Charly-sur-Marne

Charly sur marne adm

La ville, sur la rive droite de la Marne, traversée par le ruisseau « Ru du Domptin », est située à égale distance des cathédrales de Paris et de Reims (80kms), au Sud du département.
Elle possède  la plus grande superficie (320 hectares) de vignoble champenois dans l'Aisne.

Drapeau francais fond blancHistoire

Charly-sur-Marne est une ancienne cité fortifiée du IXème siècle, primitivement, une villa ou une métairie.
La signification étymologique de ce nom de lieu est sans doute : "Caroli Villa", c'est à dire "le Domaine de Charles", propriétaire gallo-romain ou franc. Peut-être s'agit-il du maire du palais, Charles Martel, le père de Pépin le Bref, fondateur de la dynastie Carolingienne.
Charly entre vraiment dans l'histoire en 858 quand Charles II le Chauve, qui le possède, le donne à l'abbaye féminine Notre-Dame de Soissons. Cette abbaye garda la Seigneurie de Charly presque jusqu'à la Révolution, soit plus de neuf siècles.
Par ailleurs, au IXème siècle, le seigneur Hugues de Château-Thierry créa l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons. Il lui donna ensuite différents biens. Certains de ceux-ci étaient situés à Charly. Il s'agissait de vignobles et de l'église. En contrepartie, les chanoines réguliers ou moines-prêtres de Saint-Jean-des-Vignes désignèrent jusqu'à la Révolution deux d'entre eux comme curé et vicaire de Charly.
En 1652, lors de la Fronde, les troupes du Cardinal de Mazarin furent défaites par les frondeurs entre Charly et Château-Thierry et, Mazarin en fuite, traversa Charly au milieu de mille chevaux, de chariots à bagages et la suite de ses gens.
En juillet 1657, pour conjurer la peste menaçante, 800 habitants de Charly allèrent personnellement à pied à l'abbaye Saint Ménard de Soissons vénérer les reliques de Saint Sébastien. On croyait, en effet, que celles-ci protégeaient contre la peste.
A Charly, il existait un Hôtel-Dieu maladrerie. En 1698, il fut supprimé et rattaché à celui de Château-Thierry. Un hospice fut rétabli en 1860 par une personne charitable.
En 1749, la paroisse de Drachy est réunie à celle de Charly-sur-Marne.
En 1787, la seigneurie de Charly, ferme, terres, château, furent vendus à Henry de la Loge de Saint Brisson.
A la Révolution, en 1792, l'ancien vicaire de Charly devint Maire.
Après la révolution, en 1806, la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Bon-Secours de Charly installa dans ce bourg une importante école des filles qui disparut après les lois sur les congrégations vers 1900.
En 1814, la France est envahie, les Russes et les Prussiens sont à Charly. En 1815, le maire, Denis Louis Caboche met sur pied une « Garde Nationale » de deux compagnies. Et en 1830, une compagnie de sapeurs-pompiers est créée. La garde est placée sous le commandement du Commandant Cornette et du Capitaine Boullanger, tous deux anciens officiers de l'Empire.
Le 19 avril 1832, le choléra qui sévissait alors fit son apparition à Charly : 58 morts dans la commune.
En 1834, Les premiers réverbères à l'huile sont installés.
En 1845, l'Hôtel de Ville est construit et la halle du XVIème siècle détruite.
En 1870, occupation prussienne, Bismarck traverse la ville.

1914-1918 : Les troupes anglaises libère la ville le 9 septembre 1914. En 1918, pendant la 2ème bataille de la Marne, un hôpital de campagne est installé à l'école des garçons : des soldats américains et français y mourront. Les américains reposent désormais à Bois-Belleau, les Français sont au cimetière de Charly.
1939-1945 : Le 11 juin 1940, la ville est occupé par les Allemands. Le pont de la Marne a sauté. Le 28 août 1944, les américains libère la ville.

En 2006, anciennement Charly, la commune est renommée Charly-sur-Marne.

Seigneurs et gens de noblesse à Charly-sur-Marne (source : Dictionnaire historique de Melleville)

1300 : Thomas du Bois, seigneur de Charly.
1316 : Oudard du Bois, fils du précédent,  seigneur de Charly. Son épouse se nomme Isabeau.
1190 : Guy de Charly, chevalier, seigneur de Charly.
1208 : Hugues de Charly, seigneur de Charly.
1220 : Etienne de Charly, seigneur de Charly.
1266 : Jean de La Ferté, chevalier de Charly.
1280 : Hugues II de Charly, écuyer, seigneur de Charly.
En dernier lieu : le sieur de la Loge.

Blason charlyHéraldique

Blason : Écartelé  aux premier et quatrième d’argent à la grappe de raisin de gueules, feuillée de sinople, au deuxième d’or à quatre burelles ondées d’azur, au troisième d’azur à l’épi de blé feuillé d’or ; sur le tout, un écusson en bannière d’argent chargé d’une crosse d’abbesse d’or et accompagnée de quatre fleurs de lis du même.

Lieux, curiosités et Monuments

L'église Saint-Martin dont la construction commença au XIIème siècle, au temps de Philippe-Auguste, a été construite en plusieurs fois.
Elle est constituée par une grande nef avec deux petites nefs collatérales. Le chœur et  le sanctuaire, surajouté en 1543, sont un peu plus élevés que la grande nef. Les deux chapelles collatérales de droite étaient les chapelles du château. Les arcades sont ogivales, de hauteur moyenne. Les quatre piliers du chœur sont les plus considérables, car ce sont eux qui supportent le clocher.
Le clocher quadrangulaire, d'une hauteur totale de 28m, est un beau fragment d'architecture Romano-cgivale. Ses murs mesurent à la base 1,20m d'épaisseur. Au XVIIIème siècle, il était terminé par une flèche en ardoises, aujourd'hui détruite.
A l’intérieur, plusieurs peintures dont un triptyque du XVIème siècle «La Vie de la Vierge» et un ensemble de vitraux du XIXème siècle, provenant de la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours sur la vie de Jésus, sont remarquables. Un tableau de Nicolas Bollery 1560/1630 « Le Christ devant Pilate » a été vainement proposé en vente publique à Paris en 2008.
Les Fonts Baptismaux classés aux Monuments Historiques datent du XIIIème siècle. La cuve baptismale s'inscrit dans un octogone. Un abbé de l’Abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons pourrait en être le donateur.
Les orgues Cavaillé-Coll sont également remarquables.
La façade de l'église a été restaurée en 1903.

Le couvent des Cordeliers et ses vingt-deux tours, aujourd'hui ruiné, datent de la fin du XVème siècle. Dans la rue du Faubourg de Villiers, au n°9, on peut voir une belle restauration de l'ancienne façade de la chapelle du couvent.

La Tour Napoléon de 1830 et le  tombeau d'Amand Prosper Cornette, propriété privée située au 12 avenue Fernand Drouet, fut érigée par le propriétaire des lieux de l'époque, le chef de bataillon, Amand Prosper Cornette, ancien officier du Premier Empire. Elle a la particularité d'être surmontée d'une statue de Napoléon 1er en pied et d'une girouette représentant un officier à cheval et une troupe défilant au pied d'un arc de triomphe. La statue de l'empereur regarde en direction des Invalides.
Le tombeau Cornette contient la dépouille mortelle du commandant depuis 1847 ainsi que celle de son épouse. Une grande plaque de granit gravée rappelle tous ces états de services de la Révolution et de l'Empire. Le tombeau est surmonté d'une statue de Napoléon identique à celle de la tour.

Le lavoir, sur le thème des fables de La Fontaine,  illustre « Les renardes et les raisins ».

Les éoliennes (puissance théorique 22 mégawatts) ont été construites en 2009 et sont exploitées par "La Compagnie du vent".

Patrimoine

Rudenoise, Sous le Monthuy Village, Grand Porteron, Drachy, Ruvet.
Quartiers : Les H (ou Cité des 40 fous), le Petit Val, le Clos des Buttes, les Quatre Coins (centre-ville), la Z.I. (Stade Garnier, Collège, Skate Park et différentes usines et commerces).

Personnalités liées à la commune

Cornette500Amand Prosper Cornette 1772-1847, volontaire de la République à l'âge de 19 ans, entre dans l'armée du Premier Consul dès 1792, puis dans celle de l’Empereur, y compris pendant les 100 jours. Il est  "demi-solde" pendant la Restauration : après la défaite, le nouveau régime accorde une "demi-solde" aux grognards, pas sans qu'ils doivent justifier de leurs services avec les brevets originaux de leur grade.
Il reprend du service en 1830 dans la Garde Nationale de Charly au 8ème régiment d'infanterie de ligne, sergent puis chef de bataillon.
Il a participé à 22 campagnes, été blessé deux fois et décoré de la Légion d'Honneur. Il sera fait plus tard Chevalier de la Légion d’Honneur Royale.
Il a voulu être enterré chez lui, près de la maison qu'il avait flanqué d'une tour et muni de deux statues de Napoléon. Son testamentcontient des clauses extraordinairement précises notamment comment les statues doivent être conservées et protégées (Sources : Cousins Rigault).

BrietlucienLucien Briet 1860-1921, est un petit rentier qui découvre les Pyrénées en 1889, au cours d'un séjour à Gavarnie. Pris de passion, il y revient assez régulièrement, devient membre du Club Alpin Français et entreprend d’explorer méthodiquement le massif, y réalisant de nombreuses photographies.
Il publie des articles dans des revues spécialisées et donne des conférences accompagnées de projections.
Il devient secrétaire de la Société de Spéléologie. La Société Géographique de Paris lui fait un accueil triomphal.
De parents champenois, il sera enterré à Charly le 4 août 1921.

Chouart des groseilliersMédard Chouart des Groseilliers 1618-1696, est  natif de Charly où il vivait avec ses parents à la ferme des Groseilliers de Basevelle, sur les rives de la Marne. Il est baptisé dans le Hameau de Drachy, à l'époque cure indépendante.
Il arrive en Nouvelle France à l’âge de seize ans. Il se joint à une mission des pères jésuites auprès du peuple des Hurons (appellation donnée par les Français à ce peuple amérindien qui porte en réalité le nom de Wendat).  Il reste dix ans auprès des autochtones avant de s’installer à Trois Rivières et de devenir coureur de bois. En compagnie de son ami Pierre-Esprit Radisson, il explore le Nord de l’Ontario actuel. Il est l’un des premiers explorateurs à avoir atteint le Lac Supérieur.
Suite à des déboires avec l’administration française (le gouverneur de Nouvelle France lui confisque une cargaison de fourrures qu’il rapporte de l’une de ses expéditions), il se rend en Angleterre et propose ses services au Roi Charles II. Celui-ci accepte de soutenir ses entreprises et ses expéditions suivantes seront à l’origine de la création de la célébrissime Ccompagnie de la Baie d’Hudson.
Les Français accusent le coureur de bois de trahison, mais acceptent cependant son retour dans les Comptoirs de Nouvelle France.
Il change de camp une nouvelle fois et apporte son soutien à ses compatriotes dans leur lutte contre les Anglais.
Il meurt à Trois Rivières en 1696.

Odeline de Drachy 1257-1273 est également né au hameau de Drachy. Ce fut l'une des premières abesses de Notre-Dame de Soissons.

Evolution de la population

Charly sur marne demo

Nos ancêtres de Charly-sur-Marne …

Naissances/baptèmes :
DUBOIS Jean (sosa 16766G15) le 30 mai 1573.
GARNOTEL Barbe (sosa 16767G15) le 19 octobre 1581.
DUBOIS Marguerite (sosa 8383G14) le 20 juin 1604.
FAYET Antoine (sosa 4190G13) le 7 juin 1609.
FAUVET Claude (sosa 1066G11) le 2 mai 1657.

Unions :
FAYET Antoine (sosa 4190G13), 2ème mariage, avec BELLOT Madeleine (hs) le 24 novembre 1670.
MOREAU François (sosa 2094G12) et FAYET Marie (sosa 2095G12) le 23 janvier 1662.

Décès/inhumations :
DUBOIS Marguerite (sosa 8383G14), épouse DU BROUE, le 24 mars 1665.
DU BROUE Jehan (sosa 8382G14) le 3 mars 1658.
DU BROUE Marie (sosa 4191G13), épouse FAYET, le 20 janvier 1664.
FAYET Antoine (sosa 4190G13) le 23 juillet 1679.

 

Date de dernière mise à jour : 29/03/2015