
Commune rurale du Pays de Caux, située au carrefour de voies romaines à 10 Kms de la côte d'Albâtre dans la Vallée de la Durden, limitrophe des communes de Cany-Barville, Bosville, Oherville, Le Hanouard, Cleuville, Beuzeville-la-Guérard, Ourville-en-Caux et Bertheauville.
Grainville-la-Teinturière est jumelée avec les villes canariennes de Teguise (Lanzarote) et de Betancuria (Fuerteventura).
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Écartelé : aux 1er et 4e d’azur à la croisette recroisetée d’or, aux 2e et 3e de gueules à la coquille d’or; sur le tout, d’argent au lion de sable.
Ce blason est adopté en 2012.
Toponymie
Grainville a une origine viking et signifie le domaine de Grim.
En 1283, la mention Tinctuaria (la Teinturière) apparaît pour la première fois, allusion à une manufacture de teinte des laines et étoffes sur les bords de la Durdent dont rien ne subsiste de nos jours.
Greinville, Grainvilla en 1024, 1060 et 1066 ; puis Gairinus ou Grimr, latinisé en Grinius, Graueville, Grinville, Grenville-en-Caux, ainsi que Grainvilla sur la Durden ; Parrochia de Greinvilla Tincturaria en 1282 et 1292 ;Grainville en 1793 ; Grainville-la-Teinturière en 1801.
Hydrographie
La Durdent, fleuve côtier qui prend sa source à Héricourt-en-Caux et se jette dans la Manche à Veulettes-sur-Mer, draîne la commune.
Histoire
Grainville-la-Teinturière est un village très ancien comme en témoignent l’existence de lieux de culte gaulois christianisés (la source Sainte Clotilde et les chênes Saint Hubert). Le premier document qui mentionne la commune date de 1060. Trois voies romaines la traversent.
Le chevalier Jean de Grainville (voir § suivant Les Seigneurs), qui prend part à la Première Croisade de 1098, est à l’origine du premier château féodal, probablement construit en bois, et le village se développe beaucoup à cette époque.
Avant le XIIIème siècle, une léproserie Saint Jacques, près du bois malade est citée.
Au XIVème siècle, le château est reconstruit en pierre, vers 1300. Ses remparts sont détruits en 1365, sur ordre du roi de France, Charles V dit Le Sage (1338/1380). La maison à colombages aux trois statues de la route de Cany-Barville et la ferme de la justice, siège d’une sergenterie, sont bâties.
En 1362 nait Jean de Béthencourt (portrait de droite, voir § suivants Les Seigneurs et La Conquête des Iles Canaries), explorateur et conquérant, qui domine par la suite le passé historique de Grainville. Il obtient la permission du roi Charles VI dit Le Fol (1368/1422) en 1388 de rebâtir le château.
En 1364, les brasseries ont une certaine importance pour le village car la bière de Grainville se vend jusqu’à Eu.
Pendant les Guerres de Religion, vers 1580, le château est détruit.
En 1693, le seigneur Pierre de Bec-de-Lièvre (voir § Les Seigneurs), fonde l’hôpital en remplacement de la léproserie Saint-Jacques.
En 1754, le village dépend de la Haute Justice du bailliage de Cany-Barville qui compte une quarantaine de paroisses.
Lors de la Révolution Française, le désordre s’installe et dans l’église le Culte de la Raison est prôné, les prêtres réfractaires officient en cachette.
En 1793, trois arbres symbolisant la devise de la République (Liberté, Egalité, Fraternité), sont plantés sur la Place du marché.
La commune de Mautheville, instituée par la Révolution Française, est rattachée à celle de Grainville en 1828 dont plusieurs moulins. En 1830, l’église Saint-Victor de Mautheville est démolie en raison de sa vétusté.
En 1841, le village fait face à de violentes inondations, l’eau de la Durdent en crue atteint le village, 48 habitations sont touchées.
En 1848, on compte 1518 habitants , malheureusement, en raison de la crise du textile, des ouvriers quittent la commune et en 1853, la commune compte 2/3 de pauvres journaliers et de tisserands manquant d’ouvrage.
De 1861 à 1864 la mairie-école est construite.
En 1865, les villages de la Vallée de la Durdent défendent avec force le projet de construction d’une ligne de chemin de fer reliant Vittefleur à Yvetot. Le programme ne se réalise pas.
Plusieurs Grainvillais sont appelés sur le front dans l’Est et le Nord de la France lors de la Première Guerre Mondiale, 23 d’entre eux ne reviennent pas. Dès la fin des hostilités, le village connait un véritable essor économique grâce au développement agricole.
A la Seconde Guerre Mondiale, le village est occupé par les troupes du général Erwin Rommel (1891/1944) arrivées le 11 juin 1940 dans la vallée. La commune est libérée par les alliés le 1er septembre 1944.
Les seigneurs et gens de la noblesse
Avant 911, l'ensemble des terres appartiennent à l’abbaye de Fontenelle (actuellement Saint-Wandrille). En 911, débordé par les raids des Vikings, le roi des Francs, mon ancêtre Charles III dit le Simple (879/929) confie à mon autre ancêtre, le chef Viking Rollon (850/952) les pays autour de la Basse-Seine. Le Duché de Normandie est créé. Mes ancêtres, les ducs Richard Ier de Normandie dit Sans Peur (933/996) en 958 et Richard II dit l'Irrascible (972/1026) en 1024, confirment ces droits.
En 1070, l’église de Grainville est donnée à l’abbaye de Saint Wandrille par un seigneur nommé Robert père de Grimold.
Le chevalier Jean de Grainville, seigneur à l'origine de la construction du premier château (voir § Patrimoine), prend part à la première croisade en 1098.
En 1132, les seigneurs laïcs de la région, très puissants, confisquent le pouvoir aux religieux.
Quelques années plus tard, le seigneur Eustache de Grainville rend l’église à Hugues d’Amiens, archevèque de Rouen de 1129 à 1164, pour le salut de son âme. Ce dernier en 1140 la rend à l’abbaye. Elle s’appelle alors Notre-Dame ou Saint-Sauveur-de-Grainville.
Jean de Béthencourt (1362/1425) fils de Jean de Béthencourt (1339/1364) et de son épouse en 1358 Marie de Braquemont, est seigneur de Grainville avant de partir à la découverte des îles Canaries en 1402 (voir § suivant).
Robert de Bracquemont (+1419), oncle du précédent, est seigneur en 1411.
La Famille d’Angerville d’Auvrecher prend possession de la seigneurie de Grainville puis la Famille de Rouville la rachète en 1426 puis la cède à la fin du XVIIe siècle à la Famille de Bec-de-Lièvre.
Pierre de Bec-de-Lièvre (+1726), conseiller d'Etat au Grand Conseil en 1674, premier président de la Cour des Aides de Normandie en 1678 époux en 1682 d'Anne Françoise Leboult (+1720), fonde l'hôpital de Grainville. Puis suivent de pères en fils : Thomas Charles de Bec-de-Lièvre (+1711) ; Louis Ier de Bec-de-Lièvre (1687/1740) ; Pierre Louis Jacques de Bec-de-Lièvre (1718/1771) chevalier ; Anne Louis Roger de Bec-de-Lièvre, époux d'Elisabeth Marie Boutren ; leur fille Anne Armande Louise Marie Françoise de Bec-de-Lièvre (1769/1832) épouse en 1787, Anne Christian Joseph de Montmorency-Luxembourg (1767/1821), duc de Beaumont et de Luxembourg, personnage important, très grand propriétaire terrien, qui possède à Grainville trois moulins.
Au village de Mautheville, la seigneurie appartient à la Famille Langlois.
La conquête des îles Canaries
Ces îles sont très chères à mon coeur par les souvenirs heureux de 1972 à 2017 qui s'y rapportent : l'île de Ténérife (Los Cristianos, Los Gigantes, Playa de Las Americas...), l'île de Lanzarote (Teguise et Costa Teguise...), la Grande Canarie (Maspalomas, Bahia Feliz...) et surtout l'ile de Fuerteventura (Costa Calma et ses petites criques dans les rochers, Morro Jable, Pajara, Betancuria, Cofete et sa plage sauvage, Antigua, Corralejo et ses dunes de sable blanc...).
En 1334, l’énergique résistance des habitants des îles Canaries, les Guanches, mettent en échec une première tentative de conquête menée par Louis de La Cerda dit Louis d'Espagne (1291/1348, portrait de droite), amiral de France, comte de Clermont, de Talmont et de l'ile d'Oléron.
A Avignon, l'antipape (1) Pedro Martínez de Luna dit Benoit XIII (1329/1423, portrait de gauche), dont la garde est dirigée par le seigneur de Grainville, Robert de Bracquemont (+1419), accorde, par une bulle en 1403, des faveurs spirituelles à ceux qui contribuent à la conquête et à la défense des îles Canaries qui n’ont pas de seigneur chrétien.
Jean de Béthencourt (1362/1425), conseiller et chambellan du roi Charles VI dit Le Fol (1368/1422), riche seigneur de Grainville-la-Teinturière où les foulons et les tisserands font grand usage de l’orseille (colorant végétal rouge originaire des îles Canaries), désireux de s’éloigner de la Guerre de Cent Ans qui ravage le pays et le ruine, de trouver de nouvelles terres et de mettre un peu d’espace entre lui et ses créanciers, entreprend, pour son propre compte, la conquête des Iles Canaries.
Il s’associe avec Gadifer de la Salle (1340/1415, portrait de droite), militaire et explorateur français, avec qui il a lutté contre les Sarrazins en Méditerranée, notamment dans l’armée menée en 1390 par le duc Louis II de Bourbon (1337/1410) contre Tunis. Il vend les biens qu’il possède dans le Vimeu en Picardie, sa terre de Saint-Martin-le-Gaillard, une maison à Paris et gage sa seigneurie de Grainville-la-Teinturière pour 7000 Livres Tournois à son oncle, Robert de Braquemont, afin de pouvoir financer son expédition.
Le 1er mai 1402, il quitte, avec Gadifer de la Salle, La Rochelle sur trois bons navires. Cependant, une révolte ayant éclaté à bord, il faut débarquer sur les côtes espagnoles près de 200 matelots normands et gascons qui refusent d’aller plus loin. Il doit ensuite se disculper d’une accusation de piraterie à Cadix, et ne reprend la mer qu’au bout de plusieurs semaines pour débarquer à Lanzarote, île peu peuplée de l’archipel ou ils défont aisément les 300 Guanches qui l’habitent.
De là, il débarque sur l’ile voisine de Fuerteventura, mais n’arrivent pas à triompher de la résistance des indigènes. Il repart donc chercher vivres et renforts en laissant à son lieutenant Gadifer de la Salle la conduite de la petite troupe dont il dispose.
De retour en France, le règne agité de Charles VI ne lui permet d’en recevoir aucun secours pour continuer sa conquête mais il obtient en revanche ce qu’il demande auprès du roi de Castille, Henri III dit Le Maladif (1379/1406, portrait de gauche) à la condition qu’il lui fasse hommage des terres à conquérir, raison pour laquelle les îles Canaries sont restées à l’Espagne.
À son retour, en 1404, avec le titre de roi et seigneur des îles Canaries, Jean de Béthencourt ne parvient pas à faire admettre à Gadifer de la Salle qu’il n’a pu faire autrement que de faire allégeance au roi de Castille, un dissentiment s’élève entre les deux hommes et Gadifer de la Salle revient en France.
Jean de Béthencourt termine la conquête de l’île, fait baptiser Guardarfia, roi des guanches de l'île, sous le nom de Louis et impose le christianisme à la plus grande partie des indigènes en 1404. Il colonise ensuite Fuerteventura, où il établit sa capitale, qui porte encore son nom, puis soumet les îles de La Gomera et d’El Hierro avant de s’attaquer au continent, prenant possession du littoral au Sud du cap Bojador.
Il retourne ensuite à Honfleur et en ramène 160 colons du Pays de Caux et quelques femmes. Le sol de l’île est alors partagé entre les indigènes et les nouveaux arrivants.
Sa conquête lui assure le fructueux monopole sur l’orseille.
À la fin de l’année 1405, après y avoir attiré beaucoup de ses compatriotes normands, le conquérant quitte définitivement l’ile, dont il abandonne le gouvernement à l’un de ses neveux, Maciot de Béthencourt (1385/1458), pour revenir dans son pays passer le reste de ses jours.
En 1415, le débarquement des Anglais à Harfleur, coupe la route des îles Canaries et a raison de l’entreprise de Jean de Béthencourt qui, ne trouvant aucune aide à cause de la Guerre de Cent Ans, vend l’archipel à la Castille en 1418.
Son neveu, chevalier, gouverneur de 1406 à 1418 puis vice-roi des Canaries de 1418 à 1448, gouverneur de l'archipel de Madère de 1449 à 1457, vend les Canaries à l’infant du Portugal, Henri dit le Navigateur (1394/1460). Pendant des dizaines d'années, Portugais et Espagnols se disputent la possession des terres. En 1431, le pape Gabriele Condulmer dit Eugène IV (1383/1447, portrait de gauche) reconnait les droits de la Castille sur les Canaries. L'archipel, étape importante sur les routes maritimes conduisant vers l'Afrique australe, l'Asie et l'Amérique, est finalement attribué à l'Espagne en 1479 par le Traité d’Alcáçovas. Les Portugais bénéficient en compensation de l'île de Madère, située non loin au Nord des Canaries.
De sa liaison avec Lerize Guardateme (+1407), princesse Guanche de la Maison royale des Canaries, dame de l’île de Lanzarote et fille du roi Fernando Guardateme, converti au christianisme, Jean de Béthencourt a une fille, Marguerite de Béthencourt née en 1406, mariée à son cousin germain Maciot de Béthencourt. 
Le récit des exploits de Jean de Béthencourt est écrit par ses chapelains, Philippe Bontier et Jean Le Verrier, qui l’accompagnent dans ses voyages.
Cette conquête a des conséquences considérables sur l'Histoire de l'humanité, car 90 ans après, en 1492, les îles Canaries sont une escale indispensable pour Christophe Colomb (1451/1506, portrait de droite) avant sa grande traversée de l'Atlantique vers le Nouveau Monde.
Chroniques communales
La foire de la Chandeleur, première foire aux bestiaux de l'année dans la région et l'une des plus fréquentée.
La fête de la Procession Blanche, chaque année depuis 1610, le troisième dimanche de juillet, en souvenir de la fin miraculeuse d’une épidémie de peste à Grainville.
Personnages liés à la commune
Jean de Béthencourt (1362/1425), né et mort au château de Grainville-la-Teinturière, est un explorateur et conquérant français qui mène en 1402 une expédition aux îles Canaries (voir § précédents).
Robert de Croismare (1445/1493), licencié en droit civil et bachelier en décret, il est un chanoine prébendé de Rouen en 1469, curé de Rougemontiers en 1470, curé de Grainville-la-Teinturière en 1473, il devient archidiacre du Grand-Caux en 1476. Grâce au soutien de Guillaume Picard, bailli de Rouen et l'appui du roi Charles VIII dit l'Affable (1470/1798), le Chapitre l’élit archevêque de Rouen en 1483.
Pour financer la réalisation d'une nouvelle tour à la cathédrale de Rouen, il y attribue les aumônes en échange des dispenses du beurre et de lait durant le Carême. Il engage en 1485 la construction de la Tour du Beurre, qui est achevée après sa mort en 1507. Il réalise à partir de 1491 la construction d'orgues comprenant des jeux de 32 pieds pour remplacer celui du chœur de la cathédrale. Placés sur une tribune en bas de la nef, elles sont utilisées pour la première fois à l'Annonciation 1494.
Malade au début de 1493, il teste depuis le Prieuré de Grandmont dont il est le prieur. Il meurt à l'archevêché en 1493 et est inhumé dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale, au côté du cardinal Gilles Deschamps (1350/1414).
Patrimoine
Le musée Jean de Béthencourt
Il évoque l'histoire de ce seigneur et permet de mieux connaître les îles Canaries d'aujourd'hui avec lesquelles Grainville-la-Teinturière entretient des relations privilégiées.
Les écoles
En avril 1792, Jean François Simon Dorival offre ses services pour l’enseignement à l’école publique, il tient également le rôle de secrétaire greffier. Il y a deux maisons d’écoles séparées à cette époque, celle des filles et celle des garçons, .
En 1864, la construction de la nouvelle école publique est terminée.
En 1867, le Conseil Municipal décide de la gratuité des écoles publiques (à noter que la loi pour généraliser la gratuité de l’école primaire est du 28 mars 1881).
En 1933, 40 garçons et 75 filles y sont accueillis.
De 1940 à 1944, l’enseignement se fait dans les grottes de Marie Marot.
1960, voit la fermeture officielle de l’école du Sacré-Cœur.
En 1963, 121 élèves sont accueillis dans le groupe scolaire mixte et en 1964, 101 élèves sont présents.
En 1964, un préau, des toilettes et la cour de récréation sont aménagés. En 1966, l’eau courante arrive à la cantine scolaire, un chauffe-eau et un bac à vaisselle sont installés.
En 1972, la fusion des deux écoles publiques de Grainville-la-Teinturière est demandée, pour n’en former qu’une seule sous le nom de École Publique Mixte de Grainville-la-Teinturière.
Le château
Le premier est construit en 1098, vraisemblablement en bois, à l'initiative du seigneur Jean de Grainville. Il est reconstruit en pierre vers 1300. Ses remparts sont détruits en 1365 sur ordre du roi afin qu’il ne puisse pas être utilisé par les ennemis. Il est détruit pendant les Guerres de Religion en 1580.
Sont encore visibles de nos jours, la motte féodale d'origine sur laquelle un colombier, une ferme et des bâtiments ruraux sont construits au XVIIIème siècle.
La maison en colombage aux trois statues
Elle est bâtie au XVIème siècle sur la route de Cany-Barville. C’est une des plus anciennes maisons de la commune.
Autour de la porte d’entrée donnant sur la rue, un chapelet sculpté surmonté de 3 statuettes : Saint-Pierre, François 1er et la Vierge Marie.
La maison Vimont
Ancien manoir des XVIème/XVIIème siècle, elle possède une très belle façade en colombage avec des petites fenêtres et un étage.
Sous la sablière basse, un soubassement de silex et de grés est construit. La sablière intermédiaire, sculptée de 6 coquilles Saint-Jacques, est avancée par rapport au rez-de-chaussée. Le colombage de l’étage représente différentes formes géométriques dues à son assemblage.
La maison de la ferme du colombier
Grande chaumière de plus de 30m de long, c'est la maison principale de la ferme située sur le bord de la route du colombier. Elle est construite en colombage et possède une petite pièce très étroite, sans communication externe, pouvant servir de cachot et une cave en tuf.
La ferme de la Justice
Elle est construite au XVIIème siècle avec un étage, en briques, silex et colombage en façade ainsi que de nombreux grés coté Nord. La date de 1665 est gravée sur un grès du pignon.
Siège d’une sergenterie, où l’on rend la justice jusqu’en 1754, elle est annexée au Bailliage de Cany. Les condamnés sont pendus à la pointe du bois des quatre carreaux.
Le four à pain
Il est situé en bordure de route de la Haute-Rue. Il est isolé de l'habitation principale et fait partie d’un petit bâtiment construit de briques coté four et de colombage. La calotte du foyer en briques est recouverte d’une couche de torchis (argile et paille), laissée à l’air libre et seulement protégée par le prolongement de la toiture du bâtiment.
D’autres traces de four à pain existent dans la commune.
La léproserie Saint Jacques, près du Bois Malade
Elle figure dans les écrits du Moyen Age, avant la fin du XIIIème siècle. Devenue intuile, le roi Louis XIV (1638/1715, portrait de droite) en donne les biens en 1695 à l’hôpital de Grainville fondé auparavant par le seigneur de Grainville, Pierre de Bec-de-Lièvre.
Les chênes Saint-Hubert
Ce lieu, avec la chapelle Sainte Clotilde est l'un des deux lieux de culte gaulois christianisés. Il se situe à la sortie du village, sur la route de Bosville, en bordure du Bois de la Roquette. La vision d’un cerf avec une croix (ou le christ) entre ses bois est attribuée à saint Hubert, patron des chasseurs. Aujourd’hui, il ne reste que deux arbres.
Les grottes du Trou de Marie Marot
Trois grottes, appelées aussi Trou à Pierrot, sont percées dans la falaise, sous le bois de la Roquette. La plus grande comprend à l’entrée un grand hall et trois galeries profondes de plus de 30m. La seconde une grande galerie avec un hall dans lequel existe une cheminée où une femme ramassant du bois serait tombée. La troisième est la grotte du trou, il faut y entrer en rampant dans un couloir de 15m environ pour accéder à la grande salle. Dans cette salle, pendant la Révolution, suite à la fermeture de l’église, un prêtre catholique continue à y dire la messe. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle sert de refuge aux habitants ainsi qu’à l’envahisseur. Il y a quelques années, les gens du village, après les repas de l’épiphanie, y vont danser autour d’un feu de bois.