Montmédy

Montmedy adm

Porte d’entrée du tourisme en Lorraine du Nord, longuement convoitée par le royaume de France, cette magnifique citadelle de l’empire espagnol demeure un des plus beaux vestiges historiques du XVIème siècle. 
Montmédy, ancienne capitale du comté de Chiny, fait partie de la Lorraine gaumaise.
La Chiers traverse le bourg de Montmédy. Avec l'Othain et la Thonne, ses affluents, elle sert parfois de limite au territoire de la commune.

Montmedy blasonHéraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D'azur à une ville d'or bâtie sur une montagne de sinople, chargée en pointe d'un écusson d'or, couronné de même et chargé d'un lion de sable.

Drapeau francais fond blancHistoire

Autres noms : Madiacum en 634 ; Mons-Medius en 933 ; Mons-Madiensis, Novum castrum quod Mercurii-Mons dicitur au XIIème siècle ; Montmaidy, Montmaidi en 1239 ; Mont-Maidei en1258 ; Mont-Maidie, Mont-Maidey en 1264 ; Mont-Maidy en 1270 ; Montmaidi, Montmaidie en 1276 ; Monmeidey, Monmeidy en 1284 ; Momaydi en 1364 ; Maidybas, Maidy-Bas, Maidy-Haut en 1365 ; Montmalde en 1399) ; Monmady, Montmadey en 1549 ; Malmedy en 1562 ; Montmady en 1564 ; Monmedy en 1656 ; Montmaidier en 1683 ; Montmedy en 1700 ; Mons-Maledictus en 1756.

Madiacum est mentionné en 634 dans le testament d’Adalgisel Grimo, diacre de Verdun, issu d’une grande famille aristocratique, qui fait don à l’église Sainte-Agathe de Longuyon de ses propriétés de Montmédy et d’Iré (biens, édifices, vignes, champs, prés, bois, et prairie de fauche en bordure de la Chièrs).
Protégée par la Chiers, Montmédy-Bas est habitée dès l’époque gallo-romaine. Ce territoire peu peuplé, balloté au gré des luttes et des mariages, devient propriété des Comtes de Chiny en 941.
Le sommet du rocher à plus de 100m du niveau de la ville basse, séduit Arnould III, comte de Chiny, qui fait élever sur le promontoire un château fort, du nom de Mady : le mont de Mady, le Montmédy. Montmédy est alors capitale du comté de Chiny (ville située actuellement en Belgique)
En 1285, en contrebas des remparts, dans la plaine de Chauvency-le-Château, Louis de Looz, comte de Chiny, offre des fêtes extraordinaires avec joutes et tournois où participent plus de 500 chevaliers (voir page Juvigny-sur-Loison).
MariageVendue au duc de Luxembourg en 1364, Montmédy devient  terre du duc de Bourgogne par succession. Puis, par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche (tableau ci-contre), elle entre dans la Maison d’Autriche en 1478. L’hostilité entre la  France et le Saint empire romain germanique amène Charles Quint à la choisir pour construire une citadelle moderne à la place du château médiéval des Comtes de Chiny.  Il fait abattre les tours médiévales qui sont remplacées par une enceinte triangulaire bastionnée.
En 1559, par le Traité du Cateau-Cambrésis, Montmédy est espagnole. La citadelle est considérée comme un des plus importants ouvrages militaires du Nord-Est de la France. Son gouverneur, Antoine d’Allamont, fait renforcer les fortifications.
En 1657, après un long siège de Vauban (auquel assiste le jeune roi Louis XIV et Mazarin), les soldats de Jean V d’Allamont, stimulés par son extrême courage résistent et étonnent les français bien supérieurs en nombre mais la blessure mortelle de Jean V d’Allamont entraîne la capitulation. Sitôt la citadelle prise, Vauban la modifie : les murailles sont surélevées, des fossés creusés, les fortifications extérieures consolidées et la ville basse protégée par un mur d’enceinte bastionné.
En 1659, Montmédy est officiellement rattaché à la France par le Traité des Pyrénées.
En 1791, lors de sa fuite, le roi Louis XVI doit faire halte à Montmédy mais, reconnu, il est arrêté à Varennes-en-Argonne, et ne s’y rendra jamais.
Au XIXème siècle, après la suppression du mur d’enceinte et des portes de la ville, d’imposants bâtiments sont construits. La salle des fêtes et l’ancienne sous-préfecture, dont la toiture est ornée d’un édicule aux armes de la ville, témoignent de l’importance de la ville à cette époque.
Pas de grands dégâts au deux sièges de 1792 et 1815 mais 1870 est un désastre, les prussiens parviennent à bombarder l’intérieur, le feu fait des ravages. La ville est défendue par le 82e régiment d'infanterie de ligne.
Sere de rivieresAprès 1872, le général Raymond Adolphe Serré de Rivières 1815/1895 (photo ci-contre), ingénieur militaire, fait aménager des casemates pour démultiplier le nombre de militaires présents dans la citadelle.
De 1800 à 1926, Montmédy est chef-lieu d'arrondissement.
Lors de la Première Guerre mondiale 1914-1918, il n’y a pas de siège, la garnison quitte la citadelle avant que les allemands arrivent et s’installent à Montmédy pour quatre années.
La ville est un point d'approvisionnement important des allemands durant la bataille de Verdun. 
Le secteur fortifié de Montmédy est situé sur une partie de la ligne Maginot, entre le secteur défensif des Ardennes  à l'Ouest et le secteur fortifié de la Crusnes à l'Est. Il forme une ligne le long de la frontière franco-belge à l'Ouest de Montmédy, de Pont-à-Bar (Ardennes) à Vélosnes (Meuse). Les fortifications du secteur comporte quelques ouvrages : 177 blockhaus et 36 tourelles, sept casemates, quinze maisons-fortes, des batteries de 155 L 77 au Sud-Est de Montmédy, sept PC et quatre observatoires.
La garnison de Montmédy constituée de 2500 hommes part en août 1914 rejoindre le front de Verdun. Pendant ce voyage, les soldats se heurtent à une troupe allemande, importante et mieux équipée, au niveau de Brandeville. Plus de 500 hommes sont mis hors de combat et le reste de la garnison est fait prisonnier.
1 ml hindenburg 1916Le 7 septembre 1916, le Kronprinz, Frédéric Guillaume Victor Auguste Ernest de Hohenzollern 1882/1951, dernier prince héritier de l’Empire allemand  reçoit, en gare de Montmédy, le feld-maréchal Paul von Hindenburg 1847/1934 (photo ci-contre) et le général Erich Ludendorff  1865/1937 lors de leur premier déplacement en France.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale les casernes Proner  sont construites pour servir de base arrière à la ligne Maginot. Elles comptent parmi les plus belles casernes de France et sont quasiment inaugurées par les allemands en 1940 puis transformées en centre de détention en 1990.
En 1939-1940, pendant la Drôle de Guerre, le poste de commandement de la 2e division légère de cavalerie du général André Berniquet 1878/1940, s'établit à Montmédy.
Malgré les deux dernières guerres, la citadelle reste parfaitement conservée. Aujourd’hui, n’espérant que de nombreux touristes comme envahisseurs, la citadelle offre à ses visiteurs un circuit promenade aménagé autour des remparts. Plusieurs peintres et sculpteurs ont transformé les casemates en atelier et en galerie d’exposition.

Seigneurs et gens de noblesse

1335/1364, les dynasties des comtes de Loos et de Chiny s’éteignent, les capitaines prévôts apparaissent à Montmédy, plus militaires que civils, ils cumulent toutes les fonctions de commandement prévotal dans l’acceptation la plus large du terme.

Les prévôts de Montmédy
1424 Jehan de Messancy, 1436 Jean de Thonne, 1445 Gérard de Clémency, 1446 Gilles de Rodenmackre, 1450 Jehan des Fours, 1460 Nicolas des Fours, 1467 Alexandre de Méthenville, 1513 Henry de Lutz dit Moral (seigneur de Gomery), 1542 baron de Beer, 1551 Mathieu d’Awans (sire de Blagny), 1561 Louis d’Awans (Maison de Reumont), 1569/1575 Jehan d’Escry, 1575/11601 Nicolas de Nouion de Villemont.
Ensuite tout le pouvoir prévotal se concentre sur la famille d’Allamont :
Antoine d’Allamont
dit Le Grand Malandry, 1515/1598, fils de Jean Joachim d’Allamont et de Marie de Pavant, épouse en 1547 Ide de Custine. Il est seigneur de Malandry, gouverneur de Montmédy. Il est inhumé à Montmédy.
Jean III d’Allamont 1548/1617, fils du précédent, épouse en 1589 Philiberte de Lenoncourt. Il est seigneur et gouverneur de Montmédy. Il est inhumé à Montmédy.
Jean IV d’Allamont 1591/1644, fils du précédent, épouse Agnès de Mérode de Waroux. Il est baron de Bussy, seigneur de Malandry et Villenoye, page des archiducs Albert et Isabelle, gouverneur et prévôt de Montmédy.
1 jean v d allamontJean V d'Allamont 1626/1657 (portrait ci-contre), fils du précédent, est gentilhomme de bouche à la cour de Philippe IV, lieutenant de la garde allemande, seigneur de Malandry, baron de Buzy, chevalier-profès de Santiago (hiérarchie dans l’ordre militaire et religieux catholique Saint-Jacques-de-l’Epée) et dernier gouverneur, capitaine et prévôt de Montmédy, sous autorité espagnole. Il est né à Montmédy et décède lors du siège de Montmédy en défendant la ville contre l’armée française de Louis XIV.
Ensuite, la famille Senocq  apparait :
1661/1694 Pierre Gadremann, magistrat d’épée et de robe, premier prévôt sous le régime français, épouse en 1668 Nicole Gardigne puis en 1694 Jeanne Senocq. Il décède en 1696 et est inhumé dans le cœur de l’église Saint Martin de Montmédy-Haut.
1694/1701 Louis Senocq, gendre du précédent, époux de l’ainée de ses filles meurt à l’âge de 30 ans.
1701/1737 Louis Senocq, fils du précédent,
1737/1770 Charles Senocq, frère du précédent, épouse en 1729 Henriette Innocente Marthe. Il meurt en 1771.
1770/1780, Gabriel François de Paule de Senocq, fils du précédent, est nommé prévôt des prévotés de Montmédy et de Chauvency réunis. Il est chevalier titré de la seigneurie foncière de Roucourt-sous-Montmédy. Il épouse en 1767 Marie de Georgia. Il meurt en 1788 à Iré-les-Prés.
1781/1790, Bernard François Lion, seigneur foncier, est le dernier prévôt de Montmédy. Il meurt assassiné dans sa cave par les prussiens en 1815.

Le château de Fresnois et ses occupants : 
Il est construit en 1618 par Mathieu d'Awans, lieutenant gouverneur de Montmédy.
En 1689, Il est cédé en toute propriété par le sire de Manteville à son filleul, Oger Jean Van der Straten 1661/1726, seigneur de Waillet (en Belgique), de Fresnois, de Ponthoz et autres lieux…  qui a prêté foi et hommage au roi de France, le 2 mars 1682.
Au milieu du XVIIème siècle, la terre et le château passent à la famille de Reumont. 
En 1874, Louis d'Ansan d'Egremont et son épouse Louise de Reumont abandonnent le château et en 1877 en font construire un nouveau par un architecte parisien. D’un style très éclectique, c’est le château actuel.
Après la guerre de 1914-1918, le domaine passe aux mains du baron Charles Pierre Eugène Marie d'Huart, né en 1880, maître de forge,  et son épouse Yvonne de Moismont, qui en 1923 font raser le vieux château, n'en conservant que l'orangerie construite au XVIIIème siècle, le portail d'entrée, la porte piétonne ouvrant sur le village, et les terrasses descendant vers la Chiers.
Le parc présente une succession de terrasses, agrémentées de colonnades, d'une orangerie, de bassins, formant un ensemble harmonieux ouvert sur la vallée de la Chiers et sur la Belgique. L'orangerie, les jardins et les dépendances, témoins du premier château,  sont classés aux Monuments Historiques.
Au recensement de population de 1926, le château est occupé par le baron d’Huart et son épouse, leurs deux fils, une belle-fille et un beau-fils. Le personnel logé au château compte : 1 institutrice, 1 chauffeur, 3 femmes de chambre, 1 valet de chambre, 1 maître d’hôtel, 1 cuisinière, 1 fille de cuisine, le jardinier et son épouse son logés dans les dépendances avec leur 4 fils.
Au recensement de population de 1931, on retrouve le baron d’Huart et son épouse, leurs 2 fils et 1 beau-fils (la belle-fille n’est plus là). Quant au personnel, l’institutrice a été remplacé par une secrétaire, 2 femmes de chambre sont encore en place (le 3ème poste n’est plus occupé), le chauffeur, le valet de chambre, le maître d’hôtel, la cuisinière et la fille de cuisine ont été remplacés. La famille du jardinier est toujours là (mais il manque 1 fils).
Actuellement, le château est la propriété de Monsieur et Madame Jackie Watrin.

Chronique communale

Le chemin de fer

L’implantation du chemin de fer en 1861 contribue à l’essor de la ville basse.
Le tunnel de chemin de fer, qui traverse la colline de Montmédy, est dynamité à trois reprises lors des invasions allemandes de 1870, 1914 et 1940. Pendant les Première et Seconde Guerre mondiales, un chemin de fer de contournement est construit par l'occupant allemand à travers les rues de la ville.
De 1914 à 1936, la ville est reliée à Verdun, desservant Carignan, Sedan et Charleville-Mézières à l'Ouest et Longwy et Metz à l'Est, par une ligne de chemin fer secondaire faisant partie du réseau des Chemins de fer départementaux de la Meuse.
Depuis le 30 septembre 2014, la gare est fermée et n'est plus qu'un arrêt situé sur la ligne Valenciennes/Thionville.

Personnages liés à la commune

Jean d’Anly, historien, né à Montmédy au milieu du XVIème siècle. L’abbaye d’Orval conserve de cet écrivain un manuscrit intitulé Recueil et Abrégé de plusieurs historiens, contenant les faits et gestes des princes d’Ardennes.

Pierre Antoine Michaud 1746/1808, général des armées de la République et de l'Empire, chevalier de l’Ordre de Saint-Louis en 1791, Chevalier de la Légion d’Honneur en 1803, Commandeur en 1804. Il décède à Montmédy.

Nicolas bochsa 1Robert Nicolas Charles Bochsa 1789/1856, est un musicien français né à Montmédy (portrait ci-contre). Il était à la fois harpiste, compositeur, professeur, chef d'orchestre, éditeur, directeur de théâtre, producteur et … spécialiste dans l’art de la contrefaçon de signatures.
Très célèbre au XIXème siècle, il est aujourd’hui surtout connu par les harpistes en tant que compositeur prolifique et harpiste de tout premier plan mais aussi à cause de ses démêlés avec la justice qui défrayèrent la chronique. Il passe de ce fait presque toute sa vie hors de France, tant en Europe qu’en Amérique.

Henri Auger 1883/1916, né à Montmédy, n'y a presque pas habité, il suit son père, officier du génie, de garnison en garnison. En septembre 1906, il est admis sur sa demande au séminaire des missions étrangères, ordonné sous-diacre en décembre 1907, diacre en mars 1908 et prêtre en avril 1908, il part pour Hakodate au Japon en novembre 1908. Il est mobilisé quand éclate la Première Guerre Mondiale et quitte le Japon en août 1914. Il est incorporé comme sapeur au 7e Régiment du Génie, puis en octobre 1914, comme brancardier-aumonier bénévole. Il participe à diverses actions à Verdun, en Argonne, en Artois et en Champagne. Blessé en mai 1915, il se fait soigner puis repart au front. Il est tué d'un éclat d'obus le 6 mars 1916 à Montzéville près de Verdun, à l’âge de 32 ans.Il est cité en 1915 à l'ordre de la Division pour son courage et son dévouement, et décoré, à titre posthume, de la médaille militaire avec palme en 1920.1 bogomolec by georges villa

Georges Villa 1883/1965, né à Montmédy, est dessinateur, caricaturiste, graveur, lithographe et illustrateur français (ci-contre "Bogomolec 1905").  Il est également l'auteur d'un roman, Infirmerie spéciale, paru en 1953.

Stéphane Errard 1907/1983, spéléologue français, né à Montmédy. Licencié ès lettres, il est instituteur dans plusieurs villages lorrains, puis professeur à l'École Nationale Professionnelle. Il est également chroniqueur à la radio régionale pendant 17 ans. Il explore plusieurs secteurs du département de Meurthe-et-Moselle, de 1938 à1959. En particulier, la vallée de l'Esch. Il a découvert et décrit le gouffre de la Grimo Santé  puis la grotte du Chaos.

Paulette lagosseMarie Paulette Lagosse 1921/1996, artiste peintre et illustratrice, née à Montmédy. Très proche des animaux, dotée d'une grande capacité d'observation, elle excelle dans les représentations animalières. Ces sujets de prédilections sont les chevaux (dessin ci-contre à gauche). A partir de 1943, elle expose régulièrement au Salon des Artistes Français et remporte en 1988, le prix du docteur Fernand Mery au Salon des Artistes Animaliers.1 jean lanher

Jean Lanher 1924/-, né à Montmédy (photo ci-contre), est un linguiste et un historien lorrain, spécialiste de dialectologie, professeur émérite de l'université Nancy-II, où il a enseigné la langue et la littérature française du Moyen-âge et de la Renaissance. Il est également membre de l'Académie de Stanislas, président de l'Association des amis d'Avioth et de l'orgue de la citadelle de Montmédy.

Patrimoine

La citadelle et les fortifications de Vauban dont il reste une partie des remparts et deux échauguettes.

La mairie actuelle date de 1927, cet ancien tribunal présente une façade animée par de puissants pilastres à chapiteaux. Cinq bâtiments successifs ont abrité l’hôtel de ville de Montmédy,  le précédent est actuellement occupé par une banque, il possède des ouvertures en plein cintre et une maçonnerie à bossage.

1 les foins de lepageLe musée Jules Bastien Lepage 1848/1884, consacré à ce peintre naturaliste français, né près de Verdun, ami d’Emile Zola, mort à l’âge de 36 ans. Il ne travaille guère plus de dix ans et, pourtant, il laisse une œuvre originale et innovante. Ses toiles figurent dans les plus grands musées du monde (ci-contre "Les Foins").

Le musée de la Fortification a pour vocation de faire connaître la richesse, la diversité et l’intérêt du patrimoine meusien dans le domaine de l’architecture militaire des origines à la fin du XVIIIème siècle

L’église Saint-Martin à Montmédy-Haut, et ses deux tours carrées, est visible des kilomètres à la ronde. Elle  domine la place de l'Hôtel de Ville du haut de son rocher. Anciennement sur cette place se trouvaient l'Hôtel de Ville et la Sous-préfecture, tous deux détruits lors des bombardements du 5 septembre 1870.
Un petit sanctuaire pourvu d’une tour élancée, entouré d'un cimetière, est présent vers 1156 dans la partie haute de Montmédy. Lorsque Vauban renforce les fortifications, l'arrière du bâtiment est démoli pour permettre l'élargissement de la voie du rempart contigüe. Peu à peu, l'église du XIIème siècle  devient trop exigüe pour accueillir tous les citoyens. L'édifice, n'ayant subi aucune restauration importante, est dans un état pitoyable en 1748. L'archevêque de Trêves en  interdit l'accès en 1751 et la construction d’une nouvelle église est décidée. Pour agrandir l'espace de culte il est nécessaire d'employer le cimetière voisin qui est alors déplacé à l'extérieur des murs (endroit qu'il occupe aujourd'hui). Les travaux commencent en 1753 pour s’achever 3 ans plus tard.

Dans l'ancien cimetière, se dresse une chapelle, dite de Malandry, construite en 1598 par Jean III d'Allamond, gouverneur de Montmédy, et destinée à accueillir les corps de la famille. Il est décidé de la laisser en l’état et de l'incorporer à la nouvelle église en l'accolant au collatéral Nord. Une sacristie est ajoutée peu après la fin de la construction sur le côté droit du chœur.
En 1827, une partie des pavés de l'église est remplacés. En 1857, de nouvelles dalles sont posées dans les bas-côtés.
L'église subit les bombardements allemands de 1870. La toiture est défoncée et les fenêtres brûlées. En 1871, de nouveaux vitraux sont posés et en 1874, la réparation des couvertures et  la consolidation des voûtes sont entreprises. Peu avant 1940, la toiture est encore en restauration, les travaux sont interrompus par la guerre. Les bombardements touchent rudement la tour Nord. En 1948, il faut à nouveau remettre en état les couvertures et la charpente fragilisée,  de nouvelles verrières sont ajoutées.
En 1974, le perron Ouest et la voûte de la nef sont consolidés, la couverture des deux tours est réparée et leur charpente renforcée.
Entre 1984 et 1990, les badigeons et la polychromie de l’intérieur du bas-côté Sud sont restitués.
Entre 1992 et 1996, pour la 4ème fois en 120 ans, on procède à la réfection des couvertures des tours, de nouveau endommagées. Les échafaudages mis en place servent également à restaurer la façade Ouest.
En 1997, la couverture et la charpente de la chapelle de Malandry et de la sacristie sont remises en état.
De 2001 à 2005, la charpente et la couverture de la nef et du chœur sont entièrement et durablement restaurées.
Le 27 octobre 2013, une messe de bénédiction et un concert inaugural célèbrent le retour de l'orgue.
Malgré les différentes restaurations, cette église a gardé beaucoup de son état primitif.

L’église Saint-Bernard à Montmédy-Bas  remonte au XVIIème siècle, il s’agit d’une ancienne chapelle plusieurs fois agrandie et transformée, jusqu’aux années 1960. Elle est bénite par Mgr Boillon, Évêque de Verdun, le 1er Janvier 1966. Sa façade principale s’ouvre par une porte en plein cintre. Elle est coiffée d’une tour-clocher de plan carré. À l’intérieur, une peinture sur toile représente l’Adoration des Bergers et  date de la première moitié du XVIIème siècle.

La chapelle de la Croix.

Le cimetière militaire allemand est situé dans un parc arboré à l’entrée de la route de Villécloye. 2516 soldats allemands et 303 de nations différentes ainsi que 4 civils belges y reposent. Le cimetière est composé de plusieurs sortes de sépultures : des tombes individuelles de soldats français et russes surmontées d’une croix blanche ; des fosses communes dont une, particulièrement impressionnante par sa taille, est composée de 4 rangées de tombes communes principalement allemandes mais aussi françaises ; sept autres tombes communes  renferment les corps de soldats allemands, italiens, français, russes et belges. Quatre stèles rappellent les noms des soldats britanniques. Au milieu du cimetière se dresse un autel de pierre entouré de quatre colonnes surmontées d’une croix.
Ce cimetière est géré par le V.D.K. (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge) créé en 1919 pour recenser, préserver et entretenir les tombes des soldats allemands à l’étranger. 

L’église de la Nativité à Iré-les-Prés abrite un bénitier du premier quart du XIIème siècle, un groupe sculpté l’éducation de la Vierge du XVIème siècle, la plaque funéraire de Pierre Charles Wallet, maire de Montmédy mort en 1769. Tous trois classés au titre objet des Monuments Historiques en 1992, 1999 et 1996.

Le domaine du château de Fresnois au village de  Fresnois date du XVIIème siècle. Le château de style Louis XIII a été construit en 1618, le parc et les jardins forment d'une succession de terrasses, agrémentées de diverses constructions : une orangerie, des bassins, le tout formant un ensemble ouvert sur la vallée de la Chiers et sur la Belgique.

La chapelle Saint-Nicolas à Fresnois située dans le cimetière, seul vestige de l'ancienne église de Fresnois érigée en 1699, sert à la sépulture des membres de la famille de Reumont.

Le grand moulin de Montmédy-Bas, a été construit au XIXème siècle à l’emplacement d’un ancien moulin attesté en 1689, sur le canal de dérivation de la Chiers.

Quelques arbres remarquables, comme le chêne l'Attaque, au bord du ruisseau du Chabot, en amont d'Iré-les-Prés, spectaculaire tronc creux d'une circonférence de 5,90m toujours vivant, ayant survécu à plusieurs incendies malveillants et autres actes de vandalisme. Trois séquoias, le premier, situé sous les remparts Sud de la citadelle, dans un joli jardin près d'une folie en bois de la Belle Époque, de 4,90m de circonférence, le second, dans un parc privé, place Tronville de  5,20m de circonférence et le troisième situé à Iré-les-Prés dans un jardin privé, a été  fracassé au tiers de sa hauteur lors de la tempête de Noël 1999. Un calocèdre, à quelques pas du précédent, d'une circonférence de 3,65m, est le seul arbre de cette taille et de cette beauté dans le Nord-Meusien. Un spécimen comparable est visible dans les ruines de l'abbaye d'Orval. Un tulipier de Virginie à l'entrée de l'avenue du Lieutenant-Bourguignon. Un platane dans le parc du château de Fresnois. Un très rare frêne pleureur, en compagnie de plusieurs anciens catalpas et de pins dans le Jardin Poulain, route de Villécloye.

Hameaux, lieux dits et écarts

La ferme de Vaux, La ferme Sainte-Marie, Fresnois, Iré-les-Prés, La Pièce Madame, La Route de Stenay, la Ville Haute, le Chêne l’Attaque, les Folies, Ramerez, Ratentout.

Evolution de la population

Montmedy demo

Nos ancêtres de Montmédy …

Naissance/baptême :
MAYER Henri Jean Baptiste (sosa 10G4) le 23 septembre 1891.

Domicile :
MAYER Mathurin (sosa 20G5) et son épouse PONSIN Marie (sosa 21G5) en 1891, à la ville basse. Mathurin est gendarme à cheval, probablement à la caserne de Montmédy en 1883.

Autre acte ou procédure :
PONSIN Nicolas (sosa 42G6), propriétaire-cultivateur, époux de DUNCOURT Marguerite (sosa 43G6) est exproprié d’un terrain sis à Cervisy pour cause de canalisation de la Meuse, jugement rendu par le Tribunal Civil de Montmédy en première instance le 7 juin 1877.

 

 


 

 

Sources
Sites et photos :
Wikipedia, Office du tourisme transfrontalier, Les monuments de mémoire de la Grande Guerre, La Lorraine se dévoile, Villes fortifiées, Histoire de Montmédy et des localités meusiennes, Lorraine 3 frontières généalogie

 

 

Les guerres de 1870 et 1914-1918 à Montmédy...

Date de dernière mise à jour : 25/12/2015