal. Cette habitation particulière conserve des traces au premier étage de hautes fenêtres rectangulaires en grès. Sa façade, construite en grand appareil, est dotée de deux consoles en quart de rond à son angle.
De l'autre côté du noyau villageois, une énigmatique tête sculptée orne le linteau de porte d'une maison d'habitation. Ce haut-relief en grès représente un visage encadré d'une épaisse chevelure incrustée de fruits, figurant une divinité romaine d'abondance utilisé en réemploi, cet élément pourrait être issu d'une statue d'extérieur dont la datation ne semble pas antérieure au XVIIème siècle.
Le XVIIIème siècle a laissé son empreinte sur deux linteaux de portes d'habitations rue Viroligier. Les clefs gravées en creux portent les dates respectives de 1778 et 1792.
Rue Alazaïs Raseïre et rue des jardiniers, on peut apercevoir deux anciennes bornes-fontaines de la fin du XIXème siècle ou du début du XXème siècle, où demeurent encore le bras balancier et le robinet en fonte.

Bram aude la bastide

Les châteaux :
Le département possède de nombreux châteaux. Les forteresses sont souvent situées sur des pitons rocheux, comme les cinq fils de Carcassonne : les châteaux de Quéribus, Puilaurens, Peyrepertuse, Termes et Aguilar ou les châteaux de Lastours (ensemble de 4 châteaux : Cabaret, Quertinheux, Surdespine et Tour Régine), leur donnant une position stratégique.

La Cité de Carcassonne (photo ci-dessous) est un ensemble architectural médiéval, situé sur la rive droite de l'Aude en surplomb de la ville. La Cité est successivement un site protohistorique, une cité gallo-romaine, une place forte wisigothe, un comté, puis une vicomté, puis finalement une sénéchaussée royale. Jean pierre cros mayrevielleChacune de ces étapes, entre la période romaine et la fin du Moyen Âge, a laissé des témoignages dans les bâtiments qui la composent. Elle doit sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de longueur et comportant 52 tours, qui domine la vallée de l'Aude. La Cité comprend également un château comtal et la basilique Saint-Nazaire.
Sauvée de la destruction par l'action et la ténacité de l'archéologue Jean Pierre Cros-Mayrevieille (1810/1876, portrait ci-contre), puis restaurée sous la direction de Viollet-le-Duc (1814/1879) puis de Boeswillwald (1844/1931), la Cité de Carcassonne est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1997. Le château comtal, les fortifications, et les tours appartiennent à l'État, tandis que les lices et le reste de la Cité font partie du domaine municipal.

Carcassonne aude en 2011

Le château Cathare de Peyrepertuse (photo ci-dessous) situé sur la commune de Duilhac-sous-Peyrepertuse, sur une crête calcaire à près de 800 m d'altitude,  dominant garrigue et vignes. Cette position stratégique permet à la fois de voir loin dans les différentes vallées qui l'entourent, de contrôler les cols ou de communiquer des signaux au château de Quéribus un peu plus au Sud.
L'entrée principale se trouve du côté Nord, mais à l'époque des Cathares un passage secret permettait, après un chemin étroit derrière un gros éperon rocheux, de rentrer dans le château par une échelle amovible. Aujourd'hui la poterne du passage secret est fermée mais le chemin est toujours là.
Il est surnommé la Carcassonne céleste car c'est le plus grand des cinq fils de Carcassonne, aussi vaste que Carcassonne.
Le site est occupé à l'époque romaine dès le début du Ier siècle avant J.-C.
En 806 apparaissent les premières mentions du château dans l'Histoire. Il est alors catalan et appartient,  dans un texte de 1020, à Bernat Taillefer, comte de Besalú (petite ville située en Catalogne entre Figueres et Olot). En 1111, il passe dans le comté de Barcelone, puis dans la vicomté de Narbonne.
Alphonse ii d aragonÀ partir 1180, Alphonse II d’Aragon (1157/1196, portrait de droite), comte de Barcelone devenu roi d'Aragon, s'émancipe de sa vassalité au roi de France. La zone devient frontière.
Lors de la Croisade contre les Albigeois, il est le fief de Guillaume de Peyrepertuse qui, ne voulant pas se soumettre, est excommunié en 1224, il se soumet après l'échec du siège de Carcassonne.
Le château devient une possession française en 1240.
En 1242, Louis IX dit Saint-Louis (1214/1270) décide de le renforcer et lui fait ajouter le donjon Sant Jòrdi, situé plus en hauteur sur la crête  en 1250. Le donjon Vieux est réaménagé ainsi que l'église Sainte-Marie.
La situation est confuse dans cette région jusqu'à la signature du Traité de Corbeil en 1258 laissant libre la Catalogne et le Languedoc, la frontière est fixée au Sud du château de Peyrepertuse.
Forteresses royales comme ses voisins, les châteaux de Puilaurens et Quéribus, elles sont reconstruites à la fin du XIIIème siècle pour défendre la frontière contre le royaume d'Aragon puis l'Espagne jusqu'au XVIIème siècle.
Henri ii de trastamareEn 1355, le château est remis en état de défense et Henri II de Trastamare (1334/1379, portrait de gauche), prétendant au trône de Castille, défait à Navarette, est autorisé par le roi de France Charles V dit Le Sage (1338/1380) à s'y réfugier.
En 1542, Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s'empare du château au nom de la Réforme, mais est pris et exécuté.
Le château, ayant perdu son intérêt stratégique, est déclassé comme place frontière lors du Traité des Pyrénées en 1659. Une faible garnison commandée par un officier subalterne est maintenue jusqu'à la Révolution Française, pendant laquelle il est abandonné.
Vendu comme Bien National en 1820, ses ruines subsistent jusqu'à aujourd'hui. La première campagne de consolidation du monument commence en 1950.
Les ruines du château sont classées aux Monuments Historiques en 1908.

Narbonne aude le chateau de peyrepertuse

Mais encore : le château cathare de Saissac (photo ci-dessous), résidence d'une puissante famille vassale des Trencavel, fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques en 1926 ; le château cathare de Pieusse, construit entre 1140 et 1145, sous le règne du roi Louis VII dit le jeune (1120/1180) par les Comtes de Foix ; le château cathare de Puivert posé sur une colline surplombant le village et son lac, culminant à une altitude de 605 m, dont les premières mentions remontent à 1152, classé aux Monuments Historiques en 1907 ; Le château cathare de Durfort érigé sur un piton rocheux qui surplombe la vallée de l'Orbieu dont il est fait mention en 1093…

Saissac aude en 2011

Les édifices religieux :
L'abbaye de Fontfroide (photo ci-dessous) à Narbonne, voit le jour en 1093, sur les terres données à quelques moines bénédictins par le Vicomte de Narbonne. Elle tire son nom de la source se trouvant à proximité, la Fons Frigidus (la Fontaine Froide).
Fontfroide ne se développe réellement qu’après 1145 et son rattachement à lOrdre de Cîteaux.
Au XIIème siècle se développe dans le Sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme. Cette nouvelle croyance se propage rapidement dans toute l’Occitanie, réclamant le retour au modèle d’Église primitive des premiers temps du Christianisme.  Cette hérésie des bons hommes est condamnée par le pape Innocent III (1160/1216) et devient la cible des catholiques, en premier lieu des cisterciens. Les moines de Fontfroide ne parvenant pas à convaincre les Cathares d’abandonner leurs croyances par le seul usage de la prédication, la papauté décide en 1209 de déclencher contre les Cathares du Midi, la première croisade organisée en terre chrétienne contre les hérétiques et ceux qui les soutiennent. L’assassinat de Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide, devenu légat du Pape, est l’acte déclencheur de la Croisade contre les Albigeois.
Benoit xiiEn 1311, Jacques Fournier (portrait ci-contre) succède à son oncle Arnaud Novel sur le siège abbatial de Fontfroide. Nommé évêque de Pamiers en 1317, il dirige lui-même le tribunal d’inquisition contre les derniers cathares. Transféré en 1326 à l’évêché de Mirepoix, il est promu cardinal en 1327. Il est élu pape en décembre 1334, succédant à Jean XXII sous le nom de Benoît XII. À peine élu, il révoque toutes les commendes et entreprend la réforme des ordres monastiques, à commencer, dès 1335, par sa propre famille cistercienne de l’Abbaye de Fontfroide. Il fait construire le Palais des Papes à Avignon où il meurt en 1342 et est enterré dans la cathédrale d’Avignon. Avec cette disparition, l’abbaye perd son dernier grand protecteur.
À partir du XVème siècle, le Roi de France impose ses abbés (des nobles la plupart du temps, peu soucieux des considérations monastiques), de nouvelles constructions voient le jour donnant un air de château à Fontfroide (cour d’Honneur, frontons, jardins en terrasses…). Les moines, peu nombreux, oublient à leur tour la rigueur de la règle.
La Révolution Française met fin à toute vie monastique et à la mise en Commende, Fontfroide est donnée aux Hospices de Narbonne en 1791.
Douze moines de l’abbaye de Sénanque (Gordes) réoccupent Fontfroide en 1848. Mais les lois de séparation de l’Église et de l’État provoquent leur départ en 1901.
En 1908, Gustave et Madeleine Fayet achètent l’abbaye aux enchères. Artiste et conservateur de Musée, Gustave Fayet, surtout connu pour son talent de collectionneur visionnaire, entreprend une vaste campagne de restauration et de redécoration de l’abbaye.
Aujourd’hui, ses descendants entretiennent toujours avec la même passion l’Abbaye de Fontfroide.

Abbaye de fontfroide

Mais encore : l'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, l'abbaye Sainte-Marie de Villelongue, l'abbaye de Saint-Hilaire, la cathédrale gothique Saint-Just-et-Saint-Pasteur, un des symboles de la présence française en terre du Languedoc au Moyen-âge, la collégiale Saint Michel qui domine la ville de Castelnaudary ; l'église Saint André de Montolieu, de la fin du XIVème siècle, classée aux Monuments Historique en 1972…

Les beaux villages :
Narbonne,
ville d’Art et d’Histoire ; Alet-les-Bains situé au Sud de Carcassonne, entre Limoux et Quillan,  au cœur de la Haute Vallée de l'Aude, avec ses maisons à colombages, ses remparts, sa magnifique abbaye, son bourg médiéval ; Castelnaudary, petite ville paisible et plus important port de plaisance sur le Canal du Midi,  dont la vieille ville en brique, entourée d'un vrai labyrinthe de ruelles anciennes aux maisons à corondages et hôtels particuliers du XVIIIème siècle, surplombe la plaine du Lauragais ; Caunes-Minervois, blottie autour de sa massive abbaye, au cœur du Carcassonnais, avec ses vestiges de remparts, ses ruelles étroites, de magnifiques hôtels particuliers Renaissance, ses carrières de marbre rouge (incarnat) ; Lézignan-Corbières et ses ruelles aux façades originales, vestiges de la civilisation vigneronne et son église classée ; La station thermale de Rennes-les-Bains et ses sources chaudes et froides …

Le village de Lagrasse (photo ci-dessous), autrefois capitale des Corbières, le village était entouré de remparts dans un vaste amphithéâtre au milieu des vignobles et des petits champs clôturés.
Il conserve de son riche passé un patrimoine architectural exceptionnel, avec son abbaye bénédictine et son centre médiéval sur les rives de l'Orbieu. Les ruelles pittoresques, les maisons à corondages, les halles couvertes de 1315, les nombreux hôtels particuliers, l'imposante église Saint Michel du XVIème siècle au riche décor intérieur, le vieux pont sur l'Orbieu du XIIème siècle … sont autant de témoignage du passé prestigieux de Lagrasse.
Il est classé parmi les Plus beaux villages de France.

Lagrasse aude le village

Rennes-le-château à 40 kms au Sud de Carcassonne, en plein cœur du Pays Cathare, dans la Haute Vallée de l'Aude, jouit d’un panorama exceptionnel.Berenger sauniere
Un passé chargé d'histoire et ses fameux mystères, dont le moindre n'est pas celui de l'Abbé Bérenger Saunière (1852/1917, portrait ci-contre), qui aurait trouvé à la fin du XIXème siècle, lors de travaux dans l'église du village, un fabuleux trésor et des documents si importants qu'ils pourraient changer la face du monde ...
L’église Sainte Marie-Madeleine (photo 1 ci-dessous) du Xème siècle, ses jardins et son cimetière, le presbytère de l'Abbé Saunière (où il vit de 1885 à 1917) aujourd’hui aménagé en espace historique et culturel, la Tour Magdala (photo 3 ci-dessous) qu’il fait construire vers 1900 et lui sert de bibliothèque et de lieu de méditation et la Villa Béthania (photo 2 ci-dessous), construite à la même époque, mais occupée qu’après sa mort, par sa servante, Marie Denarnaud.

Rennes le chateau aude l eglise sainte marie madeleine 1Rennes le chateau aude la villa bethania 1Rennes le chateau aude la tour magdala 1

Les ponts :
Le Pont-Vieux du XIVème siècle et le Pont-Rouge de Carcassonne du XVème siècle ; le Pont-aqueduc de l’Orbiel de Trèbes du XVIIème siècle ; le Pont-sur-le-Lauquet de Greffeil du XVIIIème siècle ; le Pont des Etats du Languedoc sur l’Orbieu à Ornaisons du XVIIIème siècle ; le Pont d’Alet-les-Bains du XIVème siècle ; le pont de l’Alsou à Lagrasse …

Les cavités naturelles et souterraines :
Le pays de Sault est constitué de calcaire, l'une des plus vaste zone des Pyrénées, favorables à la formation de cavités. On y trouve de nombreux barrenc (gouffres). Ce plateau abrite notamment une grotte le TM71 qui est une superbe cavité classé comme réserve naturelle depuis 1987, cas unique en France (photo ci-dessous).
D'autres cavités naturelles de l'Aude contiennent des concrétions comme le gouffre de Cabrespine, la grotte d'Aguzou ou la grotte de Limousis. Cette dernière contient le plus gros bloc d'aragonite découvert. Dans le massif des Corbières, sur le plateau de Lacamp, se trouve des cavités particulières formées de roches détritiques (marnes, argiles et poudingues) creusées par l'érosion.

Fontanes de sault aude la grotte tm71

 

Dans ce département, 2 villes ou villages,

ont été témoin de la vie

de 5 ancêtres du VIIIème au XVIIème siècle

 

Arrondissements et cantons aude 2015 svg

Le département et ses cantons (2015)

 


 


 

Sources
Sites et photo : Wikipedia,
La Bastide Saint-Louis,  La cité de Carcassonne,  L’Abbaye de Fontfroide, Benoît XII, Les villages de caractère, Bram.

Vidéo : YouTube

Date de dernière mise à jour : 23/11/2017